Dans la peau de Steven Soderbergh




Le mois dernier j'ai été tagué deux fois, une première fois pour le questionnaire littéraire et si... , une deuxième fois pour le questionnaire, ici présent. C'est Wade qui cette fois m'a tagué et je l'en remercie.
Ce questionnaire est inspiré d'une interview de Steven Soderbergh par le journal Libération.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Ma cinéphilie ne s'étant déclarée que tard dans l'adolescence. Mes parents n'ont jamais eu à m'interdire de voir un film. J'ai même réussi à traîner ma pauvre mère au cinéma voir Star Wars le retour du jedi lors de sa sortie en salle.
Quelques années plus tard et parce que le film était interdit aux enfants de moins de 16 ans non accompagné d'un adulte. elle m'a de nouveau emmené voir film, un slasher cette fois : Lectures diaboliques,(I madman en vo, Imdb).
Depuis ma pauvre mère ne veut plus m'accompagner au cinéma.





Une scène fétiche ou qui vous hante ?


Alien 3 est l'épisode filmographique d'Alien que je préfère (avec le premier) et sa scène finale, m'a beaucoup marqué. Pour moi la franchise aurait du mourir avec ce film, le quatrième épisode (comme le deux) n'apportant que peu de choses. Les fans de Cameron vont me crucifier ^^




Vous dirigez un remake : lequel ?


Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme. (Synopsis AlloCiné)


L'un des pires films de l'année 2009 et une souffrance pour l'intelligence du spectateur. Je ne me vois pas réaliser son remake mais plutôt le produire. Je laisserai Roland Emmerich le réaliser. Bien sur, il faudra réaliser des coupes dans les scènes de nus du scénario original et si possible limiter les dialogues philosophico-bobo (ceux de l'original ne valait pas tripette de toute façon). Comme je suis un bon producteur, je dirais à Roland de mettre tout le bugdet dans les effets spéciaux et renommer notre chef d'oeuvre pour un titre plus vendeur.
Sortie prévue en 2012 ? =)




Le film que vous avez le plus vu ?


La garçonnière (en vo The apartment Imdb)

Une comédie de moeurs avec Jack Lemon en gentil employé de bureau amoureux et une Shirley Maclaine en liftière paumée et suicidaire.
La meilleure comédie de Billy Wilder, à mon humble avis.





Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?


Je suis plutôt bon public donc je ris assez facilement. J'ai par contre beaucoup de mal avec l'humour gras (American Pie, Mary à tous prix....).

L'humour absurde ou très exagéré, par contre, me rend hilare (comme How High ou les Scary movie).
J'aime aussi beaucoup l'humour naif et innocent des comédies américaines classiques avec leurs dialogues riches en bons mots.
Capra, Cuckor et Wilder ne sont jamais loin de mon lecteur dvd.





Votre vie devient un biopic


Si ma biographie (voir ici) devient un film , je demanderais qu'un des frères Wayans le réalise.
La candidature de Uwe Boll n'est pas à exclure non plus.


Le cinéaste absolu


C'est le grand oublié de mon top 10 des réalisateurs américains (toujours ici).

David Fincher

J'aurais aussi pu citer Clint Eastwood ou Steven Spielberg qui eux aussi mériteraient ce titre.




Le film que vous êtes le seul à connaître


Lady For a day (Grande dame d'un jour en vf)
Apple Annie, clocharde qui vend des pommes à Time Square, est ennuyée. Sa fille, élevée dans un couvent espagnol et qui croit sa mère riche, arrive pour lui présenter son fiancé, Carlos, fils d'un noble d'Espagne. C'est Dave Dude (à gauche sur la photo) , joueur invétéré, qui lui achète toujours une pomme avant de jouer, qui la sauve de ce mauvais pas. Il transforme, le temps d'une soirée et à l'aide de ses amis, Annie en une grande dame du monde (au milieu sur la photo) et la loge dans un appartement somptueux. (synopsis : AlloCiné)

Je ne crois pas être le seul à le connaitre mais c'est le seul film un peu méconnu qui me vient à l'esprit. C'est un des premiers Frank Capra et le premier que j'ai vu. Dans les année 50, il en a réalisé un remake avec une pleiade de stars et un scénario recentré sur le personnage de Dave the dude.


Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?



Vf (de mémoire) : Arrètes de te torturer, Gomez. Je suis là pour ça.

Vo : Don't torture yourself, Gomez. That's my job.

J'ai énormement de mal à retenir les dialogues des films que je vois.
Cette phrase de Morticia Addams fait partie des exceptions.
Je retiens, par contre, très bien les musiques de films et je ne vous parle même pas des chansons. C'est la raison pour laquelle les comédies musicales me sont interdites =)



L’acteur que vous auriez aimé être



Dans les acteurs encore en vie : Matt Damon, Denzel Washington pour ne citer que ces deux là.

Mais je préfère choisir un acteur qui nous a quitté récemment :
Paul Newman




Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Avatar que j'ai vu avec des amis. Sur les quatres personnes qui formait notre groupe, deux ont bien accrochés à l'univers du film, tandis qu'un troisième à traité le film de bouze numérique. Moi j'ai un avis plutôt mitigé sur ce film. C'est clairement un blockbuster qui base tout, sur ses jolis effets spéciaux et sa technologie 3D. Agréable à voir le temps de la séance au cinéma avec les lunettes Men in Black sur le nez mais aussi vite oublié dés le début du générique de fin. Contrairement à certains de mes confrères blogueurs, je suis resté insensible au discours politique et écologique du film. Le scénario du film ressemblant à une accumulation de mauvais clichés de films de série B, Toute tentative de discours était alors, vouée au ridicule.
James Cameron est capable de faire bien mieux que ce film pop-corn.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Ulysse de James Joyce

J'ai lu ce livre, il y a fort longtemps et je l'ai détesté. Du haut de mes 13/ 14 ans je l'ai trouvé ennuyeux et confus. Après quelques années, j'ai retenté la lecture et j'ai apprecié sa richesse et son univers. Le livre faisant 1000 pages, je ne l'ai pas encore re-terminé (j'attendais mes vacances pour le terminer... depuis 2004 =) )

Aujourd'hui, j'aimerais le relire entièrement mais l'éditeur propose l'ouvrage sous deux traductions. Celle datant d'il y a plus de cinquante ans co traduite par James Joyce lui même et la nouvelle que l'éditeur pretend plus fidèle et plus accessible mais que les connaisseurs considèrent comme mauvaise.
Entre les deux je ne sais quelle traduction choisir.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

Les doublages français.
Un exemple dans Avatar : la sorcière Na'avi (na'avrante !) et son accent petit nègre qui me reste en travers de la gorge.

