La nuit des enfants rois

"Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un.
Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Frarrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté... Alors, s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.Celui qui l'a compris Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté..."

(Résumé du quatrième de couverture)


Le mois dernier, pendant les bandes annonces d'avant film, un trailer bruyant et coloré arrive à me faire lever les yeux de mon bouquin (oeil gauche) et de mon smartphone (œil droit). The prodigies.  D'abord au premier coup d'œil, je pense à un animé largement inspiré d'Akira. Très vite je tape. Quelques pianotement (ce n'est pas français ça) sur mon téléphone intelligent plus tard. Je découvre que le film est français et qu'il est adapté d'un livre, lui aussi, français de Bernard Lenteric. Les mots livre culte reviennent à chaque article que je lis. Comment un livre culte que je n'ai pas lu ? Je pousse un soupir de désespoir, car le film commence. Il est 20 h 30 et il est déjà trop tard pour aller me délester de mes six euros de soutien à la production littéraire française. Heureusement Sucker Punch me distrait suffisamment pour me faire patienter jusqu'au lendemain  matin.

"Parmi les Septs il y en avait un - un au moins - qui était comme un serpent endormi. Et qui n'attaquerait sans doute pas si on ne l'attaquait pas. Pas celui ci. 
Celui-ci attaquera, de toute façon, sitôt qu'il en aura la possibilité."
(page 12)

Bernard Lenteric (1944-2009) est d'un écrivain et un producteur de film sur le tard. Comme beaucoup d'autres avant lui, il a exercé divers métiers colleur d'affiche, maitre nageur ou bien joueur de poker. C'est finalement à l'âge de 37 ans qu'il devient producteur de cinéma. Quelques années plus tard, il se lance dans l'écriture avec un premier roman, La gagne, racontant une partie de poker entre deux hommes. C'est en 1981 qu'il écrit La nuit des enfants rois c'est un succès fulgurant et à ce jour son livre le plus connu.  En 1993 il écrit la trilogie des Maitres du pain donc l'adaptation (Imdb) fera les beaux jours d'Antenne 2. On lui doit aussi les curieux L'empereur des rats tome 1 et 2 [1997 et 1998] qui racontent les luttes de pouvoirs au sein d'une société de rats que l'on pourrait qualifier de série cousine et shakespearienne de la trilogie des rats de James Herbert. Bernard Lenteric finit sa vie d'écrivain sur un récit biographique  Les femmes me quittent [2005]. 


Il est allongé sur son lit au Waldor et il pense << Je vais tous les tuer. >>
Parmi les Sept. Il est celui qui voue depuis toujours une haine frénétique au monde entier.
(page 97)

La nuit des enfants rois n'en déplaise à ceux qui le qualifie de livre culte, à tout du récit mal maîtrisé et d'une bonne idée mal exploitée. Non seulement il n'est pas le livre pour enfants que son adaptation au cinéma laisse supposé, mais il est aussi un livre très ancré dans ses années 80 natales.
La première partie du livre, la meilleure, se déroulant dix ans dans le passé. On découvre les sept enfants génies en compagnie de Jimbo, la fondation Killian pour laquelle il travaille, son super ordinateur parlant Fozzy. Le tout baigne dans le mystère et le sentiment d'une catastrophe imminente. 
L'envie de tourner les pages est bien présente et on se dit que l'on tient un livre culte. 
La bonne idée s'arrête pourtant peu après la réunion des génies, dix ans plus tard et l'événement du parc quand les Septs, alors âgées de 15/16 ans, commettent leur premier délit.
C'est le début d'une pseudo intrigue paranoïaque ou les quelques personnages secondaires "d'importance" se posent des questions sur la loyauté du héros. Sa femme Ann, Mélanie Killian (sa patronne) et Emerson Thwaites (le beau père de Jimbo) se demandent s'il n'a pas décidé de rejoindre le camp des génies en commettant meurtres sur meurtres. Ces trois la sont aussi les seuls personnages secondaires possédant des personnalités propres, simplistes certes, mais existantes. Les septs génies, eux n'en possèdent quasiment pas, Lenteric les traites comme une meute d'animaux assoiffés de violence et c'est une bonne idée au final, car contrairement à tout le casting de "gentils", leurs apparitions dans un chapitre sont un des points forts du livre. 
Si l'aspect technologique à considérablement vieillit. On y parle de disquettes et de télétransmission.  C'est sur l’aspect violent et sexuel qui règne durant tout le reste du livre qui m'a laissé perplexe. Outre un meurtre regroupant ses deux qualificatifs, un détournement de mineure et quelques moments misogynes totalement déplacées. La nuit des enfants rois n'est clairement pas un livre pour enfants. Si l'on met de côté ses défauts pourtant flagrant. La nuit des enfants rois propose un récit intéressant mal fichu mais intéressant si l'on s'accroche. Comme son aspect technologique daté, ce livre contient tout ce que l'on a pu reprocher a une littérature bas de gamme.  Des personnages à peine décrits, une vision de la femme arriérée et un héros omnipotent qui domine une intrigue souvent décevante. 
Un livre culte qui n'aurait probablement pas du survivre aux années discos.

