Star Trek : Starfleet Académie Mission de Survie

<< Isolés sur Dantar IV après l'attaque d'un ennemi inconnu, huit jeunes cadets - cinq de la Fédération, trois de l'Empire Klingon - luttent pour survivre.
Les choses se compliquent quand Worf et ses compagnons découvrent qu'ils ne sont pas seuls sur la planète. Ils ont du mal à s'entendre. Mais si chacun n'y met pas un peu du sien, leur première mission dans l'espace pourrait bien être la dernière... >>

Troisième et dernier livre consacré à la jeunesse de Worf et suite du récit commencé dans Le baptême du feu. Mission de survie commence exactement là ou se termine le volume précédent. Après l'attaque atmosphérique dont a été victime la colonie. Les habitants de la planète ont été évacués par la fédération et l'empire Klingon. La première colonie humaine/Klingonne de l'histoire a donc été dissoute sans espoir de la voir être reconstruite. De fait la mission première des cadets est un échec.
La place dans les transporteurs de secours étant limité. Nos jeunes cadets (humains et Klingons) ont volontiers sacrifiés leurs places au profit des colons. Les uns pour l'honneur et les autres par devoir. Le professeur des cadets de Starfleet, blessé grièvement durant l'attaque, est lui aussi du voyage.
Seuls, sans personne pour les chaperonner, les cadets ne peuvent compter, dans ce volume, que sur eux même. La mission diplomatique devient une mission de survie. Worf et K'Eyleyr se révèlent heureusement des chefs d'équipes plus que compétents, canalisant les énergies de chacun pour éviter d'éventuelles frictions. La survie devient donc le focus du petit groupe qui s'organise peu à peu dans un semblant d'unité. Pourtant Worf prend une initiative dangereuse en envoyant Soleta dans une mission solitaire. Sa constitution de Vulcaine la préservant de la chaleur. Elle est part seule dans le désert à la recherche de la carcasse du vaisseau ennemi. Sans savoir que son expédition va apporter danger et dissension au sein du groupe.

<< Trop calme, pensait Worf.
Il semblait presque plus facile de contrôler le Brikar quand il était en rage : là il faisait penser à un volcan prêt a exploser. 
_ Qui es-tu ? demanda Zak. >>
Worf et Zak Kebron interroge l'assaillant de la colonie

Peter David ménage ses effets avec parcimonie, poussant son récit là ou le lecteur ne l'attend pas. Soleta en mission commando, des Klingons toujours plus diplomates, Mac McHenri, le simple humain, confronté à un ennemi mortel et des cadets risquant la noyade sur une planète désertique.
L'identité du pilote responsable de l'attaque de la colonie est une surprise même si elle ne sert le récit que pour donner une conclusion au problèmes comportementaux d'un des personnages (qui n'est pas Worf...). David évite l'écueil de la leçon de morale et se complaît dans remise en question des croyances d'une de ses créations. Au final cela reste très fidèle à la philosophie optimiste de Star Trek ou l'humain (ou l'extraterrestre) est confronté à des choix difficiles l'obligeant à d'évoluer vers une grandeur d'âme insoupçonnée jusqu’alors.
Peter David met aussi un point final à la romance entre Worf et K'Eyleyr qui devra attendre encore quelques années pour s'épanouir (dans l'épisode 20 de la saison 2 de Star Trek TNG : L'émissaire pour être exact).
Pour finir sur cette trilogie, je dirais au risque de me répéter qu'elle reste une sympathique distraction pour qui souhaite lire l'autre série de Peter David (Star Trek New Frontier) et un bon départ pour de jeunes lecteurs ne connaissant pas l'univers de Star Trek. Pour les autres, il vaudra mieux se tourner vers les romans des séries Star Trek, les thèmes abordés étant plus adultes et les récits plus complexes.