Le cinéma disparaît : une épitaphe ?

J'imagine bien une pierre tombale avec ces quelques mots provocateurs :

Qui m'aime me suive !

La détective de Noël

L'année prochaine sur mon blog, l'ambiance sera probablement un peu plus victorienne que d'habitude. La chance d'avoir un libraire qui connaît vos goûts permet parfois de faire de bonnes affaires. Il y a une semaine, il m' a proposé une offre imbattable, une dizaine de polars d'occasions écrient par Anne Perry. Comme je lis depuis quelques années de bonnes critiques un peu partout sur d'autres blogs, je n'ai pas pu refuser (oui, c'est une piètre excuse pour justifier mes achats compulsifs de livres =) )

Avant même de savoir qui était cette romancière anglaise, née en 1938 et spécialisée dans les polars victoriens, Anne Perry n'était pas une inconnue. je la connaissais grâce à ma cinéphilie.
Peter Jackson à réaliser un film sur un des évènements de la jeunesse d'Anne Perry en Nouvelle-Zélande : Créatures Célestes (Imbd). De son vrai nom Juliet Marion Hulme se lance dans l'écriture en 1979 avec L'étrangleur de Cater Street (le prochain Perry sur ce blog normalement). Le succès est au rendez vous et dés 1980, elle publie la suite avec les mêmes héros, Charlotte et Thomas Pitt. En 1990, après 10 volumes de la série des Pitt, elle lance une nouvelle série de polars victoriens, celle du détective amnésique William Monk. Depuis l'année 2000, probablement pour se diversifier, Anne Perry à lancé 2 autres séries, l'une se déroulant pendant la révolution Française (que j'aimerais beaucoup lire) et l'autre à l'aube de la première guerre mondiale (qui devrait être en 5 volumes). Pour l'instant Anne Perry n'a mis fin à aucune de ses séries et pour faire plaisir à ses fans en à même lancer une cinquième, celle dite; des histoires de Noël. Elles reprennent un personnage secondaire d'une des quatre séries principales et le propulse détective d'un soir. La détective de Noël reprend une personnage de la série des Charlotte et Thomas Pitt pour une petite enquête fortement inspirée par Agatha Christie.

L'éditeur Français à eu l'idée de proposer la série de Noël sous deux formats, le classique 10/18 et pour une petite augmentation de prix, une édition limitée "Grands Détectives" avec reliure rigide.


"Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s'annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l'arrivée d'une invitée de dernière minute, Maude Barrington.
Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et, selon Mariah, l'existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s'empêcher d'être touchée par sa joie de vivre.
Lorsqu'elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu'un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle, mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d'enquêter sur-le-champ et se rend dans la famille de la victime..."

Résumé du quatrième de couverture

J'aime beaucoup le personnage de Mariah Ellison, dans la série d'origine, avec ses remarques assassines, elle est la grand mère que personne n'aimerait avoir.
Probablement envoûtée par l'esprit de Noël, elle est ici, une mauvaise parodie du personnage de Christie : Miss Marple (quelqu'un à dit Jessica Fletcher ?).
Obligée d'être une gentille vieille dame pour pouvoir enquêter dans la famille de la victime. Mariah Ellison commence à apprécier sa gentillesse feinte au point de l'adopter complètement. J'ai trouvé ce "miracle" très décevant, surtout que que l'intrigue n'est pas vraiment mystérieuse, le coupable étant quasiment désigné à la moitié du récit.
Ce livre est avant tout à réserver aux fans (il contient quelques spoilers sur la série principale) qui seront contents (ou pas) de retrouver un personnage connu dans un rôle inattendu.
La détective de Noël est une lecture qui reste agréable si on lui rajoute du thé de Noël et une part de Christmas pudding.

La détective de Noël, Anne Perry, traduit par Pascale Haas, Collection Grands Détectives, Édition 10/18 [2007], Titre original A Christmas Guest [2003]. 170 pages.

Speed

"J'ai conclu une trêve fragile avec l'ombre, et me tiens toujours devant à l'écart de ses lieux de repos"

William Burroughs Jr est le fils de William Burroughs (Le festin nu et Junky). Né au Texas entre un père accroc à l'héroïne et une mère shootée aux amphétamines, la vie de Billy ne s'annonçait pas très bien. Un soir, sous l'effet de la drogue, William Burroughs père tue involontairement sa femme.
Un traumatisme que le jeune William jr portera toute sa vie. A 16 ans, après avoir blessé grièvement son meilleur ami (il a tenté de reproduire le geste paternel), il séjourne un temps en hôpital psychiatrique. Il est envoyé ensuite en convalescence chez ses grands parents à Palm Beach ou il finira sa scolarité. Originaire d'une petite ville du Texas, le déménagement dans la banlieue riche de Miami fait malheureusement découvrir à Billy la drogue et l'alcool, deux poisons qui ne le quitteront que le jour de sa mort.

Je vais m'arrêter là pour la biographie du fils Burroughs car ce petit paragraphe est important pour comprendre le livre que je vous présente.
Juste à titre d'information, William Burroughs Jr n'a écrit que deux livres à mi chemin entre l'autobiographie et le roman (Speed et La dernière ballade de Billy). Il est mort à l'âge de 33 ans des conséquences de son alcoolisme.