La nuit des enfants rois, Bernard Lenteric, Éditeur le livre de poche [Octobre 2009], Première édition [1981] Édition n°1 Olivier Orban. 285 pages.

Odd et les Géants de Glace

Dans un village nordique isolé, vit Odd, douze ans, un garçon à qui la chance ne sourit guère : son père n’est jamais revenu d’une expédition viking, et un arbre a écrasé sa jambe, le laissant boiteux. Cette année, l’hiver glacial ne se termine pas, rendant les villageois bougons et méfiants. Un aigle, un ours et un renard apprennent à Odd pourquoi l’hiver a envahi le pays : les géants de glace l’ont givré. Seul un garçon très spécial, malin, optimiste et à l’éternel sourire serait en mesure de ramener l’ordre chez les dieux, et la chaleur chez les hommes...


Neil Gaiman, scénariste britannique de comics (Sandman, The eternals), auteur de livres aussi indispensable qu'American Gods et Anansi Boys (ce dernier étant mon préféré) et de fiction pour la jeunesse : Coraline, L'étrange vie de Nobodty Owens. Il a aussi collaboré avec Terry Pratchett pour un épisode de la série du Disque monde : Bons présages. Neil Gaiman est un des auteurs les plus talentueux de sa génération. Dommage pour fans, car après ses deux essais dans la littérature pour la jeunesse, tous les deux couronnés de succès et de prix en tous genres, le talent de Neil Gaiman est partie en vacances pour ce troisième livre.

Noël dernier, j'ai voulu offrir un livre à un de mes neveux. Je me promenais dans le rayonnage jeunesse et je me demandais vraiment quoi choisir quand je suis tombé sur les livres de Monsieur Gaiman. Coraline, l'Etrange vie de Nobody Owens et un livre plus récent que je ne connaissais pas : Odd et les géants de glace.
Trop content de ma découverte. Je me précipitai pour l'acheter. J'ai cru être tombé sur le livre idéal pour mon jeune neveu avec un héros masculin (pour l'identification), et une histoire avec des dieux nordiques (pour le dépaysement et un brin d'éducation). Non vraiment, j'étais content de mon achat. De plus il y avait Neil Gaiman sur la couverture comment aurais je pu me tromper. Je suis donc tombé de haut quand prenant des nouvelles de mon cadeau, quelques semaines plus tard, mon neveu m'apprend que Odd et les géants de glace c'est nul et qu' Odd il pue...
Après cette critique brutale, il m'a fallu tout mon sang froid pour demander à mon jeune critique littéraire de neveu, de me prêter le dit livre. Avant de ramener le livre, je me décidais de m'y plonger. Pas pour prouver que mon neveu avait tord, mais pour me prouver à loi même que Neil Gaiman n'avait pas pu écrire un mauvais livre. Bien mal m'en a pris, j'avais tort et ça me tue.

