Autour d'un livre

Je viens d'être tagué par Vance qui me propose de répondre à un petit questionnaire sur le thème du livre.
Je me plie donc volontiers à cet exercice.


- Plutôt corne ou marque-page ?

Marque page ! Je suis un peu maniaque en ce qui concerne mes livres, j'aime les conserver le plus longtemps possible dans un état quasi neuf. J'en veux pour preuve ma collection de comics (vo et vf) datant parfois d'une trentaine d'années que j'ai glissée dans des pochettes plastiques pour qu'il soit à l'abri du temps. Autre exemple la série Nausicaä (première édition) que j'ai "Magic coverisé" pour pouvoir les relire jusqu'à plus soif. Cela semble un brin obsessionnel mais en réalité il m'arrive parfois de revendre ou d'échanger avec des collectionneurs d'anciennes éditions au profit d'éditions plus réce ntes et dans ce cas là, je suis bien content de cette petite maniaquerie. Pour en revenir au marque-page, les miens ne sont rien d'autre que des marque-pages publicitaires trouvé dans les librairies ou plus simplement n'importe quel bout de papier qui me tombe sous la main (facturette de cb, ticket de cinéma...)

- As-tu déjà un livre en cadeau ?

Oui, beaucoup quand j'étais plus jeune, maintenant un peu moins, récemment pour mon anniversaire, un livre et des comics en vo.

- Lis-tu dans ton bain ?

Je suis plutôt un adepte de la douche donc non.

- As-tu déjà pensé à écrire un livre ?


Non jamais, ma seule expérience dans le domaine est l'écriture de scénarios à l'époque ou j'étais rôliste et rien d'autre.

- Que penses-tu des séries en plusieurs tomes ?

J'ai un sentiment ambivalent, je suis à la fois toujours content de retrouver des personnages familiers et de pouvoir continuer à suivre leurs aventures mais aussi très nerveux de découvrir une nouvelle histoire qui n'est peut être pas à la hauteur des précédentes. Je préfère généralement les séries courtes, comme les trilogies aux séries trop longues et qui connaissent souvent des baisses de qualité d'un volume à l'autre. Quelques exceptions : Le cycle de Dune (Franck Herbert) et bien qu'il me reste quelques volumes à lire Les hérauts de Valdemar (Mercedes Lackey). Je ne place pas les séries de polars ou dérivées de séries télé dans la même catégorie car les personnages évoluent peu et les aventures sont généralement en un volume et se suffisent en elles même.




- As-tu un Livre Culte ?


J'en ai plusieurs, Dragon Rouge (Thomas Harris), Manitou (Graha Masterton), DIx petits nègres (Agatha Christie) et beaucoup d'autres, j'ai énormément de mal à choisir. Je vais donc botter en touche et citer Beyond the Mountains of Madness, une campagne pour le jeu de rôle l'Appel de Cthulhu pour ce que ce supplément représente pour moi, un crève coeur et un échec. Il s'agit d'une grande campagne de scénarios (dix neuf au total) faisant suite à la nouvelle d'Howard Phillips Lovecraft, The Mountains of Madness (Les montagnes hallucinées en vf) et se déroulant trois ans après la nouvelle.
Les montagnes Hallucinées raconte l'histoire d'une expédition en antarctique qui tourne mal, dans BtMoM les joueurs forment une nouvelle expédition pour réussir là ou la précédente a échouée.

Le supplément est énorme (+ de 400 pages, grand format et uniquement en vo) et les scénarios demandent une grande implication du maître du jeu et une implication toute aussi importante des joueurs (prises de notes obligatoires, réflexions avant d'agir et surtout bloquer 19 soirées plus ou moins consécutives pour rester dans l'ambiance). Dans mon cas, c'est là ou mes joueurs ont dit stop, il y avait d'autres jeux de rôles à essayer, certains plus tendance ou plus récents (l'Appel de Cthulhu est un des plus vieux jeu de rôle avec Donjons et Dragons) et pour ma plus grande horreur d'autres campagnes à mener (et pas forcement plus courtes), j'ai fais beaucoup d'efforts les mois suivants pour ne pas être aigri =). J'ai donc remballé mon gros bébé que je le relis de temps en temps avec regrets et nostalgie.
- Message personnel à l'intention de mon ancien groupe de jeu de rôle - Elle est drôlement bien cette campagne, bande de salopards, je vous maudit jusqu'au dernier membre de votre descendance ! (j'ai dit que je n'étais pas aigri mais je n'ai pas parlé de la rancune, que j'ai fort tenace d'ailleurs ^^)

- Aimes-tu relire ?

