Appel du pied

"Au lycée, je me parle toute la journée à moi-même dans ma tête, c'est pour ça que le monde est devenu si lointain."
Extrait (page 85)

Cela faisait six mois que je n'avais pas publié un avis sur un roman japonais avec des lycéennes japonaise et ça me manquait un peu =) .
Le dernier roman japonais dont j'ai parlé était Install, écrit lui aussi par Wataya Risa.
En 2003, "Appel du pied" à remporté l'équivalent japonais du Goncourt en même temps qu'un autre livre Serpents & piercings . Bien que les deux livres possèdent de nombreux points communs, le sujet de l'adolescence en manque de repères et l'âge de leurs auteures respectifs (toutes deux 19 ans en 2003), le prix Akutagawa a récompense deux livres aux ambiances diamétralement opposés.

Hasegawa vient de rentrer au lycée et découvre que les règles de la vie ont changées, sa meilleure amie du collège à changée de look et la délaisse pour d'autres. Les élèves de sa classe finissent par la mettre à l'écart, un rebus. Hasegawa ne s'intègre pas dans sa classe et elle s'en moque en apparence. Elle se rapproche peu à peu de l'autre rebus de la classe, un otaku solitaire Ninagawa. Difficile de devenir ami avec un otaku surtout quand le sujet de son obsession est Oli Chang la célèbre mannequin/chanteuse alors pour attirer son attention, Hasegawa lui flanque un coup de pied et en éprouve un curieux plaisir (le fameux Appel du pied du titre c'est ça ^^).

J'ai adoré ce roman qui explore le monde de l'adolescence avec ses premiers émois amoureux, ses envies conflictuelles et ses doutes existentiels. L'appel du pied est écrit simplement comme un journal intime de jeune fille et le lecteur partage les pensées, les troubles et les incompréhensions de l'héroïne.
Un livre agréable non dénué d'humour et sans prétention aucune.

Appel du pied, Wataya Risa, Traducteur Patrick Honoré, Edition Picquier poche [2008], Titre original Keritai Senaka , Editeur original Kawade Shobo Shinsha [2003]. 162 pages

1 commentaire:

Cachou a dit…

Merci pour le rappel: je l'avais vu en magasin à sa sortie et l'envie de l'acheter m'avait titillée. Mais je n'en avais pas entendu parler et j'étais dans une période raisonnable (c'est très rare mais ça arrive). Du coup, je l'ai laissé. Si je recroise sa route, je l'embarquerai!