1966-2009

                                                                    1966-2009
Un post de Noël, un rien hors sujet, mais qui fait une comparaison visuelle qui méritait une mise en valeur sur ce blog.  Joyeux Noël.

Le visage jaune

Que dissimule le visage jaune ? Quel secret, quel mensonge recouvre-t-il ? Pour une fois loin de tout ordre moral, Sherlock Holmes est confronté à l'insoupçonnable, au scandale, à ce dont son souci du détail et son hyperlogique ne peuvent rendre compte. Ce visage qui exprime et cache la vérité sera une belle leçon d'humilité pour l'ermite de Baker Street. 
Résumé éditeur

Je ne vais pas vous faire l'affront de vous présenter Conan Doyle, le papa de Sherlock Holmes donc passons directement à mon avis sur ce livre. J’avais déjà lu cette enquête de Sherlock Holmes dans un vieux recueil de nouvelles où il était publié sous le titre La figure jaune (ou la face jaune selon votre édition/traducteur le nom change). Ce qui m'a poussé à le relire dans l'édition Mille et une nuit c'est la traduction récente  de The Adventure of the Yellow Face (1998, la dernière à ma connaissance) et la note du traducteur qui clôt le livre.

Commençons par parler du contenu de cette enquête de Sherlock Holmes. Un certain Mr David Munro, négociant en houblon, vient demander de l'aide à notre détective pour une affaire très personnelle. Installé avec sa femme dans le petit village de Norbury, il aperçoit depuis quelques temps un curieux visage à une des fenêtres de la maison voisine. Plus inquiétant encore sa femme se lève la nuit pour se rendre dans la dite maison sans lui donner une quelconque explication. Elle lui a aussi réclamé une grosse somme d'argent sans lui expliquer clairement le but de cette dépense. Pour Monsieur Munro, il n'est pas question de douter de la fidélité de sa femme, peut être est-elle victime d'un maître chanteur. Avant même de se rendre à Norbury, Holmes a déjà son avis sur le qui, le pourquoi et le comment de cette affaire.

Comme le spoile si gentiment le résumé éditeur, Le visage jaune raconte une des rares aventures ou Sherlock Holmes, trop sur de lui, se trompe dans ses conclusions. Le sujet de cette enquête est de prime abord trompeur pour le lecteur. Infidélité ou chantage sont les conclusions probables de cette enquête que le lecteur, comme Sherlock, entrevoit dans le témoignage de Mr Munro. Il n'en sera pourtant rien et à l'instar de Holmes, le lecteur devra reconnaitre avoir été mené en bateau par un Conan Doyle rusé. Il y a ici, dans cette petite enquête, plusieurs thèmes abordés par Doyle qui connaissent encore aujourd'hui une résonance pour notre époque moderne. L'importance de la communication dans un couple ou la tolérance envers la différence (je reste vague pour ne pas spoiler). Pour une nouvelle écrite en 1893 est des plus étonnant. Sherlock Holmes est plus ici un conseiller conjugale qu'un détective résolvant un crime. Les messages de Conan Doyle passent d'autant mieux que l'histoire ne démarrent que sur des soupçons d'un mari inquiet et pas sur un crime de sang.
Pour finir sur ce petit livre, il me faut mentionner la note du traducteur sobrement nommé : Norbury ou l'humilité où il s'interroge sur la valeur du personnage de Holmes comme porteur de valeurs morale. Farouchement célibataire, drogué, il n'a pourtant rien d'un ange vers qui on irait demander conseil et avis. Il termine sa note sur la conclusion de l'enquête et le progressisme qu'affiche Doyle en parlant d'un sujet quasi tabou à son époque.

Atypique dans la carrière du détective Holmes, Le visage jaune est un conte moral plus qu'une enquête classique. A lire impérativement en gardant en mémoire l'époque de sa publication.

Le visage jaune , Conan Doyle (1893), Traduit par Guillaume Villeneuve, Édition Mille et une nuits (1998)  45 pages.

Jésus contre Hitler : Heil Yéti!

Le Tibet est une terre pleine de mystères et Lhassa — sa capitale — une ville qui renferme de lourds secrets. Et c'est un véritable nid de vipères qui attend John J. Christ et David Goldstein à leur arrivée: il leur faudra aussi bien composer avec les troupes chinoises qu'avec des créatures beaucoup plus coriaces... et poilues! Car ici, au pied des imposantes montagnes de l'Himalaya, le Yéti n'est pas qu'une vieille légende servie aux touristes en mal de sensations fortes.


Les épisodes de Jésus contre Hitler se suivent et se ressemblent un peu. Comme dans les précédents épisodes, Jésus et son boulet David vont rencontrer une créature fantastique et comme toujours il aura un lien avec le petit allemand à la lèvre supérieure poilue. Pour la première fois, un épisode fait référence à des volumes précédents. L'existence du yéti est mentionné dans le second volume. 
Notre dynamique duo va rencontrer des membres de l'agence B chinoise. David va encore tomber amoureux de la mauvaise femme. Ils vont provoquer une bagarre dans une taverne à Lhassa et faire du trekking avec des sherpas.  Ils vont aussi croiser un couple d'anglais très gay (pas un cliché non, pas du tout) et faire une sorte de remake enneigé de Mes doubles, ma femme et moi (Mes doubles, mon sauveur et moi ?!) dans un Tibet occupé. David va, encore une fois, être victime du grand méchant de cet épisode(voir Tentacules en folie) et subir des blagues vaseuses à peine digne d'un American Pie.

"David peina à masquer une grimace de dégoût à la simple évocation du concept de reproduction chez les Yétis"

Je ne suis toujours pas convaincu par le duo John J. Christ/David Goldstein. La dynamique entre les deux personnages fonctionne dans certaines scènes (la scène de la taverne par exemple) et pour ne plus fonctionner ailleurs dans le récit. David est toujours présenté comme le lourdaud de service qui découvre le monde. Il faut croire que l'agence B ne prépare jamais ses agents. L'agence B, toujours elle, obtient dans Heil Yeti!, une raison ésotérique à son existence à défaut d'être un peu mieux décrite dans son fonctionnement. L'explication donnée dans Zombie Nazis en Sibérie était incomplète.  Pour continuer dans les reproches, l'aventure démarre plus lentement que dans les précédents volumes. La ballade avec les Sherpas et le couple d'anglais (personnages inutiles et jetables) est un peu pénible à lire. L'impression de relire Tentacules en folie dans la neige avec un yéti est aussi présente. La structure des récits semble identique et les mêmes événements, à peine modifiés, s'y déroulent.
Alors bien sûr il y a des vannes et de l'action à gogo ce qui aide à faire passer la pilule, mais pas assez pour faire oublier les ressemblances entre les deux histoires. Il reste pourtant quelques bonnes scènes pour racheter cet épisode, judicieusement placés au début et à la fin du récit. C'est moche à dire, mais Heil Yeti! est un épisode faiblard (pour les raisons citées plus haut) et presque dispensable. Sauf que voilà rien n'est simple, son final est excellent et j'ai hâte de lire le quatrième épisode qui s'annonce épique (un peu comme la fin du premier qui annonçait l'arrivée de Cthulhu).
Il vous faudra donc obligatoirement acheter le troisième volume pour lire le prologue du quatrième et ça ce n'est pas vraiment sympa pour le porte-monnaie.
 
Jésus contre Hitler tome 03: Heil Yéti!, Neil Jomunsi, Editeur Walrus, 88 pages

The lives of Dax

THREE HUNDRED FIFTY-SEVEN YEARS.
NINE LIVES.
ONE SOUL.

Mother, father, engineer, ambassador, scientist, statesman, serial killer, Starfleet officer: At one time or another, Dax has been all of these things and more. The near-immortal part of a composite species known as the Trill, Dax is a sentient, wormlike symbiont joined body and mind to a succession of humanoid hosts, carrying the memories of each lifetime Into the next. Each incarnation is different. Each has its own personality, its own triumphs, its own tragedies, its own dreams. And each one...is Dax. 

 Challenge je lis en anglais : Douzième livre

 The lives of Dax (les vies de Dax) est le second livre après A stinch in time à se dérouler après la fin de la saison sept de Star Trek  Deep Space Nine et à être sorti avant le lancement de la saison huit sous forme de romans. The lives of Dax est néanmoins très différent du livre de Andrew J Robinson car il ne s'agit pas d'un roman, mais d'une anthologie de nouvelles. Pourtant, comme A stinch in time (voir ici), ce livre fut inclus à posteriori dans la continuité de la saison huit. Plus intéressant encore, The lives of Dax contient de nombreux indices sur les intrigues  à venir dans cette fameuse saison.
Pour compliquer encore la situation de ce recueil dans la chronologie de DS9, deux de ses nouvelles se déroule après le final de la série tv durant cette fameuse saison huit.
Stephani Danelle Perry et Marco Palmieri sont responsables de la relance de Deep Space Nine en romans. S.D. Perry a écrit les deux premiers romans du "relaunch" et Marco Palmieri, en sa qualité d'éditeur pour Simon & Schuster, a supervisé le contenu de tous les romans.
Comme vous pouvez vous en douter, la saison huit arrive bientôt sur ce blog.
Encore un petit avertissement. Cet article est sans grand spoiler et reste vague sur certains sujets pour ne pas trop en révéler sur les intrigues de la série TV.

Dis tonton Cultiste c'est quoi un Trill ? 