Oui mais avec modération, il faut savoir aller de l'avant.


- Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l'on a aimés ?

J'ai rencontré une fois Graham Masterton lors d'un séance de dédicaces. J'avais 16 ou 17 ans, je venais de sécher les cours pour monter sur Paris (j'avais obtenu une invitation en harcelant téléphoniquement le directeur de collection chez Pocket ^^). J'avais réviser mon anglais les semaines précédentes, préparant des questions qui me semblait essentielles et le jour J arriva avec le moment T tant attendu. Moi devant Graham Masterton, le type dont je lisais les livres depuis mes onze ans et rien... mais alors rien, nada, pas un mot en anglais, ni en français ne sortait de ma bouche... rien. Je serrais mon livre acheté pour l'occasion, regardant d'un oeil torve le punk à la crête jaune présent dans la salle (son fils), tétanisé et rougissant d'émotion, je tendis mon livre a mon monstre sacré, je murmurait mon prénom à l'interprète présente (sa femme je crois) et c'est tout. Maintenant j'en rigole mais à l'époque, à la sortie de la séance de dédicaces j'avais envie de me mettre des claques =)

- Aimes-tu parler de tes lectures ?
Non (attention cette réponse est ironique !)

- Comment choisis-tu tes livres ?
Une jolie couverture, une quatrième de couverture accrocheuse, au détour des rayonnages d'une librairie ou d'un site de vente en ligne. Un peu au hasard en fait

- Une lecture inavouable ?
Pas vraiment je lis un peu de tout je suis très éclectique et j'assume mes lectures (voir Brokeback Mountain)

- Des endroits préférer pour lire ?
Allongé sur un canapé ou sur mon lit, parfois engoncé dans un gros fauteuil en cuir de préférence.

- Lire et manger ?
Manger non par contre un café bien noir ou mon habituel Earl Grey bien chaud (oui c'est mon thé préféré comme le capitaine Picard ^^)

- Livres empruntés ou Livres achetés ?
J'emprunte rarement et j'achète souvent (généralement des poches car c'est moins cher)

- As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ?

Non mais je reporte souvent la lecture de la fin d'un livre à plus tard pour en commencer un nouveau.
J'ai actuellement 5 livres en lecture parallèle (3 genres différents)


- Tu tagues qui ?

Les Illuminati
Pour soutenir le tag de Vance au cas ou l'un d'entre eux tenterait d'esquiver.
Dr Strangelove
Parce qu'il m'a conseillé des livres et que je suis curieux d'en savoir plus
Il Gatto del Rabbino
Pour qu'il ait de quoi faire vivre son blog pendant encore un billet et parce que ça m'intéresse (oui je suis de la police ^^)
Geoffrey
Parce qu'il a des goûts varié et actuels et que je suis curieux
The Civil Servant
Parce qu'il habite pas loin de chez moi et qu'il a conseillé un livre, sur son blog, qui a beaucoup plu à la personne à qui je l'ai offert.

- Pourquoi ?
Je crois l'avoir dit plus haut, je suis curieux ^^

Brokeback Mountain

Tout le monde connaît l'adaptation cinématographique de cette nouvelle d'Annie Proulx, mais ce que vous ignorez probablement c'est que cette nouvelle faisait partie d'un recueil, aujourd'hui épuisé, les pieds dans la boue.
Grasset l'éditeur a eu l'idée incongrue de rééditer la nouvelle pour profiter de la notoriété du film mais pas le recueil. Cette nouvelle est vendue en librairie a un prix de 9€ pour 94 pages (ou offerte avec l'édition director's cut du film).
Le recueil, Les pieds dans la boue, lui, se trouve, encore en occasion pour bien moins cher (3 ou 4€).
Je suis partial en ce qui concerne les livres d'Annie Proulx, c'est une auteure américaine que j'adore. Cette histoire d'amour entre hommes est une réussite et possède une ambiance bien différente de celle du film éponyme. Je vous recommande de vous rendre sur le très bon blog Tepepa - Westerns et de lire son article sur le film Le secret de Brokeback mountain qui donne un bon aperçu du film.


