Star Trek S.C.E. : Interphase 2

Une histoire en deux parties c'est toujours un peu décevant d'abord parce qu'il faut remettre la main au porte monnaie pour avoir l'histoire complète, mais aussi parce que l'on ne sait pas si la seconde partie tiendra les promesses de la première (voir ici). C'est le problème de la deuxième partie d'Interphase. Les auteurs sont expérimentés, mais n'arrive pas à me faire croire que l'histoire a été prévue en deux volumes depuis le départ. Au contraire même, Interphase semble avoir été charcuté pour faire un second tome et obligé le gentil Trekker, que je suis, à repasser à la caisse. C'est moche et ça risque de se reproduire tout les quatre volumes pour correspondre aux versions compilées. Voir le récapitulatif des quatre premiers volumes ici.
Passons gentiment sur les couvertures médiocres type comics des années 80 (70?), le plaisir de cette série est heureusement ailleurs.
Bien que ces derniers mois j'ai lu avec régularité Star Trek S.C.E. je vais aujourd'hui faire une petite pause pour la reprendre l'année prochaine. 
Sur la couverture de gauche à droite : Sonia Gomez, le Capitaine David Gold et le Docteur Lense.

"With Captain David Gold and an away team trapped on the other side of an interdimensional rift, Lieutenant Commander Kieran Duffy finds himself in command of the U.S.S. da Vinci just as the ship comes under attack by the Tholians. The enemy is armed with a new and improved version of their infamous energy web, and the da Vinci is badly outnumbered, but þeeing the battle means abandoning the captain and the others to an uncertain fate outside this universe. There, marooned aboard a derelict vessel, Gold and his S.C.E. team struggle to keep the madness -- inducing effect of the rift from driving them to suicide and murder before they can find a way to escape the realm of Interphase."

Nous avions laissé l'équipage de l'U.S.S. da Vinci dans une situation critique. Scindé en deux équipes, l'une à bord du Defiant pour préparé le remorquage mené par le capitaine Gold et Sonia et l'autre mené par Kieran Duffy chargé du rayon tracteur à l’extérieur de la faille. Tout cela sous la surveillance d'un vaisseau de l'assemblée Tholienne (ou Tholianne ?). Alors que Duffy commence le remorquage, le vaisseau Tholien les attaque, forçant le da Vinci a se défendre en relâchant le Defiant dans la faille. L’arrêt du rayon tracteur agit conjuguer à l'attraction de la faille agit comme un élastique tendu que l'on relâche. Le Defiant en réaction s'enfonce encore plus dans la faille obligeant Gomez, Gold et les autres à imaginer un plan désespéré pour s'en sortir. 
Près de la sortie de la faille, Duffy n'a aucun mal à se défendre d'un vaisseau Tholien, mais quand les renforts arrive et qu'ils commencent à déployé la fameuse toile énergétique Tholienne (qui retient prisonnier et absorbe l’énergie des vaisseaux), il se retrouve dans la même position difficile que James T. Kirk 70 années plus tôt.  

"You can bet that our next order will be to head home without the Defiant. No one is going to throw away the trust   that diplomats and ambassadors have earned with the Tholians during the Dominion War. Unfortunately, an antique ship and a few engineers will be considered expendable."
Partir et laisser ses amis mourir pour préserver la paix ou bien rester et risquer de provoquer une guerre.

 Dans l'introduction je vous ai dit que ce second volume était décevant et je ne vais pas vous spoiler, vu qu'il existe un livre après celui-ci, en vous disant que tout se termine bien pour l'équipage du da Vinci.
Interphase compte donc deux livres(/ebooks) de 100 pages chacun et l'histoire en elle-même ne tient que sur 150 pages. Le problème de la deuxième partie d'Interphase réside là. Que ce se passe t-il après la page 50 ? la réponse est simple rien. L'équipage se congratule et les huiles de Starfleet font un discours lénifiant. Dayton et Ward en profitent pour placer des références (ambassadeur Worf, Amiral Ross) et un personnage de TOS vient faire un caméo et un petit discours malgré son âge vénérable. je ne dis pas qui. Vous devrez devinez. Donc voilà Interphase tome 2 se termine sur une soirée petits fours de 50 pages qui ne sert qu'a donner à cette deuxième partie la taille voulue pour être publiée.
En un seul volume, Interphase aurait été un bon petit bouquin de détente, en deux c'est un peu l'arnaque. Dommage l'histoire est amusante, avec ce qu'il faut d'humour et de suspense, mais la fin et le prix de l'ensemble vient un peu tout gâché. 