Star Trek la nouvelle génération : Starfleet Académie Mission de survie, Peter David, Illustration James Fry, Traduit de l'Américain par Bruno Billion, Editeur Pocket (05/1995), Collection Pocket Junior, Titre original : Star Trek The Next Generation : Starfleet Academy #3 Survival (1993), 141 pages

Star Trek : Starfleet Académie : Baptême du feu

<< Dantar est une colonie mixte où l'Empire Klingon et la Fédération apprennent à vivre en paix! Mais de mystérieux ennemis la menacent...
Worf accompagne le professeur Trump sur cette planète, où se rend également une délégation de l'Empire Klingon. Tandis que va se jouer l'avenir d'un monde, Worf devra choisir entre ses ancêtres et son avenir dans Starfleet.  >>

(Quatrième de couverture)

Deuxième épisode des aventures de Worf à l'académie de Starfleet et sa première véritable aventure hors de la terre. C'est aussi, pour Worf, sa première rencontre avec des Klingons depuis la mort de ses parents.
Sa mission, supervisé par un vieux professeur, est de nature diplomatique (oui je sais c'est curieux d'envoyer un Klingon pour ça). Depuis la fin du premier volume, lui et son groupe d'étude (sa bande de potes en fait, mais à Starfleet, on dit "étude" car ça fait plus sérieux) ne se quitte plus et c'est donc accompagné de ses amis qu'il va devoir remplir sa mission. Voici une petite présentation de chacun d'entre eux :

Soleta : La Vulcaine du groupe de Worf et la personne vers laquelle il se tourne pour demander conseils et avis. Avec son cursus scientifique et son sexe dit faible, elle est traitée par David, loin des clichés attendues. Soleta se révèle être autant une scientifique qu'une femme d'action.
J'ai déjà parlé d'elle dans Star Trek New Frontier House of Cards et Into the voïd.

Tania Tobias : L'humaine "normale" du groupe. Tania se destine à devenir ingénieur. Elle manque de confiance en elle et est secrètement amoureuse de Worf depuis le premier livre. Un personnage très classique de gentille fille et de meilleure amie amoureuse qui souffre en silence. David se sert de ce personnage comme d'une béquille pour aider le lecteur nouvellement arrivé dans l'univers de Star Trek. Elle pose souvent d'innocentes questions sur des sujets les plus anodins et permet d'expliquer les petites subtilités de l'univers. c'est probablement ce statut de béquille (et une personnalité sans saveur) qui a fait de Tania, un des rares jeunes personnages de Starfleet Academy à ne pas intégrer le casting de Star Trek New Frontier. Il y a une autre raison mais je l'expliquerai dans un article consacré à cette dernière série.

Mark McHenry : L'autre humain de la bande est un original, un génie de la navigation et des mathématiques. Ce rouquin toujours dans la lune est, sans le vouloir, le comique du groupe. Mark possède un caractère enfantin prompte à s'émerveiller. Dans le premier livre, il n'est que le génie de la bande, le freak. Il devient par la suites plus intéressant. Comme dans Mission de survie ou en plein cœur d'un combat, il plaisante sur sa fort possible mort. Plus observateur que son air ahuri le montre, il questionne Tania sur ses sentiments vis à vis de Worf, étonnant au passage cette dernière.
Plus tard il évoquera l'éducation étonnante que lui ont donné ses parents (pas très net non plus les parents d'ailleurs...). Plus utile qu'une Tania Tobias et possédant des réactions plus surprenantes, Il intègre sans difficulté l'Excalibur en tant que pilote.

Zac Kebron : Le Brikar du début de La première aventure de Worf est devenu un membre du groupe d'étude après que Worf et lui se soit expliqué (avec les poings bien entendu). Un physique imposant, une peau en pierre alliée à un caractère buté et une arrogance insupportable. Zac Kebron est le personnage boulet que les autres doivent calmer pour qu'il ne cause pas de problème. Incroyablement fort, prompt à la bagarre, il est une sorte de miroir déformé pour Worf de ce qu'il ne faut pas faire ou dire. D'abord totalement raciste, il finit par apprivoiser la sympathie du lecteur dans ce volume en faisant preuve de patience et en se montrant plus prévenant avec les autres. Un personnage qui évolue de livre en livre pour le mieux et qui continuera sa mutation dans l'autre série de Peter David ou il incarnera le peu commode officier de la sécurité.

