Challenge Perles noires : Cultiste contre Télérama

Il n'aura échappé à personne que ce blog est en sommeil depuis le début de l'année, la faute à des problèmes de santé et un emploi du temps qui me laisse peu de temps libre pour bloguer.
Pour me rattrapper auprès de vous mes chers lecteurs et lectrices, je me lance un défi.
L'hebdomadaire culturel Télérama, pendant les prochaines semaines, offre avec sa revue huit polars.
Je me propose de lire chacun d'entre eux et de publier un article sur le livre concerné avant que le suivant ne soit offert.
Le premier livre à été offert le 24 fevrier, il me faut donc publier mon avis sur Les morsures de l'aube avant le 3 mars, date de sortie du livre d'Edward Bunker.

Programmation des publications Télérama :

Round 1- Les morsures de l'aube - Tonino Benacquista (24 fevrier)
Round 2- La bête contre les murs - Edward Bunker ( 3 mars)
Round 3- J'étais Dora Suarez - Robin Cook (date limite le : 10 mars)
Round 4- Merci pour le chocolat - Charlotte Armstrong (17 mars)
Round 5- Les six jours du Condor - James Grady (24 mars)
Round 6- Rouge est ma couleur - Marc Villard (31 mars)
Round 7- Scarface - Armitage Trail (7 avril)
Round 8- Nightfall - David Goodis (14 avril)

La collection complète des perles noires de Télérama est disponible ici.

Je vous donne donc rendez vous dans huit semaines pour connaitre le résultat de ce défi.

Spock Réflexions

Ce blog manque de Star Trek c'est une évidence.
Heureusement pour moi, et donc pour vous chers lecteurs le meilleur éditeur de comics en France a pensé à mo... vous.
Le précédent Tpb Star Trek traduit par Delcourt (Star Trek Compte à rebours) ayant visiblement bien marché.
Delcourt se décide à traduire le dernier comics d'IDW dans l'univers Trekkien.
Comme Star trek Countdown, Spock Réflexions est une préquelle du film de JJ Abrams. Une préquelle de la préquelle en quelque sorte.
IDW après le succès des 4 épisodes de Star Trek Countdown (et du TpB les réunissant) a cherché à rentabiliser sur sa préquelle dessinée et à mis en chantier deux nouvelles séries limitées de quatre comics chacune. L'une autour du personnage de Spock et l'autre autour de Nero (sortie en Tpb fin mars et pré-commandé par votre serviteur en vo :p )



L'espace infini. Deux passagers d'un transporteur, bloqués à la frontière des territoires de la Fédération, attendent la permission de poursuivre leur route vers la Terre. Durant ce voyage, Spock se remémore sa vie passée : de son enfance à batailler pour se faire une place dans la société vulcaine, jusqu'à la visite du Capitaine Harriman à bord de l'Enterprise peu après la mort du Capitaine Kirk. (Resumé éditeur)

Le film d'Abrams voyait se confronter Spock et Nero, dans Star Trek Countdown naissait le début de leur affrontement. Alors que restait il a raconter au public du film et aux vieux briscards de l'univers de Gene Roddenberry ? Réflexions offre une première réponse en racontant les moments marquants de la vie de Spock par le biais de souvenirs des évenements qui l'on amené au fur et à mesure vers sa première rencontre avec Nero.
L'histoire se déroule après le film Star Trek Generations (Imdb).
Dans le film, l'équipage du commandant Picard (The next generation), assisté par l'équipage des années 60, étaient témoin de la seconde et définitive mort* du commandant Kirk. Lors de la pré-production du film, Leonard Nimoy refusa de participer au film. Résultat Spock est au abonnés absents pour pleurer Kirk. Heureusement dans la série Tv, Star Trek Tng (Saison 5, épisodes Unification), le personnage était montré entrain de tenter de rapprocher spirituellement les vulcains et les romuliens via un groupe clandestin. Il ne fallut pas longtemps aux scénaristes du film pour expliquer que si Spock n'était pas présent lors des évènements de Generations, c'est parce qu'il était occupé ailleurs. On appelle ça un retcon (Retroactive Continuity) Et c'est, cette excuse qui est utilisé dans Spock Réflexions comme point de départ de l'intrigue.
* non je ne vous expliquerais pas pourquoi ça serait trop long