 Interphase part two, Dayton Ward, Kevin Dilmore, Pocket Books (03/2001), 100 pages

Star Trek : Starfleet Corps of Engineers récapitulatif

Je ne le fait pas souvent mais je vous propose avec cet article un petit récapitulatif de la série Star Trek S.C.E. sur ce blog.
En plus des liens obligatoires vers mes articles, je vous propose les couvertures de l'éditions allemande chez l'éditeur Cross Cult qui vient de commencer à publier la série. Vous dire que la jalousie me traverse chaque fois que je compare les couvertures n'est pas bien difficile à comprendre. Douze années séparent ces couvertures. Toutes les images de cet article peuvent être agrandies.
Ci contre se trouve le livre Miracle Workers qui compile les 4 premiers livres de la série pour une somme raisonnable.
Pour la petite histoire, les trois premières couvertures originales de la série ont été réalisés en un seul mois par Keith R.A. Decandido lui même. Pas de budget pour s'offrir un véritable artiste et une date de publication trop proche, l'a obligé à avoir recours au système D. Ce qui explique la qualité douteuse des photo-montages. 



 




 



Star Trek S.C.E. : Interphase 1

Que serait une série Star Trek sans une histoire puisant dans les presque 50 ans d'histoire de la franchise. Avec ce quatrième volume, la série Star Trek S.C.E. propose justement un retour vers le passé glorieux de son plus illustre vaisseau. L'Enterprise de James T. Kirk.
Interphase propose une suite à l'épisode neuf de la saison trois de la série originale : The Tholian Web.
Comme rien n'est vraiment simple. Une suite à ce même épisode a  aussi été proposée par la série télé Enterprise dans un double épisode en 2005 : In a Mirror Darkly (Ep 18 et 19 de la saison 4).
Bien que les événements décrient dans Interphase et le double épisode de Enterprise se contredisent, il est possible que cela ne soit pas vraiment le cas, car il est question de voyage dimensionnel et temporel.
Prenez un cachet pour les maux de tête et je vous explique tout ça dans le deuxième paragraphe de cet article.

More than a century ago, the U.S.S. Defiant ™ disappeared with all hands into an interspatial rift deep in Tholian territory. Now the derelict ship has been seen drifting in and out of ordinary space, and the Tholian authorities have reluctantly agreed to let Starfleet retrieve the Defiant from the rift. Perhaps, at long last, the lost ship can be brought home and its valiant crew paid their final respects.
Captain David Gold and an S.C.E. team from the U.S.S. da Vinci succeed in boarding the Defiant, but their investigation soon uncovers a dangerous secret. For more than a hundred years, an ancient super-weapon has been hidden away within the scarred and lifeless starship, along with evidence of a long-forgotten atrocity -- evidence that could ignite a vast interstellar war! 


Ils sont deux et pourtant je vais vous les présenter très rapidement, car ce sont deux auteurs américains que je risque de lire régulièrement ici. Vous l'aurez compris ce sont deux auteurs de romans Star Trek et surprise travaillant la plupart du temps en duo (non ce n 'est pas ce que vous pensez...).
Dayton Ward est un ancien Marine reconverti dans le développement de logiciels et Kevin Dilmore est journaliste.

