A Stitch in Time

For nearly a decade Garak has longed for just one thing -- to go home. Exiled on a space station, surrounded by aliens who loathe and distrust him, going back to Cardassia has been Garak's one dream. Now, finally, he is home. But home is a world whose landscape is filled with death and destruction. Desperation and dust are constant companions and luxury is a glass of clean water and a warm place to sleep.
Ironically, it is a letter from one of the aliens on that space station, Dr. Julian Bashir, that inspires Garak to look at the fabric of his life. Elim Garak has been a student, a gardener, a spy, an exile, a tailor, even a liberator. It is a life that was charted by the forces of Cardassian society with very little understanding of the person, and even less compassion.
But it is the tailor that understands who Elim Garak was, and what he could be. It is the tailor who sees the ruined fabric of Cardassia, and who knows how to bring this ravaged society back together. This is strange, because a tailor is the one thing Garak never wanted to be. But it is the tailor whom both Cardassia and Elim Garak need. It is the tailor who can put the pieces together, who can take a stitch in time. 


 Challenge je lis en anglais : Deuxième livre

Andrew J. Robinson est un acteur de télévision, plus connu pour ses rôles au cinéma comme le serial killer Scopio dans Dirty Harry (Imdb) ou le personnage principal du film Hellraiser (Imdb).  Il faut aussi mettre à son crédit de multiples apparitions pour la télévision dans des séries telles que Hulk, Kojak, Arabesque ou bien X-Files. C'est pourtant en jouant dans Star Trek DS9 qu'il trouvera son premier rôle récurent qui fera sa renommée. Un rôle de tailleur Cardassien qui s'étoffera d'année en année au point de devenir un personnage crucial des dernières saisons. Aujourd'hui il est directeur d'une troupe de théâtre (avec un autre acteur de la série). A Stitch in time est son premier livre. Le livre se veut comme une biographie du personnage qu'il a joué durant les sept saisons de Deep Space Nine. Le livre donne aussi des indices sur l'après-série.

"Oh, I knew a great deal about him. Bajor, a planet rich in ressources, was being skillfully stripped by his efficient  programs. With the help of forced labor, the moribund Terok Nor outpost was being revitalized into a fabulous productive mining enterprise" (page 228)

Une précision s'impose. Star Trek Deep Space Nine, comme sa grande soeur The Next Generation et sa petite soeur Voyager possède sept saisons. Contrairement à celles-ci, Deep Space Nine ne possède pas de fin. Paramount avait prévu de lui donner une véritable fin sur grand écran. Le casting de DS9 prenant alors le relais de celui de TNG. Ce que Paramount n'avait pas anticipé, c'est que les films Star Trek (avec le cast de TNG) serait de moins en moins populaires et qu'ils allaient enterrer la franchise au cinéma. En conséquence la production d'un film Deep Space Nine fut annulé. En 2001, l'éditeur Pocket Books racheta les droits de la série et lança le projet d'une saison huit sous forme de romans. Quand ce relaunch eu lieu, il inclua a posteriori A stinch in time.
Tous les romans, bandes dessinées et autres matériaux originaux Star Trek sont considérés comme ne faisant pas partie de l'histoire officielle. Sauf mentions contraires et novélisations. Cependant, il est possible que rétroactivement des livres soit considérés comme appartenant au canon de la franchise. C'est le cas notamment de Star Trek New Frontier qui s'est vu mentionner dans des épisodes de The Next Generation. Quelquefois comme dans A stitch in time ou de la trilogie Starfleet Academy The Next Generation mélange les deux. Des faits appartenant au canon de la franchise mélangés à d'autres purement inventés pour faire raccord.

