les six jours du condor

A l’entrée d’un petit immeuble blanc de Washington D.C., une plaque anodine annonce: « Société Américaine de Littérature Historique ». Le bâtiment abrite en fait des bureaux de la CIA. Un matin, l’agent Ronald Malcolm, alias le condor, y découvre ses collègues baignant dans leur sang. Il comprend qu’il n’a échappé au massacre que par miracle et que désormais sa vie ne vaut pas cher. 
(résumé éditeur) 

Après les romans noirs (La bête contre les murs et les morsures de l'aube), les polars (merci pour le chocolat et j'étais Dora Suarez), la collection Perles Noires de Télérama s'aventure dans le genre espionnage avec Les six jours du Condor. 

James Grady est un ancien journaliste et l'ancien assistant du sénateur de son état d'origine, le  Montana.
Aujourd'hui il écrit en parallèle de ses romans d'espionnage, des scénarios pour Hollywood et pour la tv. Les six jours du Condor est son livre le plus connu et l'un de ses plus gros succès en librairie. Son dernier livre traduit en France Mad Dogs est bien partie pour suivre le même chemin (les douze salopards version ex-agents de la CIA en gros).
Les six jours du Condor a connu une version cinéma, adapté en 1975 par le grand Sydney Pollack et avec dans les rôles principaux, Robert Redford, Faye Dunaway et Max von Sydow (Imdb)

Si vous avez pensé au film en voyant le titre de cet article, alors comme pour moi, la lecture de ce livre sera surprenante voir déstabilisante. Les multiples références du livre au Vietnam et à la drogue ont été censurées dans le film pour être remplacé par du pétrole et des "moyen-orientaux", sûrement plus politiquement correct à l'époque.
L'action du film se déroule à New York (Washington pour le livre) et l'action a été condensée, le film se déroule sur trois jours, le livre sur six.

Je ne vous étonnerais donc pas en vous disant que le livre est supérieur à sa version cinéma.
Le héros gratte papier de la CIA propulsé contre sa volonté dans un complot qui le dépasse complètement, la fuite éperdue dans les rues de la capitale américaine sans personne à qui se fier, la paranoïa ambiante, autant de moments très noir qui explique la présence du livre de James Grady dans la collection Télérama.
Comme pour l'édition classique, l'édition Télérama contient la nouvelle Condor.net, une nouvelle reprenant le personnage du condor dans une Amérique post 11 septembre. C'est un agréable ajout au roman mais l'histoire manque cruellement de développements pour être réellement passionnant.
Une très bonne lecture donc et c'est quelqu'un qui n'aime pas les romans d'espionnage qui vous le dit.

 Les six jours du Condor, Condor.net, James Grady, traduit de l'Americain par Jean rené Major et Sylvie Messinger, Édition Rivages/noir [2007], Titre original The six Days of the Condor [1974], Condor.net [2006], 285 pages.

5 commentaires:

Geoffrey a dit…

Ma mère a toujours été une fan de Robert Redford,du coup quand "les
3 jours" passait à la télé ,elle le regardait. J'étais trop jeune pour tout comprendre et donc j'ai toujours eu un apriori sur ce film...je vais par contre peut-être bien me laisser tenter par le roman (et par Mad Dogs aussi tiens,les 12 salopards version ex de la CIA ça me titille).

Cultiste a dit…

Les mamans sont souvent fan du beau Robert =)
Pour Mad Dogs, mon résumé est très simplifié (et inspiré par un blog Américain sur lequel j'ai vu une critique du livre)
Pour des infos sérieuses sur le livre c'est par ici

Cachou a dit…

Pardon, je rattrape seulement maintenant mon énorme retard de lecture ici. Et je dois dire que la première réflexion que je me suis faite, c'est: "elles ne sont franchement pas terrible ces couvertures du Télérama quand même"... o_O
Jamais lu et jamais vu celui-la, le sujet ne m'intéresse pas des masses je dois dire

Cultiste a dit…

C'est vrai qu'elles sont laides (et fragiles aussi !). La couverture de l'édition normale est bien plus belle, il y une image du film sur la couverture (Robert Redford en gros plan ^^)

Cachouh a dit…

En effet, surtout que jeune, il était plutôt craquant le Redford!