Christmas Pudding

Christmas Pudding est un livre de saison, j'ai attendu Noël et son ambiance particulière pour me plonger dedans. Cet ouvrage d'Agatha christie est une compilation des premières enquêtes d'Hercule Poirot (le titre en vo est "Poirot's early cases") avec Miss Marple en guest star.

Christmas Pudding* (The adventure of the Christmas Pudding) : la nouvelle qui donne son titre à ce recueil. Hercule Poirot se fait inviter pour les fêtes de fin d'année chez une famille anglaise. Lors du repas de Noël, l'un des convives trouve un rubis dans le pudding. Avec le flegme qui le caractérise, Poirot subtilise le joyau et attend que le responsable réclame son bien.
Le mystère du bahut Espagnol (The Mystery of the Spanish Chest) : Madame Clayton est une femme mariée pour qui les hommes, mariés ou non, donnent littéralement leurs vies, pour elle, l'un s'est suicidée, deux autres ce sont provoqués en duel. Son mari est retrouvé mort dans un coffre de bois (le fameux bahut Espagnol), les soupçons se tournent vers son amoureux transit actuel. Poirot enquête.
Le mort avait les dents blanches (Four and Twenty Blackbirds) : Lors d'une conversation au restaurant sur les habitudes alimentaires, des vieux célibataires, Hercule Poirot s'inquiète du sort d'un vieil homme, habitué des lieux. Quelques semaines plus tard, la police le retrouve mort, au bas de son escalier. Un accident d'après la police, seul, Poirot doute de cette conclusion en apprenant la situation familiale du défunt.
Le souffre-douleur (The under dog) : Sir Reuben vient d'être tué, tout accuse son neveu Charles, mais la femme de la victime, Lady hashtwell, elle, accuse son secrétaire particulier. La veuve réclame l'aide d'Hercule Poirot pour innocenter son cher neveu, elle envoie sa dame de compagnie pour convaincre le détective.
Le rêve (The Dream) : Un milliardaire peu sociable, demande l'aide d'Hercule Poirot. Chaque nuit, Benedict Farley rêve qu'il prend son revolver et se suicide, toujours à la même heure 3h28. Son cas relevant plus du médical, le détective décline l'offre. Une semaine s'écoule et l'on retrouve le milliardaire mort, une balle dans la tête, son revolver près de lui. La police penche pour le suicide, Poirot pour un meurtre prémédité.
Le policeman vous dit l'heure (Greenshaw's Folly) : Madame Greenshaw est une vieille fille célibataire, sans famille proche, à l'exception d'un lointain d'un neveu, elle décide de léguer sa maison et son argent à sa gouvernante. Quelques semaines plus tard, après la signature du testament, celle ci meurt la gorge transpercée d'une flèche. Heureusement pour la police, Miss Marple est dans les parages et va faire preuve de ses talents de profileuse.

Dans son avant propos, Agatha Christie prévient le lecteur de prendre ses nouvelles comme un buffet de Noël, certaines sont des entremets : Le rêve, le souffre douleur, le policeman vous dit l'heure, d'autres des plats de résistance : Christmas pudding, le mystère du bahut Espagnol et même un sorbet en dessert : Le mort avait les dents blanches. Elle raconte même que Christmas Pudding est inspiré de ses souvenirs d'enfance. J'ai retrouvé avec plaisir les personnages d'Agatha Christie, malgré la petite taille des nouvelles de 30 pages pour la plus petite à 70 pages pour la plus grande. Un buffet de Noël trop court, en gourmand que je suis, j'aurais aimé un deuxième service =) . Joyeux Noël à tous.
(* Pour le pudding, avec de la graisse de rognons, c'est ici pour connaître la tradition et pour la recette)

"Christmas Pudding (Poirot's early cases)", Agatha Christie, traduit de l'anglais par Jean-Michel Alamagny, Éditions du Masque[1998], Édition Originale [1960], 250 pages

Che Guevara, fils de la révolution

Noël approche à grand pas, le temps des cadeaux... et des suicides, mais trêve de plaisanteries stupides. Lors de mes recherches d'un cadeau original, mes yeux se sont posés sur ce livre bourré de qualitées. Je dois vous prévenir, tout de suite, que ce livre n'est pas un ouvrage de vulgarisation mais un livre de découverte. La collection documents chez l'éditeur Syros est notée, pour tous et à partir de 14 ans.

Ernesto Guevara n'est pas un personnage historique qui m'inspire particulièrement, l'Amérique Latine, c'est loin, son merchandising douteux, digne d'un chanteur à la mode et je ne parle pas du culte que lui vouent certains étudiants politisés. Ce livre n'est pas une biographie du Che mais une compilation d'extraits de discours, rétablis dans un contexte historique.

