Déraison

Ayant fui son pays, un journaliste paranoïaque échoue au Guatemalapages qui voient se succéder tortures, viols et massacres abominables, l'homme perd peu à peu la raison, emporté dans une spirale de démence horrifique. Et ce ne sont pas ses beuveries à la cantina locale, ni ses séance de sexe, surréalistes et dérisoires, qui amélioreront la situation. Une chose est sûre ; Il n'est plus entier de la tête, plongé au coeur d'un Guatemala hanté par le crime. pire, son cauchemar éveiller ne fait que commencer... ou il révise les mille cent feuillets d'un rapport sur le génocide perpétré par l'armée contre les Indiens. Au fur et à mesure que défilent les (résumé éditeur)

Horacio Castellanos Moya est né au Honduras mais à vécu la majeur partie de sa vie au Salvador. Journaliste de profession, il débute sa carrière d'écrivain avec une nouvelle : La diaspora en 1988, qui évoque l'exil des Salvadoriens lors de la première guerre civile du pays. Les écrits de Horacio Castellanos Moya ont toujours pour cadre des pays d'Amérique latine et comme toile de fond une violente critique de leurs gouvernements. La plupart des ouvrages de Castellanos Moya ont été traduit en français : La mort d'Olga Maria, L'homme en arme et Le bal des vipères.
Déraison est son dernier livre paru en français.

 

J'ai adoré ce petit livre qui trimballe le lecteur (et son héros principal) dans un Guatemala ou règne la délation  et les meurtres politiques. La vrai question qui se pose à la lecture de ce livre est de savoir si le héros, que Castellano ne nomme jamais, est réellement fou ou si il a de vraies raisons d'être sur ses gardes (La réponse se trouve en dernière page ^^).  Castellano joue avec les nerfs de son lecteur. Paranoiaque, oui, le héros  l'est dés le début du livre mais c'est une lente progression vers la folie ou son imagination au début inoffensive prend le pas sur sa raison. 
Le lecteur dans tout ça, lui qui au début suivait sur le siège passager une histoire qu'il croyait simple, finit par se demander, les chapitres avançant, si son conducteur de héros est perdu dans sa paranoïa ou si se qu'il voit dans l'obscurité des nuit Guatemaltèque est la réalité. Pour donner à son histoire une atmosphère plus légère voir comique, Castellano confronte son personnage principal à un autre problème, plus primaire celui la, le besoin de sexe. 
 Une sorte de sous intrigue qui finie dans un vaudeville hystérique des plus réjouissant. Pour information, le résumé éditeur enjolive beaucoup en parlant de séance de sexe, par contre pour ce qui est du suréaliste et du dérisoire...
J'ai adoré ce livre et j'aurais voulu qu'il dure beaucoup plus de pages.
 
Déraison, Horacio Castellanos Moya, Traduit de l'espagnol par Robert Amutio, Édition 10/18 [2009], Titre Original : Insensatez [2004], 142 pages.

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