Star Trek (série régulière) volume 1

The adventures of the Starship Enterprise continue in this new ongoing series that picks up where the blockbuster 2009 film left off! Featuring the new cast of the film, these missions re-imagine the stories from the original series in the alternate timeline created by the film, along with new threats and characters never seen before! With creative
collaboration from STAR TREK writer/producer Roberto Orci, this new series begins the countdown to the much-anticipated movie sequel premiering in 2013
(Quatrième de couverture)


Depuis le mois de septembre 2011, mon nouvel éditeur de comics préféré,  IDW publie une série régulière Star Trek. Cette nouvelle série se déroule dans l'univers de J.J. Abrams (aussi appelé Abrams-verse). Comme pour la mini série Star Trek Countdown, il y a quatre ans, elle sert de pré-quelle au futur film. Un film qui se fait attendre comme le souligne le quatrième de couverture de ce Tpb. A l'origine il ne devait s'agir d'une mini série, mais J.J Abrams prenant une année de retard pour s'adonner à un remake d'E.T. avec du lens flare partout.
 L'idée intéressante derrière cette nouvelle série de comics c'est de réutiliser les scénarios de la série classique et de les confronter,à l'équipage de l'Enterprise version 2009. L'originalité vient, bien entendu, que dans ce nouvel univers les personnages n'ont pas les attitudes et caractères de leurs modèles plus âgés de l'univers classique. Seule exception notable Kirk qui est toujours le pire capitaine de Starfleet. Vous croyez que je plaisante ? Cette fois j'ai une preuve flagrante. Ce Tpb contient les quatre premiers épisodes de cette série soit deux histoires complètes : Where no men has gone before part 1 et 2, et The Galileo Seven part 1 et 2.


Where no men has gone before :

Kirk et son équipage découvre les débris du S.S. Valiant après sa rencontre avec une mystérieuse barrière énergétique. L'équipage de l'Enterprise est, lui aussi,  bientôt confronté à ce phénomène. Des flashs d’énergie inonde la passerelle. Le pilote Gary Mitchell perd conscience et semble être le seul affecté. Alors que James T. Kirk rend visite à son ami à l'infirmerie. Spock découvre que le capitaine du SS Valiant a déclenché l’autodestruction de son navire. Gary Mitchell se réveille et fait montre de capacités télépathiques et de télékinésiques hors du commun. A mesure que les heures passent, ses pouvoirs augmentent. Devenu supérieur et arrogant, Mitchell teste ses nouvelles forces sur ses anciens collègues. Spock prévient Kirk que sa présence à bord de l'Enterprise représente une menace non seulement pour l'équipage, mais pour l'univers entier. Kirk pourrait se retrouver devant le même choix que le capitaine du SS Valiant.


The Galileo Seven : 

Alors qu'il se dirige vers la colonie de New Paris pour livrer du matériel médical, l'Enterprise croise le chemin d'un quasar. Comme le rendez-vous avec la colonie n'aura pas lieu avant cinq jours et qu'une épidémie de peste n'est pas suffisamment importante aux yeux du capitaine Kirk, il décide d'envoyer une équipe scientifique pour étudier ce phénomène.  Cette équipe sera dirigée par son premier officier Spock, accompagné du Dr McCoy, de Montgomery Scott, de l' "assistante" Janice Rand et de trois autres officiers. Peu après le lancement de la navette, celle-ci est prise dans les courants d’énergie du quasar et doit se poser en urgence sur une planète proche. Sans moyen de communiquer avec l'Enterprise, le quasar produisant des interférences dans les communications, Spock doit faire des choix difficiles pour la survie de la petite troupe. Sa froide logique ne fera pas l'unanimité parmi ses subordonnés. Pendant ce temps, bien au chaud dans son fauteuil de commandement, le capitaine Kirk tente de justifier ses décisions et de lancer des recherches. Uhura inquiète, est bien décidée à palier l'incompétence de son capitaine et à retrouver son petit ami.  
(résumé un peu orienté pour charger le personnage de Kirk)