Philippe Godard s'intéresse à l'homme politique Guevarra, au bâtisseur, dans le chapitre intitulé "Le Che réaliste", on y découvre un homme pragmatique et ambitieux, presque cynique pour son pays d'adoption. Lors du discours qu'il tient devant les étudiants à la faculté de technologie en mai 1962, il tient des propos sur l'éducation, pas si éloignés de nos considérations actuelles. Compétitivité, rendement..., bien sur, tout cela enrobé dans une propagande socialo-communiste d'un autre âge. Le révolutionnaire romantique, si populaire en occident, n'est qu'une facette d'Ernesto Guevara, l'arbre qui cache un personnage plus complexe, plus intéressant, tout du moins, pour moi.

Dans un discours à l'O.N.U. proclamé le 11 décembre 1964, pour la première fois traduit en français dans ce livre, le Che dresse un portrait de l'impérialisme occidentale, les États-Unis en premier lieu et aussi la plus-part des pays occidentaux liés aux colonialisme. La Belgique à d'ailleurs droit à un chapitre, pour elle seule, le Congo (futur République Démocratique du Congo) étant cher au coeur du Che. On y découvre aussi la difficile position dans laquelle ce trouve Cuba, en pleine guerre froide, prise entre le marteau Soviétique et l'enclume Américaine. L'affaire de la baie des cochons, la base navale de Guantanamo (que Cuba espérait déjà récupéré) est aussi évoquée par Guevara
La vie du Che est un peu décrite au travers de sa vision jusqu'au-boutiste de la révolution, sa rencontre avec fidel castro, son adoption de la nationalité Cubaine.
Dans le dernier chapitre, "Que reste t'il du Che ?", Philippe Godard disserte de l'empreinte indélébile de Che Guevara dans les pays d'Amérique Latine et de la vision déformé qu'en ont les pays occidentaux. Le livre contient une bibliographie en français, anglais et espagnol, j'ai d'ailleurs appris qu'il n'existait aucun livre en français regroupant l'intégralité des discours du Che et qu'il n'existait aucune biographie satisfaisante de sa vie dans la langue de Molière (la référence est en espagnol).
Ce livre se termine sur une chronologie des évènements marquants de la vie du Che et 6 pages de photos prisent à différents moments de sa vie. J'ai trouvé ce livre didactique et bien documenté, idéal pour découvrir, ou faire decouvrir, le fils prodigue de la révolution, et passer (obligatoirement) à un autre livre pour approfondir le sujet.

"Che Guevara fils prodigue de la révolution", Philippe Godard, Collection les documents Syros, Editions Syros [2007], 100 pages

Emily the Strange, voir c'est décevoir

"Les objets dans les miroirs sont plus étranges qu'il n'y parait."

Après le premier et excellent "Emily the Strange, morte d'ennui", j'attendais avec impatience, le tome 2.
Hélas celui ci a été repoussé au 22 Janvier 2009, comme je suis un Geek, je me suis laissé aller à un achat totalement dispensable. Si le volume 2 est encore repoussé, j'achète un T-shirt...
"Voir c'est décevoir" est un recueil d'illustrations sur le thème de l'illusion d'optique dans le monde d'Emily.
"Méfiez vous des apparences"

Dessins en trompe-l'oeil, ou à la MC esher, énigmes à découvrir, pages fenêtres et vernis ton sur ton, qui n'apparait que sous un certain angle de lumière (comme sur la couverture), ce petit livre ludique est à réservé aux fans. Les autres risquent d'être déçus et de crier à l'arnaque, vu le prix (+de 10 €).

"Voir c'est décevoir", Roger Reger, Editions du Seuil
[2008], 35 pages.

Alice, les derniers outrages au mythe

Depuis maintenant plus de 30 ans, les contes pour enfants sont sous haute surveillance. Les psychiatres les décortiquent, la télé les adaptent en dessins animés pour remplir leurs cases jeunesses, le cinéma les modernisent et les romanciers qu'en font ils ? Voici un début de réponse avec le livre de Georges-Olivier Châteaureynaud.

De l'autre côté d'Alice contient trois nouvelles qui ne sont liées qu'indirectement aux contes qu'ils citent en références. Châteaureynaud en profite pour leurs donner une résonance réaliste et glaçante.
La première nouvelle s'intéresse à Charles Ludwige Dogson (le vrai nom de Lewis Carroll) et à son vice inavouable, la seconde à une adaptation théâtrale de Peter Pan par un riche excentrique, la dernière elle inverse l'histoire de Pinocchio, le petit garçon se fabrique un père. Les nouvelles liées à Alice au pays des merveilles et à celle de Peter Pan ont déjà été publiés au éditions Mnémos dans des recueils de nouvelles : Mission Alice [2004] et Les ombres de Peter Pan [2004].