Un Trill est une race symbiotique créée pour l'épisode de Star Trek The Next Generation : l'hôte (Ep 23 Saison 4).  On découvrait avec le médecin de l'Enterprise D, le Dr Crusher, que les Trills servent volontiers d’hôtes à une race de vers intelligents. Ces vers appelés symbiotes rendent possible un partage d’expériences (et de souvenirs) entre le nouvel hôte et ceux qui l'ont porté avant lui. A la mort d'un hôte, le symbiote est enlevé pour être donné à un nouveau porteur.
Le nouvel hôte se voit transfigurer par le flot d’expérience et de connaissances.
Pour signifier, aux autres et à lui-même, le changement opéré dans son attitude et sa personnalité,  il change son nom et prendre celui du symbiote. Une commission de la symbiose sur Trill s’occupe de sélectionner les hôtes potentiels et d'éliminer les candidats présentant un risque pour le symbiote.
Les symbiotes sont rares et les naissances parmi eux exceptionnelles c'est pourquoi pendant longtemps les Trills se sont montrés protecteurs et ont cachés l'existence des symbiotes.
Dax est "un vers" un peu particulier, car son histoire est étroitement lié à la Fédération et ce depuis son commencement.

_ First Steps (Kristine Kathryn Rush)

Lela vient de connaitre la symbiose avec le jeune Dax, elle vient aussi d'être élue au conseil régnant de Trill où les femmes sont rares. Le conseil est sous la coupe de Trills symbiotiques très âgés (dans tous les sens du terme) et particulièrement conservateurs. Le premier contact avec une race "alien" vient d'avoir lieu et malgré le ton rassurant du Vulcain, son arrivée sur Trill a provoqué un répli protectionniste et le premier contact a été caché à la population.
Le conseil a invoqué pour se justifier la sacro-sainte protection des symbiotes. Pourtant, aujourd'hui l'heure est grave, un vaisseau en orbite autour de Trill appelle à l'aide. Des vies à son bord sont peut-être en danger. Le conseil à peur et demande d'ignorer l'appel de détresse. Lela, elle, pense qu'il faut agir.

_ Dead Man's Hand (Jeffrey Lang)

Lela rêvait de parcourir les étoiles. Tobin Dax, en sa qualité d’ingénieur, réalise son rêve un peu malgré lui. Il a été engagé par l'institut Cochrane pour travailler sur la technologie des téléporteurs qui équipent les premiers vaisseaux d'exploration terriens. A bord de l'Eisenberg, Tobin tente de se lier d'amitié avec le seul autre "alien" de l'équipage. Un certain Skon de Vulcain. Tobin lui fait une démonstration désastreuse d'un tour de cartes (appris dans un livre dans l'espoir de vaincre sa timidité). C'est ce moment précis que choisissent des Romuliens pour aborder le vaisseau et prendre en otage l'équipage humain. Skon et Tobin cachés dans les tubes Jefferies échappent de peu à la capture. Alors que le premier membre d'équipage est jeté dans l'espace (pour servir d'exemple), le duo d'aliens décide de reprendre le contrôle du vaisseau.

_ Old Souls (Michael Jan Friedman)

Leonard McCoy, 18 ans, étudiant un peu paumé ne sachant pas quoi faire de son avenir accompagne son voisin de chambre, un Tessma nommé Sinnit, à une compétition de gymnastique. L'une des juges, une certaine Emony Dax (une ancienne gymnaste largement médaillée) est connue pour sa dureté. Elle fascine beaucoup Leonard d'abord par sa beauté, mais aussi, car elle lui rappelle les compétition que sa mère lui montrait étant enfant. Après l'annonce des résultats, Agacée par son regard insistant portée sur elle, elle vient le voir et lui demande des explications. Léonard profite de ses explications pour lui proposer un diner. Il réalise après coup qu'il doit aussi consolé son ami Tessma qui est arrivé cinquième manquant de peu la qualification pour la finale. Déçu de sa performance et par la notation des juges, Sinnit révèle, par une remarque dans sa langue, son dégout général des Trills sans lui expliquer pourquoi. Entre révélation sur la physiologie Trill et la xénophobie des Tessma, le futur Dr McCoy va vivre des événements qui vont lui faire réaliser qu'elle est sa voie et le faire se questionner sur la Fédération et le chemin qu'elle doit encore parcourir pour réaliser ses promesses.

_ Sins of the mother (S.D. Perry)

Audrid envoie une lettre d'explication à sa fille Neema qui l'a coupée de sa vie. Neema a découvert que son père était non seulement mort, mais que son symbiote n'a pas non plus survécu. Dégoutée du mensonge que sa mère a entretenu pendant des années, "ton père est mort, mais sa conscience à survécut dans son symbiote", elle ne lui parle plus. Rongée par la culpabilité, Audrid lui avoue la vérité. Une vérité qui remonte à l'époque du capitaine Pike ou elle et son mari dirigeaient la commission de la symbiose.  Tout a commencé au moment ou la Fédération à découvert une forme de vie à l’intérieur d'une météorite ressemblant au symbiote Trill. Audrid et son mari sont envoyés sur place en qualité d'experts.

"I've spent a lot of time thinking about that, trying to assign blame to whomever deserved it most _ Only to come to the painful realization that sometimes, things happen that no one can foresee. Things happen because they do." Audrid Dax

_ Infinity (Susan Wright)
Torias Dax à tout pour être heureux, un métier passionant qui lui procure sa dose régulière d’adrénaline et une femme magnifique qu'il aime. Tester des vaisseaux expérimentaux est bien entendu risqué, mais une possible erreur de calcul risque de retarder les essais et de ruiner le programme d'exploration spatiale de Trill, son métier devient un lancer de dés avec la mort.  


_ Allegro Ouroboros in D Minor (S.D. Perry et Robert Simpson)
 Joran Dax est un étudiant en musique particulièrement doué et depuis qu'il a été sélectionné pour être l’hôte de Dax, il a aussi un autre passe-temps, c'est un tueur en série. La commission de la symbiose a commis, sans s'en rendre compte, une erreur en confiant Dax à Joran.
C'est la mission de Verjyl Gard auprès de la commission, traquer et arrêter le tueur qui pourrait être un trill deviant porteur d'un symbiote.

_ The Music Between the Notes (Steven Barnes)
 L'enseigne Benjamin Sisko est devenu l'assistant personnel, ainsi que le meilleur ami, du grand diplomate Curzon Dax. Ils sont à bord de la station spatiale Pelios qui orbite autour de la planète Batrica. La mission de Curzon est de d’établir de manière durable des relations entre le peuple de Batrica et la Fédération. Une mission simple pour le grand Curzon sauf quand apparait un vaisseau Azziz  réclamant assistance à la station. Étrange et biologique, le vaisseau Azziz provoque sur les négociations des réactions violentes  de rejet chez les Batricans.

_ Reflections (L.A.Graf)
 Cela fait des années que Jadzia n'a pas revu sa sœur cadette Ziranne. Autrefois proche l'une de l'autre, la symbiose de Jadzia avec Dax à provoquer un éloignement entre elles. La commission de la symbiose appelle Jadzia Dax à l'aide. Sa soeur aurait tué un homme pour lui voler un symbiote et aurait sombré dans la folie après coup. Ziranne la maitresse d’école qui a toujours été contre la symbiose et était la douceur même aurait commis le pire crime que l'on puisse sur Trill. Détenue dans une des chambres de la commission, le symbiote et Ziranne sont unis et mourants. Jadzia va tenter de découvrir les événements qui ont amenés à cette situation critique et si possible la résoudre. 

_ "Second star to the right..." et "... and straight on 'til morning" (Judith & Garfield-Stevens)

Ezri Dax est en colère contre son petit ami le Dr Bashir. Ils viennent de se disputer à propos du symbiote et sur comment celui-ci affecte la personnalité d'Ezri. Pour évacuer le stress et la frustration, elle part faire du trekking dans le désert du Nevada (en 1962 dans le holodeck). Après quelques heures de marches sous un soleil ardent, la soif et l'épuisement se font ressentir, et c'est le moment que choisit Vic Fontaine pour venir lui tendre une oreille secourable.
Qui de mieux que l'hologramme d'un crooner de Las Vegas pourrait servir de confident à une psychologue de Starfleet. Dax est entré dans la vie d'Ezri Tigan par hasard et elle qui était contre la symbiose a dû revoir son opinion... Entre ses problèmes personnels et le moment qui changea sa vie pour toujours, Ezri va s'épancher comme jamais. Le dicton dit qu'il faut savoir d’où l'on vient pour savoir où l'on va n'a jamais été aussi vrai.

"The universe is full of surprises. As you go on with your life, you may find that running toward them is more fun than running away" Emony Dax

The Lives of Dax c'est un peu comme un repas dans un restaurant, il y a l'entrée sympathique qui titille les papilles, le plat principal qui cale la faim et le dessert que l'on mange par gourmandise et que l'on regrette par la suite quand on regarde la balance. 
 _Dead Man's Hand, Sins of the mother et Reflections sont les morceaux principaux de ce livre. Le premier pour son humour omniprésent, le second pour son ambiance à la Alien (le premier film) et ses implications futures et le dernier pour son côté intimiste et sa révélation sur la symbiose Trill. 
_First Steps, Infinity, Second star to the right et ... and straight on till morning,  sont les nouvelles fraiches et sans gros défauts qui se laissent lire. First Steps est une bonne introduction, faussement féministe, au recueil avec un personnage fort et attachant. Infinity rassemble simplement des éléments déjà entendu dans la série sur les derniers jours de Torias et Second Star to the right et ...and straight on till morning donne une nouvelle direction intéressante au personnage d'Ezri Dax.
Les autres nouvelles sans être mauvaises ont des défauts pénibles. Old Souls ne raconte pas grand chose si ce n'est la rencontre entre McCoy et Dax, le reste (la compétition de gym et le pote de chambré et ses problèmes) sont du remplissage pour que la nouvelle tienne sur plus de deux pages. Ça se sent à la lecture et l'ennui pointe rapidement.
Allegro Ouroboros in D minor souffre des mêmes problèmes, plutôt que de se focaliser sur l’enquête de Verjyl Gard et donner une ambiance Polar Sf  à la nouvelle. Simpson et Perry ont choisi de faire une alternance entre l’enquête de Gard (partie très réussie) et Joran Dax chassant mollement ses victimes (partie totalement ratée). Joran Dax dans cette nouvelle est en total contradiction avec ce que l'on avait pu voir dans la série TV. Il n'a rien de menaçant ce qui est un comble pour un soi disant prédateur.