"En tout cas j'ai du speed, et ça fait quinze jours que je ne mange ni ne dors, ce qui est tout de même appréciable. J'ai mal des deux côtés, là ou on voit mes cotes ; et bizarre, bizarre, je commence à voir des visages partout. Ou que je regarde, il y a toujours quelqu'un... "

1968, Billy vient d'avoir 18 ans et vit chez sa grand mère à Palm Beach. Il est déscolarisé (ou presque) et traîne dans les rues. Il vend et consomme de la drogue, boit parfois un peu trop mais s'ennuie la plupart du temps. Un soir l'envie de changer d'horizon est trop forte et il dit adieu à son quotidien monotone. Billy entraîne avec lui son meilleur ami Chad. Objectif du voyage la ville de New York et les opportunités qu'elle propose. Chad et Billy vont peu à peu se perdent dans le New York de la drogue. En chemin il croiseront d'anciens amis de Floride, un dealer paranoïaque et des policiers désabusés.

"Des Lilliputiens dorment dans mon cendrier, un géant à l'expression boudeuse est avachi contre le Chrysler Building. Les arbres de Washington Square grouillent de figures de mon passé qui s'agitent dans la brise - moi qui suis encore si jeune."
Extraits reproduit du quatrième de couverture.

Je ne vais pas vous le cacher la lecture de Speed est un plaisir trop court et une petite torture émotionnelle. Le roman autobiographique de Burroughs Jr raconte une fuite en avant par le biais de la drogue. Chaque page (ou presque) Billy prend une dose et parle de tout ce qui l'entoure, des autres, des lieus qu'il fréquente, de ses sensations mais jamais de lui même. C'est pourtant durant ses monologues que Billy, par bribes, se dévoile au lecteur. Parfois intelligent parfois maladroit (les femmes) ou totalement stupide (la drogue n'aide pas), Billy est un personnage attachant et il est difficile de ne pas espérer qu'il s'en sorte. Burroughs Jr joue justement avec l'espoir du lecteur pour mieux l'enfoncer. Je vous révélerait, bien sur pas, comment Speed finit.

La préface du roman est écrite par Barry Gifford (Sailor et Lula, Lost Highway) qui fut un de ses amis.
L'éditeur de Speed à eu la très bonne idée de publier avant le récit principal un petit lexique des drogues pour que le lecteur puisse avoir une idée du sujet (pour connaître les effets secondaires par contre il faudra lire le livre). Comme pour le John Fante (voir ici), le livre contient également un paragraphe du traducteur sur la vie de William Burroughs Jr.

Speed, William Burroughs Jr [1970], Traduit par Patrice Carrer, Éditions 13ème Note [2009]. Edition originale Overlook Press [1993], 175 pages.

Et si... ?

Il y a un mois, j'ai de nouveau été tagué par Vance pour un questionnaire littéraire. On voit bien que ce n'est pas lui qui passe le Karcher après !

1. Si on vous proposait d’écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n’a pas un don pour la littérature) :


Comme je considère que ma vie est somme toute très banale. Je confierais l'écriture de mes mémoires à quelqu'un suceptible d'apporter un éclairage différent.
Laurent Ruquier pour son humour corrosif qui n'épargnera pas mes petits travers et Clive Barker pour me faire paraitre sous un jour monstrueux et déviant.
J'hésite entre les deux....

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d’un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver depuis une centaines de pages… Lorsque survient… allez, soyons fous, Scarlett Johansson en bikini ! Elle a l’air triste. Elle a une petite douleur à l’épaule, et est persuadée qu’un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ?



Ma fiancée (voir photo) m'interdit de parler à d'autres femmes ... mais si miss Johansson venait à me faire des avances, je ferais preuve de solidarité masculine et je préviendrais immédiatement son petit ami (Ryan Reynolds). Il ne faudrait pas que les moeurs dissolues d'une actrice de seconde zone fasse échouer les deux projets cinématographique les plus importants de 2010/2011 (Green Lantern & Deadpool).
Vous m'excuserez mais je retourne m'occuper de Zoé, elle est très déprimée depuis qu'elle s'est aperçue que son dernier film, Avatar, rimait avec gros nanar.

3. C’est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l’humanité ?
Question piège à laquelle je répondrais par une pirouette : Un Kindle !

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Mon bon gros fauteuil en cuir, mes jambes posées sur le repose pieds et une boisson chaude à porter de main.

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?



Deux pour le prix d'un ! ^^

6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Non ! La série voulue par Rowlings compte sept volumes, un huitième serait de l'exploitation.

7. Jusqu’où êtes-vous allé pour un livre ?
Pour l'instant, pas très loin. Je suis d'habitude quelqu'un de raisonnable mais je suis actuellement à la recherche d'un livre et j'ai mis un peu d'argent de côté pour l'occasion (150€). C'est une sacré somme pour un seul livre mais l'édition est en tirage limité et date d'il y a plus de dix ans...

8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?


La fameuse question du voyage dans le temps qui offre la possibilité de changer le passé...
Je suis probablement la mauvaise personne a qui proposer ce genre de choses, je suis de nature interventionniste donc je risquerais de changer beaucoup de choses et tant pis pour le futur (il est pas si génial de toute façon). Pour répondre à la question je dirais, Lovecraft et mes premières paroles seraient probablement des ordres ! :
"Tu as un cancer ! direction l'hôpital pour suivre un traitement préventif et pas de discussion !"
(j'ai choisis l'exemple de Lovecraft mais vous pouvez le remplacer par d'autres écrivains morts trop tôt)

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.



Si j'étais riche, vraiment riche je me paierais la BNF. oui carrément ! Je sais qu'elle ne sera probablement jamais en vente mais mon ami Nicolas me fera ce cadeau pour avoir soutenu son fils lors de l'élection présidentielle de 2027 (oui la France du futur va mal très mal ^^). Après quelques modifications de ma part, interdiction au public, détournement de la Seine pour créer des douves et bien sur la création d'une milice privée pour empêcher les intrusions, j'emménagerais.

