J'étais Dora Suarez

Voici le troisième livre de mon challenge Télérama

Mes livres sont pleins de gens qui, sachant qu'ils ont été abandonnés par la société, la quittent d'une façon si honteuse pour elle qu'elle ne fait jamais mention d'eux. Et c'est pourquoi J'étais Dora Suarez n'est pas seulement un roman noir, et qu'il va encore plus loin, pour devenir un roman en deuil."
[Robin Cook]
extrait du quatrième de couverture.

Deux victimes, Dora Suarez et Felix Roatta une jeune femme et le propriétaires d'une boite de nuit  sont retrouvés mort  le même soir, l'une à été sauvagement mutilée, l'autre a eu la tête explosé. Aucun lien apparemment entre eux. Pourtant une photo arrive en possession de la police qui  prouve que la jeune femme travaillait  dans le club de Roatta et les résultats de l'autopsie de Dora Suarez révèlent qu'elle était entrain de mourir du sida.
"Interrompu par la vieille, venue voir ce qui se passait dans la pièce d'à côté, alors qu'il n'en avait pas encore terminé avec la fille, le tueur se rua sans un mot sur l'intruse, l'empoigna comme un paquet de linge sale, puis l'expédia à travers le panneau frontal de son horloge à balancier, située à l'entrée de l'appartement, avec une violence dont lui-même ne se savait pas capable. Il vit tout de suite qu'il avait bien travaillé ; la vieille mourut sous le choc."
(extrait)

On retrouve dans ce roman, le flic, héros, du livre Les mois d'avril sont meurtriers, toujours aussi dur à cuir et toujours empêtré dans ses problèmes familiaux (sa femme surtout...). Robin Cook explore, ici, le monde de la nuit et ses travers, ses anges désenchantés et ses démons cupides. Il utilise la même astuce scénaristique que dans Il est mort les yeux ouverts, l'enquêteur suivant les mots laissés par la victime pour résoudre son affaire, les petits papiers du premier roman faisant place à un journal intime.
On assiste aussi dans ce roman, a un attachement plus poussé de la part du sergent pour sa victime, elle était jeune, jolie et elle lui rappelle sa femme, sa fille, etc. Quand je vous dis, qu'il a des problèmes familiaux...
Plus violent et beaucoup plus sombre que ses précédents épisodes de l'usine, Robin Cook a écrit, la, un chef d'oeuvre de noirceur. L'auteur ne nous épargne pas grand chose des souffrances de sa victime et de celle de sa vie passée. L'identité du meurtrier est aussi une (mauvaise) surprise, surprenante et triste à la fois.
Je n'ai vraiment rien de mal à dire sur ce livre que je conseillerai sans aucune réserve.

J'etais Dora Suarez, Robin Cook, Traduit de l'anglais par Jean Paul Gratias, Editions Rivages [1990], Titre original : I was Dora Suarez 265 pages

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