Jack Twist et Ennis Mar, deux ouvriers agricole, sont engagés pour garder des moutons à Brokeback mountain dans l'état du Wyoming. L'un est un beau parleur, l'autre un introverti, mais tout deux sont des paumés qui traînent derrière eux les bagages d'une vie qui ne les a pas épargnés. Après un dîner bien arrosé, ils finissent par partagent le même sac de couchage et beaucoup plus... Quatre ans plus tard, tout deux sont maintenant mariés avec femme et enfants et semblent heureux, mais le souvenir de cet été à Brokeback mountain continu de les hanter. Jack finit par reprendre contact avec Ennis pour le meilleur et peut-être le pire.

Comme je l'ai dit plus haut le film Le secret de Brokeback mountain(Imdb) adapte au cinéma la nouvelle d'Annie Proulx en changeant certaines choses et en rajoutant d'autres à commencer par le narrateur, là où le film raconte l'histoire en faisant un parallèle sur les vies familiales des deux hommes, les plaçant sur un pied d'égalité. L'histoire de Brokeback mountain, elle, est racontée du point de vue de Ennis Del Mar et les rares scènes de famille ne concerne que la sienne. Autre changement notable, celui du déroulement de l'histoire, la nouvelle débute par la fin du film puis le suit jusqu'à sa conclusion. La principale différence du film comparé à la nouvelle (ou l'inverse) provient surtout de son ambiance, le film avec ses jolis paysages, ses beaux acteurs et ses ellipses très commodes (pour éviter de montrer les choses clairement) caresse les cinéphiles et le grand public dans le sens du poil. Annie Proulx, elle, ne fait pas dans la dentelle avec son lecteur et dit haut et fort ce que le film ne fait que sous-entendre, elle le verbalise, le martèle dans son récit, l'homosexualité de ses deux personnages importe peu, seul compte le monde rural dans lequel ils se débattent et la menace, toujours tangible, qui est sur le point de les broyer. En bref, Brokeback mountain propose une histoire similaire au film Le secret de Brokeback mountain mais avec un traitement sans concessions pour son lecteur.

Brokeback mountain, Annie Proulx, Traduit par Anne Damour, Édition Grasset [2006]
, Édition originale Dead Line [1999], 94 pages.

La petite écuyère a cafté

Quand deux adolescents de la bonne société de Dieppe se suicident, menottés aux rails, en se laissant écraser par un train, tout le monde est horrifié. Il n'y a que Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, pour ne pas trouver ça "normal". Alors comme d'habitude, en dillettante, il va y voir de plus près. Et ce qu'il va trouver, le long des blanches falaises bordant la manche, ce n'est pas vraiment la paix des familles...

Je vous en parlais dans mon article sur Spinoza "honore" Hegel, voici le premier volume de la série du poulpe.

Le poulpe est une série de polars mettant en scène Gabriel Lecouvreur, un sdf paranoïaque aux idées libertaires qui résout des enquêtes avec des méthodes peu orthodoxe. Il lui suffit de lire un fait divers curieux dans son journal du matin, au comptoir de son café parisien préféré, Au Pied de Porc à la Sainte-Scolasse (?), pour qu'il parte mettre son nez dans une affaire. Gabriel Lecouvreur dit le poulpe en raison de ses bras prétendument trop longs, est plus proche d'un chasseur de prime que d'un banal détective amateur. Il résout des crimes par pure curiosité ou pour faire enragé son ami Gérard (le patron du Au Pied de Porc...) et une fois le mystère résolut, il en profite pour se faire payer de manière pas toujours honnête (vol, chantage...). Bien qu'il ne possède aucune légitimité pour mener ses enquêtes et aucun ami dans la police qui pourrait lui servir d'alibi. Il possède un réseau d'amis conséquent, tous des personnages haut en couleurs, qui comme lui filoutent avec la loi, lui fournissant informations, cachettes, armes en tout genre et fausses cartes d'identités. Ses méthodes directes surprennent toujours, rien de plus facile pour lui que d'obtenir un rapport d'autopsie, par exemple, en tabassant le médecin légiste. Avec ce genre de méthodes, le poulpe préfère logiquement éviter la police.