Le film de 2009 n'a pas fait que des heureux parmi les fans de Star Trek, cette nouvelle série régulière est une tentative pour les amener vers ce nouvel univers en douceur. Alors, oui, reprendre les scripts de la série originale (parfois au dialogue près...) est facile et le travail de Mike Johnson tient plus de l'adaptation que de l'écriture. Pour ceux qui l'ignore, il avait déjà adapté le film de J.J. Abrams en comics et participé à sa pré-quelle en comics : Star Trek Countdown. On lui doit aussi Nero, mais je préfère oublier ce Tpb d'exploitation de licence graphiquement beau (merci à David Messina), mais vide d'intérêt. 
En attendant des histoires originales dans le deuxième Tpb (prévu pour sortir en juillet), penchons nous sur l'adaptation qui est faite ici. 
D'abord, le choix des épisodes. Where no man has gone before, pilote de la série originale il a ici le rôle de faire la passerelle entre le film et cette série de comics. Les changements sont subtiles. Les personnages de Gary Mitchell et de Lee Kelso sont présentés comme les  meilleurs amis du capitaine Kirk ce qui n'était pas les cas avant. Le personnage de la blonde psychiatre/parapsychologue dans la série originale a disparue allégeant par son absence Where no man has gone before d'une sous-intrigue  et d'un personnage farfelu. L'histoire se déroule de la même manière que son modèle et pour la même conclusion.  
The Galileo Seven  est plus intéressant sur le plan de l'adaptation, car il est dans la série originale le premier commandement de Spock sur le terrain. Dans l'Abrams-verse ce n'est pas le cas et fort de sa première expérience calamiteuse, ses réactions seront légèrement différentes. Le Dr McCoy engage d'ailleurs une conversation avec le vulcain concernant son altercation avec Kirk sur la passerelle et ses sentiments à ce sujet. Comme pour la première histoire de ce Tpb, The Galileo Seven fait l'impasse sur certains événements de l'épisode original pour ce concentrer sur l'essentiel. L'intervention du personnage d'Uhura dans la résolution de l'histoire est un peu téléphoné, mais donne lieu à une scène touchante à la fin. (Spoiler : elle tire à bout portant sur kirk pour avoir envoyé son mec à la mort.... comment j'affabule ?).
Graphiquement, comme vous le voyez, c'est beau Stephen Molnar, Joe Phillips font un boulot exemplaire. Pour moi, qui est connu les affreuses séries de comics DC des années 90 c'est le jour et la nuit. David Messina et Tim Bradstreet font les couvertures. Comme d'habitude avec les Tpbs IDW, des sketches et images des acteurs du film complètent les bonus.
J'ai dit que j'aimais et que j'attendais le prochain Tpb avec impatience ? Maintenant c'est fait.

Star Trek ongoing vol 1, Scénariste Mike Johnson , dessinateurs : Stephen Molnar (#1-4), Joe Phillips (#3-4), Coloriste : John Rauch, Consultant : Roberto Orci, IDW Publishing (04/2012), 104 pages

Tiens voilà du bourrin !

Le temps de deux séances au cinéma, je me suis laissé allé à visionner deux films d'actions, l'un produit par notre fierté nationale Luc Besson (comment non ?) et l'autre une adaptation incongrue d'un jeu Hasbro qui a bercé mon enfance : le Touché Coulé.
Voici donc un article qui regroupe mes avis sur ces deux films popcorn saupoudrés de testostérone.

Résumé AlloCiné
MS One est une prison spatiale expérimentale où les 500 criminels les plus dangereux au monde sont maintenus dans un sommeil artificiel. Chargée d’une mission humanitaire, la fille du Président des Etats-Unis, Emilie Warnock, arrive à bord de la station. Une mutinerie d’une rare violence y éclate. Emilie et l’équipe du MS One sont prises en otage par les détenus. Le Président décide d’y envoyer l’agent Snow avec pour seule et unique mission de sauver sa fille et personne d’autre…

Il y a une blonde qui ne va pas tarder à ce faire shampouiner..

Le transporteur en prison 

Un film produit par EuropaCorp n'est jamais un bon signe pour moi. L'usine à scénario de notre Besson national est une machine bien huilée qui recycle les mêmes ingrédients depuis des années.  Le héros viril, la bimbo qui sert de "boulet" aux héros masculins, les dialogues vulgaires, les méchants bêtes et violent et les blagues racistes. Tout cela on le retrouve dans Lock Out (IMDb) avec quand même une variation d'importance. Les blagues racistes sont devenues des clichés racistes, la communauté asiatique souvent visée par les productions "Besson-esques" laisse sa place à une communauté noire qui n'avait pourtant rien demandé.
Je vous épargne le retournement final artificiel autant que grand guignolesque. Dans les bons points du film, il me faut mentionner le toujours très bon acteur Guy Pearce qui se comporte ici comme un John McClane et se fringue comme un Chris Redfield (de RE 5 le jeu pas les films...). Le deuxième bon point revient à Maggie Grace qui parvient à rendre attachante son rôle de potiche (qui ne l'est pas tant que cela en réalité).  Le troisième bon point est pour moi à donner à une réalisation générale de bonne qualité. Les effets spéciaux (et spatiaux) sont impressionnant et nous font regretter que le film se déroule, la majorité du temps, en intérieur.