The music between the notes est un cas un peu à part, l'histoire en elle-même n'est pas en cause, mais c'est un choix peu ragoutant (ou hilarant c'est au choix) dans ses descriptions du vaisseau Azziz qui m'a fait sortir de l'intrigue. Il est biologique, je l'ai dis un peu plus haut, mais ce que je n'ai pas dit c'est que l'auteur à prit comme modèle le fonctionnement du corps humain. Le cerveau est le pilote, le coeur son moteur etc. Le détail qui m'a fait faire des grimaces c'est quand j'ai compris à quoi correspondait les sas et les portes du vaisseau biologique. Un indice ce n'est pas la bouche c'est beaucoup (beaucoup) plus bas...  le mot que vous cherchez commence par un S. De quoi hurler à l'abomination spatiale avec les Batricans. Une bonne idée de départ pousser un peu trop loin pour mon imagination délicate.

Voilà qui conclut mon article sur The Lives of Dax qui plaira, à n'en pas douter, aux spectateurs de la série Tv, et laissera de marbre les autres.
Je ne pouvais terminer cet article sans vous parler des prochains mois à venir. A partir de janvier 2013, je vais commencer à vous chroniquer les livres du relaunch de Deep Space Nine et dans la mesure du possible certains spin-offs.  L'année 2013 sera aussi celle de Star Trek into Darkness et comme je souhaite aussi lire la préquelle en comic et le livre adapté du script du film avant sa diffusion en salle, l'année 2013 risque d’être très orientée Star Trek. 

The lives of Dax, Marco Palmieri, Steven Barnes, Michael J.Friedman, L.A. Graf, Jeffrey Lang, S.D. Perri, Garfield and Judith Stevens-Reeves, Kristine K. Rush,  Robert Simpson, Susan Wright, Pocket Books (1999), 400 pages

Jésus contre Hitler : tentacules en folie

Vous connaissez Cthulhu? Pour vous, il ne s'agissait peut-être que d'une création imaginaire de H.P. Lovecraft. Mais John J. Christ, lui, le connait bien: c'est une vieille connaissance. Alors, lorsque le démoniaque dieu poulpe décide de se réveiller pour semer la terreur sur la planète, il faut agir et vite! David Goldstein, le fidèle bras droit de John, ne le sait que trop bien: depuis peu, les rêves du militaire sont peuplés de créatures de cauchemar. Y aurait-il un lien avec l'Apocalypse à tentacules en préparation? C'est ce que nos deux comparses découvriront. Mais pour mener à bien cette mission, il leur faudra de l'aide. De l'aide hautement qualifiée, même...

Parfois mes lectures doivent un peu dérouter le gentil lecteur qui passe par mon blog, parfois la lecture d'un second tome d'une série peut expliquer pourquoi j'ai tenté l'aventure avec un premier épisode. Vous ne comprenez pas ? Relisez le troisième mot du résumé de l’éditeur...

Deuxième épisode des aventures du fils de Dieu dans son combat contre le moustachu qui éructe en allemand avec cette fois un invité tentaculaire. Pour ce second volet, Jésus est informé que quelqu'un cherche a réveillé le grand Cthulhu, le seul le vrai l'unique. Se sachant dépassé par les évènements et ne pouvant compter sur son boulet de co-équipier, David "je fais des cauchemars avec des tentacules dedans" Goldstein pour l'aider, notre sauveur est obligé de demander de l'aide à un spécialiste des Grands Anciens. Toujours accompagné de Goldstein et rejoint par un officier de la Marine américaine, John J. Christ se rend à Providence en 1930 pour demander de l'aide à un vieil écrivain misanthrope...
Et il va en falloir de l'aide, car se rendre en bateau à R'lyeh, affronter des Shantaks toutes griffes dehors et des Profonds croassant ne sera pas une partie de plaisir. Oh il y aura toujours la couche à David a changer, mais ce fardeau notre fils de Dieu commence à en avoir l'habitude.

"Au centre de la table reposait une affreuse statuette. C'était elle qui dégageait cette odeur de poisson crevé. Recouverte d'algue séchée, elle représentait une monstrueuse créature accroupie, mélange contre nature d'une pieuvre, d'un éléphant et d'un dragon. "

Débarrassons-nous tout de suite des défauts communs avec Nazis zombies en Sibérie. Le duo John C. Christ/ David Goldstein ne fonctionne toujours pas vraiment (il y a une nuance pour ce volume voir plus loin dans le paragraphe). L'agence B est toujours aussi mal décrite, avec cette fois une présentation du garage gigantesque (totalement surréaliste et inutile). Voilà c'est tout pour ce volume. Les autres défauts présents dans le premier roman ont purement et simplement disparu.
Tentacules en folie possède un humour plus léger que son prédécesseur et une histoire bien mieux maîtrisée. Il y a toujours quelques facilitées scénaristiques (l'utilisation de la statuette notamment), mais rien de plus grave que ça.
Si j'ai insinué un peu plus haut que la relation John C. Christ et David connaissait une amélioration, il s'agit d'un effet secondaire de l'introduction dans l'histoire de deux personnages, le Lieutenant Cheryl Shanks de l'USS Charity et de Howard Philips Lovecraft. Le lieutenant Shanks (Shantaks sans le ta, vous croyez ?) est chargée de conduire notre duo (trio si l'on compte Lovecraft) à R'lyeh à bord d'un navire de la marine. Plus couillue qu'un David à qui elle fait de l'ombre et plus professionnelle que lui, elle est un personnage immédiatement sympathique.
Pour H. P. Lovecraft, c'est une très bonne surprise, il est décrit comme l'écrivain inadapté que le monde extérieur effraie. Totalement paniqué par la présence féminine du lieutenant Shanks, c'est le comique involontaire du groupe. Il est aussi question d'un Nécronomicon portable, mais je vous laisse le plaisir de sa découverte. Sans vraiment spoiler, le final se laisse une porte ouverte pour un retour dans l'univers de H.P.L.
Bien meilleur que le premier tome sur tous les plans, tentacules en folie est un petit ebook (à prix très raisonnable) qui ne fait pas regretter son achat (1, 49€).

Jésus contre Hitler épisode 2 : Tentacule en folie, Neil Jomunsi, Éditions Walrus, (02/10/2012), 80 pages environ.

Passeurs d'ombre 1 : L'appel de l'ombre

Dans un monde sans soleil où seule la chaleur monte du sol, des hommes et des femmes courageux appelés les passeurs d'ombre sont les seuls humains capables de transiter d'une ville à l'autre pour vendre leurs marchandises et escorter les voyageurs. Les Terres Noires sont peuplées de créatures dangereuses appelées les Surnaturels.  Les passeurs d'ombre, même au péril de leur vie, savent comment les éviter et souvent comment les affronter.
 Jeune bijoutière, Éliane décide de traverser les Terres Noires pour se rendre à Yspareille, la plus grande ville du pays, où elle espère développer son art. En cours de route, elle fait la connaissance d'Ilan et Capricorne, deux jeunes passeurs d'ombre. 
(Résumé éditeur modifié pour ne pas spoiler)

Passeurs d'ombre est une série de sept courtes nouvelles indépendantes racontant le destin de cinq femmes dans le monde des Terres noires. Chaque nouvelle se focalise sur l'une d'entre elles.
La série de Anne Rossi est à mettre dans le genre Fantasy légère orientée pour adolescentes (mais pour ça il fallait lire le résumé spoilant de l'éditeur pour savoir ce détail, ce que je n'ai pas fait...). Chaque nouvelle narre un voyage en compagnie des passeurs d'ombre. Quand je mentionne, un peu plus haut le terme "pour adolescentes", loin de moi l'idée de dénigrer le travail d'Anne Rossi en l'incluant dans une case, mais de vous faire comprendre que l'on retrouve dans sa fantasy, les ingrédients qui ont fait les succès récents de la littérature pour adolescentes (Twilight en tête). L'inévitable triangle amoureux (tellement commun qu'il en devient ridicule) autour de l’héroïne sera la seconde intrigue du récit. Les éléments de fantasy dans Passeurs d'ombre sont pour la plupart des récupérations de légendes et mythologie classiques (Grecque, Nordiques etc...). Rien d'extraordinaire donc. Reste ce point de départ qui m'a intrigué et poussé à continuer ma lecture. Le monde d'Anne Rossi est un monde plongé dans l'obscurité ou seules les citées humaines sont éclairées par la lumières des étoiles (amplifiée par de gigantesques miroirs). Dans les ténèbres, c'est un monde sauvage de forêts pétrifiées, de marécages trompeurs et de tempêtes de sable mortelles. Malheureusement, Madame Rossi ne fera rien d'un peu épique dans ce monde si ce n'est nous raconter une amourette... mais je m'avance un peu sur le second paragraphe de cet article.  
A l'image de Jésus contre Hitler, la première nouvelle est gratuite (et disponible sur toutes les librairies numériques) et les suivantes payantes. 

 La plupart avaient un aspect humain, mais certains, de petits details suggéraient qu'ils ne l'étaient pas tout à fait : des yeux aux pupilles fendues, des phalanges trop poilues, une nuance de peau plus bleue que chair. Un vertige la saisit. Elle se trouvait si loin des Mens ! 