"Un dernier mot : Carroll, Barrie, Collodi ont écrit délibérément pour les enfants Pour autant ces trois histoires inspirées de leurs oeuvres ne devraient pas être mises entre des mains trop jeunes" Georges-Olivier Châteaureynaud.

De l'autre côté d'Alice (ce drôle de Lewis Carroll) : Lewis Carroll inventât les aventures d'Alice au pays des merveilles pour faire plaisir à un petite fille, Alice Lidell (photo sur la couverture), mais sa mère se méfiait de Lewis Carroll. Elle trouvait qu'il aimait trop la compagnie de sa fille de 10 ans, elle finit par lui interdire de la voir. Châteaureynaud débute son histoire à ce moment précis, Charles Ludwige Dogson ne se remet pas de cette "rupture" et se rend dans le quartier de Withechapel pour y trouver une "fille", pré-pubère, de préférence. Je vous laisse deviner pourquoi.
Angus Lamb (un autre Peter Pan) : Angus Lamb souhaite vivre son rêve, être Peter Pan. Il décide de monter sa propre version de la pièce de James Barrie , "Peter Pan". Il faut dire qu'avec son physique de bodybuilder en collant vert et sa quarantaine d'année, il est parfait pour le rôle =). Bella, une jeune actrice, a été choisie pour interprétée le rôle de Wendy et c'est à travers son regard que l'on suit le déroulement de la pièce. Pourtant tout n'est pas aussi simple Angus Lamb est atteint d'une maladie bien connue des fans de Michael Jackson : le syndrome de Peter Pan.
Épinoche et Smadjo (un sacré Gepetto) : Épinoche est un petit garçon sérieux et studieux qui vit seul sur le toit d'un immeuble. Il est très entourée, de femmes principalement, mais il rêve d'un père. Quand un magasin de prêt à porter pour homme se débarrasse d'un de ses mannequins, Épinoche le récupère. Il le baptise Smadjo. Dans la nuit une fée donne vie au mannequin. Dés Le lendemain, Épinoche se rend compte que Smadjo n'est pas le père idéal qu'il aurait souhaité. Son nouveau père se soûle et fréquente des femmes de petites vies. Épinoche va réagir et la fée, elle aussi, va en subir les conséquences.

Ces trois nouvelles sont plus ou moins digestes. Celle d'Alice est insupportable à lire, le thème est révoltant et me donne la nausée, plus convenue celle de Peter Pan recèle des perles de noirceurs malgré un début humoristique, l'adaptation inversée de Pinocchio est la plus réussie, malgré un Épinoche tête à claques, elle mérite une lecture pour sa vision moderne et sa fin provocatrice.

"De l'autre côté
d'Alice", Georges-Olivier Châteaureynaud, Edition Le Grand Miroir [2007], 105 pages.

Les Belles Endormies


" -Et veuillez évitez, je vous prie, les taquineries de mauvais goût ! N'essayez pas de mettre les doigts dans la bouche de la petite qui dort ! ça ne serait pas convenable ! " recommanda l'hôtesse au vieil Eguchi
Les "Belles Endormies", une maison ou des hommes d'un certain âge payent pour dormir aux cotés de jeunes filles. J'ai bien dit dormir, car dans ce livre, il n'est pas question de sexe mais plutôt de nostalgie, du temps qui passe et des femmes qui ont marquées la vie d'un homme. Il y a du Suskind (le parfum) et du Proust (à la recherche du temps perdu) dans ce livre.

Eguchi a 67 ans quand il se rend pour la première fois aux belles endormies, sur les conseils d'un ami. il est plus jeune que l'habituel clientèle de la maison, l'hôtesse lui apprend que les jeunes filles sont endormies a l'aide d'une puissante drogue et qu'il devra être parti avant leur réveil. On le fait rentrer dans une petite chambre ou dort déjà une fille. Eguchi d'abord curieux essaye de la réveiller, lui parler, l'observer sous toute les coutures (elle dort nue), puis voyant qu'elle dort profondément ,s'allonge à coté d'elle et prend les somnifères placés a son intention près du lit. Ses pensées vagabondent, grâce à la chaleur et l'odeur de sa voisine de futon, ses rêves le ramènent au temps de sa jeunesse.