<< Scotty could sense himself falling victim to what he dubbed the "Robert Fox Syndrome." It was a term coined by his longtime friend Leornard McCoy and used to describe a longtime desire to launch and insuferable politician from a photon torpedo tube.  >>

Quand l'Enterprise part à la recherche de l'USS Defiant disparu depuis plusieurs semaines (rien à voir avec celui de la série Deep Space 9) dans l'épisode The Tholian Web, l'équipage ignore que celui ci est prisonnier d'une faille spatiale qui absorbe l'énergie des vaisseaux à sa portée. Après une confrontation avec les Tholian, une énième race paranoïaque et isolationniste (c'est eux le truc cubique jaune et rouge sur la couverture). L'Enterprise se voit contraint d'abandonner le Défiant à dériver dans la faille.
C'est à ce moment que commence le petit problème entre Interphase et In a Mirror Darkly.  Interphase est chronologiquement le premier, car il a été écrit en 2001. L’épisode d'Enterprise a été écrit en 2003/2004. La règle implicite de l'univers Star Trek indique que le canon de l'univers sont les séries tv et les films et que sauf mention contraire (comme les romans de jeunesses de Worf) les romans n'en font pas partie.
Star Trek S.C.E. se déroule dans l'avenir de l'univers classique alors que l'épisode d' Enterprise se déroule dans le passé (avant l'époque de Kirk) et dans un autre univers (l'univers miroir). Il vous reste donc a déterminer quelle version vous voulez croire. Le Defiant qui est retourné dans le passé de l'univers miroir est-il le même que celui croisé par Kirk, pourquoi DC a t-il publié un comic racontant un sauvetage de ce même Defiant ? Et surtout est-ce vraiment important de savoir quelle version est canon ou non quand l’éditorial et les personnes chargées de la cohérence d'un univers ne sont pas capable de parler entre eux ou du moins de ne pas se marcher sur les pieds. Il y a bien entendu la possibilité de considérer la faille comme un lien entre plusieurs univers et qu'elle a pour effet secondaire de multiplier le Defiant à plusieurs points dans le temps et les dimensions. Simple, logique et pure théorie de ma part. 
Voilà c’était la première fois ou je vous expliquais une incohérence dans l'univers Star Trek. Rien de méchant pour une franchise ayant cinquante années d'histoire. 

<< Of course, her mind taunted,  reminding her that even in the 24th century, Murphy's law still applied : Whatever can go wrong, will go wrong. >>
Dr Elizabeth Lense dans une situation critique à la fin d'Interphase 1

Interphase 1 est le premier roman de S.C.E. qui fait autant référence à d'autres éléments de l'univers  Star Trek. La personne qui vient donner la mission de récupérer le Défiant à Montgommery Scott n'est autre que l'Amiral Ross (vu dans les séries TNG et DS9). Kieran Duffy se remémore d'une autre mission de sauvetage qui a eu lieu récemment (le vaisseau Voyager de la série du même nom) et du nom de celui qui l'a mené a bien (Reginald Barclay de TNG). Je ne compte pas les multiples références à TOS qui logiquement foisonnent.
Du côté de l'équipage, nous découvrons un autre membre de l'équipage, Fabian Stevens l'officier tactique qui vient tout droit de la série Deep Space Nine. Il a aussi servi à bord du Defiant (pas celui qui est perdu dans la faille, l'autre...). Il est le meilleur ami de l'officier en second Kieran Duffy avec qui il s'entend comme larrons en foire. Ce qui vaudra à mon personnage préféré, l'intraitable Domenica Corsi, de faire les gros yeux à ses deux grands gamins.
Du côté des autres personnages, le Capitaine Gold quitte enfin le fauteuil de capitaine pour explorer le Defiant avec son équipe. On découvre pour l'occasion qu'il est autant un féru d'histoire qu'un fanatique d'énigmes et de mystères. Il s'éloigne enfin un peu plus du modèle de Jean Luc Picard.
Sonia Gomez reste fidèle à elle-même depuis le début de la série, donnant ordres et conseils à qui en a besoin. Je commence à la trouver ennuyeuse, elle est le personnage central de la série et ne semble pas posséder de nuances. Il n'y a que dans ses interactions avec Duffy (pleines de tensions sexuelles et de sous-entendus) qu'elle semble être autre chose qu'un bon petit soldat de Starfleet.
Plus comique, notre spécialiste des relations inter-espèces (il va vraiment falloir que je trouve le bon terme en français...) Carol Abramowitz a enfin quelque chose à faire dans ce volume. Dommage pour elle, car elle doit servir de lien entre l'équipage du Da Vinci et les Tholians paranoïaque ce qui n'est pas une tâche aisée. Les deux scènes où elle intervient sont hilarantes.
Le Docteur Lense de son côté, fait une sortie dans l'espace bien malgré elle et se révèle aussi ronchonne qu'un Dr McCoy. 
L'intrigue est encore un fois classique avec un twist plutôt original. Un vaisseau doit être récupéré par le Da vinci et encore une fois un imprévu va arriver qui va compromettre la mission. Ici, il est question de tension politique entre la Fédération et l'Assemblée Tholianne pouvant mener à une guerre. Tout est expliqué simplement dans Interphase. L'histoire du Defiant, pourquoi il y a un autre vaisseau nommer Defiant sur DS9, et surtout les motivations des antagonistes. C'est finement raconter, et je me suis surpris à comprendre les motivations de ceux-ci. Le mode de vie des Tholians est aussi un peu exploré. Pour une race alienne aperçue trois fois en 50 ans ce n'est pas un mal
Je me répète d'article en article, mais la qualité de la série va en s’améliorant et les personnages sont définitivement attachants.
Je vous donne rendez-vous pour le deuxième volet d'Interphase très bientôt. 