Passe encore que le monde d'Anne Rossi soit peuplé de créatures fantastiques communes (sirènes, elfes et autre satyres) ou bien qu'elle noie ses bonnes idées sous un tombereau de clichés fantasy. Peu importe aussi l'intrigue amoureuse bateau déjà vu et lu ailleurs. Tout ça j'aurai pu le lire et vous en parler avec indulgence, après tout c'était gratuit et court. Seulement l'appel de l'ombre a été écrit comme un premier épisode d'une série et pour permettre au personnage d'Eliane de revenir dans un prochain épisode, Anne Rossi a eu recours au pire événement dramatique scénaristiquement possible. Celui-ci change la fin attendue par le lecteur, mais donne à la nouvelle une conclusion bien machiste. Elaine, lors de son voyage vers Yspareille, se demande si la vie de Passeur d'ombre ne la tenterait pas (en lieu et place de son projet d'ouvrir une bijouterie). Elle rêve d'indépendance et de liberté auprès de l'homme qu'elle aime. Sauf que voilà Anne Rossi la fait rentrer dans le rang et la soumet à la volonté d'un homme. Heureusement que la chose a été écrite par une femme sinon ce serait moins comique.
Voilà le détail qui m'a le plus déplu. J'aurai pu mentionner les personnalités hautement "intéressantes" et "originales" des deux soupirants d'Elaine, mais ce serait être méchant. 
Je ne lirais donc probablement pas la suite des aventures des passeurs d'ombre et je recommande à mes lecteurs d'en faire de même (ou de me dire dans les commentaires pourquoi  vous aimez cette série)

Passeurs d'ombre, épisode 1: L'appel de l'ombre, Anne Rossi, Numeriklivres (10/12), 58 pages.

Star Trek New Frontier : End Game

As the Thallonian homeworld faces catastrophe , Captain Calhoun must confront his own bloody past in a life-or-death struggle for survival et honor. But when the planet's ultimate secret is revealed, only Captain Calhoun and the U.S.S. Excalibur can save the last remnants of the empire from total destruction!


Voici enfin le grand final du prologue en quatre parties de Star Trek New Frontier. Cette série de Peter David, commencée il y a trois ans sur ce blog, termine enfin son introduction en quatre volumes aujourd'hui.  Comme toujours, les couvertures sont des scans de mes livres, car il ne m'a pas été possible de trouver des images de bonne qualité (et à la bonne taille) pour illustrer mes articles. Cela explique aussi les petits défauts parcourant les couvertures. Les livres n'existant plus en neuf au format physique, mes livres sont des occasions à petits prix (0,01 cts pièce une affaire !) trouvés sur un site de vente très connu.


L'hospitalité Nelkarite était un piège. Les réfugiés du Cambon sont maintenant pris en otage sur Nelkar. Laheera vient de trancher la gorge de l'un d'entre eux pour montrer au Capitaine Calhoun qu'elle ne plaisante pas. Ses exigences sont simples, elle désire s'accaparer l'armement et le système de propulsion avancée de l'Excalibur sinon elle exécutera le reste des réfugiés.
Elle considère que comme l'Excalibur est en mission humanitaire dans l'espace Thallonien, il n'est que normal que Calhoun partage sa technologie avancée avec son peuple. Calhoun lui fait remarquer que la sacro-sainte Prime Directive l'oblige à ne pas se mêler des affaires des peuples aliens et que la décision des réfugiés de s'installer sur Nelkar, sans même écouter ses réserves, les a placés hors de sa responsabilité.
L'ambassadeur Si Cwan et Zack Kebron devraient être morts après l'explosion du Kayven Tyin, mais c'était sans compter un vaisseau Xénexien qui était dans les environs. Sauvés de justesse du froid de l'espace par D'ndai le frère ainé de Mackenzie Calhoun, leurs vies ne sont pourtant pas encore hors de danger. D'nDai, en tant que leader de la planète Xenex, est l'allié des Danteri qui soutiennent le nouveau gouvernement Thallonien. Celui-ci ne souhaite qu'une chose : de voir disparaitre tous les membres de la famille royale Thallonienne une bonne fois pour toutes. D'ndai se rend justement sur la planète Thallon pour y retrouver ses alliés.
 Le Dr Selar connait maintenant la vérité sur son état et la raison de ses sauts d'humeur. Les avances inappropriées de l’ingénieur en chef Burgoyne sont un symptôme de son problème.  Elle se décide à le confronter et à lui faire connaitre le fond de sa pensée.

"I had no feelings about it one way or the other," he said quietly. "I couldn't afford to."
"And you have no feelings about this hostages now ? These people trapped below us on Nelkar ?"
"None"
"I don't believe that, " she said flatly. "The Mackenzie Calhoun i know wouldn't be uncaring. Wouldn't be writing them off,"   
He had looked away from her, but now he turned to face her and said in a very quiet voice, "Then I guess you didn't know me all too well."
Elizabeth Shelby et Mackenzie Calhoun, page 11/12

End Game est l'apogée du prologue à la série New Frontier. On y découvre que le final était déjà en préparation dès House of cards et que Peter David y avait placé des indices de manière imperceptible. Si l'intrigue "médicalo-sentimentale" du Dr Selar est le point noir de ce long prologue et se révèle à peine digne du pire des soap-opéras. Le petit twist final, la concernant, est fort réussi. Une ligne réussie dans le dernier volume ne rattrapera pourtant pas les dizaines de pages ennuyeuses des précédents livres.
L'intrigue avec les réfugiés (commencée dans Into the Voïd) est clairement là pour donner aux fans de Star Trek leur dose habituelle de vaisseau, d'aliens et de discours philosophico-moraux avec une bonne dose d’interactions entre les personnages auquel la série les a habitués. Cette partie de End Game remplie sa fonction avec brio. Il reste donc ma partie préférée, celle digne d'un buddy movie Hollywoodien qui est aussi la plus originale car on y découvre l'histoire de ce coin de la galaxie ou navigue l'Excalibur. Je vous avais déjà parlé des interactions entre Lord Si Cwan et de Zack Kebron (voir l'article sur The Two-Front War ) qui mélangeaient bons mots et petites phrases assassines. Depuis le volume précédent, Peter David confronte les deux personnages au passé de l'Empire Thallonien et aux ennemis (nombreux) de Lord Si Cwan. Les petites histoires du passé de l'Empire finisse, dans ce volume, par rejoindre le passé de Mackenzie Calhoun  et dans une moindre mesure de deux des membres de l'équipage (Soleta et Burgoyne 172).
Calhoun, toujours lui obtient son moment "à la Kirk". Un combat à l'épée et à mort contre un alien.  Toujours dans les petits moments amusants de ce volume, l'hommage de David à Gene Roddenberry. Aguiché dès The Two-Front War et David le rappelle une autre fois au début de End Game avant de faire d'introduire véritablement son hommage dans le récit. Grossièrement introduit dans son intrigue, l'hommage reste touchant.Il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce volume, mais je vais en rester là pour vous laisser la joie de les découvrir.
Moins lisse et plus violente que les séries classiques adaptés en livres, New Frontier est une série moderne encore aujourd'hui. Bien qu'héritière de Star Trek TNG, elle a développé sa propre identité et se place comme une série cousine et un peu rebelle.
Je retrouverai la série New Frontier en 2013 avec une histoire en deux volumes.

Star Trek New Frontier : End Game, Peter David, Pocket Book (1997), 190 pages. 

HPL bloc d'éternité

«Ce fut durant un mois d'octobre, lors de ma mille cent soixante-sixième nuit dans le désert de Rûb-al-Khâlid, que j'eus pour la première et la dernière fois l'obsédante vision des Autres Dieux, des Dieux Ultimes et des Archidémons dansant et virevoltant dans les grand-salles inconcevables et obscures de l'innommable Sultan… Pourquoi moi? Pourquoi suis-je le seul être humain à avoir eu cette insoutenable vision de démons et de divinités dansant et tournoyant bien au-delà du vide le plus infini, de la ténèbre la plus éternelle?...»
(Extrait éditeur d'Al Azif (fragment))

Il me faut reconnaître que j'achète tout et (presque) n'importe quoi quand il s'agit de Lovecraft. Je suis faible particulièrement quand le produit est original. Aujourd'hui le malheureux livre à subir les approximations de mes critiques est un recueil de poésie. Christophe Lartas est déjà auteur de deux autres livres toujours chez La Clef d'Argent (Saturne et Satanachias). Je n'ai pas lu ses précédents ouvrages, car ce sont des recueils de poésie et voyez vous je n'aime pas la poésie... Logique implacable de mon dégoût naturel contre HPL bloc d'éternité qui rend un hommage en proses à un auteur de (entre autre chose) poésie. Mes connaissances en poésie se limitant à des souvenirs scolaires (les terribles et ô combien honnis par moi-même Jacques Prévert et Maurice Carême), je me dédouane des bêtises que je risque de raconter dans le second paragraphe. Je ne suis pas à une contradiction après tout. 