Pour revenir à la réalité,, je rêve actuellement d'une pièce toute simple ou je pourrais installer un bureau type ministre (en chêne de préférence) et des bibliothèques en bois précieux (faites sur-mesure) qui recouvreraient les 3/4 des murs. j'installerais probablement un canapé en cuir marron pour les invités pas trop loin de mon bar-mappemonde et de ma boite à cigares en merisier. Sur le sol, je poserais un tapis Persan (lui aussi réalisé sur-mesure) et comme bien entendu la pièce sera insonorisée, je pourrais profiter de mes livres sans interruption de l'extérieur.
C'est beau les fantasmes surtout que j'ai des goûts très simples ;o)

10. Vous retournez dans le passé, en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu’il arrête de cramer des bouquins ?



le premier livre qui me vient à l'esprit est bien entendu Farenheit 451 de Ray Bradbury mais ce choix risquerait de le braquer plus que le convaincre. Je tenterais plutôt de l'amadouer en lui offrant un livre de reproductions d'aquarelles du peintre Albrecht Dürer. Un aquarelliste/graveur et mathématicien de la renaissance qui est surtout renommé pour son diptyque des apôtres (voir ici) et avoir réalisé la peinture qui orne un de mes marque pages (voir ici). Il ne faudrait pas que je vous laisse croire que je m'y connais en peintres allemands de la renaissance ;o)
Adolf profondément ému par mon cadeau de bon goût qui lui rappelle sa jeunesse d'artiste, me laissera lui prodiguer quelques conseils sur sa politique de "cramage" de livres, un peu dans ce style là :
_ Pourquoi brûler des livres alors que l'on peut facilement les censurer avant édition (via une traduction orientée par exemple) ou les empêcher tout simplement d'être édités ?.
Je lui expliquerais que ses pratiques sont très utilisées par les éditeurs du futur sous couvert de respect des bonnes moeurs ou de la peur des procès en diffamations (et ne parlons pas de raison politique ou éditoriale).

Bien sur, via la résistance, je sauvegarderais tous les livres et manuscrits non censurés, que j'enverrais en territoire allié via un réseau composé de libraires et de bibliothécaires fanatiques.

Comme le précèdent tag je laisse libre le visiteur de passage de reprendre ce questionnaire.

Medée

Me voila entrain de relire de la tragédie grecque, pour une raison somme toute très simple, un autre livre l'exigeait.
Comme l'histoire de Médée s'accordait bien à certains livres que j'ai chroniqué précédemment (Une veuve dort seule et ), je vous en fait profiter.

Médée : Dans la mythologie grecque, la quête de la toison d'or doit son succès à une femme, Médée, amoureuse de Jason, elle sacrifia son frère pour protéger l'Argos de la colère de son père et grâce a sa magie (elle est la nièce de la sorcière Circé), poussa les filles de Pelias (l'homme qui tua la famille de Jason) à un parricide. En guise de récompense, Jason finira par l'épouser. La légende grecque s'arrête là.
La pièce de théâtre d'Euripide, prend place dix ans plus tard, Jason quitte Médée pour se marier à la jeune fille du roi Créon. Pour la fière Médée c'est un coup de poignard, son coeur a beau pleurer en elle bout une colère noire et aveugle. Jason tente bien de lui proposer un arrangement, mais sa lâcheté et son idée (la bigamie) aggrave encore son cas. Quand le roi Créon, craignant pour la sécurité de sa fille, chasse Médée de la ville, celle ci décide de se venger de la pire des manières, elle utilisera ses enfants.

Les Troyennes : Toujours dans la mythologie grecque l'histoire de la guerre de Troie débute par l'enlèvement, largement consentie, d'Hélène, épouse du roi Ménélas, par le prince troien Paris. La guerre de Troie commence. Les grecques installent un siège autour de la ville, Ulysse à l'idée du fameux cheval qui permit de gagner la guerre.
Cette pièce raconte l'après guerre de Troie, les grecques partagent le butin sur les ruines fumantes de la ville. Ils s'adonnent aux viols, aux pillages et aux meurtres d'enfants leurs exactions sont nombreuses. Ce comportement si vil, met la déesse Athena en colère, elle qui les avait pourtant soutenu menace de les punir.
Tout au long de la pièce ce sont les survivantes comme l'ancienne reine de Troie Hécube, sa fille Cassandre, Andromaque la veuve d'Hector (frère de Paris) qui monologuent sur leurs sombres avenirs.

Médée, Euripide, Editeur J'ai Lu, collection Librio [2002], 95 pages.

Bons Baisers de la Grosse Barmaid

Cher éditeur
[...] La prochaine fois qu'on se rencontre cher pignouf de sous-homme d'éditeur et que je te soumet un texte Je pourrais peut-être sauter sur ton bureau et presser le canon d'un flingue entre tes yeux écartés qu'on ait une conversation authentique sur ce que je fais en tant qu'artiste a savoir me découper la bidoche et en recouvrir de morceaux sanglants [...]

Avoir un père célèbre est parfois un bon moyen pour certains de ce tracé un avenir sans faire d'efforts. Un petit coup de main de papounet et on se retrouve propulsé futur président d'un organisme public, ou pour une actrice sans talent mais à grande gueule (comme son paternel d'ailleurs) couronnée d'un César. Je vous laisse deviné qui est qui ^^.

