Dans la peau de Steven Soderbergh




Le mois dernier j'ai été tagué deux fois, une première fois pour le questionnaire littéraire et si... , une deuxième fois pour le questionnaire, ici présent. C'est Wade qui cette fois m'a tagué et je l'en remercie.
Ce questionnaire est inspiré d'une interview de Steven Soderbergh par le journal Libération.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Ma cinéphilie ne s'étant déclarée que tard dans l'adolescence. Mes parents n'ont jamais eu à m'interdire de voir un film. J'ai même réussi à traîner ma pauvre mère au cinéma voir Star Wars le retour du jedi lors de sa sortie en salle.
Quelques années plus tard et parce que le film était interdit aux enfants de moins de 16 ans non accompagné d'un adulte. elle m'a de nouveau emmené voir film, un slasher cette fois : Lectures diaboliques,(I madman en vo, Imdb).
Depuis ma pauvre mère ne veut plus m'accompagner au cinéma.





Une scène fétiche ou qui vous hante ?


Alien 3 est l'épisode filmographique d'Alien que je préfère (avec le premier) et sa scène finale, m'a beaucoup marqué. Pour moi la franchise aurait du mourir avec ce film, le quatrième épisode (comme le deux) n'apportant que peu de choses. Les fans de Cameron vont me crucifier ^^




Vous dirigez un remake : lequel ?


Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme. (Synopsis AlloCiné)


L'un des pires films de l'année 2009 et une souffrance pour l'intelligence du spectateur. Je ne me vois pas réaliser son remake mais plutôt le produire. Je laisserai Roland Emmerich le réaliser. Bien sur, il faudra réaliser des coupes dans les scènes de nus du scénario original et si possible limiter les dialogues philosophico-bobo (ceux de l'original ne valait pas tripette de toute façon). Comme je suis un bon producteur, je dirais à Roland de mettre tout le bugdet dans les effets spéciaux et renommer notre chef d'oeuvre pour un titre plus vendeur.
Sortie prévue en 2012 ? =)




Le film que vous avez le plus vu ?


La garçonnière (en vo The apartment Imdb)

Une comédie de moeurs avec Jack Lemon en gentil employé de bureau amoureux et une Shirley Maclaine en liftière paumée et suicidaire.
La meilleure comédie de Billy Wilder, à mon humble avis.





Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?


Je suis plutôt bon public donc je ris assez facilement. J'ai par contre beaucoup de mal avec l'humour gras (American Pie, Mary à tous prix....).

L'humour absurde ou très exagéré, par contre, me rend hilare (comme How High ou les Scary movie).
J'aime aussi beaucoup l'humour naif et innocent des comédies américaines classiques avec leurs dialogues riches en bons mots.
Capra, Cuckor et Wilder ne sont jamais loin de mon lecteur dvd.





Votre vie devient un biopic


Si ma biographie (voir ici) devient un film , je demanderais qu'un des frères Wayans le réalise.
La candidature de Uwe Boll n'est pas à exclure non plus.


Le cinéaste absolu


C'est le grand oublié de mon top 10 des réalisateurs américains (toujours ici).

David Fincher

J'aurais aussi pu citer Clint Eastwood ou Steven Spielberg qui eux aussi mériteraient ce titre.




Le film que vous êtes le seul à connaître


Lady For a day (Grande dame d'un jour en vf)
Apple Annie, clocharde qui vend des pommes à Time Square, est ennuyée. Sa fille, élevée dans un couvent espagnol et qui croit sa mère riche, arrive pour lui présenter son fiancé, Carlos, fils d'un noble d'Espagne. C'est Dave Dude (à gauche sur la photo) , joueur invétéré, qui lui achète toujours une pomme avant de jouer, qui la sauve de ce mauvais pas. Il transforme, le temps d'une soirée et à l'aide de ses amis, Annie en une grande dame du monde (au milieu sur la photo) et la loge dans un appartement somptueux. (synopsis : AlloCiné)

Je ne crois pas être le seul à le connaitre mais c'est le seul film un peu méconnu qui me vient à l'esprit. C'est un des premiers Frank Capra et le premier que j'ai vu. Dans les année 50, il en a réalisé un remake avec une pleiade de stars et un scénario recentré sur le personnage de Dave the dude.


Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?



Vf (de mémoire) : Arrètes de te torturer, Gomez. Je suis là pour ça.

Vo : Don't torture yourself, Gomez. That's my job.

J'ai énormement de mal à retenir les dialogues des films que je vois.
Cette phrase de Morticia Addams fait partie des exceptions.
Je retiens, par contre, très bien les musiques de films et je ne vous parle même pas des chansons. C'est la raison pour laquelle les comédies musicales me sont interdites =)



L’acteur que vous auriez aimé être



Dans les acteurs encore en vie : Matt Damon, Denzel Washington pour ne citer que ces deux là.

Mais je préfère choisir un acteur qui nous a quitté récemment :
Paul Newman




Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Avatar que j'ai vu avec des amis. Sur les quatres personnes qui formait notre groupe, deux ont bien accrochés à l'univers du film, tandis qu'un troisième à traité le film de bouze numérique. Moi j'ai un avis plutôt mitigé sur ce film. C'est clairement un blockbuster qui base tout, sur ses jolis effets spéciaux et sa technologie 3D. Agréable à voir le temps de la séance au cinéma avec les lunettes Men in Black sur le nez mais aussi vite oublié dés le début du générique de fin. Contrairement à certains de mes confrères blogueurs, je suis resté insensible au discours politique et écologique du film. Le scénario du film ressemblant à une accumulation de mauvais clichés de films de série B, Toute tentative de discours était alors, vouée au ridicule.
James Cameron est capable de faire bien mieux que ce film pop-corn.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Ulysse de James Joyce

J'ai lu ce livre, il y a fort longtemps et je l'ai détesté. Du haut de mes 13/ 14 ans je l'ai trouvé ennuyeux et confus. Après quelques années, j'ai retenté la lecture et j'ai apprecié sa richesse et son univers. Le livre faisant 1000 pages, je ne l'ai pas encore re-terminé (j'attendais mes vacances pour le terminer... depuis 2004 =) )

Aujourd'hui, j'aimerais le relire entièrement mais l'éditeur propose l'ouvrage sous deux traductions. Celle datant d'il y a plus de cinquante ans co traduite par James Joyce lui même et la nouvelle que l'éditeur pretend plus fidèle et plus accessible mais que les connaisseurs considèrent comme mauvaise.
Entre les deux je ne sais quelle traduction choisir.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

Les doublages français.
Un exemple dans Avatar : la sorcière Na'avi (na'avrante !) et son accent petit nègre qui me reste en travers de la gorge.

Le cinéma disparaît : une épitaphe ?

J'imagine bien une pierre tombale avec ces quelques mots provocateurs :

Qui m'aime me suive !

La détective de Noël

L'année prochaine sur mon blog, l'ambiance sera probablement un peu plus victorienne que d'habitude. La chance d'avoir un libraire qui connaît vos goûts permet parfois de faire de bonnes affaires. Il y a une semaine, il m' a proposé une offre imbattable, une dizaine de polars d'occasions écrient par Anne Perry. Comme je lis depuis quelques années de bonnes critiques un peu partout sur d'autres blogs, je n'ai pas pu refuser (oui, c'est une piètre excuse pour justifier mes achats compulsifs de livres =) )