Christophe Lartas reprend pour son recueil six sujets lovecraftiens avant de le terminer par un poème consacré à l'auteur lui-même. Le Grand Cthulhu, Azathoth rouge et noir, L'incohérent messager Nyarlathotep, Yog-Sothoth temps maudit, Ïa! Ïa! Shub-Niggurath!, Al Azif (fragment) et pour finir Howard Phillips Lovecraft bloc d'éternité. Dans ces sept poèmes, il convient de les séparer en deux groupes. Si le style de l'auteur reste identique d'un poème à l'autre, la longueur diffère selon le poème. Les poèmes longs possède une forme plus longue (plusieurs pages) et un niveau de difficulté de lecture très différents des autres. Difficulté, je lâche le mot. Oui c'est moche à dire, mais les longs poèmes sont difficiles à lire. 
Si leur forme est libre et parfois complexe, les grands poèmes Christophe Lartas sont alourdis de paragraphes qui se répètent comme les refrains d'une chanson. Ce qu'il y a de difficile dans la lecture de ses poèmes, ce sont ses répétitions, qui coupent le corps du texte principal et la lecture du même coup. Il en résulte le besoin de relire le poème depuis le début, tellement l'impression d'avoir perdu le fil de sa lecture est prégnant.  Heureusement pour vous cher lecteur, j'ai trouvé une solution simple : ne pas lire les répétions dans le texte. Pour ne rien vous cachez, l'envie de les raturer à grands coups de feutre noir m'a pris plusieurs fois, c'est dire la pénibilité de la chose. Les poèmes touchés sont (oui je prône la censure et la dénonciation) : Le grand Cthulhu, Azathoth rouge et noir, Ïa! Ïa! Shub-Niggurath!. 
Pour finir sur une note plus positive, les poèmes courts de HPL bloc d’éternité, sont proches dans leurs formes de nouvelles classiques (avec quelques envolées poétiques pour justifier leurs présences). Plus lisibles et moins foisonnantes, elles ne sont néanmoins pas vraiment originales, ni vraiment marquantes. Oui c'est très moyen comme point positif...
HPL bloc d'éternité est un recueil qui navigue dans les eaux troubles des livres très moyens. Bien que parfois parcouru de fulgurances géniales, le livre de Christophe Lartas est plombé par la lourdeur de ses textes et l'impression d'avoir besoin d'aspirine pour finir une page.  Un beau gâchis que j'aurai voulu aimé, vu son sujet, mais cela n'a pas été le cas.

HPL bloc d'etrenité, Christophe Lartas, La Clef d'Argent (09/2012), 52pages, 7€

Jésus contre Hitler : Zombies nazis en Sibérie

Sibérie, fin des années 60. Grâce à la magie noire, le sinistre Adolf Hitler est de retour, plus dément que jamais. Son plan? Ressusciter le plus de cadavres possible et constituer une armée de zombies nazis invincibles! Pour certains, il s'agirait de la Fin du Monde. Pour d'autres, c'est simplement le début d'une nouvelle journée de travail.
Car John J. Christ, chef de l'Agence B, connait bien le problème: il a plus d'une fois affronté le petit moustachu hystérique et sait comment déjouer ses plans démoniaques. À l'aide de son nouveau coéquipier David Goldstein, qui se demande bien pourquoi on a absolument tenu à l'incorporer dans cette unité délirante, John va faire ce qu'il sait faire de mieux: botter les fesses des créatures de cauchemar, des monstres des abysses, des esprits frappeurs et autres méchants en tout genre.
Ha oui, on ne vous avait pas dit? John J. Christ n'est autre que Jésus, le seul, le vrai, l'unique. Et il est en colère.


Avec un titre et un sous-titre comme ceux là, qui sentent bon la grande période du bis, il ne faut pas s'attendre à un de ses livres pompeux de la rentrée littéraire. Neil Josmunsi et les éditions Walrus proposent avec le premier tome de Jésus contre Hitler, une tentative d'hommage à un genre littéraire aujourd'hui devenu désuet : le pulp. Neil Jomunsi est influencé autant par les films fantastiques de séries Z que par les films d'actions à la testostérones des années 80. L'humour y est gras, proche d'un Austin Powers. J'aime l'idée d'une série de pulp publiée à notre époque avec des Nazis pas forcément malins combattant un Messie au caractère moins pacifique que le voudrait la légende.
Voilà ça c'était pour l’ambiance générale.

Je ne suis pas là pour remettre en cause ta foutue foi : je suis là pour buter du nazi, et si possible pour faire trébucher le petit moustachu. 
(John. J. Christ motive David Goldstein) 

 Jésus contre Hitler ; Zombis nazis en Sibérie est une réussite sur ces deux personnages principaux. Les échanges entre les deux personnages sont drôles (bien que trop court). Le Hitler de Jésus contre Hitler est un évident cousin du Dr Denfer tant dans son attitude générale que dans ses réparties et il ne lui manque que le chat Persan pour achever la ressemblance.
John J. Christ, lui tient de la rock-star, adeptes de petites phrases cinglantes et de Rambo dans sa propension à aller à la confrontation.
L'autre personnage récurent de la série c'est David Goldstein présenté comme le top du top de l'armée américaine, le soldat d'élite coéquipier du Christ, la crème de la crème. Il se révèle être une pleureuse de premier ordre.  Pleins de doutes, maladroit, cette armoire à glace, fleuron de l'armée ricaine est un fardeau pour le fils du seigneur qu'il devra sauver a de nombreuses reprises. Bref il ne sert pas à grand-chose et son soi-disant professionnalisme reste à prouver.
L'autre point faible de ce roman est le manque de descriptions de l'agence B pour laquelle travaille Goldstein et dirigée par John J.  Elle est un croisement entre le F.B.I de X-Files (pour l'immeuble de bureau), l'agence des M.I.B (pour la présence d'aliens suggérés) et le B.P.R.D. de Hellboy (pour le conseil hétéroclite qui dirige l'ensemble). Bien qu'un tiers du roman si déroule elle reste un décor vide sans aucune personnalité.

 _Jésus et maintenant Hitler... j'ai l'impression d'être le héros d'un de ses mauvais romans vendus à la sauvette par des escrocs et achetés par des abrutis....
(David Goldstein fait une découverte)

La très grande force de Jésus contre Hitler demeure dans son écriture. Courte et ne s'attardant pas sur l'exposition de ses personnages et la mise en place de ses décors, il privilégie l'action et les dialogues percutants (mais qui tombent parfois à l'eau...). Les chapitres sont donc formatés pour la lecture en portabilité (sur smartphone et autre liseuse).
En conclusion c'est une nouvelle sympathique dans un univers plein de promesses (l'explication de la présence du Christ sur terre est intrigante et pose pas mal de questions) qui a les défauts de ses qualités. Je vais probablement me laisser tenter par le second épisode.
Autre bonne chose, cette fois venant de l'éditeur Walrus. Le premier épisode de Jésus contre Hitler : Zombies Nazis en Sibérie est disponible gratuitement chez tous les libraires numériques (Amazon, IBookstore, Fnac...).

Zombies Nazis en Sibérie, Neil Josmunsi, Editions Walrus (09/2012), 68 pages. 

Moi, Cthulhu

«Je n'ai jamais connu mes parents. Mon père a été dévoré par ma mère sitôt qu'il l'a eu fécondée et elle, à son tour, a été dévorée par moi, à ma naissance. C'est mon premier souvenir, d'ailleurs. M'extirper de ma mère, avec son goût faisandé encore sur mes tentacules...»
Extrait éditeur. 


Dans sa jeunesse, Neil Gaiman écrivit ce que l'on  pourrait appeler aujourd'hui un fan fiction. Une nouvelle ou le Grand Ancien préféré des cultistes du monde entier, raconte sa vie. De sa naissance dans des marécages boueux d'une planète lointaine, à son voyage, accompagné de ses cousins chahuteurs, vers notre planète si hospitalière.
L'auteur d'American Gods et de Sandman nous présente ici une nouvelle fort courte ou les clins d'oeil à l'oeuvre du maitre de Providence sont forcement nombreux (et pointues). Il utilise un ton humoristique typiquement anglais pour donner une voix particulière à l'histoire de Cthulu. Un ton désabusé et léger qui permet de raconter les pires horreurs de la vie du Grand Ancien sous la forme d'une farce cosmique. Comme beaucoup d'auteurs de nouvelles lié au mythe de Cthulhu, le jeune Gaiman apporte quelques une de ses inventions à son histoire. Des noms de créatures mineures principalement. 

L'édition de la Clef d'Argent possède la particularité d'être accompagné d'un texte de présentation écrit par "le vieux" Neil Gaiman où il se félicite de la parution de cette nouvelle (ce qui est normal) pour ensuite en-brailler dans une délire hallucinant. Gaiman se vante d'avoir en sa possession la correspondance inédite d'Howard Philipp Lovecraft avec un auteur anglais très connu de la même époque. Je ne cite pas de nom pour vous réserver la surprise tellement absurde que la simple idée en devient hilarante. Bien entendu c'est une blague, mais s'il souhaite un jour écrire cette correspondance, je suis prêt à en pré-commander une quinzaine d'exemplaires.   
Il ne serait pas juste de finir cet article sans mettre en avant le travail du traducteur Patrick Marcel qui ne s'est pas contenté que de traduire la nouvelle originale, mais a en plus fournit un travail de notes (regroupées à la fin du livre). Non seulement les clins d'oeil de Gaiman sont montrés au lecteur, mais ils sont aussi expliqués. Moi, Cthulu devient par les annotations de son traducteur, non pas un livre destiné aux Lovecraftiens complétistes, mais un livre destiné au plus grand nombre que l'on est lu en partie Lovecraft ou non. Vu le prix modique il serait vraiment dommage de vous priver (5€)

 Moi, Cthulhu, Neil Gaiman, traduit de l'anglais par Patrick Marcel, La Clef d'Argent (09/2012) titre original : I, Cthulhu (1986), 5 Euros.

Star Trek New Frontier : The Two Front War


Two mysteries vie for the attention of the crew of the Excalibur. Is the hospitality of the people of Nelkar too good to be true? And does a stranded spaceship truly hold the object of Si Cwan's quest...or is it instead an all-too-deadly trap? 

Voici le troisième volume des aventures de l'équipage de l'USS Excalibur. A l'instar de deux premiers volumes : House of Cards et Into the Voïd, il fait partie d'une introduction en quatre livres formant un histoire complète.