L'aventure diplomatique promise par le titre et son résumé est encore une fois, une jolie excuse pour Peter David pour nous servir une intrigue classique de la littérature adolescente, celle de la coopération entre ennemis (et qui deviennent amis par la suite). Une histoire de respect et de confiance mutuelle vue et déjà lu partout ailleurs. Bien sûr, rien n'est aussi simple (mais un peu quand même). Peter David confronte notre gentille délégation de cadets de l'académie à une délégation de cadets de l'empire Klingon beaucoup moins calme. Là ou les choses deviennent réellement passionnantes c'est quand l'on découvre que cette fameuse délégation Klingonne est dirigée par K'Eyleyr, la future mère d'Alexander, le fils de Worf. 
Une première rencontre déjà racontée brièvement dans la série télé que Peter David raconte ici avec plus de détails. A voir comment David se débarrasse rapidement de son intrigue diplomatique, on pourrait croire qu'elle n'était qu'un subterfuge pour nous raconter ce détail de l'histoire.
Peter David étant le responsable d'un livre appartenant au canon de l'histoire Star Trek tng (Imzadi) qui racontait l'histoire d'amour tumultueuse l'avant et l'après mariage de William "Kirk like" Riker et de Deanna "boring" Troï. Il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.

Le baptême du feu n'est que la première partie d'une histoire se déroulant sur la planète Dantar (suite et fin dans le troisième tome) car si la mission diplomatique n'est qu'une formalité. L'attaque surprise d'un vaisseau inconnu sur la colonie mixte va planter un climat de suspicion entre les deux groupes et les empêcher de repartir chez eux. La colonie, elle, est évacuée en priorité. Sans armes pour se défendre d'un ennemi inconnu, les cadets vont être obligé de coopérer.
Le baptême du feu est un bon petit récit avec quelques clins d'oeil inattendu comme le nom du chef de la colonie humaine nommé Paul Dini (scénariste chez DC et surtout de la série animée Batman).
Intelligemment mené et plus amusant à suivre. Le baptême du feu est beaucoup plus réussi que La première aventure de Worf. De la tension, de la romance (Klingonne) et un peu d'action, le cocktail se boit sans soif et j'en redemande encore un verre.

Le baptême du feu, Peter David, James Fry (illustrations), Traduit de l'américain par Gilles Dupreux, Pocket Junior [1994], Titre original : Star Trek Next Generation : Starfleet Academy #2 Line of Fire [1993], 141 pages

Star Trek New Frontier : Into the void


"You're trying to put a cowboy in the captain's chair," Jellico told him
"Absolutely," Picard replied. "This is a new frontier. Who better to send in to try and ride herd on it than a cowboy?"
Argumentation entre le captaine Picard et l'Amiral Jellico pour designer le capitaine de l'Excalibur. (House of Cards page 140)

Deux années ont passées depuis que le premier livre de la série Star Trek New Frontier a fait une apparition sur mon blog. Deux ans. A ce rythme et dans l'hypothèse, peu probable, que le dix-huitième volume sortie l'an dernier soit une conclusion, il vous faudra patienter 32 ans avant que je ne vous parle de la fin de ce spin-off littéraire. Un constat effrayant que j'entends bien faire disparaitre dans mes prochains articles. Oui messieurs et mesdames, je risque de vous souler avec mon trekkisme.Et sinon vous faites quoi pendant les trente-deux prochaines années ?

La fin de House of Cards (cliquez pour vous rafraichir la mémoire) voyait le Capitaine Calhoun prendre possession de l'Excalibur. Un capitaine profondément marqué par son passé de leader de la rébellion et a qui Starfleet a offert une seconde vie pas forcement plus tranquille. Into the voïd débute quelques jours après la fin de House of Cards. L'équipage n'est pas encore complet et le vaisseau n'est pas totalement opérationnel. Il n'a pourtant pas fallu plus que ces quelques jours pour que Mackenzie Calhoun se fasse une réputation de rustre au tempérament lunatique. Son comportement secret et sa manière de parler sans ménagement ont minés le moral d'un l'équipage, déjà nerveux.
Bien conscient de ses limites, il compte sur le recrutement d'un premier officier pour palier ses défauts. C'est à ce moment que son ex-fiancée embarque secrètement, bien décidée à réclamer ce même poste. 

