Le copiste de Beaumarchais

Dans la bouche des gens du village, les mots Bon marché sont devenus << Beaumarchais >>, alors on dit qu'on va faire ses courses << chez Beaumarchais >>, pour parler du marché de monsieur Sliman.
(Quatrième de couverture)

Écrivain, homme politique de gauche puis de droite (comme les femmes, l'homme politique varie), chercheur en sociologie et en économie. Azouz Begag est un homme multicartes. J'ai tendance à éviter comme la peste  les livres d'hommes politiques. Leurs productions littéraires sont toujours remplis de sous entendus et de petites phrases sur "le camp d'en face". C'est quelque chose qui m'énerve prodigieusement. C'est pourquoi aujourd'hui, je ne vous ferais pas une liste de la vingtaine d'ouvrages de monsieur Begag (des essais politiques pour la plupart) ni de sa quinzaine d'ouvrages scientifiques (qui j'en suis sur, sont d'un ennui mortel...).


Jacques Ferrandez lui est dessinateur. On lui doit les illustrations en couleurs de ce petit livre. Il est surtout connu pour avoir adapté un scénario de Toninio Benacquista en bande dessiné chez Casterman en 2000 : L'outremangeur.

<< Une association charitable suisse a envoyé des livres neufs aux enfants du village sans livres >>
(Première page)
  
J'ai acheté ce mini livre en même temps que Nathalie Sarraute, l'après midi, le petit format et le prix rikiki ont fait flancher le peu de volonté que mon portefeuille possède. Quand je disais, un peu plus haut, que je ne lisais jamais de livres ou de textes d'hommes politiques, c'est vrai. Spécifiquement les vivants. Malgré son faible nombre de pages, ce texte d'Azouz Begag n'est pas exempte de messages. Messages que je ne qualifierais pas de politiques mais d'idéologiques. En une quarantaine de pages Begag fait ce que Gregory Mcdonald à vomit en 200 pages. Encenser la pauvreté noble et pointer du doigt le riche et le puissant. Azouz Begag y rajoute la couleur de peau. Le noir est pauvre, noble de cœur et le riche est évidemment blanc et paternaliste.
Pourtant, cette histoire de jeune copiste qui passe ses journées devant un livre neuf pour le recopier et ainsi enfin posséder son propre exemplaire, avait tout de la belle fable touchante.
A trop vouloir donner un sens à son texte, Begag en a détruit sa simple beauté. Je croyais les militants anti-racisme loin des clichés raciaux, je me trompais.


Le copiste de Beaumarchais, Azouz Begag, Jacques Ferrandez, Collection Livres d'heures, Éditeur Naïve[09/2010], 44 pages.

Nathalie Sarraute, l'après-midi

Elle aurait aimé s'aimer davantage, disait-elle, comme s'aimait Marguerite Duras.
(Quatrième de couverture)

Ancien professeur d'espagnol, Michèle Gazier à abandonner sa carrière dans l'éducation nationale pour devenir, un temps chroniqueuse pour Libération,  puis critique littéraire,  aujourd'hui encore, pour Télérama. Michèle Gazier s'inscrit plutôt dans la veine des romans familiaux avec drame, romance etc.  Le tout bien entendu raconté d'un point de vue féminin.  Un genre peu courant pour moi et mes lectures, que vous ne verrez que rarement ici (je suis un affreux macho bouhou !). Michèle Gazier a publiée une quinzaine de romans et nouvelles. En vrac et dans une liste non exhaustive : Un cercle de famille [1996], En sortant de l'école [1999], Noir Panthère [2008] Abécédaire Gourmand [2008], la fille [2010]. D'origine espagnole Michèle Gazier a aussi collaboré à un ouvrage sur son pays natal : L'Espagne d'hier et de demain [2008].  

Denis Deprez lui est un dessinateur Belge et spécialisé dans les adaptations de romans en bandes dessinées et les biographies en images, Les champs d'honneur [2005] (adapté du roman, du même nom, ayant remporté le Goncourt en 1990), Moby Dick [2007],  Rembrandt [2008] et les illustrations de Nathalie Sarraute l'après-midi [2010] accompagnant le texte de Michèle Gazier.

<< Les gens, le monde ne lui étaient jamais indifférent. Elle pouvait se moquer des uns et des autres sans réelle méchanceté. Avec une sorte de plaisir malicieux, une effronterie semblable à celle des gamins qui tirent les sonnettes et s'enfuient en courant, plus essoufflés par leur propre rire que par la peur d'être rattrapés et punis. >>
 (page 18)

Nathalie Sarraute est une des romancières françaises, les plus importantes du siècle dernier. Il aurait été facile de produire un texte racontant l'amitié entre un écrivain en devenir et un autre sur le point de rencontrer la grande faucheuse, sur le thème de la flatterie et d'une prétendue filiation de plume. Le cas c'est malheureusement déjà vu. Au lieu de cela, Michèle Gazier conte sa rencontre avec la grande Nathalie Sarraute,  sa gêne, son appréhension. Cet entretien raté, pour son journal d'alors, qui tourne à la confession et elle, la journaliste qui se fait consoler par la grande romancière. C'est le début d'une amitié sur le tard (Sarraute à alors plus de quatre vingt-dix ans).
Un récit pudique  fort joliment illustré, une page sur quatre environs, par Deprez. Le livre se termine d'ailleurs sur un magnifique portrait dessiné de Nathalie Sarraute (d'après photo). Une bonne et surprenante lecture.

Nathalie Sarraute, l'après-midi, Michèle Gazier, Denis Deprez , Collection Livres d'heures, Éditeur Naïve, 45 pages.

Pieds nus sur les limaces

Lily ne fait que des bêtises: dépecer de petits animaux, insulter les gens, coucher avec n'importe qui.
Lily est étrange, sa famille aussi. Sauf Clara, douce et raisonnable, qui s'est sacrifiée pour la folie des autres. Aujourd'hui Clara est fatiguée. Parfois, elle trouve encore la force de prendre sa soeur dans ses bras pour la serrer fort, de plus en plus fort...
(quatrième de couverture)


Fabienne Berthaud cummule les métiers comme beaucoup d'artistes,  actrice (un petit rôle dans une sitcom de TF1), réalisatrice, scénariste et enfin auteure. Elle a publié cinq livres : un premier roman en 1994  : Cafards, puis un roman : Mal partout en 1999. La même année, un polar  chez Fleuve noir : Moi par exemple.
En 2010 sort son quatrième livre : Pieds nus sur les limaces. Son éditeur annonce la sortie d'un cinquième ouvrage pour début 2011 : Un jardin sur le ventre. Le créneau de Fabienne Berthaud aussi bien dans ses livres et des ses films, c'est la folie dans la cellule familiale. Un thème casse-gueule qui peut facilement tomber dans l'outrance et la provocation facile. Après un premier film se déroulant dans une chambre d'hôpital psychiatrique, Frankie (2006). Fabienne Berthault renoue une fois encore avec la folie dans son dernier film, Pieds nues sur les limaces qui n'est pas l'adaptation du livre éponyme, que je vous présente aujourd'hui, mais sa préquelle.  Comme je n'ai pas encore réussi à  la voir,  je vous propose de vous rendre sur le blog Filmosphère pour connaître l'avis d'un cinéphile averti sur le film : La critique de Nicolas Gilli

« Fabienne Berthaud raconte avec pudeur et une inventivité artistique réjouissante le rapport entre deux sœurs. » (Lire sur la quatrième de couverture)
<< Il n'y a rien de pudique et d'inventif artistiquement dans ce livre >>  Cultiste sur son blog  

Le résumé de l'éditeur est encourageant, les 30 premières pages aussi. Comme dans les bons livres et les bons films, Berthault commence fort, très fort. La relation tordue entre les deux soeurs, Lily appelle sa soeur maman. La jalousie de Clara, Pierre, son mari, a des relations sexuelles avec Lily pour calmer cette dernière. Depuis ce dernier événement et bien qu'elle ferme les yeux pour  faire le bonheur  de Lily, une envie de meurtre commence à prendre le contrôle de la sage Clara.
Pieds nus sur les limaces est raconté du point de vue de Clara avec qui l'on partage les pensées et les doutes. Clara n'a pas de vie en dehors de sa soeur. Elle s'en occupe jour et nuit depuis la mort de sa mère. Pour les gens à l’extérieur de la famille, comme Mireille la bonne, elle est une sainte. Sauf que derrière les apparences, Clara est aussi folle que sa soeur.
Florence Berthault en fait des tonnes dans la relation fusionnelle entre soeurs. Elle exagère aussi dans les raisons de cette co-dépendance. Au point de tomber parfois dans le mauvais mélo. Que dire aussi des personnages masculins à peine caractérisés et qui ne sont là que pour victimiser les deux soeurs. Celui qui remporte la palme du personnage masculin le plus ridicule reste le père décédé de Clara. Père incestueux avec Clara, il devient au fil des pages un pédophile/pédéraste qui abandonne sa fille en se suicidant. Clara , aujourd'hui encore, est amoureuse de son papa. Un joli lot de perversions et de comportements qui peut être appliqué à tous les personnages hommes et femmes de ce livre.  Fabienne Berthault accumule donc les perversions et les troubles psychiatrique pour donner du corps à ses personnages. Sauf qu'elle en fait trop au point d'oublier son récit. Au point même que l'on se désintéresse bien vite, de cette histoire et du malaise de ses marionnettes folles. Tellement improbable. 
Un livre que je ne recommande donc pas.

