Emissary

 Commander Benjamin Sisko is just recovering from the death of his wife when he is assigned command over the former Cardassian, but new Federation space station, Deep Space NineTM. This space station is strategically located not only because of its orbit about Bajor, but also because of its proximity to the only known stable wormhole in the galaxy. 
After meeting the other Bajoran and Starfleet personnel assigned to the station, including a former Bajoran freedom fighter and a shapeshifter, Sisko finds himself in that very wormhole and in the midst of a metaphysical experience as the alien inhabitants of the wormhole question the concepts of time and love. 
Sisko, filled with humanistic hubris, begins to explain these experiences, and resolve his painful past.
(Quatrième de couverture)

Challenge je lis en anglais : Premier livre

Que celui qui ne m'avait pas venu arriver, à l’annonce de ce défi de lecture anglaise, avec mes gros sabots de trekker, se dénonce dans les commentaires.
Car oui cher lecteur, je débute ce défi avec du Star Trek, mais pas n'importe quel Star Trek. Avec une novélisation de l'épisode pilote de la troisième série Star Trek (la meilleure de la franchise selon moi) Deep Space Nine.
Star Trek : Deep Space Nine (DS9 pour les intimes) est la première série développée sans le créateur de l'univers Star Trek (décédé durant la série The Next Generation). C'est un fait important, car Michael Piller et Rick Berman (puis plus tard Ira Steven Behr) aux postes de créateurs vont donner plus de nuances à l'utopie originelle de Gene Rodenberry. La série abandonne donc beaucoup de l'optimisme des deux séries précédentes en abordant des sujets plus graves et de manière plus frontale (La guerre, le fanatisme religieux, le terrorisme, etc). Les personnages principaux sont aussi plus sombres et traînent des passés peu glorieux. Elle laisse de côté aussi le format un épisode/une histoire et privilégie les histoires en épisodes doubles ou triples.

DS9 se déroule dans une station spatiale aux abords de la planète Bajor et non loin de la frontière des territoires Cardassiens. Après plus de cinquante années de lutte pour obtenir l'indépendance, les Bajorans demandent à rejoindre l'UFP (United Federation of Planets, sorte de nations unies intergalactiques ou pour faire plus court : Fédération). Starfleet envoi du personnel pour les aider à mener à bien leur adhésion. Autrefois pacifique et religieux, le peuple Bajoran est aujourd'hui profondément marqué par l'occupation Cardassienne et divisé entre  différentes factions politiques issus par les mouvements de résistances. Au moment ou débute la série (et donc ce livre), Bajor est dirigée par un gouvernement provisoire.  La seule chose qui soude encore le peuple Bajoran est sa foi dans les Prophètes.
C'est une équipe réduite de Starfleet mener par un Lt commandant (et oui même pas capitaine...) qu’incombe la lourde tâche d'aider Bajor a penser ses plaies.

C'est à reculons que Benjamin "Ben" Lafayette Sisko prend son poste à bord de Deep Space Nine. Il porte toujours le deuil de sa femme survenue, trois années auparavant et tente d'élever seul son fils adolescent. Sa femme Jennifer est morte lors de la bataille de Wolf 359 (Star Trek Tng Le meilleur des deux mondes épisodes : 23 saison 01 et épisode 01 saison 04). Cette bataille opposa pour la première fois les Borgs, dirigé par un Jean Luc Picard "assimilé", et la flotte de la Fédération. Benjamin Sisko et son fils Jake furent parmi les rares rescapés de ce massacre. Deep Space Nine n'est pour lui, au départ, qu'une mission temporaire.
A son arrivée sur la station, il comprend que la tâche va être ardue. La station doit être remise en état de fonctionnement. Les Cardassiens sont en embuscade espérant que la fédération s'éloigne pour reprendre Bajor. Le climat politique de la planète est des plus chaotique, les coups d'état se succédant à rythme régulier. Comble de tout, la leader religieuse de Bajor croit qu'il est l'émissaire des prophètes, celui qui montrera la voie vers le temple céleste où ils résident, menant le peuple Bajoran vers une nouvelle ère de prospérité.
Son équipe est formée d'un officier scientifique Trill possédant la mémoire de sept vies, d'un jeune médecin un peu trop sur de lui, d'un ingénieur fraichement débarqué de l'Enterprise vouant une haine féroce aux cardassiens, d'une résistante Bajoran devenue agent de liaison, un officier métamorphe aux origines inconnues sans compter la présence de son fils et d'un patron de bar Ferengi qui ferait passer J.R. pour mère Térésa. Je ne cite ici que ceux présent dans ce livre, la liste des personnages secondaires est beaucoup plus importante.  
Comme ce livre est le premier d'une longue série, je ne vais pas aborder l'intégralité du casting de la série. J'aborderais chaque personnage individuellement lors de prochains articles.

Emissary est une adaptation du pilote de la série et pourtant ne lui est pas totalement fidèle pour autant. L'histoire se focalise plus sur le passé de Benjamin Sisko que sur le reste des autres personnages au point de ne pas être raccord avec la série. Certains personnages secondaires apparaissent dans cette novélisation alors qu'ils n'existent pas dans l'épisode pilote et des événements tardifs de la première saison de la série télé se déroulent dans cette novélisation. Si comme moi, vous avez vu la série avant de lire ce livre, c'est déroutant, mais pas désagréable.
Une adaptation laisse pourtant peu de place à une nouvelle interprétation et J.M. Dillard, à moins qu'il n'ai pas eu le choix, ne se donne même pas la peine de réinterpréter certaines scènes clés du pilote. La rencontre de Sisko et des Prophètes notamment aurait mérité mieux qu'un copié-collé des dialogues et des scènes de l'épisode pilote. Là ou l'image véhiculait du sens et de l'émotion, chez Dillard, il ne reste qu'un compte rendu froid et sans âme. Une exception pourtant : La mort de la femme de Benjamin Sisko. Plus dramatique encore que dans la série, elle a presque réussit à me faire verser un larme. Dommage que tous les événements de l'épisode pilote n'ai pas subit ce traitement.
Outre ce détail d'écriture, propre aux novélisations, Emissary reste un bon livre, loin d'être parfait, mais une excellente lecture tout de même. Il contient les germes des futures intrigues qui nourriront (littéralement !) la série durant les sept saisons suivantes .

Emissary, J.M. Dillard, Simon & Shuster (1993) et jamais traduit en France (p... de pays m...), 304 pages.

2 commentaires:

Dr. Strangelove a dit…

Je ne t'avais pas vu venir...

Cultiste a dit…

Devine quel sera le sujet de mon deuxième livre pour ce défi ? ^^(part se cacher en ricanant...)