Les amateurs de polars minutieux et subtils ou chaque élément est décortiqué seront forcement déçus par la série du poulpe, les autres, ceux qui recherchent des polars légers qui ne se prennent pas trop au sérieux seront aux anges. La petite écuyère a cafté est le premier volume de la longue série du poulpe (plus de 250 livres/bandes dessinées/et un film (imdb), il pose donc les bases de la série et présente les personnages récurrents qui gravitent en permanence autour du personnage du poulpe, Cheryl la coiffeuse/petite amie du poulpe avec qui il entretient une union libre, Pédro l'imprimeur anarchiste et meilleur ami du père du Poulpe, Gérard et Maria les propriétaires du "Pied de Porc...". Autre tradition dans cette série de polars, le titre sous forme de jeu de mots et l'auteur différent d'un volume à l'autre. A l'époque ou Pouy dirigeait la collection du poulpe, il avait la réputation de ne jamais lire les manuscrits et de les publier tel quel, ce qui donna une énergie inventive à la série mais aussi une qualité inégale. Pour ce premier volume, Gabriel Lecouvreur se voit confronter à un commando anti-IVG catholique, à la bourgeoisie de province et à la l'extrême droite en général, des cibles que Jean-Bernar Pouy en bon soixante-huitard de gauche ne pouvait pas rater, non ce n'est pas une critique ! La série a beau avoir moins de quinze ans, le premier volume est parut en 1995, elle a sérieusement vieillie et semble marquée par une époque qu'elle n'a pas connue, les années quatre-vingts voir soixante dix, oui moi aussi, je trouve ça curieux et je n'ai pas d'explication.
Si l'ambiance typiquement française avec ses références ses clichés et son argot ne vous dérange pas la série du Poulpe est clairement faite pour vous et si en plus, vous aimez les ambiances un peu désuètes c'est parfait.

La petite écuyère a cafté, Jean Bernard Pouy, Éditions Baleine [1998], 160 pages.

Star Trek Countdown


Pour des raisons techniques (maudit pc !), je ne peux vous proposer le deuxième tome de la série Star Trek New Frontier.
Pour me faire pardonner, je vous propose la préquelle du récent film Star Trek.
Attention cet article contient de petits spoilers sur le film.


Ce tpb ne sortira jamais en France, une cruelle vérité qui cache un malaise. Celui de la France et de la franchise Star Trek.
En France Star Trek c'est ringard, la faute à une tardive diffusion télé (la série des années soixante) et une obscure diffusion des séries Star Trek modernes sur le satellite (toutes les autres). Je vous épargne les blagues sur les pyjamas et les oreilles pointues que j'ai vu refleurir depuis la mise en branle de la promo du film. En France, Star Trek c'est synonyme de la série classique avec Shatner, Nimoy et Kelley et puis c'est tout.
C'est probablement pour cette (mauvaise) raison que ce trade paperback n'a jamais été traduit en France et ne le sera jamais.
Une autre raison possible serait que les éditeurs de comics français ne veulent pas prendre de risques, mais ce n'est évidemment pas leur genre n'est-ce pas ?.
Pour traduire des comics de super héros ou la dernière "arto-pédophilerie" d'Alan Moore, ça, il y a du monde, mais pour ce "tout petit"
Star Trek Countdown, personne. Oui je suis aigri ! ^^