Pieds nus sur les limaces, Fabienne Berthaud, Editeur Points (11/2010), 157 pages

Lovecraft on the web

Je vous propose avec cet article, qui est le premier d'une longue lignée, de vous faire découvrir de nouveaux sites web. Celui ci est consacré à ma madeleine de Proust. Les autres seront très différents.  Il inaugure aussi ma nouvelle page de liens externes (avec images tentatrices pour vous incitez à cliquer). La nouvelle page de liens se trouvera bientôt en dessous du titre de mon blog.

Je commence avec un blog français :



Lancé récemment. Ce blog s’intéresse, avant tout, a la ville fictive de Lovecraft : Innsmouth.
Contrairement à moi, ce blog ne se consacre pas à des lectures des plus douteuses mais à tout ce qui à été créé autour de cette ville : Courts métrages, films, animation, livres, jeux vidéo, blogs, etc. Bonne chance donc à Robert Olmstead qui s'occupe de ce blog. La tache risque d'être rude pour être exhaustif.
Pour vous rendre sur le site, cliquez sur sa bannière !


Un blog américain  pour finir :


Lovecraft a disparu (Lovecraft is missing en bon français) est un webcomic basé sur l'univers de.... devinez qui ? Oui Lovecraft ! L'histoire est des plus simple trois personnages, une farouche bibliothécaire, un écrivain amateur et un prêtre catholique à la recherche d'un certain écrivain Accessoirement ils leur faudra aussi affronter une horde de sectateurs et des monstres tentaculaires. Ce webcomic existe depuis deux ans et devrait connaître six chapitres au final. Pour l'instant, Larry Latham, le dessinateur et scénariste, se consacre a son troisième chapitre. Je vous laisse découvrir le reste.
Pour vous rendre sur le site cliquez sur sa bannière !

Travailler avec des cons

Travailler avec des cons Nous en avons tous rencontré un jour ou l'autre... et ce n'est pas un privilège ! Ils nous perturbent, bousillent notre vie et celle de millions de salariés. Oui, il était temps de vous donner les astuces permettant de survivre à ces individus : Comment les reconnaître ? les comprendre ? Comment gérer efficacement votre con de bureau « préféré » et transformer l'enfer d'hier en de réjouissants et multiples pièges à cons ? Devenez un très redoutable et très redouté bourreau des cons au travail. (quatrième de couverture)

Une journée au bureau

9h  : Je m'assois à mon bureau et regarde la pile de dossiers qui attendent d'être traités. je retrousse mes manches et empoigne le premier document.
9h01 : You got mail ! Je regarde l'écran de mon ordinateur et me dis qu'aujourd'hui encore je n'y échapperais pas. L'expéditeur ? Mon ami Roger. J'ouvre le mail. C'est une image d'un bodybuilder chevauchant une créature siliconée de sexe indéterminé. Roger à entouré de rouge la bouche de la créature pour bien me montrer l'ombre d'une barbe mal rasé. Pour bien ponctuer la blague, il a écrit en caractère gras en dessous de l'image L.O.L.
9h02 : Je ne rigole pas, je décide de demander l'avis d'un personne plus sophistiquée que moi et je fais suivre le mail à mon patron.
10h00 : Roger vient me voir. Visiblement il s'ennuie et à décider de me raconter le match de foot d'hier soir en détail.
10h45 : je ne tiens plus et lui demande une mi-temps. Je me demande vraiment si il y a autant de PD que le dit Roger dans l'équipe adverse. L'arbitre aussi serait un enculé d'après lui. Une vague histoire de penalty dans une surface de réparation. Je ne comprend pas. Le monde du football me semble avoir bien changé depuis la coupe du monde de 98.
11h30 : La jeune étudiante en stage, préposée au café et aux photocopies, passe à proximité de mon bureau. Roger toujours dans son match de foot s'arrête de raconter et la reluque de haut en bas. D'un geste très classe, il soulève et tâte, au travers de son pantalon, son service trois pièces et déclare qu'il se ferait bien la petite stagiaire sur la photocopieuse. Je lève un sourcil d'indignation mesuré. J'aperçois la malheureuse qui s'enfuit sans demander son reste.
11h45 : Je retrouve ma stagiaire en pleurs assise sur un tabouret entre la machine à café et le ficus en plastique. Je lui propose mon oreille compatissante pour se soulager. Avec tact, je lui dis qu'elle ne doit pas se laisser faire par Roger et qu'elle doit contre-attaquer. Je sors de ma poche un dépliant sur le harcèlement au travail et lui demande de le lire.
 12h30 Je décide de prendre mon déjeuner à mon bureau (carottes râpées en entrée et thon émietté au jus de citron  en plat de résistance, le Yaourt 0% aux fruits rouges sera mon dessert). Oui j'ai des poignées d'amour mais je me soigne. je savoure ce moment de tranquillité quand j'entends dans le couloir : Toujours avec ton repas de femmelette !. Roger m'a trouvé et décide de partager sa pause déjeuner avec moi. Son chiche-kebab dégouline de sauce sur mon bureau. Roger s'excuse poliment et commence à nettoyer avec son mouchoir. Bizarre.
12h45 : Mon repas est fini, celui de Roger aussi. Il se propose gentiment de m'offrir un café. Bizarre.
12h50 : Tout s'explique. Roger veut jeter un oeil sur mon travail. Il agrippe les dossiers que j'ai traités ce matin et les emporte à son bureau.
12h51 : Je souris. Il ignore visiblement que le patron a déjà connaissance du travail que j'ai effectué ce matin. Le premier jour ou j'ai rencontré Roger, il s'est approprié mon boulot.Depuis je fais suivre à la direction tous les dossiers que je traite dés qu'ils sont terminés. On peut tromper mille fois une... euh non c'est pas ça. On peut tromper mille fois mille per... c'est pas ça non plus. Enfin vous avez compris l'idée.
14h : J'aperçois la stagiaire dans le bureau du patron apparemment elle plaide sa cause.
14h30 : C'est au tour de Roger de rencontrer le Big Boss. Mes dossiers sous le bras, il a l'air heureux.
14h45 : Roger sort du bureau du patron. Il fait la gueule. Je viens de gagner ma tranquillité pour l'après midi.
15h45 : Roger ne boude plus et décide de venir me faire la conversation. Ma tranquillité à été de courte durée finalement.
15h49 : Roger me parle de ses plans pour l'avenir. Bien sur, il se voit calife à la place du calife. Il me promet qu'il me nommera son bras droit, le jour ou il obtiendra sa promotion. Moi je pense, que ce jour là, je préférerai  être écrasé par un troupeau d'éléphants d'Asie.
16 h30 : Roger quitte son bureau précipitamment. Il a rendez vous chez le coiffeur comme toutes les semaines à la même heure. N'allez pas croire que Roger tient à sa coupe de cheveux. Non. Il à surtout rendez vous avec la jeune shampouineuse à qui il a fait croire monts et merveilles. En plus il débauche avec une demi heure d'avance.
16h31 : Pour bien finir ma journée, j'appelle madame Roger et je l'informe que son mari à rendez vous chez le coiffeur dans une chambre d'hôtel. La malheureuse s'en doutait.
17h : Enfin la débauche. Je quitte mon travail avec le sentiment du devoir accompli.

Fin : Je suis chez moi et j'observe ma pile de livres à lire. Sur le sommet trône Travailler avec des cons. Un livre que je ne croyais pas apprécier. Un livre écrit sous pseudonyme sur un sujet démagogique au possible. Rien qui n'aurait pu me plaire. Un livre que j'ai trouvé dans un bac de livres d'occasions chez mon bouquiniste (0.50€).  Non seulement, il contient de bons conseils pour résister à la connerie ambiante sur le lieu de travail mais l'ensemble est écrit avec un humour féroce. Il permet grâce à de savoureux profils psychologiques de savoir quel genre de con l'on fréquente et comment l'empêcher de nuire. Le dernier chapitre énumère des prières au cons (utilisant la psychologie inversée) pour subtilement les manipuler.

Bien sur il serait facile de résumé les conseils contenu dans ce livre  par une seule phrase : ne pas se laisser faire !  Travailler avec des cons est plus un livre d'humour qu'un véritable guide to life orienté chasse aux cons. Malgré tout dans sa dernière page, il donne les coordonnées de différentes organisations luttant contre le harcèlement moral sur le lieu de travail. Comme quoi, on peut rire un peu et finir sur une note plus sérieuse et utile.

PS : Une journée au bureau est une fiction qui ne contient aucun élément biographique (quoique...). C'est juste un texte mettant en situation les conseils que l'on trouve dans ce livre.

Travailler avec des cons, Tonvoisin Debureau, J'ai Lu [03/2009], 124 pages.

Passeront-ils le millénaire ?

J'aime bien regarder les grands de ce monde et les vedettes à la télévision. Voir leurs mines réjouies ou déconfites dans un hebdomadaire. Elles me font rire le plus souvent, pitié aussi de temps en temps. A force de les observer en photo et à travers l'écran, d'apercevoir les gros titres des journaux et d'entendre les commentaires à leurs propos, je me suis fait ma petite idée sur chacun et chacune de ses célébrités. Politique, sport, cinéma, musique, littérature, économie, média et folklore : j'en ai compté un peu plus de 400. Eh bé...
(Résumé du quatrième de couverture)

Pierre-Yves Roubert est écrivain (pour lui même), écrivain public (pour les autres) et éditeur (pour les deux activités précédentes). Cet ancien diplômé de sciences-politiques à créé en 1995 sa propre micro entreprise qui possède d'ailleurs une site sur la toile (Maison d'édition Ecritures) ou il promeut ses livres et ceux des écrivains amateurs qu'il édite. En 1999, il édite Passeront-ils le millénaire ? une compilation d'avis plus ou moins drôles et méchants sur les grands et petits (morts ou vivants) de ce monde. Un livre forcément daté aujourd'hui, qui n'est intéressant de lire que pour l'image qu'il donne de notre société médiatique d'il y a une décennie.. Pour tout vous dire je n'ai pas payé ce livre, mon bouquiniste me l'a offert après un achat conséquent (non, je ne donnerais pas le montant...). Je vous propose en guise d'avis, un extrait et un commentaire sur chaque catégorie.