Si comme moi, vous êtes fan de Guy Pearce, ce Lock Out est un film à voir pour sa seule présence, sinon vous pouvez passer votre chemin (ou revoir le Transporteur...).



Résumé AlloCiné :
Océan Pacifique… Au large d’Hawaï, l’US Navy déploie toute sa puissance. Mais bientôt, une forme étrange et menaçante émerge à la surface des eaux, suivie par des dizaines d’autres dotées d’une puissance de destruction inimaginable.
Qui sont-ils ? Que faisaient-ils, cachés depuis si longtemps au fond de l’océan ?
A bord de l’USS John Paul Jones, le jeune officier Hopper, l’Amiral Shane, le sous-officier Raikes vont découvrir que l’océan n’est pas toujours aussi pacifique qu’il y paraît.
La bataille pour sauver notre planète débute en mer.

Un power ranger se cache dans cette photo. sauras tu le retrouver ?

Oh non ! il a coulé mon porte-avions !!!!! 

Je ne donnais pas cher de cette adaptation de la bataille navale de mon enfance surtout quand j'ai découvert que les besoins scénaristiques du film avait mixé le jeu de société avec l'idée d'une invasion extra-terrestre.  Battleship (IMDb) se retrouve donc dans la même cour qu'un film comme World Invasion : Battle Los Angeles (IMDb). 
Comme ce dernier, avec lequel il partage une ambiance militaire, Battleship possède un scénario multipliant les points de vue et une simplicité dans le traitement de ses personnages. Si je me suis déplacé pour Guy Pearce dans Lock Out, c'est pour Taylor Kitsh que j'ai aligné la monnaie pour BattleShip. Oui, j'aime les seconds couteaux d'Hollywood et non je n'en ai pas honte de ça. Son personnage de jeune rebelle, que son grand-frère tente de protéger. L'amour et l'armée vont le changer (un peu). Rihanna, la chanteuse, obtient le rôle de la femme forte de caractère et qui parle peu. Une bonne idée qui permet à son personnage de s'éloigner un maximum de celle qui l'incarne. Lavée de son maquillage de prostituée et coiffée normalement pour le film, Rihanna ressemble enfin à autre chose qu'à une droguée en manque. Dans les seconds rôles marquants, il y a aussi John Tui, plus connu pour ses rôles dans les séries pour kids : Power Rangers. Il incarne ici un mécano qui n’hésite pas à faire du corps à corps avec des aliens en armures pour protéger les moteurs de son navire. Comme quoi, il est possible de tourner dans des séries débiles et d'avoir une forte présence à l'écran (je parle de son aura et pas de son poids...). L'autre surprise vient de Tadanobu Asano, déjà aperçu dans un film de Kitano (Takeshi's) et dans Thor (où il jouait un Hogun asiatique). Son rôle d'officier japonais vicieux à l'humour cinglant est le parfait complément au personnage de "petit con" joué par Kitsh. Liam Neesson est ici cantonné à un troisième rôle humoristique. 
Production Bay oblige, Battleship propose des effets spéciaux à grand spectacle et des combats navales impressionnants. Film américain oblige, on échappe pas au moment patriotique qui est ici détourné pour un hommage aux anciens combattants. Autre détail inattendu, la place accordée dans le scénario à un personnage handicapé (joué par un vrai handicapé moteur), il vole les scènes à la blonde de service et possède un rôle crucial. Cela semble un détail, mais vu le peu de visibilité des personnes handicapés dans le cinéma grand public et dans un autre rôle que le faire valoir d'une personne valide, c’était important de le noter (oui j'ai vu Intouchable est c'est aussi une exception). 
Vous l'aurez compris, Battleship est un bon film d'action sans véritable défauts qui mérite le coup d'oeil pour peu que vous aimiez les films d'actions.

Les cinq premières places du 
Palmarès Interblogs des sorties cinéma (Mars 2012)

1 = Bullhead 4,38

2 = Take shelter 4,09

3 E Cloclo 3,82

4 = Louise Wimmer 3,79

5 = Millenium : les Hommes qui n'aimaient pas les femmes 3,77








Pour connaître la suite du classement rendez-vous sur le blog de Vance.

