Les mois d'avril sont meurtriers

<<... Tout ça a été bouilli, dit Bowman, et puis ne nous étendons pas sur le sujet , d'accord ? Surtout en roulant, ça me donne envie de dégobiller, et j'ai vu presque tout. Voilà pourquoi il n'y a pas d'empreintes, il n'y avait plus de peau sur les doigts - on l'a fait bouillir, on l'a fait cuire, tu vois ? >>

Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille toujours seul sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont étés retrouvés  bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d'un psychopathe à l'étrange bonne conscience...
(Résumé quatrième de couverture)

Nouvelle enquête du bureau A 14 (vrai nom de l'usine) avec un nouveau personnage principal et un enquête beaucoup plus sombre que la précédente. Le sergent est mentalement une copie carbone de celui d'Il est mort les yeux ouverts, épris de justice, indiscipliné, borné et totalement désabusé. La principale différence vient de ses ennuis personnels (sa femme, sa fille) qui viennent le perturber. La femme du narrateur prenant, ici, la place de la garce de service.Autre différence par rapport au précédent roman, l'identité du tueur, très rapidement découverte par le sergent (et le lecteur)  mais qui faute de preuves ne peut l'arrêter immédiatement. Le policier se voit obliger de le confronter en face à face et de le pousser à la faute. Un duel s'engage tout au long du roman et donne parfois de réels frissons.
Les mois d'avril sont meurtriers est un Robin Cook, un peu expérimental, ou l'enquête se teinte d'une dose de politique et d'espionnage sans que cela n'apporte quoi que ce soit au récit. La politique et l'espionnage seront d'ailleurs abandonnés, par Cook, dans les volumes suivants de la série au profit d'un polar plus brut et plus pur.
La qualité des polars de Robin Cook ne se dément pas, enfin, pas par moi.

Les mois d'avril sont meurtriers, Robin Cook, traduit de l'anglais par Jean-Bernard Piat, Editions Gallimard [1984], collection Folio Policier [2000], Titre original  The devil's home on leave, 310 pages

1 commentaire:

dasola a dit…

Bonjour, c'est bien de parler des romans de Robin Cook, écrivain atypique (décédé trop tôt) qui est souvent confondu avec son homonyme. Le R Cook des mois d'avril sont meurtriers est quand même plus intéressant. Il décrit un univers très noir. Bonne fin d'après-midi.