Politique : De Charles de Gaulle à César.
De loin la catégorie la plus amusante. Pierre-Yves Roubert est en terrain connu et cela ce sent. Il se lâche le coquin !  

Ségolène Royale : Je commencerai par une galoche et je terminerai par une fessée.

Sport : De Fabien Barthez à Neil Armstrong... Neil Armstrong ?
Un catégorie ou P.Y.R n'est pas très à l'aise. Beaucoup de vieux sportifs (même pour 1999) et beaucoup d'américains (Fosbury, Deamon, Johnson...).

Eric Cantona : Footeur de merde.

Cinéma : De Béatrice Dalle à James Dean.
Toujours Coquin, Pierre Yves Roubert cite une belle brochette d'actrices françaises. Il y a des hommes aussi surtout des grands (Ventura, Delon, Belmondo...)et deux/trois américains pour le quota international.

Brigitte Bardot : Son esprit était déjà si faible qu'il n'a pas pu, à l'instar de sa beauté, décliner. On ne peut même pas la qualifier de Simone Signoret des bébés phoques.

Musique : De Céline Dion à Bernard Lavilliers.
Beaucoup de "vieux" de la chanson française et quelques jeunes et internationaux pour faire bonne mesure.

Michael Jackson : De bonnes jambes, une voix moyenne et une toute petite couille.

Littérature (et autres arts) : De Marcel Proust à Agatha Christie et de Pablo Picasso à Sylvie Guilhem. Comme pour la musique, beaucoup de grands noms et peu de contemporains.

Simone de Beauvoir : Beark ! l'anti-femme.

Auguste Rodin : Il a un musée, c'est déjà bien. 

Economie : De John Ford à Al Capone... Al Capone ?
Un mélange pas très homogène de grands industriels, couturiers et de "commerçants" en tous genres.

Yves Saint-Laurent : Qu'est-ce qu'il fabrique avec des femmes ?

Médias : De Patrick Poivre d'Arvor à Pierre Bellemare.
Probablement la catégorie qui a le plus mal vieillie, elle n'est presque uniquement constituée de présentateurs télé aujourd'hui sans emplois ou disparu dans les méandres d'une chaine de la TNT.

Jean-Pierre Pernault : Il parle des vaches, et les boeufs n'aiment pas ça.

Folklore : Du Prince Charles à son beau frère.
La catégorie fourre-tout par excellence ou Pierre-Yves Roubert tape sur la religion (catholique mais pas les autres) , des comiques et des présentateurs télé (il y a une catégorie médias pourtant...)

Dieu : N'existe pas

Passeront-ils le millénaire ? Les célébrités vues par un esprit simple, Pierre-Yves Roubert, Maison d'édition Ecritures [10/1999], 95 pages.

Le fait du Prince

Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.
(Quatrième de couverture)

Il y a des choses qui ne changeront jamais, Amélie Nothomb qui sort un livre chaque année (et à chaque fois pour la rentrée littéraire de septembre) et votre serviteur qui se moque (gentiment) d'elle sur internet. Madame Nothomb fait partie de mes trois écrivains/piñatas préférés. Trois écrivains qui ont des égos surdimensionnés (et les ventes de livres qui vont avec) ainsi qu'une couverture médiatique importante. Je reconnais, bien évidemment leurs talents pour l'écriture mais leurs insupportables égos beaucoup moins. Je n'ai plus lu de Nothomb depuis Stupeur et tremblements [1999] que j'ai détesté avec passion.  Les années ont passées et je suis, plus ou moins, resté sur l'idée qu'elle n'était l'auteure que d'un seul livre : Hygiène de l'assassin [1992]. 


<< Les lecteurs d'Amélie Nothomb sont des femmes entre 14 et 28 ans... >>
Remarque gratuite de ma part qui reste à confirmer =)

Baptiste Bordave mène une vie monotone dans son appartement parisien quand un jour un Scandinave vient frapper à sa porte.  Sa voiture est en panne et le malheureux souhaiterait utiliser le téléphone. Baptiste trop content de venir en aide à un voisin européen lui laisse passer l'appel. A peine a t-il composé le numéro que le Suédois s'écroule, mort. Par peur d’être accusé de meurtre, Baptiste ne prévient pas la police et à l'idée lumineuse d'échanger son identité pour celle du mort. Lui qui voulait changer de vie, le voilà comblé. Il faudra dorénavant l'appeler Olaf Sildur. Passé l'excitation de se baptême improvisé, Baptiste Bordave se rend compte que son Suédois lui à mentit. Sa voiture, une Jaguar, fonctionne parfaitement. Sans que cela ne l’inquiète outre mesure, il décide de prendre aussi possession de la maison du mort, un pavillon dans la commune aisée de Versailles. A son arrivée il est accueillit à bras ouvert par Sigrid,une jeune blonde, qui se présente comme la femme d'Olaf. Choyé et dorloté par une hôtesse plus que prévenante, Baptiste se laisse aller au farniente en oubliant un peu vite qu'il n'est qu'un imposteur. Quelqu'un va finalement le lui rappeler.


<< Étonné d'avoir passé une si bonne soirée, je rentrai chez moi. On est jamais déçu quand on parle de la mort. Je dormis d'un sommeil de survivant. >> (page 11)

Quelle est la vrai raison qui a amenée Olaf Sildur chez Baptiste Bordave ? Pourquoi Baptiste Bordave fuit-il sa vie ? Qui est l'homme qui fait surveiller la villa ? Pourquoi n'y a t-il que du champagne a boire dans la cave d'Olaf Sildur ?  Pourquoi la cave d'Olaf Sildur ressemble t-elle a une discothèque ? Autant de questions qui ne trouverons jamais de réponses. La (légère) trame de roman noir de ce livre n'est qu'un prétexte utilisé par l'auteure pour parler d'un fantasme des plus communs. Celui de changer de vie. Comme elle l'avoue dans son interview au magazine Lire (n°388, 09/2010), Miss Nothomb aime le Champagne et les mets fins, comme par hasard Baptiste Bordave, lui, boit de grands millésimes et picore de la nourriture de qualité à longueur de roman. je n'irai pas jusqu'à dire que le héros (fort peu viril) de ce livre est une extension de son auteure mais il y a des indices troublants. Le fait du prince est un livre ou il se passe peu de choses. Passé vingt pages et l'installation dans la villa Sildur, le roman s'enlise dans le quotidien et le monologue intérieur très monotone de son héros. Sigrid, cliché sur pattes de la blonde superficielle, ne fera rien non plus pour réveiller l'histoire.  Il faudra attendre la quasi-fin du roman pour qu'un peu de tension s'installe et qu'enfin l'histoire commence à devenir palpitante.  Un début de tension, visiblement insupportable,  pour Amélie Nothomb qu'elle l'annihile en une phrase dans le dernier chapitre. Heureusement pour ce livre le faible nombre de pages et les petites piques sur la vie quotidienne (et les suédois-un festival !-), chères à l'auteure, font que l'on ne si ennuie jamais vraiment. Un livre réservé aux fans de l'auteure et à eux seulement

Le fait du prince, Amélie Nothomb, Editions Albin Michel (2008), Livre de Poche (05/2010), 145 pages

Du viagra dans la vinaigrette

Oui je sais. Je me suis plains, il n'y a pas si longtemps que des requêtes douteuses amenaient les pervers du net vers mon blog. Voilà que j'en rajoute une couche. Promis, juré, craché, le prochain livre c'est champagne et moules frites !

Marguerite n'a pas toujours eu de la chance avec la vie. Alors que sa soeur Rose a fait toute sa carrière comme petite main chez Madame Grès, Marguerite, elle, n'a pas eu l'occasion de passer son CAP, de faire dactylo ou infirmière. Alors, Marguerite s'est rabattue sur les hommes ; sa seule issue de secours. Rencontre, mariage, enterrement, construction, destruction, reconstruction, une gymnastique de la vie, à laquelle s'est toujours tenue Marguerite, guidée par son maître, Barbara Cartland et les conseils de sa bible à elle, le Larousse Médical. Pour aider et arriver à ses fins...
(Quatrième de couverture, 1ère partie)

 Eliane K. Arav est d'origine bulgaro-turque,  Après un bref passage par la Suisse, elle s'installe en France avec sa famille. Son parcours universitaire commence par l'étude des langues orientales pour se terminer par des études de peinture. A le fin de ses études elle enchaîne les petits boulots : chauffeur-livreur, voyante, voix pour la radio  etc. Elle devient par la suite journaliste dans L'Echo des savanes puis Libération. Elle publie son premier polar en 1994 : Le penseur de Vallorbe

 À chaque mal son remède et les veuves seront bien gardées. Mais avec Charles, il y a un os. Et rien à voir avec le col du fémur. Musées, vitamine et guêpière, olé ! Alors Marguerite va découvrir la brouette togolaise, la loco du Far West (qui fait tchoutchou) , la position du jeune yogi au-dessus de la rizière du levant... À 69 ans ! Plus les crises de virulence jusqu'aux terminaisons nerveuses ! Marguerite a le blues de la blanquette, et la pilule devient vraiment dure à avaler. Charles a un secret et les carottes vont bien finir par être trop cuites et même, complètement râpées !
(Quatrième de couverture, 2ème partie) 

