Christmas Pudding

Christmas Pudding est un livre de saison, j'ai attendu Noël et son ambiance particulière pour me plonger dedans. Cet ouvrage d'Agatha christie est une compilation des premières enquêtes d'Hercule Poirot (le titre en vo est "Poirot's early cases") avec Miss Marple en guest star.

Christmas Pudding* (The adventure of the Christmas Pudding) : la nouvelle qui donne son titre à ce recueil. Hercule Poirot se fait inviter pour les fêtes de fin d'année chez une famille anglaise. Lors du repas de Noël, l'un des convives trouve un rubis dans le pudding. Avec le flegme qui le caractérise, Poirot subtilise le joyau et attend que le responsable réclame son bien.
Le mystère du bahut Espagnol (The Mystery of the Spanish Chest) : Madame Clayton est une femme mariée pour qui les hommes, mariés ou non, donnent littéralement leurs vies, pour elle, l'un s'est suicidée, deux autres ce sont provoqués en duel. Son mari est retrouvé mort dans un coffre de bois (le fameux bahut Espagnol), les soupçons se tournent vers son amoureux transit actuel. Poirot enquête.
Le mort avait les dents blanches (Four and Twenty Blackbirds) : Lors d'une conversation au restaurant sur les habitudes alimentaires, des vieux célibataires, Hercule Poirot s'inquiète du sort d'un vieil homme, habitué des lieux. Quelques semaines plus tard, la police le retrouve mort, au bas de son escalier. Un accident d'après la police, seul, Poirot doute de cette conclusion en apprenant la situation familiale du défunt.
Le souffre-douleur (The under dog) : Sir Reuben vient d'être tué, tout accuse son neveu Charles, mais la femme de la victime, Lady hashtwell, elle, accuse son secrétaire particulier. La veuve réclame l'aide d'Hercule Poirot pour innocenter son cher neveu, elle envoie sa dame de compagnie pour convaincre le détective.
Le rêve (The Dream) : Un milliardaire peu sociable, demande l'aide d'Hercule Poirot. Chaque nuit, Benedict Farley rêve qu'il prend son revolver et se suicide, toujours à la même heure 3h28. Son cas relevant plus du médical, le détective décline l'offre. Une semaine s'écoule et l'on retrouve le milliardaire mort, une balle dans la tête, son revolver près de lui. La police penche pour le suicide, Poirot pour un meurtre prémédité.
Le policeman vous dit l'heure (Greenshaw's Folly) : Madame Greenshaw est une vieille fille célibataire, sans famille proche, à l'exception d'un lointain d'un neveu, elle décide de léguer sa maison et son argent à sa gouvernante. Quelques semaines plus tard, après la signature du testament, celle ci meurt la gorge transpercée d'une flèche. Heureusement pour la police, Miss Marple est dans les parages et va faire preuve de ses talents de profileuse.

Dans son avant propos, Agatha Christie prévient le lecteur de prendre ses nouvelles comme un buffet de Noël, certaines sont des entremets : Le rêve, le souffre douleur, le policeman vous dit l'heure, d'autres des plats de résistance : Christmas pudding, le mystère du bahut Espagnol et même un sorbet en dessert : Le mort avait les dents blanches. Elle raconte même que Christmas Pudding est inspiré de ses souvenirs d'enfance. J'ai retrouvé avec plaisir les personnages d'Agatha Christie, malgré la petite taille des nouvelles de 30 pages pour la plus petite à 70 pages pour la plus grande. Un buffet de Noël trop court, en gourmand que je suis, j'aurais aimé un deuxième service =) . Joyeux Noël à tous.
(* Pour le pudding, avec de la graisse de rognons, c'est ici pour connaître la tradition et pour la recette)

"Christmas Pudding (Poirot's early cases)", Agatha Christie, traduit de l'anglais par Jean-Michel Alamagny, Éditions du Masque[1998], Édition Originale [1960], 250 pages

Che Guevara, fils de la révolution

Noël approche à grand pas, le temps des cadeaux... et des suicides, mais trêve de plaisanteries stupides. Lors de mes recherches d'un cadeau original, mes yeux se sont posés sur ce livre bourré de qualitées. Je dois vous prévenir, tout de suite, que ce livre n'est pas un ouvrage de vulgarisation mais un livre de découverte. La collection documents chez l'éditeur Syros est notée, pour tous et à partir de 14 ans.