Dan Fante lui à choisi la voie de la difficulté, après ses études, il navigue entre plusieurs boulots (chauffeur de taxi, serveur, etc) et alcoolisme. De Los Angeles à Nex York, 20 ans de galères.
A l'âge de 45 ans, après une fréquentation régulière des Alcooliques Anonymes et le choc de la mort de son père, il se décide enfin à écrire un premier roman (Les anges n'ont rien dans les poches). Son écriture est évidemment dans la droite ligne de celle de son père ( John Fante pour ceux qui n'aurait pas encore compris) et on le considère généralement comme meilleur écrivain. Il compte parmi ses admirateurs et amis ce "vieux dégueulasse" de Charles Bukowski.
Je ne vais pas trop entrer dans les détails biographiques de la famille Fante car j'ai encore deux livres signés Fante dans mes brouillons (un du père et un autre du fils).
Les éditions 13e Note ont décidé d'éditer les romans (anciens et nouveaux) de Dan Fante. Cerise sur le gâteau, l'éditeur publiera aussi ses recueils de poésies (deux à ce jour, celui ci est le premier).

Ma précieuse sécurité nationale est préservée
par un monsieur à la voix douce persuadé que faire cramer
quelques centaines de milliers de bébés
c'est pas cher payé pour un indice de popularité de 58 %

La poésie ce n'est vraiment pas quelque chose que je lis habituellement mais l'extrait qui orne la quatrième de couverture (premier extrait de l'article) m'a convaincu de mettre la main au portefeuille (15 €).
Plus de 80 poèmes rédigés en vers libres ou Dan Fante aborde des thèmes familiers de ses romans, l'alcool, le sexe voir les deux en même temps.
Les poèmes qui m'ont le plus touchés sont justement ceux qui n'abordent pas ses deux sujets . Trop prévisibles et attendus à mon goût.
Ceux ou Fante fait partager au lecteur son monologue intérieur sont clairement au dessus du lot.
Dans ses poèmes autobiographiques, j'y ai découvert un type plus sensible que d'habitude, un homme faillible qui se demande si il est capable d'aimer réellement ou ses peurs de détruire le bonheur que lui apporte son récent mariage (ses problèmes avec l'alcool lui ont coûtés les précédents) .
Dans un autre registre mais tout aussi personnel, Dan Fante rend hommage à son père par deux fois puis à son frère dans un unique poème particulièrement cru.
Certains poèmes sont consacrés à ses amis/pères spirituels, Hubert Selby Jr, Jack Kerouac, décédés trop tôt des effets secondaires d'une maladie qu'il connaît trop bien (l'alcoolisme encore et toujours).
Ce recueil de poésies est un complément agréable aux romans de Fante et préfigure son autobiographie, actuellement en cours d'écriture.

Bon baisers de la grosse barmaid, Dan Fante, Traduit de l'anglais par Patrick Carrer, 13e note Édition [08/2009], Édition Originale : Sun Dog Press [2008], 220 pages

Cthulhu


Mon récent tag cinéphilique me donne une bonne excuse pour exhumer de mes brouillons cet article, vieux de six mois, consacré à une adaptation, un peu particulière d'une nouvelle de Lovecraft.


Cthulhu adapte librement, comme le Dagon de Stuart Gordon (Imdb) avant lui, Le cauchemar d'Innsmouth de Lovecraft. Contrairement au film de Stuart Gordon qui prenait des libertés avec le matériel original mais parvenait à en conserver l'esprit, Cthulhu, lui, parle de réinvention (dixit la jaquette du dvd) pour justifier les déviances de son scénario .
Il me faut faire tout d'abord une mise au point sur la production du film. Accrochez vous ça risque de ne pas être triste.

Cthulhu a été produit en 2007 par la société Régent (spécialisé dans les films pour la communauté gay) pour le compte de la filiale cinématographique de la chaîne Here (une chaîne américaine équivalente à notre Pink tv nationale). Maintenant un petit résumé :


Russel "Russ" Marsh un professeur d'université gay revient dans sa ville natale de Rivermouth (Orégon), pour accomplir les dernières volontés de sa mère. Pendant le repas qui suit la veillé funèbre,  une querelle, sur les moeurs sexuels et l'absence de descendance, éclate avec son père. Russel claque la porte de la demeure familiale et tente de se calmer au bar localavec une bière. Il est rejoint par son ami d'enfance. Entre les verres qui se succèdent, il entend parler des disparitions inexpliquées qui frappent les habitants de la petite ville. Tous les soupçons se tournent vers le culte de l'Ordre ésotérique de Dagon (ndC : sic !!), que dirige le père de Russel...

Même mon résumé, des 15 premières minutes du film, présente le film sous un jour trop intéressant alors je vais le dire clairement : Le film Cthulhu est un nanar. Voilà c'est dit.  Maintenant j'explique.


Grant Coswell réalise ici son premier film et ne s'en sort pas trop mal. Ses plans aériens sont de toute beauté et sa réalisation bénéficie de splendides décors naturels (photo 4). Le film a été réalisé avec un caméra numérique et cela se voit, la colorimétrie est particulièrement agressive et le montage du film fait se suivre des scènes à dominance rouge (très rouge), bleu (marine ou ciel fait ton choix lecteur), du orange (vraiment très orange). Une réalisation très moyenne mais acceptable (pour une petite production).

Le jeu des acteurs est un naufrage et varie du moyen à plat (une bonne majorité). Plat est un terme encore élogieux pour qualifié la performance de Jason "constipé" Cottle (Russel Marsh).
Dans les quinze premières minutes du film, Il est pourtant comique avec sa perruque en peau de ragondin (voir la photo 1 avant/après), mais hélas il finit par passer la tondeuse. Autre point comique son fond de teint "californien" visiblement appliqué à la truelle (là c'est dommage, je n'ai pas de photos, mais c'est affreux à voir).
La seule "actrice" à véritablement bien s'en sortir est Tori Spelling (photo 2 : Susan et Russel) Elle joue son rôle habituel de blonde qui veut mettre le héros dans son lit quitte à le droguer et le violer (pour la reproduction de l'espèce). Tori Spelling est d'ailleurs l'argument de vente du film en dvd. On ne parle que d'elle sur le dos de la jaquette.