"Et pourtant, pouvait-il exister chose plus horrible qu'un vieillard qui se disposait a coucher une nuit entière aux cotés d'une fille que l'on avait endormie pour tout ce temps et qui n'ouvrirait pas l'oeil ? Eguchi n'était il pas venu dans cette maison pour rechercher cet absolu dans l'horreur de la vieillesse ?"
Yasunari Kawabata, prix Nobel de littérature 1968, a écrit ici un livre cruel et triste sur la vieillesse d'un homme. Son personnage ne sucre pas encore les fraises mais il s'en approche et ça l'effraye. Contrairement aux habitués de la maison de passe ou il se rend pour la première fois, il se pose des questions morales sur ce qu'il est en train de faire. Quand il dort près d'une jeune fille, il rêve à d'autres femmes, pas à celle qui est a côté de lui. D'abord réticent Eguchi va devenir un régulier des "belles endormies" et se perdre dans son passé lié au beau sexe. Seul le cinquième chapitre change l'ambiance de nostalgie moite du livre, pour  une réalité forcément plus glaciale. Elle va dissiper les rêves éveillés du vieil homme et ceux du lecteur par la même occasion. 
C'est peut être cela, les belles endormies, l'illusion momentanée de pouvoir revivre intensément son passé, en dormant chastement auprès de jeunes vierges. je précise quand même que ces jeunes filles sont majeures et que malgré quelques descriptions un peu olé olé, ce livre subtil et onirique à mettre entre presque toute les mains.

"Les Belles Endormies", Nemureru Bijo [1960], Yasunari Kawabata, traduit par R. Sieffert, Collection Biblio, Editions Albin Michel [1970], 125 pages.

Autopsie d'un viol

"Y a pas plus bête qu'une grenouille. Larry leur sciait les pattes de derrière a l'aide d'un couteau de poche émoussé, puis les rejetait dans la nature. D'après Mr Halley, elles étaient lentes à crever. D'après Mr Jamison, leurs pattes repoussaient comme la queue repousse aux orvets et la tête aux salamandres. Si ça se trouve, peut-être qu'il avait coupé plusieurs paires de pattes aux mêmes ?"
Larry Bones avant son arrestation.

Certains titres de romans policiers sont trompeurs, en voici un bon exemple. Oui, dans ce livre d'André-Stanislas Steeman, la victime a bien été violée mais l'identité du tueur n'est pas le coeur de l'intrigue, c'est un élément qui semble accessoire jusqu'aux dernières pages et comble de l'ironie il n'est même pas question d'analyser, ni même d'autopsier la pauvre victime.

Barbara Gordon a été violée et tuée, son mari George surprend le coupable et reçoit 2 balles dans l'abdomen. Il trouve tout de même la force d'appeler la police avant de s'évanouir. Cela lui sauve la vie. Le shérif O'Hara et son adjoint, son fils, Dublin O'Hara se chargent de l'enquête. Les preuves se font rares et les témoins encore plus, Georges est en état de choc et ne peut pas donner de description détaillée du violeur/tueur.
Le shérif trouve tout de même un coupable idéal en la personne du simplet du village Larry Bones. Il faut dire que Larry aime se cacher pour mater les jeunes filles se déshabillent devant leurs fenêtres. Après avoir longtemps nié, il avoue le crime a la surprise générale. L'affaire se complique quand Samuel boyd, un écrivain raté s'accuse du meurtre. Deux coupables pour un crime c'est déjà un de trop pour le shérif, alors quand un troisième homme, un ancien petit ami de Barbara, se livre à la police pour le même crime, le shérif décide de s'en laver les mains et de laisser la justice faire le tri.

J'ai souris à la lecture d'Autopsie d'un viol, qui ressemble plus a une comédie policière qu'a un polar classique. La négligence du shérif, le cliché de l'irlandais alcoolique (toujours le shérif), le reporter prêt à tout pour obtenir un scoop (quitte a mentir et déformer la réalité des faits), les coupables improbables qui s'accusent du meurtre chacun a leur tour. Mais le comble reste la dernière partie du livre ou l'on suit l'audience préliminaire devant le juge avec les trois accusés sans preuves (excepté, bien sur, leurs confessions).
Difficile de rendre justice avec trois coupables et trois versions des faits. Heureusement le procureur va se charger de rétablir l'innocence des prévenus et cela malgré les avocats de la défense qui eux tiennent à faire condamnés leurs clients. D'ailleurs la dernière partie de ce polar ressemble à un épisode d'Ally McBeal, avec le procureur dans le rôle du comique de service. Pour découvrir l'identité du coupable, il faut attendre le dernier chapitre même si je vous avoue qu'emporter par l'ambiance de farce qui règne dans tout ce polar, je l'avais un peu oublié. Un polar léger avec une bonne dose d'humour.