Le docteur Selar, de son côté, est dans son infirmerie et mène ses uniformes bleus à la baguette. Professionnelle et froide, elle est la parfaite incarnation d'un Vulcain à un poste à responsabilité. Elle commence néanmoins à douter de son état mental quand elle se rend compte qu'elle maltraite un de ses médecins humains. Il a pour unique faute de ressembler un peu trop à son défunt époux. Le capitaine lui fait d'ailleurs remarquer que son comportement est anormalement froid même pour une Vulcaine. De retour à l'infirmerie, elle décide de faire le bilan de santé de membres d'équipage déjà à bord, plus pour ne pas penser à sa conversation avec le capitaine que pour respecter la réglementation de Starfleet. C'est probablement pour respecter cette même réglementation que l'ingénieur en chef, à qui elle a ordonné de venir à son examen, lui fait une proposition indécente qui la laisse songeuse. 

A l'académie de Starfleet, Soleta fait ses bagages et reçoit la visite d'un vieil ami. Une personne de son passé qui lui réclame une faveur, embarquer clandestinement à bord de l'Excalibur. Surprise de cette requête venant l'homme qui l'avait aidée à s'enfuir de la planète Thallon (voir House of Cards) et soucieuse de rembourser sa dette (et celle de l'ambassadeur Spock par la même occasion), elle accepte.


As the Thallonian Empire succumbs to violence and insurrection, the U.S.S. Excalibur prepares to launch on her humanitarian mission of mercy. But her departure is destined to be a memorable one, as Calhoun contends with an unexcected stowaway, a relationship with his crew, and_light-years away_frightened refugees, abord a dying ship.
 (quatrième de couverture)

Dans ce volume, trois personnages importants font leurs apparitions :

Le commandant Elisabeth Shelby, personnage importé par Peter David de la série Star Trek tng. Elle avait fait sa première apparition dans le double épisode Best of the both worlds ou l'Enterprise affrontait les Borgs pour la première fois (Saison 3 ep 26 et saison 4 ep 1). Personnage carriériste au caractère volontaire et petite protégée de L'Amiral Jellico (durant Star Trek tng et au moment ou commence Into the voïd). Elle incarne dans Star trek New Frontier, l'officier de Starfleet piégée entre les règles de la Fédération et la réalité du terrain. On n'apprend notamment qu'elle fut premier officier de l'Excalibur avant que MacKenzy Calhoun ne soit nommé capitaine et qu'elle espérait obtenir le grade de capitaine pour cette mission et sur ce vaisseau. Elle remonte à bord de l'Excalibur, bien décidée, à avoir une conversation avec le nouveau capitaine et accessoirement son ex-fiancé.

Si Cwan : Dernier rescapé connu de la famille royale Thallonienne (terme vf par mes soins), il avait fait une première apparition dans House of Cards ou il tentait de convaincre les représentants de la Fédération de l'accepter en tant qu'ambassadeur à bord de l'Excalibur. Méfiants, L'Amiral Jellico et l'ambassadeur Danteri s'y sont opposés. Si Cwan est le personnage hautain et noble que son ancien statut royal suggère. Il ne cache pas son souhait de se voir sur le trône de sa planète natale pour redonner une splendeur à un empire Thallonien (Thallonian en vo)  aujourd'hui en miettes. Rien n'est pourtant simple et Si Cwan pourrait bien avoir des raisons plus personnelles pour embarquer sur l'Excalibur. De bonnes raisons qui pourraient mettre sa vie et celles de ceux qui l'accompagnent en danger. Pour le moment son petit stratagème, pour embarquer discrètement, pourrait le voir confronter à la sécurité de l'Excalibur.