Ce Star Trek Countdown a t'il vraiment autant d'importance ? Je répondrais oui, car il comble les zones laissées obscures par le scénario du film et approfondit l'histoire de Nero.
Nero, méchant charismatique du film est le grand gagnant de cette série de comics, il devient grâce à cette préquelle une figure tragique, un homme poussé dans une folie meurtrière par une souffrance insupportable
Commandée à l'origine par les scénaristes du film, Roberto Orci et Alex Kurtzman, cette série de quatre comics (publiée durant les quatre mois qui précédèrent la sortie du film,) a été écrite par Tim Jones et Mike Johnson deux scénaristes peu expérimentés dans ls comics, Johnson a travaillé chez DC pour la série Superman/Batman et Jones n'a pour seul fait de gloire qu'un scénario pour la série télé de Bruce Campbell : Jack of all trades (Imdb).
Star Trek Countdown a en outre un autre objectif, celui de rattacher de manière officiel le film de J.J. Abrams au dernier film de la franchise en date, le contesté (et à juste titre)
Star Trek Nemesis (imdb).
Il a ainsi le rôle de passeur de témoin entre deux castings cinématographiques, comme ce fut le cas en 1994 pour le film
Star Trek Génération (imdb) ou l'équipage de la série originelle laissait sa place au cinéma à celui de la série Star Trek the next generation.

Huit années se sont écoulées depuis, les évènements de Star Trek Nemesis, la Fédération a conclu une trêve fragile avec l'empire Romulien et un semblant de démocratie semble enfin régner sur Romulus. Profitant de ses temps de paix, Un ambassadeur vulcain à élu domicile sur Romulus, Spock, lui qui a longtemps rêvé de créer des ponts culturels entre Romulus et Vulcain, son rêve est sur le point de se réaliser.
Pourtant, aujourd'hui l'heure est grave, l'étoile principale d'un système solaire voisin est sur le point de se transformer en supernova, l'étoile Horbus en se transformant provoquera une explosion titanesque engloutissant les systèmes solaires voisins, y compris celui de Romulus.
Une équipe de mineurs Romuliens assiste à des explosions préliminaires
de l'étoile Horbus et manque de peu d'y laisser leurs vies. Heureusement leur jeune capitaine, un certain Nero, décide de sacrifier la plateforme minière sur laquelle ils travaillaient pour que l'équipe de mineurs puisse avoir le temps de s'enfuir. Le capitaine Nero de retour sur Romulus décide de prévenir le sénat romulien de ces évènements. Nero découvre avec surprise qu'un vulcain l'a déjà précédé (devinez qui ?). Le sénat ne semble pas prendre cette menace au sérieux, Néro tente bien de défendre l'argumentation de Spock, mais en vain. Seule solution agir dans le dos du sénat et avoir recours à une technologie vulcaine ainsi qu'à un minerai précieux et rare le decalithium. Première étape aller sur Vulcain demander l'autorisation d'utiliser cette technologie, ultra secrète, permettant de créer des trous noirs artificiels, d'après la théorie de spock, cette technologie permettrait de contenir l'explosion de l'étoile Horbus.

Nero propose à l'ambassadeur Spock de l'accompagner en tant que représentant romulien.
Spock contacte alors son vieil ami, l'ambassadeur terrien sur Vulcain, Jean Luc Picard, lui-même contacte le nouveau capitaine de l'enterprise, l'androide Data
. C'est donc entouré de son équipage de mineurs et l'entreprise et ses figures de légendes que Nero fait route vers Vulcain. Là-bas, la situation est plus complexe que prévue, le conseil Vulcain refuse de préter sa technologie "sensible", de peur de la voir voler par les Romuliens. Spock ne désespère pas de convaincre le conseil mais, Nero, lui, s'impatiente. La nouvelle tombe comme un couperet, l'étoile Horbus est devenue une supernova, plus rapidement que prévue, Romulus est perdu. Nero dans une tentative désespérée de sauver sa femme et son fils à naitre retourne à bord de son vaisseau et met le cap sur Romulus. Il arrive trop tard, elle explose sous ses yeux, la seule pensée qui le traverse est la perte de sa femme et son enfant. Lui, le mari aimant, le patriote devient un apatride, un des derniers survivants d'une espèce menacée. Une haine le submerge, une haine qui cherche des responsables ...