Petites histoires horribles à lire avant de s'endormir

"Pas de bombes... Pas de râles... Juste un murmure... Juste une rupture... Juste un oubli... Un silence. Un mur. Un escalier vide. Une horloge arrêtée. A petits pas, sans faire de bruit, l'horreur est là. Dans notre quotidien."
Quatrième de couverture

La peur est une chose étrange. Une créature polymorphe. Quand on demande à quelqu'un ce qui lui fait peur, il vous répond par un lieu commun selon son âge. Les enfants parleront d'une créature fantastique (ogre, sorcière, Jar-Jar Binks...), les adolescents répondront qu'ils n'ont peur de rien sauf de leur prof principal ou de l’acné purulente. Une fois installée dans la vie d'adulte, les peurs deviennent plus pragmatiques : le chômage, la peur de l'échec, de l'abandon, de la maladie ou de la mort. 
Françoise Cuz place ses récits dans la dernière catégorie, le fait-divers sans témoin et qui n'épargne personne. Là où n'importe quel auteur donnerait à son lecteur un dérivé de thriller, Françoise Cuz met le lecteur face à des chroniques banales du quotidien. Des chroniques ou le narrateur est le témoin (ou la victime) d'une injustice sociale tristement d'actualité.
Ce qui effraie dans les histoires de Miss Cuz c'est le réalisme des situations et leurs chutes vraisemblables. 

Petites histoires horribles à lire avant de s'endormir commence par l’exception qui confirme le sujet de ce livre.

L'arbre aux femmes aborde le sujet de l'excision des femmes en Afrique et flirte avec le fantastique avec une fin lourde de symboles. L’héroïne est une grand-mère qui s'oppose aux traditions de sa tribu pour sauver sa petite fille. Totalement opposée dans la forme aux autres nouvelles de ce livre, L'arbre aux femmes est, malgré son élément "magique", convenu et sa fin attendue. 

Monsieur Pas-Méchant raconte le quotidien d'un homme tranquille. Il est discret et très poli. Tout le monde l'aime bien. Lui ce qu'il n'aime pas ce sont ses voisins qui se disputent. Pendant qu'il fait la vaisselle, il entend son voisin et sa fille se quereller. 
Un début anodin, un personnage quelconque et une situation affreuse pour finir, Monsieur Pas-Méchant marque le vrai début de ce recueil avec un ton léger, presque taquin pour asséner le coup de grâce sadique dans sa dernière page.  

J'aime les chiens malgré son titre trompeur, cette nouvelle ne parle pas de zoophilie, mais d'un amoureux des concours canins qui ne voit que par son chien et ses résultats. Un soir, il rentre chez lui et assiste à un spectacle triste et commun (malheureusement)
Plus encore que la nouvelle précédente, J'aime les chiens parle de tout et se termine sur une note sinistre. Après avoir lu cette nouvelle quand quelqu'un vous dira qu'il préfère les animaux aux humains, vous ne pourrez pas vous empêcher d'avoir des sueurs froides.

Room service pour un enfant seul place le lecteur dans la tête d'un enfant dans une chambre d’hôtel. Il regarde la télé et se remémore ses visites chez le juge, ses conversations avec l'assistante sociale et sa mère. Où est elle cette mère justement ? Et pourquoi a t-il peur que la police vienne le chercher ?. 
Un récit en forme de puzzle à reconstituer. 

L'histoire d'un loyer sans fiches de payes, sans caution, sans espoirs est un récit plus humoristique que les précédentes histoires. Un homme cherche un appartement sans les papiers nécessaires et finalement trouve un logement temporaire d'un genre particulier.
Folie et problème de logement s'entremêlent dans cette courte nouvelle de 3 pages.

La politique est un vilain défaut, mais pas pour les salauds  suit la fin de carrière d'un homme politique confronté à l'opprobre de la rue, du parti d'opposition et du président de la république.
De l'humour noir, une vision cynique de notre système politique et de nos élites. La politique est un vilain défaut, mais pas pour les salauds est le gros morceau de ce recueil. Il vous rappellera sûrement la fin de carrière de l'un de nos hommes politiques.

Crêpe Suzette, c'est l'histoire d'une femme âgée qui s'échappe de sa maison de retraite. La grande évasion se terminera dans une autre sorte de geôle, mais au moins ce ne sont pas ses enfants qui l'y auront placé.
Chronique d'une fin de vie choisie plus que subit. Une critique sociale sur les oubliés volontaires de nos sociétés civilisées. Belle et triste à la fois, une nouvelle qui donne à réfléchir sur  le grand âge.