Elim Garak et la Bajoranne Major Kira Nerys lors du dernier épisode de la série

"Cardassia suffered a great climatic catastrophe_ and if we hadn't been strong and determined to adapt, we would have perished with the weak. And the weak must perish; otherwise the integrity of the race is compromised and we become the preyed-upon." (page 234)

Elim Garak est le seul représentant de la race Cardassienne sur la station Deep Space Nine (nouveau nom de Terok Nor), un modeste tailleur. 
Un tailleur exilé pour un crime contre son peuple que la série n'expliquera jamais vraiment. Personne sur la station n'est dupe en réalité, Garak est un espion, exilé certes, mais bien un espion et probablement aussi un assassin. Sa présence attise la haine des Bajorans et l'équipage de la fédération le tolère (faute de preuves). Sans que l'on comprenne vraiment ses motivations, Garak  socialise avec le Dr Bashir. Chose étonnante ces discussions, ou Garak se joue des rumeurs sur sa double profession, seront d'une grande aide pour l'équipage.  L'humble tailleur distillant, sans apparente contrepartie, au milieu de mensonges et de contre-vérités, des informations sur son peuple ou l'occupation de Bajor. Son but premier est de retourner chez lui. A mesure que la série avance en saisons, le retour vers Cardassia se révélera plus difficile, obligeant l'ancien espion à s'impliquer un peu plus avec les humains. Il est aussi l'ennemi mortel et personnel de l'autre Cardassien régulier de la série Gul Dukat (La série n’expliquera jamais clairement pourquoi)

"Ah well, it was never easy being a Cardassian on this supended chunk of desolation" (page 251)

A stitch in time alterne les chapitres ou Elim Garak parle de sa vie (de son enfance jusqu’à son arrivée à Terok Nor) et des chapitres au présent où il raconte la nouvelle Cardassia à son ami le Dr Bashir (depuis les événements du dernier épisode de Deep Space Nine). Le livre spoile donc énormément la série et n'est recommandé qu'à ceux qui l'ont déjà vu intégralement. Son enfance se révèle plus intéressante à lire.  On y découvre une société Cardassienne dirigée par un système de castes, à l'ombre d'un régime militaire omniprésent et vérolé par un caste de dirigeants corrompue par le pouvoir. La spécificité reptilienne des Cardassiens est aussi mise en avant avec la description d'une planète quasi-désertique et une explication biologique sur leur discrétion naturelle. Devenu adulte, Garak mentionne son enrôlement dans l'ordre Obsidien (services secrets Cardassien) et une étonnante révélation sur ses parents. Ce n'est pas une véritable surprise, juste une confirmation des bribes de son histoire entendue dans la série. Son passé d'espion est plus réjouissant avec des explications sur la haine que lui voue Gul Dukat, l'assassinat poétique d'un ambassadeur Romulien ou sa relation avec une femme mariée avec un préfet de Bajor. Je n'évoquerai pas les passages ayant lieu au présent pour d'évidentes raisons d'énormes spoilers. 
Trop charmeur et sentimentale pour un espion, Garak est aussi un Cardassien atypique qui s'est laissé porter par son patriotisme et a fait ce que sa nation attendait de lui sans la questionner (espion, assassin, exilé). A l'image de sa nation, aujourd'hui en ruine, il contemple son existence et se demande si cela en valait vraiment la peine. La réponse ne se trouve pas dans ce livre et ouvre de nouvelles possibilités pour le personnage à l'avenir. 
Dire que j'ai aimé ce livre est un euphémisme je l'ai adoré. Il constitue une excellente remise en mémoire  et un très bon point de départ pour la saison huit de la série. Si vous vous demandiez ce que je lis en ce moment, vous avez maintenant la réponse.

A stitch in time, Andrew J. Robinson, Pockets Books (2000), 396 pages.

2 commentaires:

Dr. Strangelove a dit…

Salut !
Je viens d'attaquer le visionnage de DS9 et quel plaisir que cette série (que je n'ai vu que par bribe sur Jimmy à la grande époque) ! A part sur bien des points, les personnages principaux et secondaires sont parmi mes chouchous de ST. Et Garak (et de fait AJ Robinson), dès sa première apparition, épate par son aura et sa prestance. Ce compte-rendu me fait donc sacrément envie !

Cultiste a dit…

Tu va adorer mon prochain livre ^^