La collection grise chez baleine est  une collection de polar/roman noir ou les héros sont plus âgés que dans les polars habituels. De 17 à 117 ans proclame la jaquette. La couleur grise étant une référence à la couleur de cheveux des protagoniste principaux.
Du viagra dans la vinaigrette nous plonge dans les pensées de son héroïne, sa rencontre avec Charles son possible futur mari, ses petites petites manipulations pour arriver au mariage et ses plans pour  mettre son futur mari entre quatre planches. A la fois très amusant dans son langage imagé (il y a un petit lexique à la fin du livre qui explique les expressions les plus farfelues) et dans son cheminement. ce livre souffre pourtant d'une fin abrupte, voir bâclée, que je ne m'explique pas. Du viagra dans la vinaigrette à été publié en 2002 et est le deuxième polar d'Elian K. Arav et son dernier en date. J'ai aimé ce livre, j'ai ri au langage plus que familier de Marguerite. La bêtise de ses hommes m'a étonné. J'ai frémis devant le zeste de citron qui assaisonne les carottes râpées (une arme mortelle que Marguerite maîtrise à la perfection). Malgré tout cela, ce livre est un acte manqué, un bon livre mal fini qui, dans ses deux derniers chapitres, transforme le plaisir de la lecture en frustration. Je crois que je préfère encore relire Dirty week-end ...

Du viagra dans la vinaigrette, Eliane K.Arav, Rditions Baleine/ Le Seuil [2002], 98 pages

Fables

<< La petite porte de la cage était restée ouverte. Le petit oiseau d’un bond léger fut sur le seuil et de là, il regarda le vaste monde d’un oeil d’abord, puis de l’autre. Son petit corps fut traversé par le désir frémissant des grands espaces pour lesquels étaient faites ses ailes. Mais ensuite, il se dit : « Si je sors, on pourrait refermer la cage, et je resterais dehors, prisonnier. » La petite bête rentra et peu après, non sans satisfaction, elle vit se refermer la petite porte qui scellait sa liberté.>> 
(Quatrième de couverture, Fable pour Letizia page 41) 

Fables est un recueil de textes de provenances diverses et déjà publiés séparément entre 1891 à 2004. Certains d'entre eux n'avaient jamais été traduit en français et encore moins rassemblés dans un livre thématique. Les fables d'Italo Svevo ne sont pas, en grande partie,  destinés à un public enfantin, il vaut mieux considérer ce livre comme les tentatives d'un auteur dans un genre particulier. A moins, bien sur, de vouloir traumatiser sa progéniture et  devoir passer des heures à calmer une crise de larmes. Pour cette dernière hypothèse, je tiens à préciser que je ne parle pas d'expérience =)


Un lièvre stupide vit passer une automobile. << Oh ! s'écria-t-il. Les hommes ont inventé la roue >>
(Courtes fables pages 40)

Fables fait la part belle aux animaux. Du conte philosophique sur la vie des oiseaux ou d'un chat (Petits secrets, La Mort du chat), à la leçon de vie cruelle sur les rapports de voisinage entre humain et animaux (Rapports difficiles et L'âne et le perroquet ), Italo Svevo raconte aussi sur un ton plus professoral, l'évolution de la relation homme/éléphant dans (L'apologue du Mamouth). La deuxième partie du livre est consacré aux petites fables, d'un paragraphe ou d'une ligne (voir extrait ci dessus), sommairement numéroté et encore plus sommairement rassemblés dans des chapitres au noms basiques (Sans nom ou Courtes Fables). Le livre se termine par deux notes, l'une bibliographique ou vous trouverez des informations sur les textes (première publication, provenance, etc) et l'autre biographique.  
Le registre est familier et ressemble parfois à la nouvelle d'Alphone Daudet : La chèvre de monsieur Seguin. Le ton de ce livre est donc joyeux et le final plein de vie.
Vu la taille mini du livre et la petitesse du prix (3€) vous comprendrez pourquoi j'ai fait main basse sur ce livre et un autre du même auteur  le mois dernier (voir cet article : Ma paresse)

Fables, Italo Svevo, traduit de l'Italien par Dino Nessuno, édition Sillage (2010), 47 pages.

Deuxième année de blog




Voilà ce blog à deux ans et c'est l'heure du bilan

Une année de blog supplémentaire ou Cultiste, le roi de la procrastination pour la seconde année.


L'année dernière je me faisais la promesse de me mettre au boulot (voir mon premier post anniversaire) et comme toutes les résolutions que l'on prend en début d'année, je ne l'ai pas tenu.
Je pourrais vous expliquer que j'ai eu des ennuis informatique (piètre excuse mais vrai), des problèmes de santé lié à ma vue (régler depuis mais vrai) et si ces deux excuses véridiques, cherchant à vous apitoyez, ne suffisaient pas. Je pourrais en rajouter d'autres totalement inventées : enlèvement par des extraterrestres, participation à une émission de télé réalité, etc.
Non la vérité c'est que je n'arrive pas à m'organiser et que bloguer passe toujours au second plan derrière lire un nouveau livre.
Vous vous rappelez quand je vous disais l'année dernière que ce blog possédait plus de 70 brouillons inachevés et bien aujourd'hui j'en possède plus du double (179 pour être précis). Ce blog est donc devenu un monstre qui devient gigantesque à mesure que je lis (1 à 2 livres par semaine environ). Seule solution envisageable : arrêter de lire, le temps que je publie mes brouillons. Cela voudrait dire avoir de la volonté et je n'en possède aucune en ce qui concerne mes lectures donc vous pouvez déjà pronostiquer le nombre de brouillons que ce blog possédera l'année prochaine.  Je vais probablement doubler le chiffre actuel.
Je ne vous ferais donc logiquement aucune promesse concernant la troisième année de ce blog.


Mon ami Google Analytics
Juste une petite sélection de requêtes navrantes venant de google, pour vous prouvez une fois de plus, que j'ai les lecteurs que je mérite.

-cthulhu comment tuer robert marsh
Merci de ne pas attenter à la vie des membres de ma famille !
 -pôle emploi illuminati
La crise touche aussi ce groupe de blogueurs, c'est triste mais je suis avec eux dans cette dure épreuve... :)
-traduction du texte challenges sapphire push 1997
Je demande une traduction pour celui là
-texte expliquant les lasagnes
Cultiste et son chat cuisine toujours ensemble.
entourage de la reine
et la reine des lectrices a un humour so british
Merci à Alan Benett pour ceux ci
-à ceux qui ont en un peu marre houellebecq
-lovecraft-houellbecque raciste?, interview houellebecq lovecraft,  houellebecq raciste
La popularité de Michel m'impressionne toujours ^^
-se+faire+sucer+a+la+biblioteque
Pardon !!!!!!!!
-samantha ne sait rien faire, samantha bonne a rien
, samantha bonne a rien faire en anglais
Je crois que j'ai compris et elle est aussi nulle que ça en anglais samantha ?
-livre de science fiction arbre tree
Aucune idée
-le temps perdu ne se rattrape jamais
Alors, continuons de ne rien faire
... (Jules Renard )
-la réalité je sais ce que c'est et c'est une belle salope precious
Merci au livre Precious pour cette requête très poétique
-jim/spock remix

Ils ont fait un disque ? Et j'ai pas les références...
-bd uss kelvin
Une bd ? Celle ci ?
-4ème couverture livre calamity jane
Calamity Jane ? J'ai lu ça moi ?
-barbara gordon violée
Autopsie d'un viol toujours un succès dans mes requêtes google...
-acteur noir producteur réalisateur américain
Denzel Washington ! 
-comment fabriquer un porte manteau avec presque rien
Je sais pas et puis c'est pas Castorama ici !
-cthulhu film tory vostfr
C'est quoi un tory ? Torrent ?
-calepin ordinaire pour numéros de téléphone et adresses à acheter
Mauvais blog encore...
-imogene ledantec - dominique lavanant - ne vous fachez pas imogène - megaupload
Le piratage une histoire de précision. 
-flanger soundtrack for bibliothéque pascal blogspot
Ok là j'abandonne, il y a des mots mais ça ne veut rien dire.
-quand est pour qui james joyce a t-il ecrit cette histoire dans le chat et le diable
J'ai bien une idée et c'est écrit ici
-"vickie prent la mouche (son petit amie semble"
semble quoi ? Mort et vivant ? policier ? Une femme ? parce que dans le cas de Vickie Nelson il faut spécifier.
-une taupe en plein soleil genre littéraire
Une idée quelqu'un ? Parce que moi je sèche.
-je cherche un livre des fables de la fontaine aux editions librio 
Je n'ai pas ça en rayon.
-est ce qu'on meurt toujours les yeux ouverts 
Aucune idée 
-aretha franklin biographie viol père 
Ah bon il y a une biographie sur Aretha Franklin ?

J'ai vérifié ! Il n'y a pas de bibliothécaire chez les Village People

- annuaire film lgb, comedie lgbt, films lgbt
 Il y a visiblement un public...
-films lbgt
Il ya une erreur, regarde tes petits camarades sur la ligne du dessus...
- filmes lgbt
C'est quoi un filmes ?  Et puis il y toujours une erreur mais pas la même...
 -filmes trio bisex
Ah oui ça ce confirme l'orthographe à changée ! 