Interphase part one, Dayton Ward, Kevin Dilmore, Pocket Books (02/2001), 103 pages

Star Trek S.C.E. : Hard Crash

Les missions semblent très originales à bord de l'USS daVinci.
Une première aventure ou l'on explore l'épave d'un vaisseau inconnu qui a été le théâtre d'une tragédie, puis une seconde mission ou l'équipage doit réparer un ordinateur intelligent sous peine de voir la population qu'il protège s'éteindre.
La troisième mission qui nous concerne aujourd'hui voit les ingénieurs de l'USS daVinci se confronter a un vaisseau qui vient de s'écraser sur une planète habitée et qui a perdu son équipage. Vaisseau doté d'une intelligence artificielle défectueux, équipage manquant, population en danger c'est comme un air de déjà vu. Sur la couverture de gauche à droite : le Dr Elisabeth Lense qui a enfin quelque chose à faire dans ce livre, 110 le Bynar solitaire qui est devenu fil rouge scénaristique de la série et pour finir la guest star de luxe, Geordi Laforge qui va quitter l'USS daVinci à la fin de ce volume (quel affreux spolier !).
Son rôle de plante verte de luxe et d'aimant à lecteurs est enfin terminée.

An alien starship of unknown origin has crashed into a planet inhabited by a large and populous civilization. Accompanied by Geordi La Forge, temporarily on loan from the Starship Enterprise™, the S.C.E. investigates the mysterious vessel, only to discover that the ship was not nearly as damaged as it first seemed. Now the berserk ship, which seems to possess its own life and intelligence, is on a rampage across the surface of the planet, and Captain Gold and his crew face the awesome challenge of trying to stop a starship gone insane! 

Christie Golden est comme les précédents auteurs de Star Trek S.C.E. une habituée des novélisations, des univers étendus et de l'univers Star Trek. On lui doit notamment la relance de la série Star Trek Voyager (et quelques autres romans mineurs). Elle est a aussi écrit des romans inspirés de jeu de rôles comme Ravenloft ou les royaumes oubliés.  Des romans Starcraft, World of Warcraft ainsi qu'un trio de livres Star Wars (le destin des Jedi tome 2-5-8).

"A large ship lay like a beached whale in the centerof tons of debris. The pile of rubble had once been, if the graceful curves and arcs of the surviving buildings were  any indication, a highly civilized city." 