"Autopsie d'un viol" (1964), S.A. Steeman, Librairie des Champs-Elysées, Collection Le Masque (1994),155 pages

Le cheminot

Le cheminot raconte l'histoire d'un homme d'âge mûr, qui se trouve à un tournant de sa vie.
Ottomatsu Sato (Otto) est chef de gare dans le village d'Horomai en Hokkaidô. La gare d'Otto va bientôt fermée, la ligne de chemin de fer n'étant plus rentable depuis longtemps. Dans les années 70, le village était pourtant prospère grâce à l'exploitation de la mine de charbon, depuis la cessation d'activité de celle ci, le village meurt a petit feu, les jeunes sont partit pour Byoro, la grande ville la plus proche. Pour Otto, qui habite dans sa petite gare, la vie suit son cours imperturbable, jusqu'au jour ou son meilleur ami Senji, vient lui rendre visite pour les fêtes de fin d'année. Il s'inquiète du sort d'Otto, car celui ci vit seul dans sa gare, depuis la mort de sa femme, et dans trois mois il devra la quitter. Otto ne semble pas savoir ce qu'il va devenir.
Senji va, lui aussi, prendre sa retraite et en souvenir du bon vieux temps (Otto et lui ont débutés leurs carrière de cheminots ensembles, au volant d'une locomotive à vapeur, depuis Senji est devenu chef de la gare de Byoro) aimerait qu'il vienne travailler avec lui, après sa mise en retraite. Au Japon, il n'est pas rare que des personnes de plus de 60 ans continuent à travailler. Mais le passé va rattraper le vieux chef de gare en la présence d'une petite fille et de ses deux soeurs.
Cette nouvelle est pour moi un crève coeur, j'ai écrasé une petite larme à la fin =), réaliste dans la description d'un homme brisé par la vie, sa femme et sa fille sont mortes et son travail qu'il aime tant va lui être enlevé. Ses amis tentent de l'aider mais il semble déjà avoir baissé les bras. Avec son ambiance de fête de fin d'année et les paysages neigeux d'Hokkaidô, l'histoire ressemble au classique de Charles Dickens, "Un chant de Noël". La nouvelle le cheminot a connue un très grand succès au japon et a été adaptée en manga et en film avec le grand Ken Takakura dans le rôle d'Otto.

Dans ce livre d'Asada Jirô se trouve aussi une autre nouvelle, un bonus dispensable en quelque sorte.
La nouvelle, La lettre d'amour est très différente du cheminot. Goro est un petit voyou de tokyo, qui l'année précédente avait consentit pour de l'argent à se marier à une chinoise en situation irrégulière.
Grâce à une particularité de l'administration japonaise, qui n'oblige pas les deux époux à ce présenter devant un maire ou l'un de ses adjoints lors d'un mariage civil, Goro n'a jamais rencontré Pai-Ran sa femme. Aujourd'hui, Goro sort de prison et on lui apprend que sa femme vient de mourir et qu'il doit s'occuper de sa dépouille. Après avoir présenter ses respects au parrain local, il part pour la région de Chiba ou sa femme exerçait son "métier". Pour arriver au Japon, Pai-Ran s'est beaucoup endettée et pour rembourser le passeur ainsi que les autres intermédiaires, on l'a obligée à se prostituer. En faisant son "métier" Pai-Ran a attrapée une hépatite qui au final, la tuera.
Goro va recevoir 2 lettres de sa femme, l'une pour le remercier de s'être marié avec elle, l'autre écrite a l'article de la mort. Il va découvrir, à la lecture de ses lettres, qu'il ressent du remord vis a vis de la défunte et peut être de l'amour.
Je n'ai pas aimé cette histoire, improbable et un peu trop fleur bleue. Il y a pourtant dans ce récit, une dénonciation de l'exploitation de la misère humaine qui est intéressante, même l'éditeur sur le quatrième de couverture semble ignoré ce bonus.
Ce livre ne vaut vraiment, que pour sa première nouvelle, à lire au chaud, avec une boite de Kleenex (pour les plus sensibles).

"Le cheminot", Asada Jirô, traduit du japonnais par Yukiko et Didier Chiche-Triller, 106 pages Editions Philippe Picquier [2000], Poppoya + Love letter Editions Shueisha [1997].