-bibliotheque lgbt, bibliotheque homosexuel
Il y aurait un sous entendu sur ce blog et ma personne que cela ne m'étonnerait pas...
-documentaire sur l'homosexualité dans les films américains 
The Celluloid Closet  chez Arte, merci qui ?
-films sur la communauté gay des annees 80
Aucune idée. Quelqu'un en a une ?
-beyond gay bob christie mediatheque 
Moi pas comprendre toi !
-gay romain fournier
C'est qui romain fournier ?  Il est gay ?
-homo romain fournier
Genre reformulons on ne sait jamais. Pour information j'ai bien "lu" un livre illustré par Romain Fournier (on clique ici pour savoir de quoi il retourne). Est il gay ? par contre ça  j'en sais rien !
-polar hero gay, jeune flic en pantalon moulant, film avec policiers homo,
beau goss en cuir.
J'ai jamais parlé de pantalon moulant moi ! Bon j'ai quand même un lien pour toi ami fétichiste qui rêve d'être pris en flag. Clique ici et dis merci ^^

Merci donc à Phil Siné et à son top des films LGBT
pour ces jolies requètes Google. Non vraiment, merci Phil, fallait pas :0)


Remerciements

Pour ceux qui ont laissé un petit commentaire sur mon blog :
_A Vance qui si j'en crois mes requêtes Google à des problèmes de management
_A Cachou et The Bursar pour faire démentir la rumeur qui voudrait que seuls des hommes en pantalon moulant lisent ce blog
_A Geoffrey pour m'avoir prouver le contraire (voir son avatar ^^)
_A Wade Wilson pour l'avoir soutenu (Idem ^^)
_Au Dr Strangelove pour m'avoir corrigé quand mes neurones s'embrouillaient
_A Matt Murdock pour m'avoir soutenu quand j'ai fait une cure de polars sponsorisée par Télérama
_A Kiwi_Kid pour avoir compris une de mes références tordues.
_A Phil Siné pour avoir ouvert ce blog à un nouveau public ^^
_A Dasola pour avoir fait un petit coucou
_A Alexandre Mathis pour avoir fait la même chose
_A Pierre de Beauvillé pour avoir été le premier auteur à commenter sur un de mes articles (celui ci).
_A Guillaume 44 pour avoir confirmer tout le mal que je pensais des scénaristes de Star Trek Nero
_A FG_Cthulhu pour avoir fait acte de présence
Et a Crazy Cat pour avoir abandonné son webcomic le temps d'un commentaire.
Je n'oublie pas tous les timides qui me lisent et ne commentent pas, merci beaucoup à eux.


Et c'est parti pour une troisième année...

Guerre à Harvard

Guerre à Harvard Alors que gronde la guerre en Irak, son écho feutré résonne dans les couloirs de Harvard. Mark, fondateur de Facebook, Will, engagé comme réserviste, Quinn et Izzy, jeune couple à problèmes, Jenny, la fille aux cheveux roses et Nick, notre narrateur, nous entraînent dans la réalité de ce prestigieux campus. Entre la CIA qui vient débaucher des cerveaux et les soirées arrosées.
(Quatrième de couverture)

Fils d'une scénariste de télévision et de l'éditeur d'un journal sportif. Nick McDonell publie son premier livre, en 2004, à l'âge de dix sept ans, Douze, et c'est un succès critique et public. Nick, en bon garçon responsable, continue ses études et rentre à Harvard (excusez du peu). Il publie, en 2006,  de nouveau un livre Le troisième frère et de nouveau le succès est au rendez vous. Nick McDonell devient  reporter aux Times et en 2009, il publie un autre livre : An Expensive Education (non traduit en français pour le moment). Et en 2010, il abandonne la fiction pour publier un livre sur son séjour en Irak : The End of Major Combat Operations.
Encore en 2010, un film basé sur son premier livre, Twelve (IMDb) et réalisé par Joel Schumacher sort dans les cinémas. Ne l'ayant pas vu je ne vous en dirait rien.

Vous l'aurez remarqué Guerre à Harvard n'apparaît pas dans ma présentation de l'auteur car ce livre est, pour le moment, une exclusivité française. Guerre à Harvard est une fiction, une vision d'un campus prestigieux à un moment donné de notre époque, celui de la guerre en Irak. Pas d'histoire principale mais  un ensemble de petits récits raconter par un narrateur/observateur. 

En première année, dans les toilettes des filles au sous sol du bâtiment des sciences, des graffitis parlaient de viol. Sur la porte de l'une des cabines s'étalait une liste : &lt;&lt; J'ai été violée au SPEE, automne 02 ; J'ai été violée  au fox, printemps 01 &gt;&gt;, etc.  Tous les prestigieux du campus y passaient. (page 13)


Le portrait de la faune d'Harvard, dressé par Nick McDonell est à la fois touchante et cynique. Les chapitres se suivent mais ne se ressemblent pas. Certains évoquent avec humour et légèreté, le problème lié au poids des étudiants et le personnel "exotique" de la cantine. D'autres racontent avec lourdeur et beaucoup de clichés l'amour difficile de Quinn et Izzy à trois stades de leur relation. Alors que certains parlent avec beaucoup de sensibilité, de la rencontre du narrateur avec un étudiant en particulier. Il y a aussi les chapitres d'atmosphère ou les protestations contre la guerre en Irak et les souvenirs de Mark Zuckerberg (Fondateur de Facebook et de la même promo que l'auteur) se mêlent pour donner plus d'ampleur au livre. Vraiment dommage pour Nick McDonell qu'il n'ai pas partagé, contrairement à un des ses amis, la chambre de Zuckerberg en première année, celui ci a investit dans Facebook dés le départ et aujourd'hui est un homme riche...

Il y a même un réseau Irak sur Facebook, qui compte huit cent vingt et un membres. Les émissions préférées des membres de ce réseau sont 24 heures chrono, Family Guy, Lost, les Simpson, Scrubs. Les mêmes que dans le réseau Harvard. (page 67)

 
La guerre en Irak est l'ombre qui plane sur tous ce livre, un ombre qui plane sur des étudiants oisifs, friqués et destinés à devenir l'élite d'une nation. Un livre qui pourrait être amoral mais qui trouve dans sa conclusion une grandeur et un patriotisme inattendu. Rien de puant, je vous rassure. L'auteur, comme la grande majorité du campus d'Harvard n'apprécient pas la politique de Georges W. Bush. L'éditeur compare, sur le quatrième  de couverture,  l'auteur à Bret Easton Ellis ce que je trouve exagéré. Ce livre à des défauts rédhibitoires comme les trois chapitres d'Izzy et Quinn  qui ressemblent à un mélo pour adolescentes et n'ont vraiment rien à faire là. Passé ce détail, ce livre est une bonne lecture ou on y trouve à boire et à manger. Je l'ai dévoré en une soirée. Ce livre donne envie d'en connaître plus sur l'auteur ce qui tombe bien car j'ai acheté ce livre pour découvrir un nouvel auteur.
"Guerre à Harvard", Nick McDonell, Traduit de l'anglais -américain - par Samuel Sfez. Flammarion [2008], 95 pages. 

Le paragraphe du C.L.A.P : The Social Network  
Je pourrais dire que j'étais déjà vendu au film avant de le voir, dire que mon admiration, sans bornes, pour Fincher m'aveugle (sauf pour horriblement chiant Benjamin Button _mais on l'a probablement obligé à faire le film, un flingue sur la tempe_ ^^). Mais voilà, j'ai adoré le film. Sa pléthore de thèmes (film sur l'amitié, la revanche social, l'informatique, film de (et deux) procès, film sur l'asociabilité, film sur le succès comme en raffolent les américains. Autant de niveaux de lecture absolument fascinant pour un film qui n'aurait pu être un biopic de plus. Dire que j'ai envie de lire la biographie donc s'inspire le film est un euphémisme. 
Pour ceux qui souhaiterait lire une critique plus détaillée du film (et moins fanboy !), je les convie à se rendre sur le blog d'Alexandre Mathis : Plan-c.

Ma paresse

Non cet article n'est pas un aveu de mon incapacité à tenir ce blog à flots. C'est un livre acheté sur un coup de tête pour son petit prix de 3€ et son format mini.


"Les choses les plus simples sont trop compliquées."
(quatrième de couverture)


Italo Svevo est le pseudonyme d' Ettore Schmitz, un écrivain italien juif (son père est allemand et sa mère italienne tous deux de confessions juive) à la carrière chaotique. Il publie un premier livre (à compte d'auteur) à l'âge de 31 ans intitulé : Une vie. Ce sera un échec cuisant. Quelques temps plus tard il publie, toujours à compte d'auteur, un autre livre : Sénilité et obtient malheureusement le même résultat.  Il arrêtera d'écrire pendant vingt ans et c'est son professeur d'anglais, un certain James Joyce, qui en lui faisant découvrir la littérature anglaise et l'irlandaise lui redonnera le goût de l'écriture. C'est d'ailleurs Svevo qui donnera à Joyce tous les renseignements  sur la culture juive qu'il utilisera par la suite pour son Ulysse. A la même époque il est fasciné par les travaux de Freud et traduit dans la foulée son essai sur le rêve. En 1919, Joyce intercède en sa faveur pour que son dernier livre La conscience de Zeno obtienne un peu d'attention auprès de la critique (notamment française). En Italie pourtant la jeune génération commence déjà à le découvrir grâce aux efforts d'un critique passionné par son oeuvre. Il meurt en 1928 des suites d'un accident de voiture non sans avoir réclamé, d'après sa légende, une dernière cigarette. Ma paresse contient une notice biographique plus complète que mon modeste résumé. 