De Lovecraft, on ne retrouve rien dans ce film à part les noms et le personnage de Zadok Allen (le vieux fou qui tente de prévenir le héros du danger). Le reste est du grand n'importe quoi, probablement écrit sous l'influence de poppers dans une backroom bruyante d'un bar miteux (ndC : oui c'est totalement gratuit mais je vous ferais remarquer que vous, vous ne l'avez pas vu le film !).

Le film est très soft sur le sang et le gore et préfère donner dans le mystérieux et le symbolique de supermarché (cadavres en pose christique et boule disco posé devant un miroir). Un bébé monstre apparaît pourtant lors d'une scène ou le héros est dans l'obscurité d'un souterrain mais comme il s'éclaire au flash de son appareil photo la présence du monstre "mignon" ne dure qu'un quart de seconde.
Probablement plus grave que le manque de respect au matériel original, au vue de l'orientation communautaire du film, les éléments de l'intrique "gay" sentent bon le remplissage d'un cahier des charges très visible : Russel est un fils à maman et il est proche de sa soeur (cliché !), il a du mal à parler avec son père (encore un cliché !), il a le béguin pour son ami d'enfance hétéro (comme c'est original !) et je vous épargne le pire.

Lors de sa sortie au cinéma en août 2008 (aux États-Unis uniquement, les français ont eu de la chance, ce film américain n'a pas débarqué...), le film à tenté de se vendre comme un film d'horreur, le public yankee ne s'est pas fait avoir et le film a été un four au box office.
Ce qui explique probablement que j'ai trouvé le dvd (Zone 1) en mai dernier à un prix bradé défiant toute concurrence (1 €). Le film ne sortira probablement jamais en France et pour une fois j'en suis content.

Pour les curieux souhaitant voir la bande annonce* : site officiel du film et son lien Imdb
(* Attention cette bande annonce contient des éléments susceptibles de choquer les plus sensibles d'entre vous)

Top 10 des réalisateurs américains en activité

Le 11 octobre dernier, j'ai de nouveau été tagué par un de mes confrères blogueurs. Il ne s'agit pas cette fois de parler de ma modeste personne, mais de réaliser un top 10 des réalisateurs américains ayant réalisé un film dans les dix dernières années. Comme je suis une forte tête de nature et que j'aime me démarquer, j'ai décidé de faire un top 10 (13 en fait) des réalisateurs oubliés des autres classements. Je remercie la personne responsable de mon tag Wade Wilson (son top des réalisateurs : ici) qui m'a permis de parler de certains de mes réalisateurs/films préférés et de mettre de jolies images (cliquables) sur mon blog.
Attention, un de mes acteurs fétiche se cache (très mal) dans ce classement, sauras tu le retrouver ami lecteur ?

Edit du 06/11/2009 : Correction des photos, de quelques fautes de frappes, d'orthographes, d'une grosse erreur de filiation (ok, j'avais bu !) et rajout d'un réalisateur en hors classement.



Hors classement : Edward James Olmos
J'avais en tête de le placer dans le classement dés le départ mais après vérification, il n'avait aucuns des critères requis.
Il est surtout un réalisateur de série télé (des épisodes de Miami Vice et Battlestar Galactica entre autres). Ce qui lui vaut une place dans ce classement, c'est son unique film : American Me (Imdb), littéralement Américanise moi (Sans rémission en vf). Film sur l'intégration raté, sur la prison, l'impossible réhabilitation et l'implacable  système judiciaire qui broie un individu sans discernement. Un premier film riche, tiré d'une histoire vraie qui m'a beaucoup marqué.



10 : William "Bill" Paxton
Bill Paxton doit sa dixième place à un visionnage récent, par votre serviteur, de son Frailty (Emprise en vf), son premier film. Frailty (Imdb)est un petit chef d'oeuvre de noirceur avec une portée religieuse qui a du faire s'évanouir ce bigot de Mel Gibson. Frailty raconte l'histoire d'un homme (Bill Paxton) qui reçot un ordre de Dieu lui demandant de tuer des démons ayant pris apparence humaine. Dans sa folie meurtrière, il entraîne ses deux jeunes fils adolescents. Le film a reçu un excellent accueil de la part de la critique américaine (sauf en France évidemment !) mais n'a jamais réussi à trouver son public. En 2005, Paxton réalise son second film sur un golfeur des années 30, de facture très classique et pétrit de bons sentiments, The greatest game ever played (Imdb).





9 : Denzel Washington
Encore un acteur réalisateur qui, lui aussi, n'a réalisé que deux films et comme William Paxton ses deux films sont inspirés d'histoires vraies. Denzel Washington s'est rendu compte avec le succès de Malcom X de Spike Lee (pour lequel il n'obteint pas l'oscar du meilleur acteur, le sujet du film étant trop racial pour les Oscars... Oscars rimant avec connards !) que les films pouvaient avoir une influence positive sur sa communauté. Ses deux films sont donc des films à caractères sociaux et raciaux, The great debaters (Imdb) raconte, dans les années 3O, la participation d'une équipe d'universitaires afro-américaine à un concours interraciales de débats, Antowne Fisher (Imdb), l'histoire d'un officier de la Navy obligé d'affronter son passé douloureux pour contrôler ses accès de violences.
J'ai bien aimé ses deux films qui malgré leurs messages positfs ne tombent jamais dans la facilité et la mièvrerie (le sujet d'Antowne Fisher est d'ailleurs particulièrement delicat).
Rien que pour ça Denzel Washington mérite d'être dans ce classement





8 : Brian Yuzna
Dans la vie d'un réalisateurs il y a des hauts et des bas. Brian Yuzna est pour l'instant dans le creux de la vague. Son dernier film, Beneath still waters (Imdb), est très moyen (je suis trop gentil !), Des monstres invoqués par un homme se prenant pour Aleister Crowley bouffent les habitants d'une petite ville. Brian Yuzna est pourtant capable de mieux comme Beyond re-animator (Imdb), troisième film inspiré par la nouvelle de Lovecraft (voir le numéro trois de ce top ^^) qui assume son humour gore de manière très décomplexée.
Il a aussi réalisé son équivalent de Terminator, un film de série Z du nom de Rottweiller (Imdb, oui oui un chien robot) tellement mauvais qu'il en est hilarant. Un réalisateur capable du meilleur comme du pire donc mais qui parvient à entrer dans ce top grâce à l'attente insupportable que me procure son prochain film House of re-animator le quatrième volet de la série (Imdb, sortie prévue en 2010).