Je ne vais pas détailler la mission de l'USS daVinci présente dans ce volume, car bien qu'elle tente des circonvolutions pour perdre le lecteur, elle reste relativement simple. Au programme de Hard Crash, il y a tout de même, un premier contact, une histoire dramatique réussie et touchante  (bien qu'un peu prévisible). Je dirais que Hard Crash est en réalité relativement "soft" pour un crash.
La mission est intéressante, mais c'est bien entendu dans le développement de l'équipage du Capitaine Gold qu'il faudra plutôt chercher le véritable intérêt de ce livre.
On y découvre que le second officier Kieran Duffy a peur de l'officier de la sécurité Domenica Corsi. Celle là même que l'on découvre être en réalité une dure à cuir au coeur tendre (un excellent personnage je l'adore). 
L'univers Star Trek se dote d'un troisième personnage gay (à ma connaissance) dans la personne de Bartholomew Faulwell le linguiste. 
On apprend aussi Le personnel scientifique (en minorité à bord) ne sont pas aussi souvent utilisés en mission que les ingénieurs plus polyvalents. Ce qui explique pourquoi une spécialiste culturelle (culture specialist en vo) comme Carol Abromowitz s'ennuie à bord. C'est mentionné dans chaque livre et la pauvre semble être au bord de la crise de nerfs. 
L'infirmerie possède un médecin holographique (EMH) qui sert d'infirmière au Dr Lense. L'arc scénaristique autour du Bynar 110 se termine dans ce volume et le bougre se voit donner un nouveau nom par le capitaine lui-même. 
Toujours handicapé par son format court de 89 pages, la série continue de laisser un gout amère en bouche. J'aurais voulu une plus grande bataille avec le vaisseau alien ou bien en connaitre plus sur sa planète d'origine et pourquoi pas une description de la vie sur Intar (c'est le nom de la planète) avant le crash. Christie Golden nous donne un aperçu de tout cela, mais sans jamais approfondir. C'est frustrant et malheureusement cela empire de livre en livre. Hard Crash est de meilleure qualité que le livre précédent qui était lui-même bien meilleur que son prédécesseur. 
Une amélioration en qualité qui va surement continuer avec les livres prochains. En fait je le sais déjà...

Star Trek S.C.E. : Hard Crash, Christie Golden, Pocket Books (08/10/2000), 89 pages.

Star Trek S.C.E : Fatal Error

Deuxième volume de la série Star Trek S.C.E qui cette fois voit l'équipage de l'USS da Vinci s’intéresser au dysfonctionnement d'un ordinateur géant régissant la vie d'une planète depuis sa lune.
Des ordinateurs fous et des civilisations décadentes vivant grâce des ordinateurs surpuissant sont une monnaie courante dans Star Trek.
Le plus souvent, un Kirk rageur débarque sur la planète donne quelques coups de pieds sur une boite de métal au hasard en récitant un sermon halluciné sur l'humanité et ses valeurs. L'ordinateur malveillant mourant sous les coups ou se suicidant pour ne pas en entendre plus.
Ce qui est beaucoup moins courant c'est quand l'ordinateur lui-même appelle Starfleet à l'aide et quand la civilisation en question, loin d’être stable, est au bord de la guerre civile.
La couverture de Fatal Error spoilant un des événements du premier volume, je ferais de même en fin d'article. Vous êtes prévenu.

For centuries, the planet Eerlik has had a thriving civilization, completely run, maintained, and administered by a giant sentient computer. But now that computer is breaking down and the desperate inhabitants are helpless to repair the damage. Only the crew of the U.S.S. da Vinci, accompanied by Geordi La Forge, can hope to fix the massive computer before the Eerlikkan society collapses entirely. Their mission grows more dangerous, however, when they discover evidence of sabotage -- and learn firsthand that hostile forces will do whatever it takes to stop Gold and his crew from saving the imperiled planet! 

Keith R.A DeCandido (R.A pour Robert Andreassi) est comme son confrère de The belly of the beast est auteur de nombreuses novélisations et de romans situés dans des univers connus du petit écran : Star Trek, Supernatural, Buffy, Dr Who, CSI, Spiderman et X-Men. 
Il y a de grandes chances qu'il revienne sur ce blog par le biais d'un autre livre. DeCandido est aussi membre d'un groupe de rock/blues/country où il est percussionniste. 