Ma paresse raconte les mille et un compromis que pratique un homme d'âge mur pour tromper Dame nature et retarder l'inévitable. Quand on a 70 ans, la santé est importante et, quand on à la chance de la posséder, la conserver l'est encore plus. Le narrateur peut compter sur son neveu Carlos pour lui donner d'assommants  conseils diététiques. Sa santé, le narrateur l'a gère à l'instinct sans écouter son entourage. mais en écoutant son corps. Pilules et cachets en tout genre pour aider tel ou tel organe à fonctionner et sus d'un petit régime pour perdre du poids (et faire plaisir à Carlos). Un régime à base de cigarettes en guise de coupe faim. Un compromis. Il y a un instinct qui mérite, lui aussi, un traitement préventif contre l'âge c'est celui de la virilité. En bon Italien, le narrateur prend un maîtresse. Une maîtresse qui vend des cigarettes (pratique pour le régime !). Une jeune maitresse de 24 ans. Une maîtresse que l'on paye. Sa femme ? Elle ignore tout. Pourquoi lui dire c'est de l'hygiène pas de l'amour. Compromis encore une (mauvaise) fois. Si la santé est facile à gérer à coup de pilules, une jeune maîtresse, elle, est moins docile.

Je pourrais rapprocher ce livre d'un autre, Les belles endormies de Yasunari Kawabata (mon article par ici) qui voyait aussi un senior fréquenter les milieux de la prostitution pour se rappeler sa jeunesse. Contrairement au Japonais qui privilégiait la prose romantique et la chaste nostalgie, Italo Svevo est plus physique et préfère faire de son personnage un vieillard indigne qui s'assume (là aussi contrairement à Kawabata).
Détail important, ce livre fait partie de la collection 3€ chez l'éditeur Allia qui à pour spécificités d'être en exemplaires limités (1000ex environ). Pour plus de renseignements sur cette collection et sa raison d'être c'est par ici
 J'ai aimé ce livre et je relirais probablement un autre ouvrage de cet auteur.
ps : Vous avez remarqué que je commence ce paragraphe en disant âge mur et que je finis en parlant de vieillard ;)  

Ma paresse, Italo Svevo, traduit par Thierry Gillyboeuf, Edition Allia, collection 3€ [09/2010], titre original : Il mio ozio, première publication  [1968], 64 pages

La reine des lectrices

"Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor."

(Quatrième de couverture)

Alan Bennett est l'auteur préféré des anglais depuis plus de trente ans. Romans, pièces de théâtre, télévision aucun domaine n'échappe à son talent et à sa plume sarcastique. Son humour so british continue d'émerveiller ses contemporains.. L'élément commun à tous ses écrits : La mise en scène du quotidien anglais et ses petits aléas caustiques. En France, comme c'est souvent le cas, le public ne l'a découvert (votre serviteur inclus) que récemment grâce à deux livres : La Mise à nu des époux Ransome et La Reine des lectrices.

Qui aurait pu croire que la Reine en voulant s'excuser de la conduite de ses chiens auprès du chauffeur d'un bibliobus allait provoquer la panique auprès de son entourage ?. Personne. Par pur politesse, elle accepte de se faire prêter un livre. Dés lors c'est l'engrenage, il lui faut en découvrir plus, lire plus de livres, rattraper le temps perdu ou, occupée par ses royales affaires, elle ne lisait pas.

"Il n'y avait aucun système dans sa manière de lire, un ouvrage en amenait un autre et elle en lisait souvent deux ou trois en même temps" (page 52 )
  
Même durant les cérémonies officielles sa curiosité de lectrice transparaît et elle met mal à l'aise les dignitaires étrangers. Pas de chance, le premier à en faire les frais est notre président Français. Le protocole en prend un sérieux coup.

"Maintenant que nous sommes en tête à tête  dit la reine [...]. Je vais pouvoir vous poser les questions qui me tracassent au sujet de Jean Genet.
_Ah... oui, dit le président [...]
_Il était homosexuel et il a fait de la prison mais était-ce un mauvais garçon ? Ne pensez vous pas qu'il avait un bon fond, au contraire ? [...]
N'ayant pas été brifé au sujet du dramaturge chauve. Le président chercha désespérément des yeux sa ministre de la Culture" (pages 9-10)

Bientôt son peuple est au courant de sa nouvelle et dévorante passion et en vient parfois à lui poser des questions difficiles sur la littérature populaire mais donc elle se sort avec tact et dignité.

De nombreux visiteurs auraient souhaité avoir avec elle cet échange intellectuel et lui avouaient qu'ils étaient justement en train de lire Harry Potter. Mais peu portée sur le fantastique, la reine réagissait toujours de la même manière : << Oui, disait elle un peu sèchement, nous gardons cela en réserve pour un jour de pluie >>, avant de passer à l'invité suivant.   (page 48)

C'est le deuxième livre que je lit d'Alan Bennett et c'est toujours un moment de lecture agréable, l'humour y est toujours fin et le personnage principal parfaitement caractérisé. Contrairement à son autre livre qui n'était que pure fiction, La reine des lectrices impose à son auteur de mélanger fiction et réalité. L'entourage de la reine, ses serviteurs et conseillers sont bien entendu de pures inventions par contre le premier ministre, le président français, sa famille, eux si ils ne sont nommés que par leurs fonctions  ou leur liens avec la reine (les princes, le premier ministre etc...) sont bien censé être réels. Au lecteur de décider de les nommer ou non. La guerre en Irak est aussi évoquée le temps d'un paragraphe plein de dérisions sur le monde politique

"_Sa majesté adore la lecture
 _Personnellement, j'adore me faire sucer la bite. Mais je ne demande pas au premier ministre de me rendre ce service."
(page 90)


La reine des lectrices est un petit roman typiquement british de facture classique. Il ne cherche pas à impressionner son lecteur mais au contraire de lui proposer quelques subtiles réflexions sur la lecture auquel il ne pourra qu'opiner du chef et un agréable vaudeville minutieusement orchestré. Un livre qui se dévore en une soirée, idéal pour s'aérer la tête entre deux livres sérieux.


La reine des lectrices, Alan Bennett, Traduit de l'anglais par Pierre Ménard, Editions Gallimard, collection Folio [04/2010], Titre original : The uncommon reader, Publication original [2007], 123 pages.

Qu'est ce que le Mythe de Cthulhu

Composante controversée de l'oeuvre de l'écrivain américain H.P. Lovecraft (1890-1937), le Mythe de Cthulhu a séduit de nombreux auteurs depuis sa mort. À tel point qu'il est parfois malaisé pour le néophyte de déterminer ce qui revient à Lovecraft dans ce foisonnement d'oeuvres inégales. Le terme même de Mythe de Cthulhu est postérieur à Lovecraft, qui ne l'aurait peut-être pas approuvé.
Comment, dans ce cas, définir cet étonnant mélange de mythologies imaginaires et réelles, de cultes impies et de pessimisme cosmique qui fascine les lecteurs depuis plusieurs générations? Le Mythe de Cthulhu peut-il être réduit à une simple accumulation d'artifices littéraires ou est-il véritablement l'expression d'une vision du monde propre à Lovecraft ?

(Quatrième de couverture) 


Ce livre est une retranscription d'un débat qui  eu lieu lors de la World Fantasy Convention de Providence. Le critique littéraire et auteur d'une biographie de référence sur Lovecraft : S.T Joshi, son collaborateur attitré David E. Schultz, les écrivains de fantastique/SF : William Muray et Robert M. Price et l'essaiste Donald R. Burleson ont débattu, en 1986, de ce que l'on appelle le Mythe de Cthulhu.
Cinq spécialistes de Lovecraft et de son oeuvre ont tenté de définir et de donner enfin un juste sens à un terme devenu au fil du temps un fourre-tout sans nom. Pour que vous compreniez mieux de quoi parle ce livre je vais vous donnez les deux définitions du terme Mythe de Cthulhu (qui sont les miennes et qui sont celles que vous retrouverez  en partie dans ce livre)
 Pour commencer il faut que j'explique que le terme de Mythe de Cthulhu est postérieur à la mort de Lovecraft. On le doit à August Derleth, son compilateur,  qui après l'avoir republié, à pousser de jeunes auteurs à utiliser les créations de Lovecraft pour leurs comptes. Souvent décrié par les connaisseurs pour s'être approprié le Mythe et avoir tenter de le rationaliser. August Derleth est pointé du doigt comme le principal responsable du fourre-tout qu'il est devenu.
Le Mythe de Cthulhu (la définition la plus simple) : aussi parfois appelé Mythe de Lovecraft, regroupe sous cette dénomination tout les écrits de Lovecraft incluant ses créatures ou non (poésie, nouvelles etc...). Le Mythe de Cthulhu ( dite version Derleth) : Inclus la première définition et regroupe toute les nouvelles écrient après la mort de Lovecraft et faisant référence à son panthéon de dieux. Autant dire que cela fait beaucoup, que la qualité n'est  pas toujours au rendez vous et que le respect du au Maître est parfois loin (un exemple bientôt sur ce blog...).
Qu'est-ce que le Mythe de Cthulhu ? contient une troisième piste pour le définir, plus radicale, que je vous laisse découvrir.
Si un un débat de spécialistes semblent indiquer ce livre pour les connaisseurs, il n'en est en réalité rien. Les propos sont clairs, détaillés et parfaitement abordable pour un néophyte. Pour l'amateur du Maître de Providence par contre ce livre ne lui apprendra que peu de choses (c'est mon cas). Ce petit livre est une sorte de Que sais je du mythe de Cthulhu qui ne dit pas son nom. Un ouvrage de référence  pourtant imparfait, que l'éditeur à agrémenté deux textes écrient par S.T Joshi et Will Murray pour tenter de le réactualiser lors de la seconde édition. Dommage que le débat soit quelques peu daté et que pour cette quatrième édition, une petite mise à jour n'est pas été réalisée. Depuis 1986, beaucoup de choses ont été découvertes ont été faites sur la vie et l'oeuvre de Lovecraft, dommage que cela n'apparaisse pas ou que partiellement dans les notes de ce livre. Pour conclure sur ce livre, je dirais qu'il permet de répondre à une question simple sans avoir à lire une biographie ardue ou une analyse littéraire au jargon universitaire abscons de 600 pages... en anglais (oui je parle d'expérience !). Rien que pour ça, ce livre est essentiel... et c'est le seul en français sur le sujet.