Star Trek Countdown avait réussi le pari d'être accessible pour le lecteur lambda mais ce n'est malheureusement pas le cas ici. Les souvenirs de Spock sont autant de références à la série classique qu'a celle de The next generation. Pour le lecteur moyen français, n'ayant vu que le film, cela risque d'être cryptique. Pour un fan comme moi, bien entendu c'est très différent, les souvenirs de Spock, pour la plupart inédits, sont d'agréables moments de nostalgie. La rencontre dans un ascenseur avec Christine Chapel (amoureuse de lui dans la série classique) vaut à lui seul l'achat du livre et prouve le grand respect du scénariste vis à vis du personnage.
Les dessins de David Messina sont toujours aussi aléatoires en qualités, le beau côtoyant le laid (son Kirk est particulièrement raté mais bon c'est kirk après tout ^^). Le scénario fait parfaitement suite à Star Trek Generations et fait subtilement lien avec Star Trek countdown.

Star Trek Spock-Réflexions, Scénario Scott et David Tipton, Dessin David Messina, Delcourt [02/10], Edition originale IDW [2009], 95 pages.

Chouquette

Quelle femme de soixante ans, aujourd’hui, peut sans grimacer s’entendre appeler “mamie” ? 
Pas Chouquette, qui a réglé le problème en recyclant le surnom de ses tendres années, au grand dam de sa fille Adèle, laquelle rêve pour son petit Lucas d’une vraie grand-mère.
N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.
(résumé editeur)

Emilie Frèche est une jeune romancière française ayant quatre livres à son actif, Les Vies denses (2001), Une femme normale (2002), Le Sourire de l’ange (2004) et Le Film de Jacky Cukier (2006). Elle a aussi écrit deux livres sur fait divers et ses répercussions, l'un  autour de la mort d’Ilan Halimi : La Mort d’un pote (en 2006) et un autre en 2009, avec Ruth Halimi, Vingt-quatre jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi. Emily Frèche est aussi la directrice d'une jeune maison d'édition : Les éditions Moteur.
Pour ceux qui se demandent si Emily Frèche est une parente du pas très catholique Geoorges Frêch, la réponse est non ;)

J'ai emprunté ce livre, imaginant lire une sorte de farce entre une tatie Danielle et son insupportable petit fils. C'est tout du moins ce que laisse penser le résumé du quatrième de couverture. Dans les dix premières pages, le livre tient les promesses du résumé de l'éditeur puis le récit bifurque vers un portrait de femme bafouée. L'héroïne, Chouquette, est une femme que son mari multimillionnaire trompe depuis une bonne vingtaine d'année et qui vient de la quitter. Au comble du désespoir, elle tente de faire revenir son Jean Pierre en faisant amie-amie avec la première maîtresse de celui ci, se rajoute à l'équation familiale son petit fils malade et sa fille hystérique (revenue très vite d'Afrique pour culpabiliser sa mère). L'histoire se déroule durant la révélation de la crise financière de 2007, Emily Frèche utilisant le copier/coller d'articles de journaux sur quatre pages pour planter le décor et lui donner un très factice soupçon de réalité. Chouquette fait le  portrait de trois femmes pathétiques, une femme soumise qui accepte les maîtresses de son mari à la table familiale  (Chouquette), une maîtresse incapable d'avoir des sentiments amoureux et qui ne sort qu'avec des hommes mariés (parce que c'est plus facile !), une fille trentenaire colérique qui reproche à la terre entière ses manques affectifs (Jean Pierre est, non seulement, un salopard qui obligeait sa femme à servir ses maîtresses à table mais en plus c'est un mauvais père).
En bref, Chouquette est un livre sans originalité sur le thème, les hommes ces salauds qui plaira aux féministes et aux castratrices en herbes.
En bonus, elles y trouveront quatre articles de journaux sur la crise financière...

Chouquette, Emilie Frèche, Actes Sud [02/10], 134 pages