Avant même de savoir qui était cette romancière anglaise, née en 1938 et spécialisée dans les polars victoriens, Anne Perry n'était pas une inconnue. je la connaissais grâce à ma cinéphilie.
Peter Jackson à réaliser un film sur un des évènements de la jeunesse d'Anne Perry en Nouvelle-Zélande : Créatures Célestes (Imbd). De son vrai nom Juliet Marion Hulme se lance dans l'écriture en 1979 avec L'étrangleur de Cater Street (le prochain Perry sur ce blog normalement). Le succès est au rendez vous et dés 1980, elle publie la suite avec les mêmes héros, Charlotte et Thomas Pitt. En 1990, après 10 volumes de la série des Pitt, elle lance une nouvelle série de polars victoriens, celle du détective amnésique William Monk. Depuis l'année 2000, probablement pour se diversifier, Anne Perry à lancé 2 autres séries, l'une se déroulant pendant la révolution Française (que j'aimerais beaucoup lire) et l'autre à l'aube de la première guerre mondiale (qui devrait être en 5 volumes). Pour l'instant Anne Perry n'a mis fin à aucune de ses séries et pour faire plaisir à ses fans en à même lancer une cinquième, celle dite; des histoires de Noël. Elles reprennent un personnage secondaire d'une des quatre séries principales et le propulse détective d'un soir. La détective de Noël reprend une personnage de la série des Charlotte et Thomas Pitt pour une petite enquête fortement inspirée par Agatha Christie.

L'éditeur Français à eu l'idée de proposer la série de Noël sous deux formats, le classique 10/18 et pour une petite augmentation de prix, une édition limitée "Grands Détectives" avec reliure rigide.


"Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s'annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l'arrivée d'une invitée de dernière minute, Maude Barrington.
Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et, selon Mariah, l'existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s'empêcher d'être touchée par sa joie de vivre.
Lorsqu'elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu'un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle, mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d'enquêter sur-le-champ et se rend dans la famille de la victime..."

Résumé du quatrième de couverture

J'aime beaucoup le personnage de Mariah Ellison, dans la série d'origine, avec ses remarques assassines, elle est la grand mère que personne n'aimerait avoir.
Probablement envoûtée par l'esprit de Noël, elle est ici, une mauvaise parodie du personnage de Christie : Miss Marple (quelqu'un à dit Jessica Fletcher ?).
Obligée d'être une gentille vieille dame pour pouvoir enquêter dans la famille de la victime. Mariah Ellison commence à apprécier sa gentillesse feinte au point de l'adopter complètement. J'ai trouvé ce "miracle" très décevant, surtout que que l'intrigue n'est pas vraiment mystérieuse, le coupable étant quasiment désigné à la moitié du récit.
Ce livre est avant tout à réserver aux fans (il contient quelques spoilers sur la série principale) qui seront contents (ou pas) de retrouver un personnage connu dans un rôle inattendu.
La détective de Noël est une lecture qui reste agréable si on lui rajoute du thé de Noël et une part de Christmas pudding.

La détective de Noël, Anne Perry, traduit par Pascale Haas, Collection Grands Détectives, Édition 10/18 [2007], Titre original A Christmas Guest [2003]. 170 pages.

Speed

"J'ai conclu une trêve fragile avec l'ombre, et me tiens toujours devant à l'écart de ses lieux de repos"

William Burroughs Jr est le fils de William Burroughs (Le festin nu et Junky). Né au Texas entre un père accroc à l'héroïne et une mère shootée aux amphétamines, la vie de Billy ne s'annonçait pas très bien. Un soir, sous l'effet de la drogue, William Burroughs père tue involontairement sa femme.
Un traumatisme que le jeune William jr portera toute sa vie. A 16 ans, après avoir blessé grièvement son meilleur ami (il a tenté de reproduire le geste paternel), il séjourne un temps en hôpital psychiatrique. Il est envoyé ensuite en convalescence chez ses grands parents à Palm Beach ou il finira sa scolarité. Originaire d'une petite ville du Texas, le déménagement dans la banlieue riche de Miami fait malheureusement découvrir à Billy la drogue et l'alcool, deux poisons qui ne le quitteront que le jour de sa mort.

Je vais m'arrêter là pour la biographie du fils Burroughs car ce petit paragraphe est important pour comprendre le livre que je vous présente.
Juste à titre d'information, William Burroughs Jr n'a écrit que deux livres à mi chemin entre l'autobiographie et le roman (Speed et La dernière ballade de Billy). Il est mort à l'âge de 33 ans des conséquences de son alcoolisme.