Emily the Strange, morte d'ennui

" Les garçons sont tellement cons. Quand je pense à la connerie, je mise tout mon argent sur les garçons. Est-ce qu'ils font tout pour l'être ou est-ce inné ? "
Extrait d'Emily the Strange vol : 1
Si comme moi, vous en avez marre des petites filles blondes et niaises qui peuplent les contes de fées. Si comme moi, vous aimez l'humour de la série originale de "La famille Adams". J'ai la bande dessinée qu'il vous faut. 1991, la création d'Emily est d'abord purement mercantile, Rob Reger souhaitait décorer des autocollants et des t-shirts (voir le magasin en ligne ici) avec un personnage gothique, et quelques coups de crayons plus tard, la petite fille en noir était née.
En 2001, le personnage connaît une première adaptation en comics, puis une deuxième chez Dark Horse en 2003. C'est la deuxième série de comics que Soleil à décidé d'éditer en France.
Il existe aussi, en France, un recueil d'illustration "Emily the Strange, voir c'est décevoir"
Emily the Strange ne propose pas une histoire à suivre, mais une suite de sketchs d'une page ou deux. Les couleurs sont peu nombreuses, du noir, du blanc, du gris, parfois du rouge. Je parle, ici, du style le plus utilisé dans le comics, car plusieurs dessinateurs se relaient, chacun donnant, ainsi un autre style et d'autres couleurs le temps d'un sketch.
Cette brunette de 13 ans ne suit pas les tendances, et c'est tant mieux pour nous. Cynique et toujours blasée, Emily préfère l'obscuritée à la lumière et possède un avis sur tout. De l'enfer d'un restaurant scolaire (mort au Rap) à l'enfer des supermarchés (mort aux échantillons gratuits), tout est bon à Emily pour essayer d'imposer sa vision des choses. Elle n'est pas bizarre juste étrange. Toujours accompagnée par un de ses chats, elle en possède 4 : Mystery, Miles, Sabbath et Neechee. Neechee est la prononciation Américaine de Nietzsche. Des guests stars viennent parfois rendre visite à Emily le temps d'un sketch : Ozzie Osbourne pour une parodie ninja du Magicien d'Oz intitulée Le Magicien d'Ozzie, Marylin Mason pour une interview dans un parc d'attraction. L'humour est macabre sans être gore comme pour la parodie de "Sangdrillon". Cette bande dessiné possède tellement de références et de clins d'oeil dans ses dessins et ses textes qu'une première lecture ne suffit pas à tout saisir. En bonus cette édition propose en fin de volume une méthode pour dessiner Emily et une planche de stickers à coller partout. Un comics hautement fréquentable donc, ça tombe bien le volume 2 sort le 26 novembre.

"Emily the Strange, morte d'ennui" vol : 1, Rob Reger/Buzz Parker, 152 pages, Editions Soleil [2007]

Le fantôme de Rufus Jones et autres nouvelles

Ce livre à prix réduit, contient 5 nouvelles de Chester Himes, issues d'un recueil de nouvelles jamais édité en poche. Chester Himes est un écrivain noir, qui a écrit sur le racisme comme personne, à ma connaissance. La condition des noirs dans ses nouvelles est celles des années 1930/1960, ses héros sont noirs, pas toujours les plus intelligents et sont toujours victimes de la couleur de leurs peaux. Les blancs par contre, sont riches, méprisants vis à vis des noirs, et toujours prêt à lâcher la police sur eux. Chester Himes parle du racisme avec humour et sa sincérité dans ses descriptions de la vie quotidienne des noirs de cette époque, n'en est que plus émouvante.

-Le fantôme de Rufus Jones : Le vieux Rufus vient de mourir, et décide de prendre son temps pour assisté à son enterrement. St Pierre n'apprécie pas que l'ont soit en retard, pour se présenter devant lui. Quand le vieux noir rencontre enfin St Pierre, celui ci lui propose de le renvoyer sur terre dans la peau d'un blanc. Une nouvelle très drôle.
-Vers un enfer rouge : Deux frères dans une même prison, quand une des ailes de la prison prend feu, le frère aîné décide de braver les flammes pour sauver son cadet. Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il a un ange gardien. C'est une bonne surprise, la fin inattendue est très réussie.
-Son dernier jour : Un condamné à mort vit son dernier jour, tout au long de la journée, il se remémore son passé et ce qui lui a valu d'être dans le couloir de la mort. Une nouvelle psychologique très cruelle pour son personnage principal et pour le lecteur.
-Dans la nuit : Des communistes blancs, militants pour les droits des noirs, sont rattrapés par la triste réalité concernant l'un d'entre eux. Encore d'actualité, le sujet de cette nouvelle est la discrimination à l'embauche.
-Encore une façon de mourir : Un honnête travailleur noir se fait volé ses économies. Après s'être plaint à des policiers blancs, sans résultat, il décide de se faire justice lui même. Très noir et violente, cette nouvelle finie le livre sur une note pessimiste.

Ce petit recueil est un amuse gueule sympathique à prix très doux. Idéal pour essayer Chester Himes si on ne le connaît pas.

"Le fantôme de Rufus Jones et autres nouvelles", Chester Himes, traduit par Lili Sztajn, Collection Folio[2000], Éditions Gallimard [1997], 91 pages.

La pire des choses


"Elle ne pouvait que se sentir attirée par moi, et le mariage n'aurait pas empêché qu'elle me revienne. Vous êtes bien revenue, vous...
Annie le regarda, interloquée :
- Moi ? Mais moi, c'est différent, je...
Il eut de nouveau son cynique sourire :
-Toutes les femmes disent ça. Il leur semble tellement plus élégant, tellement de meilleur ton de n'être pas comme leurs soeurs en Eve, d'être différentes...
-Je n'ai jamais pris une femme de force : l'attente aussi est une volupté."
Annie perdant le contrôle de son premier interrogatoire.