Ernesto Guevara n'est pas un personnage historique qui m'inspire particulièrement, l'Amérique Latine, c'est loin, son merchandising douteux, digne d'un chanteur à la mode et je ne parle pas du culte que lui vouent certains étudiants politisés. Ce livre n'est pas une biographie du Che mais une compilation d'extraits de discours, rétablis dans un contexte historique.

Philippe Godard s'intéresse à l'homme politique Guevarra, au bâtisseur, dans le chapitre intitulé "Le Che réaliste", on y découvre un homme pragmatique et ambitieux, presque cynique pour son pays d'adoption. Lors du discours qu'il tient devant les étudiants à la faculté de technologie en mai 1962, il tient des propos sur l'éducation, pas si éloignés de nos considérations actuelles. Compétitivité, rendement..., bien sur, tout cela enrobé dans une propagande socialo-communiste d'un autre âge. Le révolutionnaire romantique, si populaire en occident, n'est qu'une facette d'Ernesto Guevara, l'arbre qui cache un personnage plus complexe, plus intéressant, tout du moins, pour moi.

Dans un discours à l'O.N.U. proclamé le 11 décembre 1964, pour la première fois traduit en français dans ce livre, le Che dresse un portrait de l'impérialisme occidentale, les États-Unis en premier lieu et aussi la plus-part des pays occidentaux liés aux colonialisme. La Belgique à d'ailleurs droit à un chapitre, pour elle seule, le Congo (futur République Démocratique du Congo) étant cher au coeur du Che. On y découvre aussi la difficile position dans laquelle ce trouve Cuba, en pleine guerre froide, prise entre le marteau Soviétique et l'enclume Américaine. L'affaire de la baie des cochons, la base navale de Guantanamo (que Cuba espérait déjà récupéré) est aussi évoquée par Guevara
La vie du Che est un peu décrite au travers de sa vision jusqu'au-boutiste de la révolution, sa rencontre avec fidel castro, son adoption de la nationalité Cubaine.
Dans le dernier chapitre, "Que reste t'il du Che ?", Philippe Godard disserte de l'empreinte indélébile de Che Guevara dans les pays d'Amérique Latine et de la vision déformé qu'en ont les pays occidentaux. Le livre contient une bibliographie en français, anglais et espagnol, j'ai d'ailleurs appris qu'il n'existait aucun livre en français regroupant l'intégralité des discours du Che et qu'il n'existait aucune biographie satisfaisante de sa vie dans la langue de Molière (la référence est en espagnol).
Ce livre se termine sur une chronologie des évènements marquants de la vie du Che et 6 pages de photos prisent à différents moments de sa vie. J'ai trouvé ce livre didactique et bien documenté, idéal pour découvrir, ou faire decouvrir, le fils prodigue de la révolution, et passer (obligatoirement) à un autre livre pour approfondir le sujet.

"Che Guevara fils prodigue de la révolution", Philippe Godard, Collection les documents Syros, Editions Syros [2007], 100 pages

Emily the Strange, voir c'est décevoir

"Les objets dans les miroirs sont plus étranges qu'il n'y parait."

Après le premier et excellent "Emily the Strange, morte d'ennui", j'attendais avec impatience, le tome 2.
Hélas celui ci a été repoussé au 22 Janvier 2009, comme je suis un Geek, je me suis laissé aller à un achat totalement dispensable. Si le volume 2 est encore repoussé, j'achète un T-shirt...
"Voir c'est décevoir" est un recueil d'illustrations sur le thème de l'illusion d'optique dans le monde d'Emily.
"Méfiez vous des apparences"

Dessins en trompe-l'oeil, ou à la MC esher, énigmes à découvrir, pages fenêtres et vernis ton sur ton, qui n'apparait que sous un certain angle de lumière (comme sur la couverture), ce petit livre ludique est à réservé aux fans. Les autres risquent d'être déçus et de crier à l'arnaque, vu le prix (+de 10 €).

"Voir c'est décevoir", Roger Reger, Editions du Seuil
[2008], 35 pages.