Qu'est-ce que le mythe de Cthulhu, traducteur Philippe Gindre, editeur : La Clef d'Argent, Collection Kthon (2007), titre original What is the Cthulhu Mythos ? (1987), 54 pages

La piste sanglante

Deuxième volume des aventures de la détective Canadienne, Vicki Nelson qui après un premier volume presque uniquement consacré à présenter les trois personnages principaux, se décide enfin à mener une enquête digne de ce nom.

<< _ Le mois dernier, deux membres de notre famille ont été tués. Nous avons besoin de vous , mademoiselle Nelson, pour trouver qui a fait ça.
_ La police a-t-elle des pistes ?
_ Ils ne sont pas vraiment au courant.
_ Qu'entendez vous par "ils ne sont pas vraiment au courant">>
(extrait éditeur)

Des mois ce sont écoulés depuis que Vicki s'est vu confrontater  a un sorcier à peine sortie de la puberté. Son agence de détectives continue toujours de péricliter et ses problèmes de santé lui cause toujours des soucis. Alors que l'ennui était sur la point de la submerger, le vampire, Henri Fitzroy fait de nouveau irruption dans sa vie pour lui demander de l'aide, non pas pour lui mais pour des amis. De nuit, elle se rend donc à son appartement pour rencontrer ses clients : Rose et Peter deux jumeaux appartenant à une famille de loups-garous vivant près de London  dans la région d'Ontario. L'une des leurs vient d'être abattue d'une balle dans la tête, par ce qui semble être le travail d'un sniper professionnel.  Depuis le meurtre, la meute sent une présence menaçante autour du territoire familiale. Impossible pour eux de laisser la police humaine faire une enquête, sous peine de voir leurs secrets être révélés, c'est donc vers un détective privé qu'ils se tournent pour demander de l'aide. 


Personnages principaux :

Le casting de la série tv Blood Ties : Christina Cox (Vicki Nelson),
Kyle Schmid (Henry Fitzroy), en bas Dylan Neal (Mike Celluci) 
_Vicki Nelson : Cette grande femme de 1m78 athlétique, intelligente et volontaire à quitté la police suite à la découverte de sa Rétinite Pigmentaire* (sans certains effets secondaires trop handicapant...). Autrefois elle  était le petit génie de la police de Toronto, aujourd'hui elle gère seule sa propre agence de détective. Elle entretient une relation tumultueuse avec son ex (au choix) petit ami et coéquipier Mike Celluci. Sa rencontre avec le vampire Henri Fitzroy à quelque peu chamboulé sa vie amoureuse. A noter que Vicki à des problèmes avec sa  possessive de mère et qu'elle n'a que très peu connu son père.

*Pour en savoir plus : IRRP (Association  pour l'information et la recherche sur la rétinite pigmentaire)


_Henri Fitzroy : un des fils bâtard d'Henri VIII, il est devenu vampire par amour pour une femme et par rejet de la société dans laquelle il vivait. Henri possède, en apparence, un caractère froid et distant voir paternaliste  durant le premier livre. Lors du second, le masque se fissure et laisse apparaitre son véritable caractère. Il possède en plus de ses capacités vampirique (force, rapidité, etc) quelques connaissances en magie. Henri mesure 1,68 m et est bisexuel. Il est très attiré par Vicky Nelson mais un précédent échec amoureux le rend prudent. Mysterieux et secret, Henri est le personnage qui fait le lien entre Vicky et le surnaturel. Je rajouterais aussi que c'est le personnage central du premier volume et que dans le second il se contente de faire de la figuration. Un autre détail, sur lequel je ne ferais aucune vanne (trop facile !), il écrit des romans sentimentaux.
Oui j'ai une paire de lunettes et une queue de cheval et alors ?
_Mickael Celluci :  Si Vicki possède un fort caractère, c'est aussi le cas pour Mike, Ils partagent en outre un esprit de compétition qui provoque généralement entre les deux de monumentales disputes et des joutes verbales particulièrement savoureuses. Ancien coéquipier de Vicki avant que celle ci ne quitte la police. Ce grand et costaud inspecteur de police (1,98m) est aussi son ex-petit ami. Un rien balourd dans son comportement, il est néanmoins un très sérieux policier et rivalise d'intuition avec Vicki. Depuis le premier volume et sa première rencontre avec Henri Fitzroy (dans le dernier chapitre du premier volume), il tente d'être "cool" avec l'idée que son ex à un nouveau petit ami. Il ne sait pas encore que Henri est un vampire mais La piste de sang devrait lui fournir quelques indications mais pas forcément la réponse.

_Tony Foster: Ce jeune homme est un SDF, un prostitué occasionnel et un indic que Vicki tente de sortir de la rue depuis des années (à l'époque ou elle était dans la police). Il est le deuxième humain à connaître la véritable nature d'Henry Fitzroy ce qui lui à permis de devenir son amant occasionnel. Dans le deuxième volume, on apprend que ce dernier lui à trouvé un appartement et un travail ce qui rend Vicki légèrement jalouse (Et elle ne sait  pas encore qu'il partage avec elle le lit de Fitzroy !). Ce personnage est le héros de la série spin-off de Vicki Nelson : Smoke and Shadows (3 volumes non traduits). 

Ce volume tient les promesses que Le prix du sang (mon article par ici) n'avait pas tenu. Une enquête, une vraie, avec des indices, des témoins et quelques suspects inquiétants. Comme le premier livre, cela reste du polar léger agrémenté de fantastique mais contrairement à celui-ci, l'histoire se tient de la première page à la dernière sans temps morts. Je trouve le personnage de Henry Fitzroy de plus en plus antipathique, Tania Huff se sert de ce personnage comme d'un couteau Suisse.Il est capable de tout faire, sait tout et vient à la rescousse dés que le moindre danger  menace (ruinant du même coup toute la tension d'une scène). Dans ce volume on le voit pourtant peu et c'est le couple d'humains qui est en vedette. Vicki Nelson mène l'enquête d'abord seule puis elle est rejointe par Celluci (pour une raison très personnelle que je ne spolierais pas). La confrontation direct entre Mike Celluci et la meute de garous est un grand moment de drôlerie. La relation Nelson/Fitzroy devient plus clair et le rôle de Celluci auprès de Vicki est aussi mieux defini. Il laisse présager d'un futur clash entre lui et le nouveau petit ami vampire de son ex.
Tania Huff réussit avec ce second volume le parfait mélange de fantastique, de polar et d'intrigues amoureuses.
 Prochain Volume : Frontière sanglante avec un nouveau genre de monstre  

Piste sanglante, Tania Huff, Traduit de l'américain par Patricia Ranvoisé, Edition J'ai Lu [06/2010],  Edition et titre original : Blood Trail [1992] , 315 pages

Ps : J'ai édité le premier article sur la série et réecrit la présentation des personnages pour le second volume.

Le Maître ou le tournoi de Go

Je remet de l'ordre dans ma montagne de brouillons et je retrouve ce joli livre de Yasunari Kawabata que j'avais acheté l'année dernière suite à la lecture d'un livre du même auteur.

" La plupart des professionnels du Go aiment aussi d'autres jeux, mais la passion du Maître présentait un caractère particulier : l'incapacité de jouer tranquillement, en laissant les choses suivre leur cours. Sa patience, son endurance s'avéraient infinies. Il jouait jour et nuit, pris par une obsession qui devenait troublante. Il s'agissait peut-être moins de dissiper des idées noires ou de charmer son ennui que d'une sorte d'abandon total au démon du jeu. " (Résumé Editeur)

 Yasunori Kawabata est un écrivain nostalgique de sa jeunesse (comme dans Les belles endormies) et du Japon avant son ouverture aux occidentaux. L'ère Meiji (1868-1912) n'a pas fait que lancer la modernisation du pays, elle a aussi apportée aux japonais les valeurs occidentales. L'ancien Japon à alors laissé sa place à un nouveau plus moderne. C'est ce que raconte Le Maitre ou le tournoi de Go, utilisant le Goban (le nom de la table utilisée pour jouer au Go) comme métaphore pour parler des regrets de l'auteur. Mieux encore, Kawabata oppose deux conceptions (véridique) du jeu de Go, la moderne qui professionnalise ses joueurs et celle du Maître ou le Go était vu comme un art de vivre. Pour écrire son livre, Kawabata chronique une partie qui s'est  réellement déroulé en 1938 (sur une période de huit mois) entre un joueur d'une trentaine d'année et un vieux Maître sur le point de prendre sa retraite. Reporter à l'époque, il se donne aussi dans ce livre le rôle du narrateur/journaliste.
Si il est bien question du Japon dans Le maitre et le tournoi de Go, le livre ne fait pas qu'aligner les métaphores géopolitique, il est aussi beaucoup question de GO. Le narrateur est un novice dans ce jeu et c'est par ses yeux, ses questionnements parfois naïf, que Kawabata réussit le tour de force d'initier son lecteur. Le récit est régulièrement illustré de schémas pour permettre au lecteur de suivre les coups décisifs de la partie. Un autre point très positif dans ce livre est la non linéarité de l'histoire. L'auteur égraine, tout au long  de ses 41 chapitres, les événements lié au résultat de cette partie. Les petites histoires passées et futures se mélangent avec une telle virtuosité que jamais Kawabata ne perd son lecteur. Le gagnant de cette partie à beau être connu dés le premier chapitre, c'est le comment et le pourquoi qui pousse à la lecture durant les quarante chapitres suivants.
 le maître ou le tournoi de go est un livre prenant qui raconte avec finesse le destin de d'un homme et la fin d'une époque. Tout simplement sublime.