  Challenge je lis en anglais : Dixième livre

Après avoir sauver un transporteur de réfugiés d'une destruction certaine, le Cambon, le capitaine Calhoun et son équipage doive subir les attaques d'un vaisseau Nelkari. Bien que n'opposant aucune menace contre l'Excalibur, Mckensie Calhoun se voit obliger de le rendre inoffensif.   A son bord, Laheera, une femme à l'apparence angélique, l'accuse d'avoir piller le Cambon et d'avoir tuer ses occupants.  Elle pointe du doigt l'épave du transporteur qui est amarrer à l'Excalibur en attendant d'être réparer. Rassemblant toute sa diplomatie, Calhoun fait venir sur la passerelle le capitaine du Cambon et des représentants des réfugiers pour convaincre la Nelkari de son erreur.  Alors que les tensions semblent s'appaiser, Laheera fait une proposition humanitaire qui provoque la méfiance de McKenzie. La Nelkari se propose d'accueillir les réfugiers sur sa planète.  En proix au doute, il demande à escorter les réfugiers jusqu'à Nelkar pour s'assurer qu'ils seront en sécurité.
A bord de l'Excalibur, le Dr Selar continue d'avoir des problèmes d'humeur, elle croise le chef ingénieur Burgoyne à la cantine de bord et la discussion forcement pleine de sous entendus sexuels provoque chez la medecin un accès de colère. Une réaction plutôt étonnante venant d'une Vulcaine.  Bien décidée à comprendre ce qui cloche dans son humeur capricieuse et craignant un début d'une maladie mentale, elle propose à Soletta, l'autre Vulcaine à bord, une fusion mentale pour l'aider à se diagnostiquer. Il s'agit bien d'une maladie, mais pas de celle qu'elle croit.
A bord de la navette Marquand, Si Cwan et Zack Kebron sont partit rejoindre un autre vaisseau en détresse transportant la princesse de l'empire Thallonien, Kalinda. Elle est la jeune sœur, présumé morte, de Lord Si Cwan.  Arriver non loin du Kayven Tyin, le chef de la sécurité Zack Kebron, méfiant, demande à parler à la princesse à bord avant de faire quoi que ce soit. La réponse du vaisseau est inattendue et mortelle. Le Marquand essuie des tirs de phasers. Gravement touché, le Marquand est sur le point d'exploser quand Kebron et Si Cwan se téléporte dans le seul endroit sùr aux alentours. Le Kayven Tyin.

Dans un article précédent, je vous avais parlé comment Peter David avait sauvé de l'oubli ses personnages de Starfleet Academy en les faisant membres de l'équipage de l'Excalibur.  A l'exception d'une ingenieur humaine : Tania Tobias. Avec New Frontier qui lui donnait la possibilité d'utiliser des personnages  secondaires de la série TNG, il a préféré l'abandonner au profit d'Ashley Judd (Imdb) alias l'enseigne Robin Lefler.  Apparu dans la série TNG lors de deux épisodes, le personnage n'avait pour fonction que de servir d’intérêt romantique à Wesley Crusher (le fils génial mais ado-pénible du docteur de la série). En seulement deux apparitions pourtant le personnage est resté dans les mémoires pour deux raisons. La première est son côté d’éternelle optimiste, toujours joyeuse et positive et la seconde sa manie  de vivre selon des règles farfelues, mais pleines de bon sens, de son invention. Dans Into the voïd cela donne ça : 

"Getting information out of Zak Kebron is like interrogating a statue." 

Pour plus d'informations sur les personnages de Starfleet academy, Zac Kebron, Soleta et Marc McHenry, il faut vous rendre sur le premier lien cité dans ce paragraphe.

Ce qu'il y a de formidable avec ce long prologue à la série New Frontier c'est que l'action prend de l'amplitude à mesure des volumes. Si je met de côté l'intrigue avec le Dr Selar qui ne m'a intéressé que moyennement. Ce volume est excellent, avec des scènes d'actions plutôt amusantes. Si Cwan et Zac Kebron luttant ensemble dans un vaisseau hostile. Kebron tentant de calmer la colère vengeresse de Lord Si Cwan est un grand moment de divertissement. Ce duo basé sur une amitié naissante possède une dynamique réussie qui j'espère sera encore utiliser par Peter David pour les prochains volumes. Les Nelkars en race culturellement, cousine des Borg, est aussi un apport intéressant.
Dans ce volume, encore un fois Peter David fait en sorte de bien faire comprendre au lecteur que McKenzie Calhoun n'est ni Kirk, ni Jean Luc Picard. Il pousse même son personnage à la limite de ce que l'on peut attendre d'un personnage de l'univers Star Trek. Calhoun est un personnage bordeline dans ses paroles comme dans ses actions et le final de ce volume le prouve. Les Nelkars vont le pousser dans ses retranchements dans une scène inattendue très violente et graphique qui serait impossible à voir dans une série TV. 
 Je vous donne rendez-vous prochainement pour le quatrième volume de la série et enfin le grand final de ce prologue.

Star Trek New Frontier : The Two-Front War , Peter David, Pocket Books (1997), 152 pages

Star Trek (série régulière) Volume 2

The voyages of the new crew of the Enterprise continue in this re-imagining of the original series using the altered timeline from the 2009 movie. Contained in this volume is the re-telling of the classic episode "Operation: Annihilate!" and an all-new, two-part story that takes place soon after the events of the first film! Star Trek writer/producer Roberto Orci oversees this original story set in the timeline leading up to the blockbuster film sequel!

Voici le deuxième TPB regroupant les épisodes cinq à huit de la série régulière Star Trek actuellement publiée par IDW.  Il adapte pour l'univers de J.J. Abrams, le dernier épisode de la saison de la série des années 60 (Operation: Anihilation!) et raconte une histoire originale (Vulcan's Vengeance).
Dans la description de l'univers de Star Trek 2009 (ou Abrams-verse), ce TPB apporte un point de divergence très important envers l'univers classique. Un indice sur le prochain film ? C'est probable. Comme pour le précédent article (ici), rendez-vous dans le quatrième paragraphe pour les comparaisons avec l'épisode original et quelques spéculations pour le futur de cette série.

 Challenge je lis en anglais : Neuvième livre

Operation: Annihilate!

Le passé. Le jeune Kirk vient de se rebeller en jetant la voiture de son défunt père dans un ravin. Il provoque pour le coup la colère de son oncle Franck qui se l'était approprié.  Sa mère Winona tente de s'interposer entre son frère et lui. Elle plaide en sa faveur arguant que le départ de la maison de son frère aîné Georges l'a profondément troublé.
Puni a rester dans sa chambre, Kirk raconte à sa mère que si Georges a quitté le domicile pour aller vivre chez son grand-père, c'est parce qu'il ne s’entendait pas avec oncle Franck. Selon lui, Georges ne reviendra pas. Sa mère fait la sourde oreille à ses inquiétudes et lui déclare qu'il reviendra vers lui parce que c'est son frère et qu'il pourra compter sur lui comme elle a pu compter sur son frère Franck dans les moments difficiles. Kirk ne semble pas convaincu.

Le présent. Alors que l'Enterprise enquête sur une série d’hystéries collectives touchant plusieurs planètes. L'équipage aperçoit un vaisseau Denevan se dirigeant droit vers le soleil. A son bord un unique pilote qui semble délirer.
<< Je suis libre, il est enfin parti... >> s'exclame t-il lorsque le Lt Uhura tente de communiquer avec lui. Ne pouvant pas téléporter son pilote, ni remorquer le vaisseau dù à la présence trop proche de l'étoile solaire, l'équipage impuissant le regarde plonger dans l'astre et exploser.  
Kirk ordonne à l'Entreprise de se diriger vers la planète Denevan pour continuer l’enquête.
Kirk, McCoy et Spock (ainsi que trois officiers de sécurité) se téléportent sur la planète. Immédiatement ils sont attaqués par des habitants hurlant un mot unique << Intrus ! >>



 Vulcan's Veangeance

Dans les débris flottants de leur planète, une équipe de scientifiques vulcains a récupérée de microscopiques particules de matière rouge. Un groupe de pirates masqués attaque soudainement le vaisseau pour la récupérer. L'Enterprise répondant au signal de détresse des vulcains intervient. Une altercation a lieu entre les pirates et un groupe d'intervention de l'Enterprise mené par Kirk. Les pirates s'enfuient se servant d'un otage comme bouclier. Avant de partir, leur chef nargue Kirk qu'il fera exploser la matière rouge s'il est poursuivit. Le chef des pirates se révèle être un des rescapés du vaisseau de Nero cherchant à venger son ancien capitaine.
Leur objectif est simple : donner les plans du Narada et la matière rouge restante aux Romuliens de cette époque et ainsi les doter d'armes largement plus puissantes que celles de la fédération.
Conscient qu'il ne peut rien pour le moment, Kirk le laisse partir. Il compte bien le poursuivre, mais il a d'abord besoin de réponses. Comme par exemple : Aux ordres de qui travail, les scientifiques Vulcains ? Et pourquoi Starfleet n'a jamais été informée de leur prospection ? Pourquoi les Romuliens ont réglés leurs phaseurs sur "stun" (assommer) au lieu de "kill" (tuer). Des réponses qui vont mener Kirk et Spock de l'autre côté de la zone neutre. Sur la planète Romulus.