Petites histoires horribles à lire avant de s'endormir est un excellent petit recueil de nouvelles. Son ambiance et ses sujets abordés d'une manière original sont d'une fraîcheur  étonnante et loin de la production française actuelle très conformiste. L'horreur qu'aborde Françoise Cuz est si proche de notre quotidien qu'elle dérange. Elle fait passer des messages d'alerte sur une société qui nous déshumanise. Formidable jusqu’à la dernière page. Petites histoires horribles à lire avant de s'endormir mérite votre argent.

Petites histoires horribles à lire avant de s'endormir, Françoise Cuz, Éditions Naïve (2010), 110 pages.

Twixt : deux doigts coupe-faim


La sortie d'un nouveau Francis Ford Coppolla est toujours un événement pour les cinéphiles. Capable de soulever l'espoir d'un bon moment de cinéma comme celui de tomber dans l'ennui le plus absolu, Coppola continue sa carrière de cinéaste avec des hauts et des bas. Après un Tetro moyen, il retourne derrière la caméra pour un film sandwich avec plusieurs niveaux de lecture et un scénario sous influence. 

 "Un écrivain sur le déclin arrive dans une petite bourgade des États-Unis pour y promouvoir son dernier roman de sorcellerie. Il se fait entraîner par le shérif dans une mystérieuse histoire de meurtre dont la victime est une jeune fille du coin. Le soir même, il rencontre, en rêve, l’énigmatique fantôme d’une adolescente prénommée V. Il soupçonne un rapport entre V et le meurtre commis en ville, mais il décèle également dans cette histoire un passionnant sujet de roman qui s’offre à lui. Pour démêler cette énigme, il va devoir aller fouiller les méandres de son subconscient et découvrir que la clé du mystère est intimement liée à son histoire personnelle. "
Résumé AlloCiné

Ça vous fait quoi d'être un Stephen King au rabais ?

Coppola aligne des influences "tendances" et rebattues encore et encore. Inception d'abord avec son histoire de meurtre sur deux époques qui finissent par se mélanger. Il y a aussi le personnage de Hall Baltimore qui se soûle pour rêver de meurtres passés et règle ses problèmes personnels en dormant sous l'effet de drogues (pharmaceutiques).  
Une petite dose de Twilight et de romance gothique pour plaire aux adolescentes (Hall Baltimore écrit de la Bit-Lit avec des sorcières). Vampires amoureux et fantôme adolescent, il y a de tout dans Twixt.
L'autre influence gothique, c'est une sorte d'hommage au maître de Boston : Edgar Allan Poe. Ses apparitions fantomatiques dans Twixt sont un prétexte pour Coppolla pour parler d'écriture, d'influence, du syndrome de la page blanche et de l'importance d'avoir de l'inspiration. Les discussions entre le fantôme de Poe et Kilmer (Hall Baltimore) sont probablement les meilleurs moments du film (avec les cinq premières minutes d'introduction d'Hall Baltimore).
Twixt pose un problème idéologique au spectateur comme tout les films qui abordent plusieurs sujets sans aller jusqu'au bout d'aucun d'entre eux. 
Quel est le véritable sujet du film ? Le mystère entourant les meurtres est survolé et le coupable pas trop difficile à deviner dès le premier quart d'heure du film. Le discours sur le métier d'écrivain est du déjà vu, entendu ou lu ailleurs. En simplifiant il se résume à : Arrêtes de plagier, de te répéter et inspires toi de la réalité. L'histoire personnelle de Hall Baltimore, qui le pousse à boire et à prendre des somnifères, est accessoire et n'apporte aucune empathie du spectateur pour le personnage et ses problèmes. Bien au contraire il le dépeint comme un irresponsable victimaire.
Esthétiquement, le film est un laboratoire d’expérimentation in-regardable. Couleurs saturées durant le jour (caméra DV ?). Noir et blanc lumineux la nuit (avec quelques objets en rouge flashy absolument hideux en guise d'indice visuel pour le spectateur idiot). 
La musique ne m'a pas laissé de grands souvenirs (en fait absolument aucun). 
 Pour résumé Twixt n'est pas un film, mais un laboratoire d’expériences visuelles et narratives ni innovantes, ni intéressantes. Le film plaira sûrement aux étudiants en cinéma qui pourront en parler des heures avant de se rendre compte, des heures après,  qu'ils brassaient de l'air avec des arguments vide de sens (à moins que je ne confonde avec des étudiants en philo...).