"En tout cas j'ai du speed, et ça fait quinze jours que je ne mange ni ne dors, ce qui est tout de même appréciable. J'ai mal des deux côtés, là ou on voit mes cotes ; et bizarre, bizarre, je commence à voir des visages partout. Ou que je regarde, il y a toujours quelqu'un... "

1968, Billy vient d'avoir 18 ans et vit chez sa grand mère à Palm Beach. Il est déscolarisé (ou presque) et traîne dans les rues. Il vend et consomme de la drogue, boit parfois un peu trop mais s'ennuie la plupart du temps. Un soir l'envie de changer d'horizon est trop forte et il dit adieu à son quotidien monotone. Billy entraîne avec lui son meilleur ami Chad. Objectif du voyage la ville de New York et les opportunités qu'elle propose. Chad et Billy vont peu à peu se perdent dans le New York de la drogue. En chemin il croiseront d'anciens amis de Floride, un dealer paranoïaque et des policiers désabusés.

"Des Lilliputiens dorment dans mon cendrier, un géant à l'expression boudeuse est avachi contre le Chrysler Building. Les arbres de Washington Square grouillent de figures de mon passé qui s'agitent dans la brise - moi qui suis encore si jeune."
Extraits reproduit du quatrième de couverture.

Je ne vais pas vous le cacher la lecture de Speed est un plaisir trop court et une petite torture émotionnelle. Le roman autobiographique de Burroughs Jr raconte une fuite en avant par le biais de la drogue. Chaque page (ou presque) Billy prend une dose et parle de tout ce qui l'entoure, des autres, des lieus qu'il fréquente, de ses sensations mais jamais de lui même. C'est pourtant durant ses monologues que Billy, par bribes, se dévoile au lecteur. Parfois intelligent parfois maladroit (les femmes) ou totalement stupide (la drogue n'aide pas), Billy est un personnage attachant et il est difficile de ne pas espérer qu'il s'en sorte. Burroughs Jr joue justement avec l'espoir du lecteur pour mieux l'enfoncer. Je vous révélerait, bien sur pas, comment Speed finit.

La préface du roman est écrite par Barry Gifford (Sailor et Lula, Lost Highway) qui fut un de ses amis.
L'éditeur de Speed à eu la très bonne idée de publier avant le récit principal un petit lexique des drogues pour que le lecteur puisse avoir une idée du sujet (pour connaître les effets secondaires par contre il faudra lire le livre). Comme pour le John Fante (voir ici), le livre contient également un paragraphe du traducteur sur la vie de William Burroughs Jr.

Speed, William Burroughs Jr [1970], Traduit par Patrice Carrer, Éditions 13ème Note [2009]. Edition originale Overlook Press [1993], 175 pages.

Et si... ?

Il y a un mois, j'ai de nouveau été tagué par Vance pour un questionnaire littéraire. On voit bien que ce n'est pas lui qui passe le Karcher après !

1. Si on vous proposait d’écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n’a pas un don pour la littérature) :


Comme je considère que ma vie est somme toute très banale. Je confierais l'écriture de mes mémoires à quelqu'un suceptible d'apporter un éclairage différent.
Laurent Ruquier pour son humour corrosif qui n'épargnera pas mes petits travers et Clive Barker pour me faire paraitre sous un jour monstrueux et déviant.
J'hésite entre les deux....

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d’un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver depuis une centaines de pages… Lorsque survient… allez, soyons fous, Scarlett Johansson en bikini ! Elle a l’air triste. Elle a une petite douleur à l’épaule, et est persuadée qu’un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ?



Ma fiancée (voir photo) m'interdit de parler à d'autres femmes ... mais si miss Johansson venait à me faire des avances, je ferais preuve de solidarité masculine et je préviendrais immédiatement son petit ami (Ryan Reynolds). Il ne faudrait pas que les moeurs dissolues d'une actrice de seconde zone fasse échouer les deux projets cinématographique les plus importants de 2010/2011 (Green Lantern & Deadpool).
Vous m'excuserez mais je retourne m'occuper de Zoé, elle est très déprimée depuis qu'elle s'est aperçue que son dernier film, Avatar, rimait avec gros nanar.

3. C’est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l’humanité ?
Question piège à laquelle je répondrais par une pirouette : Un Kindle !