- Et si l'hiver ne revient jamais? Et si l'été n'a pas lieu ? Si l'hiver se poursuit à jamais ? 
L'ours ne répondit rien. Le renard fouetta l'air de sa queue avec impatience. Il regardèrent l'aigle. Celui ci renversa sa tete en arrière et fixa Odd d'un œil jaune et farouche. Puis il dit :
- Mort !
(page 55)

Le résumé de l'éditeur est comme souvent trompeur. Il raconte la première partie du livre et ment de manière éhonté sur le caractère du personnage principal. Odd est un jeune garçon dépressif a qui son père manque et qui s'isole volontairement pour ne pas être une gêne pour sa mère nouvellement mariée.
La première partie du livre se déroulant dans le monde des humains est clairement la plus réussie et laisse présager une seconde partie intrigante.
La mythologie nordique un thème qui déclenche l'imagination et l'on s'imagine les combats dantesques se déroulant dans la neige, la magie environnante et le souffle épique courir dans sa nuque. Dommage, pour moi et mon neveu, car il n'y a rien de tout cela dans la deuxième partie d'Odd et les géants de glace. Les géants de glace parlons en justement. Il n'y a pas de "les" mais un unique géant de glace dans tout le livre, au pilon donc les combats dantesques dans la neige. Le souffle épique est aussi aux abonnés absents et le voyage du jeune Odd se révèle être un voyage balisé des plus quelconque. Oh bien sûr, il va rencontrer un géant des glaces, mais l'échange sur fond d'histoire maritale, est tellement palpitant qu'il donnerait au valium des vertus énergisantes.
Neil Gaiman a bien livré une vision respectueuse, quoique très simplifiée, de la mythologie nordique. C'est plus dans la résolution et le traitement de son histoire que Gaiman se plante en beauté. Les animaux-dieux sont comme de vulgaires Pokémons parlants et la mythologie nordique n’est qu'un décor, une façade de carton pâte. Son personnage principal est atypique de par son caractère dépressif  et moderne par ses problèmes de handicap et ses soucis familiaux, mais Odd est aussi un gamin odieux, donneur de leçons et qui croit tout savoir. Il se révèle finalement très énervant voir antipathique.
Neil Gaiman aurait dû rester dans le gothique victorien de Coraline et de Nobody Owens, car Odd, malgré un bon début, est une longue descente vers la médiocrité. Mon neveu a bien raison ce livre est nul et Odd il pue.

Odd et les géants de glace, Neil Gaiman, Traduit de l'americain par Valerie Le Plouhinec, Collection Wiz [11/2010], Editeur Albin Michel, Titre original : Odd and the frost giants [2009], 143 pages.

J'y crois pas !

Il n'est pas facile de contredire Stéphane Hessel.
Son passé de résistant, sa carrière, sa notoriété, son âge et maintenant son succès ne laissent en face de lui que des portes ouvertes, y compris celles qu'il défonce doucement. Orimont Bolacre ne parle pas de si haut : son âge à lui est le tiers de celui du grand homme, il n'est pas ambassadeur de France mais entre deux emplois. C'est un sympathisant du parti de l'In-nocence, qui nous a proposé sa réaction au fameux opuscule.
Indignez-vous !, lui ne demande pas mieux. Mais il trouve que les indignations suggérées sous ce titre sont un peu prévisibles, et surtout nettement sélectives. Puisqu'on l'invite à donner cours aux siennes il en propose quelques autres, qui lui paraissent mieux fondées. Indignez-vous ! n'y échappe pas, pour ses silences et parti-pris. 
(Quatrième de couverture)