Destination : Star Trek into darkness

A mesure que le temps passe l'univers de J.J. Abrams prend des libertés bienvenues avec l'univers Prime. Dans les premiers épisodes, les changements étaient discrets voir invisibles pour des lecteurs non avertis. Aujourd'hui avec Operation : Anihilate! et Vulcan's Vengeance, l'Abrams-verse prend le large et acquiert de fait une personnalité différente. Commençons avec Operation : Anihilate! qui est un remake de l'épisode du même nom tiré de la série originale.
Dans STO, l'intrigue secondaire servait à mettre en valeur le personnage de Kirk. L'épisode le voyait arriver trop tard pour sauver son frère Georges et sa femme. Son jeune neveu en réchappait de justesse grâce au traitement découvert par Spock et raffiner par le Dr McCoy.
Dans l'Abrams-verse, Mike Johnson a inversé l'importance de l'intrigue primaire et secondaire. Les créatures parasites et le moyen de les combattre passe au second plan, privilégiant le récit des retrouvailles entre Kirk et sa famille. Le destin de Georges Kirk en est d'ailleurs changé. S'il vous fallait une preuve que le changement d'orientation est efficace, sachez que le personnage de Kirk m'est apparu plus digne d’intérêt que d'habitude grâce à cet épisode. Ne vous y trompez pas, c'est toujours le même sale petit con, incapable qui parasite le pont de l'Enterprise, mais au moins maintenant il a des (petites, très petites voir minuscules...) circonstances atténuantes. Un récit rafraîchissant placé sous le signe de la fraternité  qui montre une facette différente de l'histoire originale tout en lui étant fidèle.

Vulcan's Vengeance est enfin l'épisode de l'originalité, après trois épisodes de ré-interprétations. Cet épisode sonne le retour des Romuliens, des Vulcains et de l'intrigue du film de 2009.
Depuis le premier épisode de sa série, Mike Johnson a placé une petite intrigue sur le personnage de Spock. Dévoilée au grand jour à la fin d'Operation : Anihilate!, elle connaît une résolution dans Vulcan's Vengeance. Je ne vais pas trop spoiler sur ce que raconte cet épisode vu que dès la troisième page, Mike Johnson fait mentir le résumé éditeur (et donc le mien forcément vu que cet article est sans spoilers...) Pour une fois la divergence avec l'univers classique est gigantesque dans ces implications pour le futur. Il signe non seulement le retour d'un personnage secondaire : l'officier de la sécurité "Cupcake", mais aussi la réunion de Sarek avec son fils Spock depuis la mort de sa mère. Pour une meilleure compréhension des implications de cet épisode, une lecture de Star Trek Nero et Star Trek Countdown est conseillé par votre serviteur.

En terme de dessin, Joe Phillips et Joe Corroney ne s'en sortent pas trop mal. Les plans rapprochés sont un de leurs points forts et les personnages connus sont facilement reconnaissables. Ils ont aussi varié le sexe des officiers de la sécurité de l'Enterprise. Ce qui nous donne dans Vulcan's Vengeance, un Kirk entouré d'une escouade féminine en mini jupe rouge à l'assaut des pirates. Il y a aussi Spock en pantalon, mais il est dans le coin de la case et donc moins visible. C'est maintenant qu'il faut mentionner quelque chose sur la technique de dessin du sieur Phillips. Sur les plans plus larges, toujours dans Vulcan's Veangeance, le constat est moins brillants que dans le premier épisode dessiné par Corroney. La pose des personnages sur certaines cases, est clairement calquée d'après photo et donne l'impression que les personnages vont entamer une chorégraphie dans la case suivante. Autre mauvais point, les coupes de cheveux de ses dames, Uhura mis à part, elles ne sont absolument pas naturelles. On ne m'avait pas dit que les femmes du futur portaient autant de perruques. Un esprit malin pourra me répliquer que c'était déjà le cas dans la série des années soixante. Voilà pour les défauts techniques des dessins de ces quatre épisodes. Rien de vraiment grave, mais il fallait les signaler.

En guise de conclusion et au risque de me répéter, cette série de IDW est de loin la meilleure itération du nouvel univers Star Trek. En attendant la sortie des romans exploitant l'univers (annoncés pour 2013) et en oubliant les romans ados Starfleet Academy (sympathiques mais limités), le comic de Mike Johnson est la meilleure preuve que l'Abrams-verse possède une richesse inexplorée et un potentiel qui ne demande qu'a être utilisé. On se donne rendez-vous en novembre/décembre pour le troisième Tpb regroupant les épisode neuf à douze.

Star Trek ongoing vol 2, Scénariste Mike Johnson , dessinateurs : Joe Corroney (#5-6), Joe Phillips (#7-8), Coloriste : John Rauch, Consultant : Roberto Orci, IDW Publishing (07/2012), 104 pages

The Assassination Game

When a terrorist attack rocks Starfleet Academy, it’s clear someone has a very serious—and very deadly—secret agenda.
The rules are simple: Draw a target. Track him down and “kill” him with a spork. Take your victim’s target for your own. Oh, and make sure the player with your name doesn’t get to you first. No safe zones. No time-outs. The game ends when only one player remains.
     James T. Kirk is playing for fun. Leonard “Bones” McCoy is playing to get closer to a girl. But when a series of terrorist attacks rock the usually placid Starfleet Academy campus, it becomes clear that somebody is playing the game for real. Is it one of the visiting Varkolak, on Earth to attend an intergalactic medical conference? Or could it be a member of a super-secret society at the Academy dedicated to taking care of threats to the Federation, no matter what rules they have to break to do it?
 (Résumé éditeur)


Challenge je lis en anglais : Huitième livre 


Vous avez lu ? "the usually placid Starfleet Academy campus" qu'il dit le résumé. A croire que le responsable de ce texte n'a pas lu les précédents volumes de Starfleet Academy. Non vraiment il aurait dû les lire parce qu'entre les serials killers provenant d'un autre quadrant de la galaxie, les espions aux grandes oreilles venue de l'autre côté de la zone neutre et les morts inexplicables d'étudiants lors des épreuves sportives, l'académie est loin d'être un lieu tranquille (placid en anglais...).

"When I catch you, Kirk, I'm gonna stick this spork where the sun don't shine!"
 
Alan Gratz est un auteur de fiction pour adolescents. Sa passion pour le baseball, lui a inspiré son premier roman Samourai Shortspot (2006) ainsi que Brooklyn Nine (2009) et Fantasy baseball (2011). il publie aussi deux thrillers, toujours pour adolescents, Something Rotten (2007) Something Wicked (2008). Il écrit aussi des pièces de théâtre et des spots commerciaux. Il n'a jamais été publié en France et il ne le sera probablement jamais. Vous venez donc de lire et moi d'écrire, un paragraphe absolument inutile...

"Cadet Kirk! If you do this, your career is over. Do you understand? You won't just be kicked out of the Academy. You'll be court martialed for going AWOL* during a state of war. "
*Absent without leave/Absent sans autorisation ou plus simplement déserteur

Une Spork (cliquez pour commander)

Vous vous demandez surement ce qu'est une spork. Moi aussi pendant un bon quart d'heure je me suis demandé la même chose. Spork est un mot valise pour cuillère (spoon) et fourchette (fork). Chez nous cet instrument se nomme simplement une cuillère-fourchette parce que nous autres les français on va à l'essentiel et on ne va pas créer des mots bizarres pour des ustensiles d'amerloques texans. Chez nous monsieur,  c'est une cuillère ou une fourchette, pas un machin entre deux, on est civilisé dans notre beau pays.


"Come on, Bones. You don't have to quit. They're going to court-martial us out."

Après cet interlude franco-américain, revenons à notre livre d'aujourd'hui. Commençons par les bonnes nouvelles. The Assassination Game est le dernier de la série à sortir cette année. Le prochain roman est annoncé pour aout 2013 soit après la sortie du prochain film Star Trek. Ce qui va me laisser le temps pour parler d'une autre série de romans. Quand il n'y a plus de Star Trek il y en a encore plein dans mes cartons (j'en vois trois entrain s'enfoncer un spork dans la gorge...).
Parlons du roman d'Alan Gratz maintenant. Commençons par les poncifs de cette série Starfleet Academy pour adolescents. Kirk incarne toujours l’emblème de l'étudiant qui a du mal avec le règlement et jongle entre ses cours, ses conquêtes féminines et ses aventures extraordinaires en compagnie de ses amis.
Dans The Assassination Game, la vie d'étudiant se résume au fameux jeu de l'assassinat, à jouer les guides touristiques pour Lartal un Varkolack (loup-garou en bulgare) et à défier (gentiment) l’autorité du recteur. Comme dans les précédents romans, le malheureux Kirk est toujours la cible d'une brute. Après l'Andorien, le Russe, voici le rouquin Irlandais. Comme les autres, Jake Finnegan est une   photocopie physique et caractériel de ses prédécesseurs et n'a qu'un but irréalisable : casser du Kirk. Tikhonov le russe fait aussi un bref caméo dans ce volume.
Parlons un peu des autres personnages réguliers. McCoy est amoureux (deuxième fois dans la série), Uhura et Spock passent enfin aux choses sérieuses (je vous laisse deviner), Pavel Chekov fait deux apparitions, l'une pour rencontrer son nouveau meilleur ami (un indice, il parle japonais) et servir d'hacker génial pour un Kirk en détresse. Hikaru Sulu fait enfin son entrée dans la série, humiliant au passage Tikhonov.
The Assassination Game se focalise sur l'existence de la Gravitation Society, une société secrète d'étudiants et d'officiers de Starfleet qui ont juré de protéger, par n'importe quel moyen, la fédération contre tout danger la menaçant.  Spock, toujours sous les ordres de Christopher Pike, est chargé de l'infiltrer et de la détruire de l’intérieur. Pour l'aider dans cette mission, il demande à deux brillants étudiants de devenir des membres de la Gravitation Society, Uhura et Sulu. Comme dans les précédents volumes, Kirk est le héros de l'intrigue secondaire pendant les cent premières pages, pendant que ses amis s'occupent de l'intrigue principale et lui laisse le beau rôle pour conclure durant vingt-cinq dernières pages.