"That's not a hot chocolate, is it ?" came from Kieran's voice behind her.
 "Cause you know what happens when you order hot chocolate."
"Ten years. Kieran. Its been ten years since i spilled hot chocolate on Captain Picard."
"And yet the joke remain funny"
"To you maybe" she said

Il me fallait citer ce dialogue entre les deux tourtereaux de l'équipage parce que non seulement il est drôle et résume assez bien l'ambiance de ce livre. J'ai longtemps hésité avec la petite phrase de Montgomery Scott sur comment on s’occupait des ordinateurs à son époque  (qui est plus ou moins résumé par ma blague sur Kirk en préambule de cet article). Avec ce deuxième livre, il est maintenant facile de comprendre son rôle et comment va se dérouler la série. Montgomery Scott donne à chaque fois la mission à l'équipage du da Vinci (en n'oubliant pas de faire une ou deux blagues), puis le capitaine Gold  et le reste des personnages prend le relais pour la remplir.  J'évacue aussi le rôle de Geordi Laforge dans ce livre qui bien que présent fait de la figuration. Une ou deux lignes de dialogues, un peu d'action en fin de volume et basta. Pas une potiche, mais une guest star de luxe.
Keith DeCandido préfère faire briller ses personnages. 
Si Sonya Gomez vole encore la vedette durant tout le livre, le Bynar 110 obtient quelques moments poignants. Suite à la mort de sa compagne (111), il se retrouve face un choix cornélien. Diminué, il doit selon la coutume de son peuple reprendre une partenaire ( sans en avoir envie) ou bien être traité comme un paria pour le reste de sa vie. 
Domenica Corsi le chef de la sécurité à elle aussi droit à un éclairage sur sa personnalité disons particulière. Contrairement aux autres membres de l'équipage, elle n'est pas une ingénieur. Elle n'est qu'un officier de la sécurité qui avoue que les discussions souvent hautement techniques tenue par l'équipage du da Vinci l'ennuie. Trop sérieuse, ne possédant aucun humour et prompte à donner son avis même quand on ne lui demande pas. Je vois bien le potentiel humoristique du personnage.
Le capitaine David Gold est le quatrième personnage le plus mis en valeur dans Fatal Error et confirme son statut de clone du capitaine Picard enfin si celui-ci avait été marié, avait des enfants et un gout pour les petites phrases bien senties. Le personnage est sympathique, mais pas encore assez éloigné de son trop évident modèle pour marquer. Le reste de l'équipage est bien présent, mais fait de la figuration. Ils seront assurément mis en lumière dans un volume prochain.
Parlons maintenant de l'intrigue qui si elle ne brille pas par des éléments originaux, s'amuse à prendre le lecteur à contrepied. Un massacre de religieux à l'arme blanche, un ordinateur très serviable qui ne se contrôle plus et un peuple antipathique qui a désespérément besoin de l'aide de Starfleet et aussi d'une armée de psychiatres... La réparation de l'ordinateur gigantesque qui occupe le tiers d'une lune obligeant les membres de l'équipe à le visiter de l’intérieur tel un donjon tout en évitant les sécurités automatisées comme autant de pièges.    
Comme le précédent volume, Fatal Error est court, mais s’avère tout de même efficace pour donner au lecteur ce qu'il attend. Un lot d'action, d'humour et de suspens haletant.

Star Trek S.C.E. : Fatal Error, Keith R.A Decandido, Pocket books (13/09/2000), 79 pages

Star Trek S.C.E. : the belly of the beast

L'univers des romans Star Trek est d'une richesse parfois effrayante. Aujourd'hui je débute avec ce
Elle n'est pas une adaptation d'une série télé (bien que de nombreux personnages connus viennent y faire un tour), mais une série originale suivant les aventures d'un équipage d’ingénieurs chargés de régler les problèmes technologiques laissé par d'autres.  Comme toujours avec les séries Star Trek en romans, le casting est composé de personnages originaux, de personnages de troisième zone aperçu 5 mn dans une des séries tv.
Un exemple tout simple avec le premier officier de l'U.S.S. da Vinci (oui c'est le nom du vaisseau), Sonya Gomez, plus connue des fans de la série Star Trek The Next Generation comme l’ingénieur maladroite qui renversa du chocolat chaud sur l'uniforme du capitaine Picard...


