Nathalie Sarraute, l'après-midi

Elle aurait aimé s'aimer davantage, disait-elle, comme s'aimait Marguerite Duras.
(Quatrième de couverture)

Ancien professeur d'espagnol, Michèle Gazier à abandonner sa carrière dans l'éducation nationale pour devenir, un temps chroniqueuse pour Libération,  puis critique littéraire,  aujourd'hui encore, pour Télérama. Michèle Gazier s'inscrit plutôt dans la veine des romans familiaux avec drame, romance etc.  Le tout bien entendu raconté d'un point de vue féminin.  Un genre peu courant pour moi et mes lectures, que vous ne verrez que rarement ici (je suis un affreux macho bouhou !). Michèle Gazier a publiée une quinzaine de romans et nouvelles. En vrac et dans une liste non exhaustive : Un cercle de famille [1996], En sortant de l'école [1999], Noir Panthère [2008] Abécédaire Gourmand [2008], la fille [2010]. D'origine espagnole Michèle Gazier a aussi collaboré à un ouvrage sur son pays natal : L'Espagne d'hier et de demain [2008].  

Denis Deprez lui est un dessinateur Belge et spécialisé dans les adaptations de romans en bandes dessinées et les biographies en images, Les champs d'honneur [2005] (adapté du roman, du même nom, ayant remporté le Goncourt en 1990), Moby Dick [2007],  Rembrandt [2008] et les illustrations de Nathalie Sarraute l'après-midi [2010] accompagnant le texte de Michèle Gazier.

<< Les gens, le monde ne lui étaient jamais indifférent. Elle pouvait se moquer des uns et des autres sans réelle méchanceté. Avec une sorte de plaisir malicieux, une effronterie semblable à celle des gamins qui tirent les sonnettes et s'enfuient en courant, plus essoufflés par leur propre rire que par la peur d'être rattrapés et punis. >>
 (page 18)

Nathalie Sarraute est une des romancières françaises, les plus importantes du siècle dernier. Il aurait été facile de produire un texte racontant l'amitié entre un écrivain en devenir et un autre sur le point de rencontrer la grande faucheuse, sur le thème de la flatterie et d'une prétendue filiation de plume. Le cas c'est malheureusement déjà vu. Au lieu de cela, Michèle Gazier conte sa rencontre avec la grande Nathalie Sarraute,  sa gêne, son appréhension. Cet entretien raté, pour son journal d'alors, qui tourne à la confession et elle, la journaliste qui se fait consoler par la grande romancière. C'est le début d'une amitié sur le tard (Sarraute à alors plus de quatre vingt-dix ans).
Un récit pudique  fort joliment illustré, une page sur quatre environs, par Deprez. Le livre se termine d'ailleurs sur un magnifique portrait dessiné de Nathalie Sarraute (d'après photo). Une bonne et surprenante lecture.

Nathalie Sarraute, l'après-midi, Michèle Gazier, Denis Deprez , Collection Livres d'heures, Éditeur Naïve, 45 pages.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Un peu court, jeune homme, comme commentaire; et le bouquin n'a pas l'air formidable. SARRAUTE mérite mieux. En tout cas je ne vous félicite pas pour vos trop nombreuses fautes d'orthographe; curieux pour un amoureux de la langue et de la littérature.

Cultiste a dit…

Cher Anonyme.
Tout d'abord, merci d'avoir commenté cet article. Je me permets d'apporter une petite précision concernant la taille de mon avis que je reconnais, bien volontiers, comme fort court. Un livre de 45 pages donc une dizaine de crayonnés. Cela nous donne 35 pages de texte environ (et encore c'est un compte très large). J'aurai détaillé encore plus l'histoire d'amitié entre ces deux femmes (comme ma première version de cet article le faisait) et vous raconter tous les détails qu'il contient. Je déteste lire ce genre dans la presse spécialisée. Cela rend le plaisir de la découverte d'un livre caduc. Alors, je préfère, sur des articles parlant de textes courts, rester informatif et dans le vague que de priver mes lecteurs de ce plaisir. Concernant mon orthographe, je plaide coupable. Je devrais m'efforcer de relire avec attention mes articles, car les plus grosses fautes apparaissant dans cet article (avant ma correction) sont des fautes que je ne fais pas habituellement.
Amoureux de la littérature surement, de la langue française... j'y travaille encore.

OLë a dit…

Ecrire pour être lu, leçon 137 bis (de l'écriture sur Internet) : soyez concis, les gens n'ont pas le temps !

Cultiste a dit…

Twitter a donc de l'avenir ;)