Emily the Strange, morte d'ennui

" Les garçons sont tellement cons. Quand je pense à la connerie, je mise tout mon argent sur les garçons. Est-ce qu'ils font tout pour l'être ou est-ce inné ? "
Extrait d'Emily the Strange vol : 1
Si comme moi, vous en avez marre des petites filles blondes et niaises qui peuplent les contes de fées. Si comme moi, vous aimez l'humour de la série originale de "La famille Adams". J'ai la bande dessinée qu'il vous faut. 1991, la création d'Emily est d'abord purement mercantile, Rob Reger souhaitait décorer des autocollants et des t-shirts (voir le magasin en ligne ici) avec un personnage gothique, et quelques coups de crayons plus tard, la petite fille en noir était née.
En 2001, le personnage connaît une première adaptation en comics, puis une deuxième chez Dark Horse en 2003. C'est la deuxième série de comics que Soleil à décidé d'éditer en France.
Il existe aussi, en France, un recueil d'illustration "Emily the Strange, voir c'est décevoir"
Emily the Strange ne propose pas une histoire à suivre, mais une suite de sketchs d'une page ou deux. Les couleurs sont peu nombreuses, du noir, du blanc, du gris, parfois du rouge. Je parle, ici, du style le plus utilisé dans le comics, car plusieurs dessinateurs se relaient, chacun donnant, ainsi un autre style et d'autres couleurs le temps d'un sketch.
Cette brunette de 13 ans ne suit pas les tendances, et c'est tant mieux pour nous. Cynique et toujours blasée, Emily préfère l'obscuritée à la lumière et possède un avis sur tout. De l'enfer d'un restaurant scolaire (mort au Rap) à l'enfer des supermarchés (mort aux échantillons gratuits), tout est bon à Emily pour essayer d'imposer sa vision des choses. Elle n'est pas bizarre juste étrange. Toujours accompagnée par un de ses chats, elle en possède 4 : Mystery, Miles, Sabbath et Neechee. Neechee est la prononciation Américaine de Nietzsche. Des guests stars viennent parfois rendre visite à Emily le temps d'un sketch : Ozzie Osbourne pour une parodie ninja du Magicien d'Oz intitulée Le Magicien d'Ozzie, Marylin Mason pour une interview dans un parc d'attraction. L'humour est macabre sans être gore comme pour la parodie de "Sangdrillon". Cette bande dessiné possède tellement de références et de clins d'oeil dans ses dessins et ses textes qu'une première lecture ne suffit pas à tout saisir. En bonus cette édition propose en fin de volume une méthode pour dessiner Emily et une planche de stickers à coller partout. Un comics hautement fréquentable donc, ça tombe bien le volume 2 sort le 26 novembre.

"Emily the Strange, morte d'ennui" vol : 1, Rob Reger/Buzz Parker, 152 pages, Editions Soleil [2007]

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