Burgoyne 172 : Le chef ingénieur de l'Excalibur est au même titre que Si Cwan, un personnage original. Il/elle est un Hermat (vo). Une race extraterrestre donc une des spécificités est de posséder des organes sexuels des deux sexes. Burgoyne se vante régulièrement de posséder "deux facettes" pleinement fonctionnelles (ne me demander pas de vous faire un dessin, merci).
Hormis ses allusions à sa sexualité très active, c'est un(e) ingénieur(e) des plus sérieux(se) et professionnel(le). Dans ce volume, il/elle est le premier membre de l'équipage à comprendre involontairement "le problème" du Dr Selar et a tenté d'en profiter.

Dans ce volume, L'équipage de l'Excalibur viendra en aide à un transporteur de colons en détresse et entrera en contact avec un vaisseau clamant transporter des rescapés de la planète Thallon et parmi eux, un membre de la famille royale supposée morte.
Peter David continue dans ce volume à planter le décor de sa série et à nous présenter ses personnages et les interactions entre chacun d'entre eux. Le mélange de personnages originaux et de personnages déjà existants, fonctionne à merveille et c'est un plaisir de revoir certains personnages (le commandant Shelby en tête). Dans ce volume également, David débute réellement les choses sérieuses et place son équipage, encore en rodage, face à une situation potentiellement explosive. Toujours aussi plaisant à lire, la série de Peter David se démarque des séries classiques par une ambiance plus décontractée et une meilleure exposition des différents personnages. Je vous donne donc rendez-vous dans peut être deux ans pour le troisième volume et la suite de ma présentation des différents personnages (car oui il en reste encore).

StarTrek New Frontier Into the voïd, Peter David, Pocket Book [1997], 151 pages.

Star Trek : Starfleet Académie La première aventure de Worf

<< La vie n'est pas facile pour Worf, premier jeune Klingon à entrer à Starfleet Académie. Car l'Empire Klingon a longtemps été l'ennemi de la Fédération, et il en reste quelque chose. Repoussé par ses camarades de classe, victime de leur intolérance, Worf devra surmonter ces obstacles s'il veut devenir officier de Starfleet et être le premier Klingon à servir à bord du célèbre vaisseau Entreprise. >>
(Quatrième de couverture)

Starfleet Académie est une série de romans consacrée à la jeunesse des personnages de la série Star Trek... Enfin dans le titre français uniquement, car le titre en version originale est Star Trek The Next Generation : Starfleet Academy). La série ne raconte donc que les années académiques des personnages de la série Star Trek the next generation.
La série est destinée à de jeunes lecteurs et contrairement à notre beau pays ou cette série de romans fut un échec (surprenant, non ?) avec seulement quatre titres traduits, la série aux États Unis a courue sur une quinzaine de volumes.
Il y a deux ans, j'avais lu le premier tome de la série Star Trek New Frontier, ou des personnages provenant de cette série avaient un rôle important.
Peter David y recyclant ses personnages d'une série à l'autre. Un recyclage astucieux qui se révèle pourtant déroutant pour un lecteur tatillon, comme moi quand dans un dialogue anodin de Into the voïd (le deuxième volet de Star Trek New Frontier), deux personnages parlent en termes vagues de leurs souvenirs communs à l'académie de Starfleet.
Ce genre de dialogues provoquant chez moi une légère frustration, j'ai donc dépensé quelques euros pour assouvir ma curiosité.
Être un trekker en France est un sacerdoce quotidien. Botter les culs des fans de Star Wars au petit déjeuner, acheter des livres en anglais à midi et courir les bouquineries (en ligne ou non) jusqu'au soir pour trouver 4 volumes d'une série anecdotique en français.
Non vraiment ce n'est pas facile d'être un trekker en France.