Le livre de Stéphane Hessel a déclenché un débat sur la place publique. Un débat, qui s'il s'est éteint chez les grands médias (télés, radios...), continu pourtant toujours par le biais de livres. J'y crois pas est l'une de ses réponses et pour l'instant l'une des mieux construites. Loin de la farce des gauchistes anars et soixante-huitard d'Enfilez-vous
J'y crois pas est la réponse d'un mouvement de droite. Le parti de l'in-nocence (!) et relaye en partie les valeurs prôné par son fondateur Renaud Camus (?). je ne vais pas m'enliser dans une présentation du personnage que je connais mal. Renaud Camus ne m'est familier que pour son dérapage antisemite  d'il y a une dizaine d'année à France culture et sa réputation d'écrivain talentueux. Je vous laisse des liens vers le site du parti de l'in-nocence -le (!)- et sa page Wikipédia -le (?)- pour que vous puissiez vous faire une idée par vous même.Oui je ne me mouille pas.

Orimont Bolacre, donc c'est le premier livre, est un inconnu, un type au chômage qui lit l'opuscule de Stéphane Hessel dans le bus. Pour ainsi dire, il pourrait très bien ne pas exister et n'être qu'un nom de plume. Donc Orimont lit Indignez-vous dans le bus entre ses rendez-vous à la CAF et à Pôle emploi (il vient de terminer un CDD) et il ne croit pas (d’où le titre...) aux propos d'Hessel.
 Il décide donc de démonter dans son ouvrage les propos d'Indignez-vous, un par un. Comme moi, il regrette la nostalgie, d'une époque révolue, du vieil ambassadeur et regrette qu'il ne fasse aucune proposition concrète autre que celle de s'indigner. Il remarque aussi que les indignations du vieil ambassadeur sont des plus communes et qu'elles tiennent plus d'une accumulation de clichés gauchisant
 La société injuste ou il y a des sans-papiers et des expulsions chez Hessel, devient chez Bolacre une société "injuste" qui s’occupe pourtant de ses concitoyens avec des dispositifs sociaux coûteux pour la république et ce faisant respectant les valeurs hérités de l'après guerre chère à Hessel. Un passage sur le patriotisme dans le livre d'Hessel et Bolacre lui répond en lui mettant sous le nez ses français de papier, plutôt que de cœur, qui brandissent les drapeaux nationaux de leurs parents immigrés. 
C'est un peu vers cette page 11 que je me suis rendu compte de ce que j'avais entre les mains et que mes boucliers de neutralité se sont dressés. Je pourrait continuer ainsi sur tous les sujets qu'abordent Hessel et Bolacre, mais je crois que vous avez saisie l'ambiance générale de ce livre. Bolacre accuse à mots couverts, Hessel de malhonnête intellectuelle et de ne pas tenir compte, dans son livre, des évolutions de la société Française depuis la fin de la guerre (l'immigration et la révolution industrielle en tête). Certains des points soulevés par l'auteur sont pourtant justes, mais le discours latent, étouffant et omniprésent à mesure que les pages se tournent, ne leurs permet pas de briller réellement. Bien écrit et développant ses idées, J'y crois pas est une lecture sous condition de savoir ou vous mettez les pieds. Tracte de propagande politique ou véritable démarche intellectuelle, je ne saurais vraiment dire. 

"J'y crois pas", Orimont Bolacre, Editeur : David Reinharc & Parti de l'In-nocence [03/2011], 36 pages

Sometimes it snows in April

Tous les films visionnés ici l'ont été en version originale sous-titrée sauf mention contraire.
En fin de cet article vous trouverez également les dix meilleurs films selon les contributeurs du palmarès interblogs de cinéma pour le mois d'avril.


Mon avis : 
Depuis la mort de Franck Capra, Hollywood n'a eu de cesse de copier son style et sa manière de traiter des problèmes humains, de trouver de la grandeur chez les gens simples. The company men est un autre de ces films se voulant "à la Capra" et porteur d'un message d'espoir et d'humanisme a destination du spectateur.
The company men suit donc la mise au chômage de trois hommes à trois stades de leurs vies et leurs tentatives pour se réinventer. le film se concentre principalement sur le personnage de Ben Affleck (toujours aussi mauvais...) et laisse les acteurs pré-retraités Chris Cooper/Tommy Lee Jones dans le fond du décor. Tous les clichés du rêve américain sont présents (la maison en banlieue et sa clôture blanche, les deux affreux gosses, l'épouse dévouée). Il y a aussi un léger relent de machisme dans la description des femmes du film (à l'exception de celle de Bobby-Affleck-Walker) celle de Jones ne s’intéresse qu'a l'argent, celle de Cooper est une sangsue émotionnelle et dépressive et la femme chargée des licenciements dans l'entreprise ou travaille nos trois héros est agressive et couche avec un de ses patrons. Kevin Costner cachetonne dans le rôle le beau-frère-qui-a-un-travail-manuel-et-qui-déteste-tous-cadres-comme-Bobby. Le pire reste le destin réservé au personnage de Cooper qui donne un ton déprimant et douteux au message du film. Tu es riche ou jeune et tu es au chômage ? Tu vas t'en sortir. Pour les autres par contre... Franck Capra est décidément loin, très loin, mais alors vraiment loin.

Ma Note : 1/5
.Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande : Personne, car tous les blogueurs cinés, apparemment sous l'effet d'une drogue hallucinogène de masse (le non-charisme de Ben Affleck ?), semblent avoir appréciés ce navet. La drogue et Ben Affleck c'est le mal. Je suis contre.



Mon avis : 
Jusqu'à l'année dernière et le visionnage d'un documentaire, je ne connaissais Pinard Baush que de nom. Voir la préparation d'un de ses spectacles comme Dans les rêves dansants, sur les traces de Pina Baush m'a fait découvrir un univers de danse contemporaine que j'ignorais jusqu'à lors. Quelques mois après la fin du tournage de ce documentaire, Pina Baush nous quittait.
Pina, réalisé par Wim Wenders, se veut un hommage à cette chorégraphe allemande, une vision d'elle par ceux qui l'ont connu le mieux : sa troupe de danseurs. Témoignages intimes, magnifiques improvisations de danse dans des lieux publics et extraits de spectacles composent l'essentiel de ce film documentaire. Beau, émouvant et donnant envie d'en connaitre plus sur son sujet, Pina réussit sans peine son hommage posthume.
Ma note : 4/5
Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande l'article d'Alexandre Mathis sur le film




Mon avis :
Zack Snyder est le responsable du ratage que fut 300 et de la bonne adaptation Watchmen. livré à lui-même pour ce Sucker Punch, sans scénario pré-écrit par un Miller ou un Moore, il laisse vagabonder son imagination et ses influences. Sucker Punch est un film de Geek, un gloubi-boulga de références projetées sur grand écran par un grand gamin dans une jouissance communicative. Pour lier toutes ses références (allant de l'animation japonaise au jeu vidéo) pond un scénario prétexte se révélant par moment aussi profond qu'un Inception ou un Black Swan (pas difficile). Dans Sucker Punch, la réalité (un asile sordide) et des rêves univers se mélangent appuyés par une bande son (Björk, Emily Browning, Queen, Skunk Anansie) habilement choisie pour offrir au film un second niveau de lecture. Dans les références/rêves de Snack Snyder se bousculent du Call of Duty, du D&D, du Sailormoon ainsi que du Onimusha entre autres. J'attends avec impatience le prochain film de Zack Snyder (et le DVD de Sucker Punch...)
Ma note : 4/5
Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande l'article de Nicolinux sur le film.



Mon avis :
Il était une fois un petit chaperon rouge qui était en pleine crise d'adolescence et qui venait de lire les livres de Stephenie meyer. Partager entre un amour pour son ami d'enfance (brun, pauvre et bad boy) et promise en mariage au fils du forgeron (blond, riche et gentil garçon). Le chaperon rouge hésite donc à suivre les commandements de son coeur ou obéir à ses parents en gentille fille. Elle va donc demander à mère-grand, conseils et morceaux de pain. Heureusement pour le spectateur, sur le point de s'endormir d'ennui, sa soeur ainée à la bonne idée de se faire tuer et d'amener l'intrigue lupine dans l'équation. Le village du Chaperon rouge est donc assiégé par un vilain loup-garou faisant régner une ambiance de suspicions chez les habitants. Le chaperon rouge est un joli film, visuellement recherché presque kitsh et soigné jusque dans ses moindres détails, son principal point faible réside justement dans ce soin maniaque du détail dans les décors qui prévaut sur la direction d'acteurs. Si l'intrigue simpliste fera vibrer les amatrices de Twilight. Le piètre jeu des acteurs (Gary Oldman, le prêtre/chasseur de loup-garou, en tête), l'aspect artificiel des décors intérieurs (trop propres) et des paysages (aseptisés) donneront au spectateur l'impression d'un long clip stylisé (ou d'une pièce de théâtre) pas désagréable, mais pas convaincant pour autant.
Ma note : 2/5
Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande l'article de Nicolas Gilli sur le film.


Mon avis :
Les films pour filles (chicks flicks) c'est un peu comme la chick lit c'est le même schéma scénaristique d'un film à l'autre d'un livre à l'autre.
Prenez une héroïne jolie, mais pas trop (parce que si elle est trop belle les filles ne peuvent pas s'identifier...) et pas loin de la trentaine, donnez lui un problème adictif (boulot, shopping...), faites lui rencontrer le prince charmant (beau, riche et la personnalité d'une moule sur son rocher) et confrontez votre héroïne à un problème quelconque (pas trop grave parce qu'il faut que ce soit drôle). Morning Glory est donc une de ses petites comédies charmantes, jamais vulgaires et pleines de bons sentiments. Celle ci a pour originalité de confronter son héroïne, productrice de te télé, à deux divas rétives du petit écran incarnés par deux grands acteurs (Diane Keaton et Harrison Ford). Si vous cherchez une comédie agréable pour vous remonter le moral et que vous avez aimé Le diable s'habille en Prada et Confession d'une accroc au Shopping ce film est pour vous.
Ma note : 4/5
Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande : Personne car je n'ai trouvé aucun blogueur n'ayant pas honte de l'avoir vu.



Mon avis :
Après Scream 3 et son final ubuesque, je ne donnais la série des Scream pour morte et enterrée. Scream 4 c'est un peu le renouveau de la franchise. On prend les survivants du dernier film (Sidney, Gale, Dwight), on rajoute un casting sacrifiable pour un remake du premier film avec de nouvelles blagues sur les films d'horreurs. Les motivations du (nouveau) tueur ont changés, il rêve maintenant de gloire sur le web 2.0 et ses victimes sont toutes équipées de smartphones. Apple est d'ailleurs le sponsor du film et donne ses IBidules à quasiment tous les protagonistes. Je suis entré dans ma salle de cinéma la peur au ventre dans l'expectative d'un Scream 3.2 et j'en suis sortis tremblant d’appréhension me demandant à quoi allait ressembler le déjà annoncé Scream 5. Messieurs Craven et Williamson c'est à vous de jouer. J'attends.
Ma note : 4/5
Pour aller plus loin sur ce film je vous recommande l'article de Phil Siné sur le film.


Le palmarès Interblogs de cinéma de mars 2011

Place     Titre                               Note sur 5
1         BlackSwan                                4,16
2         TomBoy                                     4,06 
3         Arrietty : le petit 
           monde des chapardeurs          3,95
4         Le discours d'un roi                 3,88
5         L'étrangère                               3,81
6         Avant l'aube                              3,81
7         Incendies                                   3,77
8         Boxing Gym                              3,76
9         Il était une fois un meurtre      3,75
10       True Grit                                   3,71


Pour connaître la suite du classement rendez vous sur le blog de Vance.

Titre de cet article : "Sometimes it Snows in April" de Prince, album One Nite Alone... Live ! [2002]