Scénaristiquement ce Star Trek Countdown est une réussite, à la fois simple, accessible pour un public non averti et multipliant les caméos de personnages connus pour les fans. Pour des quasi-débutants Tim Jones et Mike Johnson s'en sortent avec les honneurs. Mon principal doute concerne les dessins et la colorisation de David Messina, le dessinateur italien, lui aussi un quasi-débutant, surtout connu pour sa participation au comics de Joss Whedon, Angel (chez IDW). La qualité des dessins de ses dessins est irregulière, tantôt magnifiques, les illustrations de début de chapitres notamment, tandis que certaines cases sont de qualitées moindre et assombries éxagérement. Je reconnais que son travail n'a pas du être facile, surtout pour les visages, Spock devait ressembler à Leonard Nimoy et je ne parle pas des personnages de tng, en ce qui concerne ce point précis il s'en tire très bien (son data semble avoir prit vingt kilos mais il est bien reconnaissable).
Malgré ces petits défauts, ce tpb est indispensable pour les fans du film et je le recommande chaudement, mais je suis partial ^^

Star Trek Countdown, D'après le scénario original de Roberto Orci/Alex Kurtzman, Scénario Comics : Mike Johnson/Tim Jones, Dessin David Méssina, IDW Publishing, 100 pages

Home le livre




Si Home, le film est un voyage, Home le livre est un guide


Je ne ne suis pas un grand fan du travail photographique du nouveau chantre de l'écologie, Yann Arthus-Bertrand.
Mais force est de constater que son film est une réussite populaire aussi bien qu'esthétique. Après sa diffusion en simultanée sur France 2, You Tube et au cinéma, il était presque logique qu'un livre, au moins un recueil photographique sorte.
Il aurait été facile de sortir un livre gadget, noirci d'un discours écologique culpabilisateur et pointant du doigt des évidences. Heureusement pour ceux qui dépenseront les 18 € de ce livre, il a été pensé plus intelligemment et tente de palier les quelques défauts du film.

Home le film possède un gros défaut, à mon humble avis, celui de survoler les problèmes écologiques sans en approfondir aucuns. Home le livre est sortit en librairie pour palier à ce problème et le revendique haut et fort sur la quatrième de couverture.
Le livre se compose d'une dizaine de chapitres consacrés à différents problèmes environnementaux : réchauffement climatique, Villes, Forêt, Eau, l'Agriculture, etc.
Les pages de gauche de Home présentent chacunes une synthèse sur un problème spécifique s'accordant au thème du chapitre dans laquelle elle se trouve, exemple pour la Forêt : sylviculture, l'arbre et la forêt, usages et ressources, déforestation... . Les synthèses présentent aussi bien problèmes que solutions possibles donnant au livre un équilibre certain.
Toutes les synthèses sont illustrées par une photographie de Yann Arthus-Bertrand (plus de 80 en tout) sur les pages de droite et illustrent parfaitement les synthèses des pages gauche. les photos sont tirées de Home (le film) et possèdent chacunes une légende explicative sur ce qu'elles illustrent, un très bon point pour ceux qui ont vu le film et qui ont pestés sur la voix off qui oubliait de commenter les images à l'écran (ou alors je suis peut être le seul !).
Des graphiques sont aussi présents dans le livre pour donner quelques chiffres et pourcentages intéressants et accessoirement séparés les chapitres.

Le livre Home est un bon livre, très accessible, à conseiller principalement aux fans du film et à leurs progénitures qui y apprendront beaucoup de choses. Les autres, ceux que la cause écologique intéressent et sont déjà bien informés, peuvent y jeter un coup d'oeil, voir se le faire offrir, ils n'apprendront pas grand chose mais posséderont un bon livre de synthèses.
Malgré toute sa bonne volonté ce livre présente un petit défaut, il lui manque une bibliographie mais je pinaille sûrement.
Quelques mauvais esprits diront que sortir un livre n'est pas très écologique (moi le premier) surtout qu'il arbore un joli papier glacé (photos oblige) et bien ils se trompent, ce livre est fait à partir de 60% de papier recyclé ce qui lui donne un impact écologique bien moindre qu'un autre livre imprimé sur papier glacé non recyclé.

Pour connaître un avis critique sur le film-documentaire de Yann Arthus-Bertrand, je vous envoie sur l'excellent blog Millenium Visions et sa non moins excellente critique du film Home, ici.
Tout les droits d'auteur de ce livre seront intégralement reversés à l'association Good Planet, fondée par Yann Arthus-Bertrand pour sensibiliser le public à la cause environnementale.

Home, Collectif d'auteurs, Editions de la martinière [06/09], 190 pages