Je ne dois pas avoir de chance, on m'avait dit que les romans de cet auteur étaient bons, j'ai acheté, semble t'il, le plus faible. Tout commence pourtant bien, le premier chapitre nous présente les personnalitées du petit village de Mercy-on-Meers. Dés le deuxième chapitre, l'héroine, Annie Dargel, londonienne pur souche, arrive dans le village natale de son policier de mari, Stan. Elle y vient pour se reposer de sa récente maladie, en fait une rougeole, mais quand on a plus de 30 ans, c'est un peu la honte. La femme du maire ne tarde pas à lui mettre le grappin dessus, et l'invite pour le Tea Time.
Gwen Menc en parfaite hôtesse convit Annie pour le thé, mais aussi les femmes influentes du village : Adelia Murgatroyd, la romancière et Lady Cynthia Warren la châtelaine. Il est très vite décidé qu' Annie participeras au prix Sutton en tant que jury. Le prix Sutton se déroule tout les 5 ans et récompense le meilleur jeune comédien du village. Le gagnant se voit accordé la chance de partir à Londres, tout frais payé, pendant un an, pour percer dans le milieu. Cette année, se présentent : Joyce Ashton et Kathy Brent, Joyce est blonde, riche et méchante, Kathy est brune, pauvre et gentille. Je vous passe quelques pages, et l'on retrouve, Joyce assassinée. Comme Joyce venait de gagner le prix Sutton, grâce au vote d'Annie, tout les soupçons se porte sur la perdante, la Cosette locale... euh, je veux dire se porte vers Kathy Brent =).

Vers le dernier tiers du livre, le récit s'effondre. La faute à des personnages devenus hysteriques, les femmes tiennent ici les premiers rôles et n'en sortent pas grandies, . En parlant de premier rôle, je pourrais parler d' Annie, qui, à la moindre difficultés, réclame son mari : "Oh Stan ou est tu !", " Stan comme j'aimerais que tu sois là ! " un comportement incompréhensible pour le lecteur, tellement elle paraissait indépendante dans les premiers chapitres. Le pire, c'est que j'ai cru que son mari allait vraiment venir pour remettre de l'ordre. Et je ne vous parle pas des autres femmes, une vraie galerie de problèmes psychologique, soumises, niaises, manipulatrices... à croire que l'auteur a un compte à régler avec la gente féminine. Je vous épargne aussi la chute finale ridiculement théâtral, c'est votre jour de chance n'en abusez pas =).
Maurice-Bernard Endrèbe est un bon écrivain et j'ai eu la malchance de tomber sur ce livre moyen. L'auteur est fan d' Agatha Christie et cela ce sent dés le début de l'histoire. Le style est formidable, l'idée de donner le rôle déterminant à une femme, est bonne, le quatrième de couverture donne très envie de lire. Mais non, ce livre ne tient pas ses promesses. Mais je vais donner une autre chance à Maurice-Bernard Endrèbe (malgré le fait qu'il soit un gros macho), je vais lire un autre de ses livres.

"La pire des choses" [1947], M.B. Endrèbe, Librairie des Champs-Elysées, Collection Le Masque[1984], 157 pages.

Le lézard noir

"Vous savez, je suis persuadée que ce n'est pas une plaisanterie. C'est peut être mon sixième sens, appelez cela comme vous voulez, mais je le sens ! Il me semble que vous devriez rester sur vos gardes. "
Le lézard noir déguisée à Kogoro Akechi .

Tokyo, les années 30, un riche joaillier et sa fille se rendent dans un hôtel, pour rencontrer un prétendant potentiel pour la jeune fille. Mais depuis 6 mois, Iwase Shoei reçoit des courriers l'informant que quelqu'un va enlever sa fille Sanae. C'est pourquoi, il engage Kogoro Akechi, un brillant détective. Ce qu'il ne sait pas c'est que le kidnappeur n'est autre que le lézard noir et que celui ci ne vise pas Sanae mais un joyau, l'étoile Égyptienne. Dans le vestibule de l'hôtel, Sanae se lit d'amitié avec une très belle femme, Mme Midorikawa, Sanae ne se rend pas compte que sous des dehors affables, celle ci cache sa véritable identité et que sous la manche du kimono noir, il y a un lézard noir tatoué.

Ranpo Edogawa écrit une histoire courte mais dense qui ressemble à un jeu du chat et de la souris. Réjouissant de la première à la dernière page, il est facile de se laisser emporter. Une histoire sans temps mort, ni d'intrigue secondaire, avec des personnages tout de suite identifiables, la kidnappeuse sur d'elle, le détective plein de ressources, le riche joaillier, la jeune fille innocente.
Leurs psychologies sont réduites au stricte minimum, mais n'allez pas croire que certains personnages ne vous surprendront pas. Le lézard noir ,par exemple, est une femme,passée maître dans l'art du déguisement,qui ira jusqu'à parier avec Kogoro Akechi sur l'enlèvement de Sanae, prenant ainsi le risque de se trahir. Pourquoi ? pour avoir le plaisir de l'humilier ! L'auteur avec beaucoup d'humour se parodie, Kogoro Akechi citant une de ses nouvelles en exemple. Sous des apparences de polar classique, Ranpo Edogawa n'hésite pas à verser dans le fantastique, notamment dans le description du repaire du lézard noir, qui est particulièrement sordide. Cela m'a rappelé le film l'ambiance du film "la maison de cire" l'original, pas le remake avec Paris Hilton =).

