L'étrange histoire de Benjamin Button

Le nouveau film de David Fincher vient de sortir au cinéma et c'est une adaptation d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, ce nom ne vous dit peut être rien mais il est l'auteur de Gatsby le magnifique.
Ce minuscule recueil sortit opportunément pour la sortie du film contient la nouvelle éponyme et pour le compléter, l'éditeur a rajouté un diamant gros comme le Ritz, une nouvelle tirée d'un recueil du même nom.
Après la lecture de la nouvelle, je peux vous affirmer que le film prend des libertés bienvenues avec l'originale.

L'étrange histoire de Benjamin Button [1921] : Le 16 septembre 1860, l'hôpital de Baltimore est en émoi, Benjamin Button vient de naître. Benjamin n'est pas un bébé comme les autres, Benjamin a le corps et l'intellect d'un homme de 70 ans (ne me demandez pas comment il est sortit du ventre de sa mère, ni comment la pauvre femme a réussit à survivre à la chose, Fitzgerald n'entre pas dans les détails =) ). La honte envahit les Button, comment ont-ils pu mettre au monde un enfant ridé et sénile, que vont dire leurs amis, comme pour conjurer le sort, ils lui offre des cubes et des soldats de plombs au grand désarroi de benjamin qui préférerait qu'on ne le traite pas comme un enfant. Les années passant, Benjamin rajeunit et tente de vivre une vie normal mais à l'envers.

Cette courte nouvelle parle, avec peu de subtilité, de la vie de son personnage principal. Le personnage de benjamin est tourné en ridicule par l'auteur presque à chaque page, le comble revenant a sa famille qui le rejette et le maltraite. Les évènement s'enchaînent dans l'indifférence et l'ennui n'est pas loin. Fitgerald a écrit de bien meilleures nouvelles et romans que cette histoire somnifère, en conclusion, allez voir le film !

Un diamant gros comme le Ritz [1922] : John Hunger, fils d'un notable de province est étudiant dans l'université la plus sélect des États Unis. il a été invité pour les vacances d'été dans le manoir de son ami Percy Washington, fils de l'homme le plus riche du monde. La richesse des Washington est un secret bien gardé et pour le préserver des convoitises, la famille a pour habitude de faire disparaître définitivement leurs invités. John va se laisser grisé par le mode de vie des Washington et son luxe ostentatoire. Son amour pour la jeune Kismine, soeur cadette de Percy, et sa peur de mourir vont l'obliger à s'enfuir.

Une bonne nouvelle, un brin moral sur la richesse et son impermanence. Le luxe décrit par Fitzgerald est de très mauvais goût dans son exagération, pire la richesse des Washington leur permet de se soustraire à la loi et de maintenir leurs serviteurs noirs en esclavage. Vous l'aurez sans doute compris, cette nouvelle à la limite du fantastique permet de ne pas regretter l'achat de ce recueil.

L'étrange histoire de Benjamin Button, F.Scott Fitzgerald, Traduit de l'américain par Dominique Lescane, Éditions Pocket [2008], 118 pages.

Aucun commentaire: