Sherlock Holmes et les Vampires de Londres

<< Mai 1891. Sherlock Holmes a péri dans les chutes de Reichenbach en affrontant son plus grand adversaire, le Professeur Moriarty. C’est du moins ce qu’affirme la presse. Une version hasardeuse, car Holmes est bien vivant et compte tirer profit de sa mort présumée pour parcourir le monde. Mais, s’il est aisé de tromper le commun des mortels, d’autres ne se laissent pas si facilement convaincre. Holmes voit ses projets contrariés quand des vampires londoniens retrouvent sa trace à Paris. Commence alors la plus sombre enquête du détective contraint de pourchasser Owen Chanes, un vampire défiant l’autorité de son maître. Une enquête qu’il devra résoudre au plus vite, sous peine de voir la vie de ses proches menacée... Sans parler de la sienne. >>
 

La collection 1800 chez soleil (alias l'éditeur spécialisé en  bd fantasy avec des nymphettes à gros lolos et en bikini) est une relecture steam punk/fantastique des héros de la littérature du XIX siècle. La collection se présente en plusieurs diptyques chacun consacré à un héros différent. Premier personnage à mettre un pied dans cet univers partagé : Le célèbre détective de Conan Doyle. 
Je ne vais pas vous parler sur mon blog de toute la collection 1800, d'abord parce que certains personnages sont à mes yeux moins intéressants (Mister Hyde contre Frankenstein  bof bof ) et ensuite parce que mon budget bd n'est pas extensible. Je ne vous parlerai ici que des séries terminées. Il est tellement facile après un premier volume prometteur de tout gâcher dans le suivant que je préfère vous donner mon avis que sur l'histoire terminé. Je commence donc avec les deux volumes consacré à Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes et les vampires de Londres prend donc place durant la période ou celui ci se fait passer pour mort. Une zone de la vie de Sherlock laissée vierge par Doyle ou Sylvain Cordurié (Salem la noire, One) peut élaboré son récit et laisser libre court à son imagination. 
L'une des grandes forces de l'histoire de Cordurié est qu'elle respecte l'univers du détective avec soin et y imbrique par dessus son histoire vampirique (à la manière d'une Nancy Springer le côté enfantin en moins). Résultat, la présence de nos amis à longues canines semble totalement naturelle et plausible. 

<< Piégé par Owen Chanes, le vampire qui terrorise Londres et la royauté, Sherlock Holmes a bien failli périr lors de leur premier affrontement. Il ne doit son salut qu’à l’intervention de Joyce Middles. Repartant de zéro, le détective doit rapidement trouver une nouvelle piste s’il veut préserver les Watson. Car la reine Victoria, excédée par les meurtres qui endeuillent son entourage, est passée de la menace aux actes et exerce une terrible pression sur Selymes. Pour assurer sa survie, le Maître des vampires met Holmes au pied du mur… Quel passé Sherlock Holmes partage-t-il avec Chanes ? Et quelle chance lui reste-t-il d’en sortir vivant, quand tout semble le conduire à une mort inexorable ? >>


J'ai apprécié que les vampires se servent d'un sosie d'Irène Adler (sur la couverture du volume 2) pour tenter de manipuler Sherlock Holmes, une excellente idée qui est suivie par d'autres. La présence de Mycroft Holmes dans le premier volume (c'est lui sur la couverture au coté de Sherlock et pas le Dr Watson) pour un premier contact musclé avec les vampires.
La description de la vie vampirique par Sylvain Cordurié est aussi un point fort de ce récit. Pas de romantisme ou de glamour, les vampires de Londres sont des monstres à l'apparence humaine et considèrent les vivants comme de la nourriture. Ils sont aussi plus proche du mythe vampirique classique, un simple pieu en bois plongé dans le coeur ou de l'eau bénite sont ici des armes efficaces. L'utilisation que fait Sherlock Holmes de l'eau bénite est d'ailleurs très astucieuse. 
La présence de la reine Victoria est aussi un ajout agréable à l'histoire, elle donne une plus grande ampleur aux exactions de Chanes et Selymes. 

Juste un petit mot sur les dessins et la colorisation de ces deux premiers volumes qui vont de bon (les personnages) à magnifique (les décors). Un petit "bon" principalement pour les personnages et leurs visages parfois trop semblables. Selymes le grand méchant de l'histoire à plusieurs fois un visage à la Sherlock Holmes ou le visage de "Irène Adler" qui change d'une case à l'autre. Je pinaille un peu car les dessins sont de qualité... pour une Bd européenne.  La colorisation est aussi de qualité malgré présence importante de scènes de nuit et donc de noir (présence des vampires oblige).

Pour finir avec ce premier dyptique, je dirais que cette première incursion dans l'univers de 1800 est une franche réussite et un achat indispensable pour les Holmesien en quête de matériel original. 

Sherlock Holmes & Les Vampires de Londres, Tome 1 : L'Appel du sang (01/2010) et Sherlock Holmes & Les Vampires de Londres, Tome 2 : Morts et vifs (04/2010), Sylvain Cordurié (Scénario), Vladimir Ksrtic-Laci- (Dessin), Axel Gonzalbo (Coloration), Editeur Soleil, Collection 1800, 46 pages (chacun)

Le mystère des pavots blancs

<<  Mon prénom, Enola, me va comme un gant.
J'enchaîne pourtant les pseudonymes, afin d'échapper à mes frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitent m'expédier en pension pour faire de moi une lady. Ainsi, par un frais matin de mars 1889, à Londres, je me cherchais un nouveau nom quand je tombai sur ce titre du Daily Telegraph : MYSTÉRIEUSE DISPARITION DE L'ASSOCIÉ DE M. SHERLOCK HOLMES : LE DR WATSON INTROUVABLE ! J'endossai aussitôt ma nouvelle identité pour le retrouver...  >>


 C'est une catastrophe, Sherlock Holmes a découvert les messages d'Enola dans la presse quotidienne. Il a même osé faire semblant d'être sa mère pour lui tendre un piège. Le cahier offert à Enola par sa mère et oublié dans la maison familiale l'y a aidé. Enola est resté prudente et malgré l'espoir (faible) de revoir le visage maternel. Le stratagème grossier n'a donc pas fonctionné. 
Autre sujet d'inquiétude, Enola a été imprudente, elle a signé une de ses annonces du prénom d'Ivy. Une erreur d'autant plus idiote quand le meilleur ami de son frère vient lui demander son aide (voir L'affaire Lady Alistair). Si le bon docteur se confie un jour à Sherlock (si ce n'est pas déjà fait...) et mentionne le nom de la secrétaire du Dr Ragostin, il ne tardera pas à faire le lien avec elle. Seule solution prudente : fermer le cabinet de recherche. Abandonner l'identité d'Ivy Melsh ainsi que celle de la jeune épouse du bon docteur et se faire toute petite en attendant de voir comment les choses évolues. 
Alors qu'elle se cherche une nouvelle identité, elle découvre que le Dr Watson a disparu. Bien décidé a faire cette nouvelle enquête au nez et à la barbe de Scotland Yard et de son frère. Enola va jouer avec le feu et tenter de reprendre l'avantage sur celui ci.

<< Mais alors même que je me retournais pour interroger Mary Watson, la porte du petit salon s'ouvrit brusquement et, sans attendre d'être introduit par la bonne, un gentleman grand et svelte, élégant mais impétueux, surgit dans la pièce tel un aigle fondant sur sa proie - et de l'aigle il avait le profil. Sherlock Holmes. >> 
Miss Viola Everseau rencontre Sherlock Holmes chez les Watsons

Les choses continuent d'évoluer dans le petit monde d'Enola. Nancy Springer indique dans ce volume que huit mois séparent La double disparition de ce livre. Elle mentionne aussi le fait que son héroïne attend ses 21 ans pour refaire surface car à cet âge elle est enfin affranchie de l'autorité de ses frères.  Autre surprise elle indique enfin ou se cacherait la mère des enfants Holmes. J'espère que Miss Springer a d'ors et déjà prévue de longues explications plausibles, car le pourquoi (si ce n'est celui de faire durer la série d'Enola le plus longtemps possible) est pour le moment très mercantile. 
Pour revenir sur l'intrigue de ce volume,  Enola continue de faire montre de ses talents de jeune femme d'action. Une poursuite sur les toits et une autre tous jupons à l'air dans les rues de Londres et pour couronner l'ensemble une effraction dans le bureau d'un célèbre détective (devinez qui ?).
Le mystère des pavots blancs marque aussi les prémisses pour Enola d'un pardon envers cette mère qui l'a abandonnée. Enola passerait-elle enfin à l'âge adulte ?.  

Un troisième volume tout aussi captivant que les deux précédents, mais qui peine pourtant à faire de son héroïne une véritable détective en jupon. L'indice qui permet à Enola de découvrir l'identité de celui qui a enlevé le Dr Watson est un pur hasard. Un lapsus dans une conversation anodine. Pourtant, bien visible au lecteur. Il faudra un chapitre pour qu'Enola le réalise. C'est un petit détail énervant dans ce pourtant bon livre. 
Avec ce volume je termine ma série d'articles sur Enola Holmes. L'envie ne m'a pas quitté de connaitre la suite de ses aventures, mais tous les volumes en poches ont été chroniqué. La série compte actuellement six volumes en français (6 en grand format, 3 en poche) et elle est toujours en cours aux États-Unis. Je me laisse donc un peu de marge pour faire durer le plaisir. 
Prochain article je reparle de Sherlock Holmes, mais pas d'Enola.

Les enquêtes d'Enola Holmes : Le mystère des pavots blancs, Nancy Springer, traduit de l'américain par Rose-Marie Vassallo, Éditeur Nathan, Collection Nathan Poche (06/2011), 216 pages. Titre original : The case of the Bizarre Bouquets

L'Affaire Lady Alistair

Je m'appelle Enola, qui à l'envers se lit : alone, " seule " en anglais.
Et c'est bien seule que je me suis retrouvée à quatorze ans, lorsque ma mère a disparu de façon inexpliquée. Partie à sa recherche, j'ai échappé à la vigilance de mes frères aînés, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitaient m'expédier en pension. A l'image de mon détective de frère, j'ai alors ouvert à Londres un cabinet de " Spécialiste en recherches - Toutes disparitions ". Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris l'identité de mon premier client : le docteur John Watson. 

Après avoir résolu le kidnapping du jeune lord dans le précèdent volume, Enola s'est installée à Londres. A l'abri du besoin grâce au pécule laissée par sa mère, elle loue une chambre à une vieille femme dans un quartier reculé. Comme il lui est impossible d'utiliser son vrai nom, ses frères la recherchant toujours, elle s'est créée deux identités radicalement différentes. Ivy Melsh (anagramme de Holmes minus le o) jeune secrétaire du cabinet de recherches du très absent Dr Ragostin.
Il y a aussi la muette soeur des rues qui arpente la nuit londonienne pour secourir les miséreux. Dans la recherche de sa mère, Enola n'a pas été inactive, elle a découvert qu'elle pouvait communiquer avec elle par le biais de petites annonces dans des journaux féminins. Bien entendu le texte des annonces est crypté avec des noms de fleurs.
Enola reste tout de même prudente, car dans sa fuite de la maison familiale, elle a oublié le cahier offert par sa mère qui lui a justement appris les bases de ce langage. Son frère Sherlock (ou bien Mycroft) pourrait bien se l'être approprié et être à l'affût, comme elle, de petites annonces. Alors qu'elle se demande encore si la visite du Dr Watson au cabinet du Dr Ragostin est un piège de son frère, Enola sous son identité de soeur des rues échappe de peu à un étranglement.

&lt;&lt; De plus ils craignent qu'elle n'ait choisi de se déguiser en jeune gentleman oisif... 
D'où le risque évident de se retrouver exposée à des influences décadentes, voire de finir, j'ose à peine le dire, dans une vie de dépravation. &gt;&gt;
Influences décadentes, vie de dépravation ; je n'avais qu'une vague idée de ce qu'il entendait par là.
( Un Watson inquiet et une Miss Meshle pensive évoquent la jeune disparue : Enola Holmes , Page 23)

Comme dans le précèdent volume, Nancy Springer évoque l'éducation des filles avec le cas de Lady Alistair.
Lady Alistair est-ce que les frères d'Enola voudrait qu'elle soit, une fleur de salon délicate et raffinée dans l'attente d’être mariée. Bien que plus âgée de quelques années et malgré son éducation féminine Lady Alistair à comme Enola un secret contrarié et des parents discutables (le titre en vo donne un indice et moi aussi il y a quelques mots). Enola Holmes quant à elle pas mal évoluée depuis La double disparition, plus sur d'elle et courant au-devant du danger elle se révèle être un vrai casse cou.
Ironiquement, Nancy Springer fait du corset, instrument de torture qu'Enola redoute, un équivalent de la ceinture de Batman. Enola malgré ses quatorze ans n'est pas une jeune fille formée et le corset emprunté à sa mère est beaucoup trop large pour elle. Alors, en guise de rembourrage elle le remplit de tout un nécessaire de survie (et d'une petite dague). Un détournement d'un des symboles de l'oppression des femmes devenant une aide pour s'en affranchir. Voilà qui est réjouissant.
Le deuxième tome de la série de Nancy Springer est un petit bonheur à lire du début à la fin. Les trois intrigues (j'ai omis volontairement de parler de la troisième) de ce volume sont toutes étroitement liées et mènent vers une conclusion des plus inattendue.  
Si la double disparition était un bon roman, L'affaire Lady Alistair place le niveau de qualité encore plus haut que ce soit dans ses personnages secondaires (la logeuse sourde comme un pot, la fidèle femme de chambre de Lady Alistair) et dans sa peinture de l’Angleterre victorienne (Jack l'éventreur, les mouvements syndicalistes, les suffragettes).
Un deuxième volume qui passe encore trop vite sous mes yeux, laissant de nouveau un goût de manque. Je vous ai dit que les trois premiers volumes de la série étaient sorties en poche (et donc à pas cher) non ?.

Les enquêtes d'Enola Holmes : L'affaire Lady Alistair, Nancy Springer, Traduit de l'Américain par Rose-Marie Vassallo, Nathan, Collection Nathan Poche (04/2010), 276 pages, Titre original : The Case of the Left-Handed Lady.

La double disparition

Lors de mon exploration du rayon jeunesse de ma librairie habituelle (en décembre dernier voir ici), je suis tombé sur cette série. A l'époque j'avais noté son existence car j'ignorais que la série de Nancy Springer existait aussi en édition poche (moins cher pour un essai). Bien que ma curiosité, à l'époque, ai été piquée. Ça ressemblait trop à une série banale pour filles exploitant le mythe Holmesien pour que je m'y attarde. 
Dans mon imagination de macho primaire (Bière, Foot et Bobonne à la cuisine), je voyais déjà les personnages de Conan Doyle s'occupant d'une jeune fille, sorte de boulet chouineuse,  tout en enquêtant sur divers crimes (pas trop violent hein, car il ne faut pas faire fuir le lectorat). Il parait pourtant qu'il ne faut pas juger un livre sur sa couverture.

