Library Wars : love and wars

Depuis quelques années, je n'achète quasiment plus de mangas. Un nouveau manga sur ma table de chevet méritait bien un article. 


A un époque ou le gouvernement a voté un texte appelé “Loi d’Amélioration des Médias” et qui vise en réalité à un contrôle renforcé de la culture. L’armée est ainsi mise à profit pour censurer et détruire les ouvrages susceptibles de troubler l’ordre public, ou de porter atteinte aux valeurs de la patrie !
Afin de lutter contre cette répression, les bibliothèques se sont fédérées et mobilisées afin de créer une unité d’élite spécialement entraînée pour protéger les livres et leurs lecteurs. Par admiration pour un des membres de corps des Bibliothécaires (dont elle ne se rappelle pas le visage) qui l'a sauvée autrefois, Iku Kasahara intègre cette organisation. Mais au lieu du prince charmant de ses rêves, c'est un terrible instructeur qui l'attend...
(résumé éditeur)

Toshokan Sensō de son nom de baptême est en réalité une série de quatre romans (et deux spin-off) paru au Japon entre 2006 et 2007 et vendu à plus d'un million et demi d'exemplaires. Basé sur un fait historique, Hiro Arikawa à imaginé un Japon moderne ou les bibliothèques Japonaises prendraient au pied de la lettre, (et les armes pour la défendre) leur déclaration de liberté intellectuelle datant de 1954 (la version anglaise ici). En 2008, il est décidé de décliner les romans en mangas et en série TV (toujours pas encore disponible en France). 
Les romans devraient être traduit par Glénat dans une nouvelle collection à la rentrée.

Library Wars est un shojo (c'est à dire un manga destiné aux filles) qui mélange habilement humour, romance et lutte contre la censure. Comme beaucoup de shojo actuellement, Library Wars ne respecte pas tous les poncifs de son genre. Pas de romance échevelée, de personnages prenant la pose constamment et de grands yeux larmoyants à toutes les pages, Library Wars mise avant tout sur son humour. Son lectorat est donc plus large que celui d'un shojo classique.
Je ne vous donnerais pas mon avis définitif sur ce manga car après un seul volume, il est encore difficile de juger de l'histoire globale. 
Ce premier volume présente les personnages qui sont pour la plupart typique du genre. L'héroïne gaffeuse et éternelle optimiste aux grands idéaux, le beau brun bourru qui cache un coeur d'or, la meilleure amie taquine, le rival snob. L'histoire se focalise surtout sur l'entraînement de l'héroïne à son nouveau métier et sur sa relation conflictuelle avec son instructeur.
Glénat parle pour promouvoir ce manga d'Appleseed et de Fahrenheit 451 et je ne suis pas totalement convaincu par cet étalage de références. Pour Appleseed, je suppose que l'éditeur fait référence à l'ambiance militaire parce que pour l'instant, Library Wars ne montre pas de conflits armés comme le chef d'oeuvre de Masamune Shirow. Pour Fahrenheit 451, c'est plus difficile à dire si le manga parle bien de censure et d'état devenu totalitaire cherchant à contrôler l'information par tout les moyens, le premier volume reste encore trop superficiel sur le sujet pour savoir si le manga va approfondir son sujet (et mériter la référence à Bradbury).
 Ce premier volume reste amusant à lire et me laisse espérer du meilleur pour la suite (sortie du volume deux le 18 août !). Oui je reste optimiste, l'avenir me donnera peut être tort ;)


Library Wars love and wars, Scénario de Hiro Arikawa, Dessin de Kiiro Yumi, Editeur Glénat, volume un.

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