Lien utile : Fédération française de GO


Le Maitre ou le tournoi de Go, Yasunari Kawabata, traduit du Japonais par Sylvie Regnault-Gatier, -Edition  Albin Michel [1988], Collection Le Livre de Poche [2008], 157 pages

Star Trek Nero

Après la sortie de Spock réflexions (voir mon article), j'attendais avec impatience la troisième série de comics IDW autour du film de J.J Abrams. Consacrée au méchant du film : Nero. Sur le papier elle promettait énormément. Malheureusement elle ne tient pas ses promesses. Explications.

Attention spoilers, je dévoile dans cet article des passages clés du film.

L'histoire de Star Trek Nero débute peu après la destruction de l'USS Kelvin qui a entraîné la mort du père de James T. Kirk.
Nero vient de découvrir que Spock qui l'a pourtant précédé dans le trou noir à bord de son Jellyfish, n'en est toujours pas sortit. Obligé de remettre ses plans de vengeance à plus tard, Nero décide d'attendre que le vieil ambassadeur fasse son apparition dans le nouvel univers.
Après avoir réglé par la force un début de mutinerie, son vaisseau, le Narada est repéré par une patrouille Klingonne en maraude. Le vaisseau est en piteux état et est bien vite abordé, l'équipage romulien resiste avec courage mais doit finalement se rendre. Accusés d'espionnage, ils sont envoyés sur la planète prison de Rura Penthe...

Nero : Crucifiez moi ! Ma série est une arnaque !
C'est un peu les larmes aux yeux et le phaser sur la tempe que je vous annonce que la série Star Trek Nero en 4 volumes et réunit ici en Tpb est de qualité médiocre. Ce n'est pas tant l'aspect graphique que je déplore. David Messina réussit encore un fois à se surpasser aux dessins. Le vrai problème de Star trek Nero provient de son scénario, ou plutôt de son manque d'inspiration voir de son manque de couilles. Oui j'ai écrit couilles ! 
Sur les quatres comics contenu dans cet album, deux contiennent du matériel "original". Le premier volume raconte l'arrivée de Nero dans le nouvel univers, les jours qui ont suivit la destruction de L'Uss Kelvin et enfin sa capture par les klingons. Le quatrième volume, lui, narre l'arrivée de Spock (le vieux), sa capture par les Romuliens du Narada et son abandon sur la planète glaciaire de Delta Vega. Pour ceux qui ont vu le film et les scènes coupées du dvd, rien d'original, c'est du déjà vu.

Le Narada dans toute sa splendeur
Le deuxième comic raconte les vingt cinq années d'emprisonnement sur Rura Penthe, et les vaines tentatives des Klingons pour s'approprier les technologies futuristes du Narada. Mise à part les introspections de Nero et les apparitions fantomatiques de sa femme, pas grand chose à sauver dans cette partie. Le troisième comics est emblématique du problème de toute cette série de comic car il ne s'y passe rien mais alors rien. Nero et son équipage s'échappent de prison et vont à la rencontre d'une entité avant de s'apercevoir que cette rencontre ne sert à rien. Je ne vais pas spoiler l'identité de cette entité mais en guise d'indices, je peux vous dire qu'elle a un lien avec les Borgs et que l'équipage de STO la rencontre dans un des films.  Les possesseurs du Tpb Star Trek Countdown (voir mon article) on forcément déjà une petite idée.

 Voilà je crois vous avoir tout dit, le Tpb contient comme d'habitude les croquis de David Messina et les couvertures originales en guise de bonus.
En lisant ce Star Trek Nero, j'ai eu l'impression de me retrouver dans les années 90 ou j'achetais des comics Image. ils étaient beaux, mais les scénarios ne volaient pas très haut. Oh mon Dieu, j'ai dit du mal de Star Trek en rimes.

Star Trek : Nero, Alex Kurtzman et Roberto Orci (scénario), Mike Johnson et Tim Jones (adaptation), David Messina (dessin), Giovanna Niro (couleur), IDW publishing [02/2010], 100 pages.

Cinq fatalités


"Je suis l'un des derniers. 
Après une semaine de lutte épuisante pour rester en éveil, je vais à mon tour céder à la nuit car je n'ai pas le courage de mettre fin à mes jours."
(les endormis page 60)

Les pays Anglo-Saxons ont beaucoup de chance. Il ne se passe pas une année,sans qu'au moins une demi-douzaine de recueils de nouvelles Lovecraftiennes ne sortent. Ses anthologies regroupent généralement des nouvelles écritent par de jeunes auteurs avides de se faire connaître. Il y a souvent du bon, voir du très bon dans ses livres. En France, ce genre d'initiative est beaucoup plus rare. Le dernière anthologie originale publiée, consacrée à  des histoires inspirées par Lovecraft date de 2007. Elle était sortie pour célébrer les soixante dix ans de la mort de celui ci (sic !).
Pour les jeunes auteurs français écrivant dans le style du maître de Providence, il ne reste plus que l'auto-édition pour se faire connaître. C'est le cas de Pierre de Beauvillé qui auto-publie simultanément chez deux éditeurs et avec deux couvertures différentes. Vous trouverez les liens en fin d'article. Mon édition est celle de TheBookEdition que je trouve est plus sobre et donc plus belle. Je ne saurais trop vous recommander cette même édition pour une autre raison, plus patriotique, celle là. Malgré son nom l'éditeur est français.

Cinq Fatalités.
Cinq façons d'en finir avec l'humanité.
Cinq évolutions menées à leur terme.
Cinq nouvelles fantastiques et noires
(résumé du quatrième de couverture)

Ce recueil contient donc cinq nouvelles qui ont pour particularités de se terminer très mal pour l'humanité.

_Les engloutis : La plus longue nouvelle de ce recueil (38 pages) raconte la découverte d'un trou noir en expansion dans le salon d'une maison de Munich. Le propriétaire de la maison, puis des scientifiques et ensuite le gouvernement tenteront de contrôler ce phénomène et d'en minimiser les effets.


_Les envahis : Dans un futur pas si lointain, la téléportation est devenu un moyen de locomotion comme les autres. Les cabines de téléportations, pourtant sur jusqu'à aujourd'hui, commencent à tomber en panne et à fonctionner seuls.

_Les endormis : Une épidémie de sommeil touche la population mondiale. Il apparaît bien vite que les endormis partagent le même rêve et que celui ci à une fin abominable. L'un des derniers humains encore éveillé tente de ne pas succomber au sommeil en racontant les derniers jours de l'humanité.

_Les exilés : Le soleil terrestre est sur le point de se transformer en géante rouge, la température terrestre augmentant en conséquence, notre planète est devenue invivable.  La population mondiale s'apprête à la quitter.

_Les retirés : Dans un futur proche, la majeure partie de l'humanité vit dans de gigantesques métropoles polluées. Cependant un petit groupe d'humains ont décidés de vivre dans les campagnes devenues désertes et d'y vivre simplement en communion avec la nature.

Que voilà un bon recueil qui fait plaisir à lire malgré le ton très pessimiste du sujet traité. Cinq façons de voir mourir l'humanité, mais qui à l'exception d'une tendent, vers la Sf la plus pure. C'est justement celle qui est la plus fantastique (Les endormis) qui m'a le plus plu. Elle se révèle prenante et ce malgré un nombre de pages réduit (6 pages). L'autre nouvelle que j'ai particulièrement appréciée, elle aussi trop courte, Les envahis,  rappellera  aux cinéphiles le film : La mouche de David Cronenberg. Même si personnellement j'ai surtout pensé aux épisodes existant dans les séries Star Trek ou les fameux téléporteurs de bord, censés être fiables, connaissent des avaries en tous genres. Les trois autres nouvelles sont bonnes mais ont des défauts énervants, Les retirés aurait méritée , au vu de son sujet écologique, un peu plus de pages, à contrario, je trouve la nouvelle, les engloutis, trop longue et sur la fin un brin répétitive. Même constat pour les exilés qui est probablement la moins originale du livre, l'histoire se basant sur une prévision scientifique archi-connue et développant son histoire autour.
J'ai beau critiquer, j'ai passé une bonne soirée à lire ce livre et a tenter de découvrir quel grand ancien ou créatures de Lovecraft était l'élément déclencheur de la fin de notre monde.
Juste un détail encore l'auto-édition produit des livres relativement cher voir les deux liens qui suivent :
Lulu.com : Cinq fatalités
TheBookedition.com : Cinq fatalités


Cinq fatalités, Pierre de Beauvillé, The Book Edition [2010], 83 pages.