<< Ma mère m'a appelé Enola, qui, à l'envers, se lit alone, " seule " en anglais.
Et lorsque Mère disparaît, le matin de mon quatorzième anniversaire, c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée. Appelés à l'aide, mes frères Mycroft et Sherlock Holmes - oui, le célèbre détective - n'avaient en fait qu'une idée en tête : m'envoyer en pension pour faire de moi une lady. Mais, me refusant à accepter ce sort, je décidai plutôt de prendre mon destin en main et de me lancer, seule, à la recherche de ma mère. >>

Quatrième des couverture 


Nancy Springer, auteure américaine spécialisée dans les livres pour la jeunesse et plus particulièrement dans la création de personnages inspirés de grands classiques de la littérature. On lui doit notamment deux livres inspirés par les chevaliers de la table ronde, racontant les aventures de Morgan. Elle a aussi écrit les aventures de la fille de Robin des bois : Rowan Hood. Ces deux séries sont, pour l'instant, inédites en France.
Sa seule série traduite en France et qui est toujours en cours actuellement, Les enquêtes d'Enola Holmes a remporté deux fois le prix Edgar Allan Poe du roman policier pour jeune adulte.

<< Ah ! j'allais les obliger à réviser leur opinion sur la capacité crânienne réduite d'une petite soeur née sur le tard et par erreur. >> 
Enola parlant de ses frères et luttant contre une idée machiste bien victorienne .

Dans la bio de l'auteure présente dans ce premier volume (et les suivants), on apprend que Nancy Springer a dévorée les histoires de Sherlock Holmes étant plus jeune. Dans un autre cas que le sien, je penserai qu'il s'agit d'un enjolivement de la réalité pour faire vendre une série médiocre. En réel fan de l’œuvre de Conan Doyle pourtant elle ne se permet pas de réécrire ni les personnages ni leur univers, mais de les faire vivre en parallèle de sa création. Elle aborde notamment "les dépendances" de Sherlock et les démunis, si nombreux dans les rues de Londres à cette époque. Si Holmes, Lestrades et Mycroft apparaissent dans ce volume, ils ont égaux à eux-même et en tous points les personnages de leur créateur original. Note très spéciale à la première rencontre Enola/Lestrade drôlissime. Elle greffe l'histoire de son Enola dans la marge de leurs histoires connues de manière vraisemblable et en n'oubliant pas de mentionner la place que les femmes tenaient à cette époque.

Enola Holmes est une jeune fille rebelle, un brin garçon manqué qui préfère le pantalon au corset pourtant de rigueur.  Adepte, comme son aîné, du déguisement et des enquêtes, elle possède aussi son physique élancé et son nez.
 La petite enquête (la disparition d'un enfant) de ce premier volume sert de fil conducteur pour nous faire découvrir les origines de notre héroïne. Beaucoup moins scientifique que Sherlock et n'ayant pas l'aide de son médecin attitré, elle utilise des méthodes plus simples, filatures, déguisement et discussions avec les témoins/victimes.  Plus mystérieuse que l'enquête de ce volume, il y a la disparition de sa mère. Sorte de suffragiste bohème avant l'heure. Enola découvre et déchiffre des codes laissés par sa mère dans la maisonnée familiale. Jeu de chiffre ou message codé en langage des fleurs en guise d'appel vers la liberté pour notre jeune fille. Sherlock et Mycroft possède bien un avis sur cette disparition, mais Enola reste sourde à la rationalité de ses frères. Abandonnée par sa mère, promise au pensionnat et au mariage par ses frères, Enola prend son destin en main et fuit vers Londres.

Cette série me surprend par sa qualité d'écriture (et de traduction), le langage est raffiné et de nombreuses notes en bas de pages donnent des renseignements sur la société Victorienne. La lecture est aisée et fluide et je me suis surpris à vouloir acheter le second tome dès la dernière page tournée. Enola va-t-elle retrouver sa fugueuse de mère ? Sherlock et Mycroft vont-ils retrouver leur soeur pour la coller dans un pensionnat de jeunes filles ? Tant de questions pour si peu de réponses. Vite le second volume. Je ne tiens déjà plus.

Les enquêtes d'Enola Holmes : La double disparition, Nancy Springer, Traduit de l'américain par Rose-Marie Vassallo, Nathan Poche Policier (2009), Titre original : The case of the missing Marquess - An Enola Holmes Mystery (2006), 265 pages.