7 : Spike Lee
J'aurais pu ne pas mentionner Spike Lee tellement ses deux derniers films sont passés inaperçus en France (et à juste titre, La 25th heure et She hates me sont merdiques) mais il mérite largement sa place ici pour tous ses films antérieurs (Do the right thing, Clockers, Malcom X etc). C'est pourtant pour un autre film qu'il est présent dans ce top : Bamboozled (The very black show en vf) (Imdb) qui raconte avec humour l'histoire d'un producteur de télé noir obligé de monter un show raciste pour se faire virer (avec Damon Wayans et Jada Pincket-Smith).
J'ai tellement aimé ce film que je l'ai commandé en dvd zone1.





6 : Sean Penn
Depuis son rôle dans Mystic River, j'ai envie de lui casser la figure (oui je confonds parfois réalité et fiction ^^) mais j'aime ses films. Son The indian runner (Imdb) avec Charles Bronson dans son dernier rôle et surtout  Crossing Guard (Imdb) qui raconte la vengeance d'un père sur le meurtrier de sa fille. Deux films jusqu'au boutiste que j'ai adoré, Into the Wild (Imdb) m'ayant lui, beaucoup moins marqué.





5 : Ethan et Joel Coen
Bien que j'ai apprécié leurs derniers films, Burn after reading (Imdb) et No country for old men (Imdb) ils ne m'ont pas donnés envie de hurler au génie. Les frères Coen sont présents dans ce top surtout pour leur filmographie passée (Fargo, Miller's crossing, The big lebowski, Blood simple, Barton Fink, The barber ) et la sortie en fin de cette année de leur dernier film A serious man (Imdb) que j'attends avec impatience et fébrilité.



4 : Albert et Allen Hugues
Encore des frères. Après s'être fait remarquer du grand public avec un honnête From Hell (Imdb), vu la densité du matériel original, le film s'en tire bien. Les réalisateurs de Menace II society (Imdb), un film qui a très mal vieilli, et de Dead Présidents (Imdb) (Génération sacrifiée en vf) un film en noir et blanc sur la guerre et ses conséquences. Les voilà qui s'apprêtent à sortir un film post-apocalyptique : The book of Eli (Imdb) avec Denzel Washington (en acteur principal et producteur) et Gary Oldman.
C'est dire à quel point ils sont éclectiques, les jumeaux Hugues et combien moi je l'attends leur Book of Eli.





3 : Stuart Gordon
Un grand barbu avec de l'embonpoint et des lunettes, non il ne s'agit pas de Georges "May the force be in your ass, fans" Lucas, mais de Stuart Gordon. Le seul et unique réalisateur ayant réussi des adaptations d'Howard Phillips Lovecraft au cinéma.
Le film Re-animator (imdb), produit par Brian Yuzna, lança sa carrière au cinéma er depuis il n'a plus cessé de touner des films de genre. Il a réalisé le sympathique Fortress (Imdb) qui aurait probablement été meilleur sans Christophe Lanbert. Space truckers (Imdb) un petit film de SF génial, injustement méconnu (mais qui a beaucoup vielli) et jamais sortit en dvd en France (je possède le dvd zone1). Après ses deux tentatives dans le genre Sf, il revient à Lovecraft en adaptant librement Le cauchemar d'Innsmouth au cinéma (Dagon Imdb) et pour lpour le compte de la série tv Master of horror (Imdb) en 2005 Dreams in the witch house (Imdb), une adaptaton fidèle de la nouvelle de Lovecraft La maison de la sorcière, et en 2006 Black Cat, d'Edgar allan Poe (Imdb) ou il retrouve son acteur fétiche Jeffrey Combs*

*Pour la petite histoire et pour faire mon malin, je tiens à préciser que l'autre acteur fétiche de Stuart Gordon, Ezra Godden (Dagon et Dreams in the witch house) est le jumeau de Jeffrey Combs en plus jeune.





2 : James Mangold
J'ai découvert James Mangold avec Copland (Imdb) le seul film ou Stallone arrive à être émouvant. Ce que j'ignorais c'est qu'avant Copland il avait réalisé un autre film que j'avais aimé : Girl, interrupted (Imdb) avec la jolie Winona ryder et Angelina "Pitt" Jolie dans un rôle gentiment trash. Depuis ses deux films, il a réalisé Identity (Imdb), un Walk the ligne (Imdb) avec un Joaquim Phoenix en état de grâce et un remake très moyen de 3h10 pour Yuma (Imdb) plombé par des erreurs de casting (Le bovin Russel Crow en remplacement de Glenn Ford est une honte, Christian Bale, lui est parfait)





1 : Keenen Ivory et Damien Dante Wayans
La famille Wayans est depuis deux générations dans le milieu du cinéma et de la télé, Keenen Ivory et son neveu Damien Dante (il est le fils d'une de ses soeurs, madame Wayans ayant eu 10 enfants).
Les Wayans ont commencé par conquérir la télé avec une émissions inspirée du Saturday night live version black In Living Color (Imdb). L'émission n'obtint pas un grand succès d'audience, mais devint culte dans la communauté noire américaine.
Dans cette émission, les frères Wayans tenaient tous les rôles devant et derrière la caméra. Une habitude qu'ils ont garder de nos jours pour le cinéma ou la télé. Certains furent vite repérés par le cinéma notamment Keenen (et dans une plus grande mesure Damon, Marlon et Shawn). En 2000, Keenen réalise Scary movie (Imdb) et en 2001 sa suite Scary movie 2 (Imdb) . Malheureusement le second opus est un four au box office (les spectateurs sont des cons ! ^^) et Keenen est viré de la production du troisième opus.
En 2004, il revient avec White Chicks (Imdb) un remake à peine caché de Certains l'aiment chaud (en version black).  une de mes comédies préférées et de loin. Je suis très content de vous apprendre qu'une suite, White Chicks 2 est en production.