<< He stood over to Uhura leering at her.
"Now here is an earth woman worthy of a Varkolak warrior. A bit less ... ample than a Varkolak woman, perhaps. 
Hairless and thin, like a shaven Katu but that would just make her easier to mount." >>

The Assassination Game est le moins bon livre de la série. Il n'est pas mauvais dans l'ensemble, mais pour se démarquer des autres, il prend des libertés désastreuses avec l'univers et commet maladresses sur maladresses en voulant jouer au plus malin.
Je vous en cite quelques-unes de "ses maladresses". The Gravitation Society est un clone d'une société secrète sécuritaire et hors-la-loi existante dans l'univers classique : La section 31 (déjà mentionnée, en plus,  à demi mots dans The Gemini Agent ).
Kirk aime les femmes c'est un fait. Kirk dans The Assassination Game rêve de passer à l'action avec une Deltane... Ce qui ne poserait pas de soucis si les contacts intimes avec les Deltans, race apparue pour la première fois dans le film Star Trek the motion picture (Imdb), rendaient les humains dépendants et que pour servir dans Starfleet, les Deltans devaient prêter serment de célibat pour éviter de propager la folie chez les humains (c'est aussi le cas dans cet univers, mais Kirk s'en fiche...). Autre ajout de sa part, moins grave, la présence d'un Orion mâle chez les cadets (en plus de Gaila).
 Il y a aussi multiples références aux autres séries Star Trek, la mention d'un Vin "Château Picard" (insinuant que la famille du capitaine français de Star Trek TNG existe aussi dans cette réalité), Un discours du capitaine Archer (série Enterprise) est mentionné, un tapis d'origine Bajoranne est décrit lors d'une scène (Planète Bajor, de la série DS9, qui était, avant l'occupation des Cardassiens, réputée pour son artisanat). Je vais m’arrêter là, mais y a encore beaucoup de petites choses.

La chose qui me fait regretter la lecture de ce livre, c'est la bêtise d'une scène. Lors d'un des derniers chapitres, Kirk demande des comptes à Uhura concernant son comportement durant la crise avec les Varkolaks et la Gravitation Society. Une question fuse : Pour qui tu travailles Uhura ?
La réponse est évidemment Spock, mais comme Kirk ne le rencontre que dans le film et qu'Alan Gratz se doit de respecter la chronologie de celui-ci, il doit trouver une solution cohérente ou tout du moins acceptable pour sortir du pétrin. Apparemment manquant de temps ou d'idée, sa Uhura répond par un silence. Ce qu'il y a de terrible dans cette réponse c'est que non seulement Uhura paye pour les carences de son auteur. Une bonne maitrise de son intrigue et surement plus d'attention sur son sujet, aurait permis de ne pas acculer un de ses personnages dans une telle situation. Jusqu’à cette confrontation, il n'y  avait aucune raison objective pour elle, de lui cacher l'existence de Spock. L'auteur a voulu jouer au plus malin avec le personnage du Vulcain et c'est la crédibilité du  personnage d'Uhura qui paye les pots cassés.

Terminons sur un petit bilan de la série. Elle est globalement bonne si l'on ferme les yeux sur les changements pour l'instant inexpliqués de l'univers de J.J. Abrams comme les Orions sur le campus ou les révélations étonnantes de The Edge
 J'ignore si la série va garder son statut canon pour l'univers, après The Edge ou The Assassination Game, l'univers d'Abrams commence à partir, dans les romans, dans toutes les directions piochant çà et là dans l'univers classique (ou prime) des éléments pour se donner de la contenance sans se soucier d'une cohérence future. Avec la série de comics en cours de publication qui multiplie révélations sur révélations, les inventions contenues dans Starfleet Academy ressemblent maintenant à un obstacle pour le futur de l'Abrams-verse.
Bien sur je ne fais ici que des suppositions, mais il y a de fortes chances a mon avis que la série ne dépasse pas son illustre ancêtre de l'univers classique avec sa trentaine de volumes. 

The Assassination Game, Alan Gratz, Simon Spotlight (26/06/2012), 305 pages.

Star Trek The Next Generation : Boukenshin

TNG goes manga! Untold stories from one of the most renowed science fiction franchise in history, interpreted through japanese-style sequential art, truly takes the crew of the USS Enterprise, where no man has gone before!

Un jour, il me faudra être raisonnable dans mes achats sur internet. Penser à l’intérêt douter de l'objet proposer avant de sortir ma carte bancaire. Ce ne sera pas pour aujourd'hui. 
Star Trek TNG the manga : Boukenshin est un comic d'inspiration manga. Le dessin est en noir et blanc et tente de copier le style japonais sans y parvenir réellement (voir pas du tout). les personnages ont des traits plus arrondis que d'habitude, mais les planches reste d'une banalité très américaine. Boukenshin contient quatre histoires et donc quatre équipe créatives. Visuellement chaque histoire possède un style propre.  Les dessinateurs sont d'illustres inconnus et seuls les scénaristes Diane Duane, David Gerrold (scénaristes/romanciers très connus de l'univers Star Trek), Christine Boylan (scénariste/productrice tv pour Castle et Leverage) et F.J Desanto (producteur de documentaires sur des auteurs de comics) ont attiré mon attention. 
Comme il n'existait pas de planches disponible sur le net pour illustrer cet article, il m'a fallu scanner des cases de mon propre "manga". Il s'agit de cases et non de planche parce que je n'ai pas oser casser le dos de mon livre. Chaque image représente suffisament bien le style du dessinateur pour que vous puissiez vous faire une idée par vous même.

  Challenge je lis en anglais : Septième livre

Changeling :  Accompagnying the away team to the mysterious "labyrinth of Wisdom," Enseign Wesley Crusher receives a most unexpected lesson in what it means to have compassion for - and an appreciation for- his peers.

Probablement la plus légère et comique des histoires de Boukenshin.
Le jeune et insupportable Wesley découvre l'humilité en prenant la place temporairement des membres de son équipe (a l'exception de Riker).   Devenir un empathe submergé par les émotions qui l'entoure, combattre bravement un scorpion géant, voir le monde comme un ingénieur autant d'épreuves qu'il devra franchir pour apprendre à apprécier ses coéquipiers

Sensation : Responding to a distress call from an archaeological expedition, Dr Crusher encounters a debilitating contagion that defies the laws of medecine-and may soon spell the end of the crew of The Enterprise. 
Une histoire centrée sur un duo féminin, le Dr Crusher et Deanna Troï ensemble vont devoir résoudre une énigme qui laisse le reste de l'équipage dans l'expectative. Une folie en provenance de fouilles archéologique semble contaminer des chercheurs puis se propage à l’équipage de l'Enterprise. Les dons d'Empathe de Deanna Troï vont être particulièrement utile alors que les officiers tombent comme des mouches. 

The Picardian Knot : Suffering of a lack of emotion after his contact with the Vulcan Sarek, there seems to be no cure for Capt. Picard's ennui- except possibly the inexplicable puzzle left behind by an unwanted Romulan visitor. 
Le mouton noir de Boukenshin, si le dessin n'était pas déjà si laid (et même pas typé manga en plus), l'histoire est d'un ennui profond. Un Romulien laisse un artefact sur la passerelle après une altercation avec son vaisseau. Bien décidé à rendre l'objet, le capitaine Picard tente dans percer le secret avant sa restitution. Alors que l'objet laisse tout le monde perplexe c'est Guinan qui en résoudra l'énigme.  L'idée de Picard subissant un contrecoup après sa fusion mental avec le père de Spock n'est pas mauvaise, mais voir le reste de l'équipage le materner (surtout Troï) est juste insupportable.

Loyalty : When Starfleet Command expresses their concern over Picard's brush with the Borg. Commander Will Riker will have his devotion to his captain put to the ultimate test - possibly a the cost of his own career.
Loyalty est l'histoire la plus abracadabrante de Boukenshin. Elle est censée se passer après l'épisode Best of the both world et parler des répercutions militaires de l'assimilation du capitaine Picard par les Borg. Alors que Picard prend un repos mérité en France et que l'Enterprise est en réparation, Starfleet Command décide de convoquer Riker pour témoigner contre son capitaine dans ce qui ressemble à une cour martiale secrète. Le commandant Shelby vient d'ailleurs y apporter son témoignage et son expertise des Borg. Le souci avec cette mise en place de l'histoire c'est que cette pseudo cour martiale se déroule sans que le principale intéressé soit présent. Autre souci de cohérence, la cour est composé de quatre amiraux (déjà croisés dans des épisodes de TNG) dont l'Amiral Philippa Louvois connue comme étant une amie intime de Picard et pour son intégrité sans failles. Apparemment elle n'a pas daigné prévenir le principal intéressé et n’hésite pas à le poignarder dans le dos. Loyalty est une histoire poussive destiné à faire briller le personnage de Riker avec des gros artifices comme ce moment tellement original ou il menace de quitter Starfleet...


Star Trek The Next Generation : Boukenshin est un manga qui n'en porte que le nom. Il ne brille pas par ses dessins anecdotiques, ni par ses scénarios souvent bancals. Si Changeling est une histoire sans prétention et Sensation une aventure plus originale car elle met l'accent sur un binôme inédit. Boukenshin n'aurait pu être qu'un manga moyen. Il aura fallu pourtant que Loyalty et ses petit arrangements avec le canon de l'univers et The Picardian Knot qui tente de nous intéresser à son semblant mystère viennent déprécier la qualité global de ce livre. Vous l'aurez surement compris, Changeling et Sensation sont les histoires de Diane Duane et David Gerrold et les deux autres celles des deux novices en Star Trek Boylan Christine et F.J Desanto. Je ne vais pas dire qu'il y a un rapport, mais la coïncidence est amusante.

Star Trek The Next Generation : Boukenshin, auteurs : Diane Duane, David Gerrold, Christine Boylan et F.J Desanto. Dessinateurs : Delk Chrissy, Don Hudson, Kurkoski Bettina, E.J Su. Tokyo Pop Editeur (2009), 192 pages.