Ce classique de la littérature japonaise, a été adapté au théâtre par Yukio Mishima et adapté au cinéma par Kinji Fukasaku (avec Mishima dans un second rôle). Le dvd est disponible en import. Pour en revenir au livre, je dirais qu' en 150 pages il réussit le tour de force de nous emmener de Tokyo à Osaka en passant par une croisière en mer mouvementée, avant de finir comme les meilleurs James Bond. Un trop petit livre pour une soirée lecture sans prise de tête.

"Le lézard Noir", Edogawa Ranpo, traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle, Éditions Picquier Poche, 157 pages.

Dicodublog 1.1 : (Work in progress)

_Dicodublog : Mot inventé par Cultiste (le type vert à droite de votre l'écran) pour nommer son index, c'est moins précis que le dictionnaire et moins complet que Wikipédia (lien ? en fin de ligne).

_Asada Jirô : 13/12/1951- ? Romancier Japonais.
Ses livres sur ce blog : "Popoya" (?)

_Christie Agatha : 15/09/1890-12/01/1976. Romancière Anglaise.
Ses Livres sur ce blog : "Christmas Pudding" (?)

_David Peter : 23/09/1956- ?. Ecrivain Américain et scénariste de comics.
Ses livres sur ce blog : "Star Trek New Frontier : House of Cards" (?)

_Derleth August : 24/02/1902-04/07/1971. Écrivain et Éditeur Américain, Fondateur de la maison d'édition "Arkham House" (?)

_Edogawa Ranpo : 21/10/1894-28/07/1965. Écrivain Japonais.
Ses livres sur ce blog : "Le Lézard Noir" (?)

_Endrèbe Maurice-Bernard : 1918-13/07/1965. Journaliste, traducteur et écrivain Français. Son livre le plus connu est .
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_Fukasaku Kinji : 03/07/1930-12/01/2003. Réalisateur Japonais. Son film le plus connu est"Battle Royale"(?)

_Himes Chester : 29/07/1909-12/11/1984. Ecrivain Afro-Américain.
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_Huston Charlie : xx/xx/xx-?. Ecrivain Americain. Ses livres les plus connus sont "Le vampyre de New York" et "Trop de mains dans le sac"(?)

_Kanehara Hitomi
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_Kremer Raymond Jean-Marie : 08/07/1887-17/09/1964. Ecrivain et traducteur Belge. Ses livres de la série des "Harry Dickson le Sherlock Holmes Américain" sur ce blog (1, 2) (?)

_King Stephen : 21/09/1947-?. Ecrivain Américain.

_Lovecraft Howard Philips : 20/09/1890-15/03/1937. Ecrivain Américain.

_Mc Dermid Val : 04/06/1955-?. Auteure Anglaise.

_Mishima Yukio : 14/01/1925-25/11/1970. Ecrivain Japonais.

_Murakami Ryû : 19/02/1952-?. Ecrivain Japonais. Ses livres sur ce blog : "Love & Pop".

_Ogawa Yoko : xx/xx/1962- ?. Auteure Japonaise. Ses livres sur ce blog :"L'annulaire".

_Perec Georges : 07/03/1936-03/03/1982. Ecrivain Français. Ses livres sur ce blog :"L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation", "L'infra-ordinaire" .

_Proulx Annie : 22/08/1935-?. Romancière Américaine. Ses livres les plus connus sont "Brokeback Moutain", "Les pieds dans la boue".

_Queneau Raymond : 22/02/1903-25/10/1973. Ecrivain Français.

_Ray jean/Flanders John : Pseudonyme de Rayond Jean Marie de Kremer(voir ce nom), Jean Ray pour ses écrits en langue Française et John Flanders pour ceux en néerlandais.

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_Takakura Ken : 16/02/1931-? Acteur Japonais. Son film le plus connu est "Le Yakuza" ou il partage la vedette avec Robert Mitchum.

_Wagner Roland Charles : 06/09/1960-? Ecrivain Français. Ses livres les plus connus sont "Celui qui bave et qui glougloute", "H.P.L. (1890-1991)".

_Wataya Risa : 01/02/1984-? Romancière Japonaise. Ses livres sur ce blog sont "Install" et "Appel du pied".

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16/10/1864-30/11/1900. Ecrivain Irlandais. Ses livres sur ce blog : "Le fantôme de Canterville".