<< _Mon problème, répondit l'autre, c'est que les Klingons passent leur temps à nous envahir, à nous attaquer, à vouloir gagner du territoire. Ils essaient de s'incruster là ou on ne veut pas d'eux. Si les Klingons n'étaient pas venus supplier la Fédération il y a environ soixante ans...>>
(Première discussion entre Worf et son colocataire le Brikar Zak Kebron page 30)

Worf est un des personnages les plus populaires de Star Trek tng, un personnage entre deux cultures celle de son sang et celle des humains qui l'ont sauvé. Il est un des rares survivants de Khitomer. Une colonie de Klingons pacifiques que les Romuliens ont massacré (Voir l'épisode ST tng : Sins of the fathers). Un vaisseau de la fédération qui avait capté le message de détresse de la colonie, arrive trop tard sur les lieux et n'y découvre qu'un charnier à ciel ouvert. Les 4000 colons sont morts et seul un jeune adolescent a survécu : Worf (en fait non mais c'est une autre histoire) L'officier de Starfleet qui l'a trouvé près du corps de ses parents, Serguey Rozhenko, décide de le ramener avec lui sur terre et de l'adopter. Onze années plus tard, par admiration pour son père adoptif, il fait son entrée avec son frère humain Nicolaï, à l'académie de Starfleet. Il devient par cet acte le premier Klingon a faire son entrée à l'académie.

J'arrête là l'histoire de Worf, pour connaitre la suite de son histoire, il vous faudra voir le film Star Trek VI : terre inconnue qui raconte l'histoire de la colonie de Khitomer et les accords de paix avec les klingons qui en ont découlés. Vous pouvez, si vous avez (vraiment beaucoup) de temps, aussi visionner les sept saisons de Star Trek the next generation ou il est un des personnages principaux et les trois dernières saisons de Star Trek : Deep Space Nine ou le personnage termine sa carrière télévisuelle.

Revenons à La première aventure de Worf, ce livre raconte son entrée à Starfleet et ses difficultés à s'intégrer parmi les autres étudiants.
Cette première aventure est peu palpitante tellement l'intrigue est cousue de fils blanc. La cible visée par ce livre étant jeune, Peter David y dresse un portrait de Worf méconnaissable, mais dans lequel un adolescent est susceptible de se projeter.
Un Klingon très humain qui se pose des questions existentielles et admire en silence un (envahissant) frère humain. Il y fera aussi des rencontres amicales
Bien vite à la lecture de ce premier roman, on se rend compte que David a décidé de construire son récit autour de thèmes très classique dans la littérature pour la jeunesse (l'importance d'être soi même, l'amitié). Heureusement pour le lecteur plus âgé son récit est pimenté par des personnages qui sous des apparences de clichés du genre se révèlent originaux et hauts en couleurs. Vous voyez ou je veux en venir ? Oui c'est bien ça. Les personnages secondaires amusants de La première aventure de Worf et qui rendent sa lecture moins rébarbative pour quelqu'un ayant depasse le stade de l'acné, sont ceux que l'on retrouve dans Star Trek New Frontier. Cet article étant déjà beaucoup trop long, je reviendrai sur eux dans l'article suivant.
Quant à cette première aventure promise par le titre, elle se révèle être un mensonge vertueux, qui ne trompera aucun lecteur de plus de quinze ans car il s'agit d'un test en salle holographique.
A défaut de proposer un bon roman, Peter David, livre ici les bases de sa trilogie et en profite pour évacuer tous les poncifs du genre pour ne plus les utiliser dans les volumes suivants et ce n'est pas plus mal.

La première aventure de Worf, Peter David, James Fry Illustration, Collection Junior, Editeur Pocket [1994], 150 pages

45 ans de Star Trek 1966-2011



Cette année la franchise de Star Trek aura 45 ans, il me fallait faire quelque chose de spécial comme aller à une convention ou molester un fan de Star Wars au nom du bon goût...  J'ai décidé de ne rien faire de tout cela par manque de temps et parce qu’embêter un handicapé ce n'est pas très gentil.
Je vous propose donc 4 livres issus de mon univers fétiche (donc un trilogie plutôt rare en langue française). Par le plus grand des hasards ces quatre livres ont été écrit par Peter David.

_ Star Trek : Starfleet Académie  La première aventure de Worf (voir l'article)
_ Star Trek : Starfleet Académie  Baptême du feu (voir l'article)
_ Star Trek : Starfleet Académie  Mission de survie (voir l'article)
 et pour finir le second volume de sa série
_ Star Trek New Frontier : Into the voïd (voir l'article)

Pour conclure cet article je vous laisse avec un lien vers une formidable image qui résume le principal (voir par ici)