Damien Dante est contrairement à Keenen un habitué des salles obscures, son premier film va sortir en France, le 28 octobre prochain (je lui prédis déjà une entrée fracassante dans le top 3 des films du blog Millenium visions ^^ ). Il a fait ses début en réalisation sur la série télé de son oncle Damon, My wife and kids (Imdb) (Ma famille d'abord en vf)
Dance Flick (Imdb) (Dance movie en vf) son film suit la ligne des films parodiques type Scary Movie et se moque méchament des films de dance idiots sorties ses dernières années au cinéma.


C'est normalement mon tour de tagué un autre blogueur, mais je préférerais, plutôt que de nommer arbitairement un innocent blogueur, que ceux qui le désirent et qui passent par ici reprennent ce tag volontairement.
Que les volontaires se désignent dans les commentaires, je me ferais un plaisir de mettre un lien dans cet article menant vers leurs blogs.

L'Arbre d'Halloween

"Lorsqu'ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies
ne savent rien de ce qui les attend... Commence un fabuleux voyage dans l'espace et le temps... Une quête fantastique et poétique des origines d'Halloween..."
Extrait du quatrième de couverture.


Un livre de circonstance qui traîne dans mes brouillons depuis près d'un an.
Ray Bradbury est l'un des plus grands auteurs de science fiction et j'avais envie de lire livre de lui un peu en marge de ses classiques (Fahrenheit 451 et autres chroniques Martiennes) et si possible un peu méconnu du grand public.
La chose est faite avec L'arbre d'Halloween

"Tout à commencé quand ? En Egypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l'anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d'années plutôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là ou d'étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame ?"
Extrait du quatrième de couverture.

J'ai aimé cette histoire gentillement macabre qui m'a beaucoup rappelé le film L'étrange Noel de monsieur Jack.
Malgré de longs passages descriptifs et un alibi scénaristique facile (les gamins se perdent chacun à leurs tours dans le temps pour permettre à l'auteur d'expliquer un aspect historique d'Halloween). L'histoire se suit agréablement et même si je n'ai rien découvert sur Halloween que je ne connaissais pas déjà, l'ouvrage reste un bon moyen d'apprendre en s'amusant d'où proviennent les traditions de cette fête (les bonbons, les farces et les costumes).
Une lecture de saison, agréable sans plus, que je recommanderais à ceux qui veulent découvrir Halloween sous un jour nouveau.


L'arbre d'Halloween, Bradbury Ray, Traduit par Alain Dorémieux, Collection Point Virgule[2001], Editions du seuin [1994], Titre original The Halloween Tree, Edition originale [1972]

Rafael, derniers jours



"Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des Etats-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de Snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s'appellle Rafael et il n'a plus que trois jours à vivre... "
Résumé du quatrième de couverture




"Tu vas voir Gregory Mcdonald c'est génial ; tu vas aimer" me prédisait avec insistance un ami... Oui et bien il faut se méfier de ses amis. Ils ont parfois de drôle de lectures.

Gregory McDonald est un journaliste écrivain comme il y en a temps, son domaine de prédilection est le polar, bien qu'il ne dédaigne pas le roman noir, ce Rafael, derniers jours fait partie de la seconde catégorie (selon mes critères). Dans les pays anglo-saxons, il est surtout connu pour sa longue série de polars ayant pour héros le détective Fletcher (dit Flech).
En France, son cas est un peu différent, car seul ce livre est actuellement traduit (première traduction en 1996) et depuis plus rien. Sa série Fletch a été traduit il y a 20 ans (chez 10/18) mais n'a jamais été rééditer depuis. Rafael, derniers jours à quand même permit à son auteur de gagner en France le trophée 813 (?) et de se faire un peut connaître dans notre beau pays (mais visiblement pas assez pour retraduire et republier ses polars).
Un film a été tourné d'après le livre : The Brave avec Johnny Depp dans le rôle titre (Imdb).

"Ce roman américain est, en pesant les mots un très grand livre. (...) Ce roman Brûle les boyaux. Il est à lire d'un seul trait. Et d'urgence."
André Rollin, Le canard enchaîné


"Ce roman vous clouera sur place et déclenchera dans votre tête un hurlement qui ne s'achèvera pas avant la dernière page tournée."
France-Soir


Une jolie couverture et une quatrième de couverture qui en rajoute dans les superlatifs... je me suis fait avoir comme un bleu.
Rafael, derniers jours prétend redonner une dignité à un population pauvre (le héros est issu de la population White Trash américaine (?) et bien ce n'est pas le cas.
C'est même plutôt l'inverse, jamais je n'ai compatis avec la situation tragique de Rafael, tellement l'auteur donne dans le misérabilisme et accable son pauvre personnage jusqu'à l'écoeurement (le mien en tout cas). Pire Gregory Mcdonald cache mollement l'aspect christique de son personnage qui tel Jésus Christ, subit le délit de faciès, l'incompréhension de l'homme de la rue, l'acharnement des autorités et la trahison d'un être proche.
Le traitement manichéen de ses personnages est lui aussi risible (les gentils sont pauvres, les autres, ceux qui ont-un-travail sont méchants et racistes). Il y aussi dans ce livre, un discours sous jacent très condescendant envers la pauvreté et ses victimes qui m'a mis très mal à l'aise.
Un livre à éviter donc.

Rafael, derniers jours, Gregory Mcdonald, Traduit Jean-François Merle, Édition 10/18 [2005], Titre original The Brave, Édition originale [1991], 191 pages.