Merci pour le chocolat

Merci pour le chocolat est le quatrième livre de mon challenge Télérama.

Oui, il s'agit bien du quatrième livre offert par Télérama (avec un surplus de prix tout de même) et pas du troisième. Pour des raisons que je ne dévoilerais pas ici, J'étais Dora Suarez de Robin Cook sera publié à une date indéterminée mais pendant la durée de mon challenge.


En visite chez un peintre célèbre, la jeune et fougueuse Amanda surprend une scène étrange : la femme de l'artiste renverse une bouteille Thermos contenant du chocolat. Prises de soupçons, Amanda éponge le liquide avec son mouchoir. Une analyse chimique révélera qu'il contenait du poison. Qui était visé ? Pourquoi la meurtrière est-elle revenue sur sa décision ? Un autre crime se prépare t'il ? 
 Résumé du quatrième de couverture.

Les romans de Télérama s'améliorent de semaine en semaine et se diversifie le genre noir avec beaucoup d'élégance, 
Américaine de naissance, Charlotte Armstrong Lewi de son nom complet a travaillé comme une journaliste de mode pour le New York Times, Charlotte Armstrong est une contemporaine d'Agatha Christie (1909-1969) et comme elle, elle place ses histoires criminelles dans le milieu de la haute bourgeoisie. Elle n'a écrit que 28  livres et Merci pour le chocolat reste son livre le plus connu en France. Le réalisateur Claude Chabrol en a fait une adaptation en l'an 2000 (Imdb).avec Isabelle Hupert et Jacques Dutronc. Pour les malheureux qui auraient vu le film, il me faut les prévenir que le film et le livre n'ont en commun que leurs titres respectifs. Le scénario du film prenant des libertés très Chabroliennes. Il faut dire que le misérable réalisateur franchouillard avait déjà commis une adaptation de Charlotte Armstrong dans les années 70 avec un film , tout aussi hors sujet, La rupture (Imdb).

Les romans de la collection perles  noires s'améliorent de semaines en semaines et se diversifie au même rythme. Après le roman noir tenté de fantastique, le récit de prison et le polar malsain, voici le polar tendance gothique (c'est du moins ce que prétend la quatrième de couverture). Moi je n'ai rien vu de gothique dans ce polar des année 50 mais par contre je lui ai trouvé une grande influence Victorienne (attitude des personnages, bienséance omniprésente, etc). L'héroine de Merci pour le chocolat, Amanda, ne dépareillerait pas dans un roman d'Anne Perry (elle ressemble beaucoup à Charlotte Pitt). Si il y a bien une chose qui semble un peu faible dans ce livre ce sont bien ses personnages masculins.
Dans Merci pour le chocolat, les personnages féminins sont au centre de l'intrigue et les hommes gravitant autour d'elles sont au mieux des princes charmants idiots (le fils du peintre, le petit ami d'Amanda) ou de grands dépressifs (Le peintre lui même). Le seul homme qui est dépeint sous un jour favorable est le père d'Amanda, rien d'anormal à ça, les morts sont toujours parfaits...
Mise à part ce détail, ce livre de Charlotte Armstrong est une très bonne lecture à la fois légère et rafraîchissante.
 Je vous donne rendez vous la semaine prochaine avec Les six jours du Condor de James Grady.

Le paragraphe du C.L.A.P. :
Je me demande parfois pourquoi j'emmène des lives au cinéma et parfois un film me rappelle pourquoi.
J'ai fini ce livre dans la salle de Nous trois. Film désespérant à la gloire d'Emanuelle Béart et ou un gamin, tête à claques, rêve que sa mère (la Béart !) est la reine d'Angleterre. Passe encore que le chiard ai des rêves de shampouineuse du Marais, passe encore que la Béart joue (mal) les femmes fatales (bazooka !) pour tromper son mari mais ce qui est inacceptable c'est que j'ai perdu presque une heure et demi de ma vie à voir ce film. Heureusement j'avais une liseuse ^^

Merci pour le chocolat, Charlotte Armstrong, Traduit de l'américain par Maurice Bernard Endrèbe, Collection : Rivage/Mystère, Éditeur : Payot [2000], Titre original : The Chocolate Cobweb, Première édition [1948], 250 pages.

4 commentaires:

Cachou a dit…

Bon à savoir parce que je n'avais pas accroché au film et n'aurais donc jamais pensé à lire le livre...

Cultiste a dit…

Le livre est toujours meilleur que le film, c'est une vérité universelle ^^

Cachou a dit…

Oh, pas forcément. Je viens de lire "A single Man", et le film le surpasse. Il lui a donné un niveau supplémentaire que le livre n'avait pas.
(j'avais un autre exemple en tête, mais là il m'échappe)(zut)

Cultiste a dit…

presque universelle ! ^^

J'ignorais que le livre dont le film s'inspire était sortie en français. Merci pour l'info, je vais y jeter un oeil.