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Mon bon gros fauteuil en cuir, mes jambes posées sur le repose pieds et une boisson chaude à porter de main.

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?



Deux pour le prix d'un ! ^^

6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Non ! La série voulue par Rowlings compte sept volumes, un huitième serait de l'exploitation.

7. Jusqu’où êtes-vous allé pour un livre ?
Pour l'instant, pas très loin. Je suis d'habitude quelqu'un de raisonnable mais je suis actuellement à la recherche d'un livre et j'ai mis un peu d'argent de côté pour l'occasion (150€). C'est une sacré somme pour un seul livre mais l'édition est en tirage limité et date d'il y a plus de dix ans...

8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?


La fameuse question du voyage dans le temps qui offre la possibilité de changer le passé...
Je suis probablement la mauvaise personne a qui proposer ce genre de choses, je suis de nature interventionniste donc je risquerais de changer beaucoup de choses et tant pis pour le futur (il est pas si génial de toute façon). Pour répondre à la question je dirais, Lovecraft et mes premières paroles seraient probablement des ordres ! :
"Tu as un cancer ! direction l'hôpital pour suivre un traitement préventif et pas de discussion !"
(j'ai choisis l'exemple de Lovecraft mais vous pouvez le remplacer par d'autres écrivains morts trop tôt)

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.



Si j'étais riche, vraiment riche je me paierais la BNF. oui carrément ! Je sais qu'elle ne sera probablement jamais en vente mais mon ami Nicolas me fera ce cadeau pour avoir soutenu son fils lors de l'élection présidentielle de 2027 (oui la France du futur va mal très mal ^^). Après quelques modifications de ma part, interdiction au public, détournement de la Seine pour créer des douves et bien sur la création d'une milice privée pour empêcher les intrusions, j'emménagerais.

Pour revenir à la réalité,, je rêve actuellement d'une pièce toute simple ou je pourrais installer un bureau type ministre (en chêne de préférence) et des bibliothèques en bois précieux (faites sur-mesure) qui recouvreraient les 3/4 des murs. j'installerais probablement un canapé en cuir marron pour les invités pas trop loin de mon bar-mappemonde et de ma boite à cigares en merisier. Sur le sol, je poserais un tapis Persan (lui aussi réalisé sur-mesure) et comme bien entendu la pièce sera insonorisée, je pourrais profiter de mes livres sans interruption de l'extérieur.
C'est beau les fantasmes surtout que j'ai des goûts très simples ;o)

10. Vous retournez dans le passé, en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu’il arrête de cramer des bouquins ?



le premier livre qui me vient à l'esprit est bien entendu Farenheit 451 de Ray Bradbury mais ce choix risquerait de le braquer plus que le convaincre. Je tenterais plutôt de l'amadouer en lui offrant un livre de reproductions d'aquarelles du peintre Albrecht Dürer. Un aquarelliste/graveur et mathématicien de la renaissance qui est surtout renommé pour son diptyque des apôtres (voir ici) et avoir réalisé la peinture qui orne un de mes marque pages (voir ici). Il ne faudrait pas que je vous laisse croire que je m'y connais en peintres allemands de la renaissance ;o)
Adolf profondément ému par mon cadeau de bon goût qui lui rappelle sa jeunesse d'artiste, me laissera lui prodiguer quelques conseils sur sa politique de "cramage" de livres, un peu dans ce style là :
_ Pourquoi brûler des livres alors que l'on peut facilement les censurer avant édition (via une traduction orientée par exemple) ou les empêcher tout simplement d'être édités ?.
Je lui expliquerais que ses pratiques sont très utilisées par les éditeurs du futur sous couvert de respect des bonnes moeurs ou de la peur des procès en diffamations (et ne parlons pas de raison politique ou éditoriale).

Bien sur, via la résistance, je sauvegarderais tous les livres et manuscrits non censurés, que j'enverrais en territoire allié via un réseau composé de libraires et de bibliothécaires fanatiques.

Comme le précèdent tag je laisse libre le visiteur de passage de reprendre ce questionnaire.