The U.S.S. Enterprise has defeated a gigantic marauding starship from parts unknown. Now that the immediate threat has been neutralized, the S.C.E. has been called in to probe the vanquished hulk in search of both new technology and the secret of its origin. Lieutenant Commander Geordi La Forge has temporarily transferred from the Enterprise to assist Captain David Gold and the crew of the S.C.E. ship, the U.S.S. da Vinci, on this fascinating mission. La Forge works with Gold and his top-of-the-line group of technical specialists to unravel the high-tech mysteries of the supposedly dead alien vessel, only to discover that the real danger has just begun! 


livre une toute nouvelle série composée de plus de soixante volumes. Fait que j'ai découvert après avoir acheté ce premier volume évidemment.
Dean Wesley Smith c'est un peu l'auteur que tous les fans de Star Trek connaissent. On lui doit tout d'abord une trentaine de romans Star Trek  (toutes séries confondues), des novélisations de films, comics et de série tv (Spiderman, X-men, Roswell, MIB ou bien encore Smallville). 
Je ne mentionne ici que ses livres ayant pu être traduit en français, c'est un auteur prolifique, mais peu traduit en français. Il est marié à Kristine Kathryn Rush (un autre auteur Trekkien...) avec qui il travaille parfois en tandem.
If anything needed to be built, rebuilt, programmed, reprogrammed, assembled, reassembled, or just understood, the S.C.E. was who you called on.
Ne nous voilons pas la face, je me doute que vous vous demandez pourquoi Montgomery Scott est sur la couverture de ce livre au côté de Geordi Laforge (oui c'est le même personnage dont j'ai lu la très discutable histoire de jeunesse il n'y a pas si longtemps). Dans The belly of the beast, il nous est raconté comment après avoir été secouru dans un épisode de Star Trek TNG (Relics), Montgomery Scott (devenu capitaine Scott) s'est vu offrir par Starfleet le rôle de coordinateur entre l’amirauté et ce fameux corps des ingénieurs. 
Quant à la présence de Geordi Laforge, qui intègre provisoirement l'équipage du da Vinci, il est justifié par le fait que c'est l'Enterprise-E a immobilisé le vaisseau inconnu qui est le focus de l'intrigue et accessoirement qu'il souhaite revoir son ancienne protégée Sonya Gomez. A noter que l'histoire se déroule entre les films Star Trek Insurrection et Star Trek Nemesis, ce qui explique que Laforge ne possède plus son iconique V.I.S.O.R, mais des implants oculaires.  
Les premières pages de ce livre se focalise sur l'intervention de L'enterprise-E pour sauver une colonie agricole d'un vaisseau sphérique 50 fois plus grand qu'elle, puis Geordi (ainsi que le lecteur) rencontre l'équipage du da Vinci. 
Le capitaine Gold est présenté comme un homme de la trempe de Picard en un peu plus âgé (détail amusant : il est marié à une femme rabbin et à des enfants sur terre). Sonya Gomez autrefois maladroite est devenue une femme décidée qui n’hésite pas à prendre des décisions difficiles, le lieutenant Kieran Duffy second officier du capitaine et ex-petit ami de Sonya est celui qui mènera la seconde équipe d'exploration (il vient comme Gomez de la série The Next Generation).  Domenica Corsi, la très rigide chef de la sécurité du da Vinci. Le Dr Elizabeth Lense qui a côtoyé le Dr Julian Bashir sur les bancs de la fac de médecine (c'est la raison de son unique apparition dans la série télé Star Trek Deep Space Nine...), P8 Blue (ou Pattie) est l'alien bizarre du groupe, ingénieur comme les autres, mais arachnoïde à carapace dans son apparence. 110 et 111, les Bynars spécialistes de l'informatique (c'est eux sur la couverture), une race d'aliens qui naissent lié génétiquement à un autre. Il y a aussi d'autres personnages qui sont présentés dans ce livre mais, vu qu'ils ne font rien de particulier dans cette histoire à part être nommés, je vais attendre le volume suivant pour tous les présenter. 
L'histoire principale se focalise sur l'équipe menée par Sonya Gomez qui va inspecter le vaisseau et la peu ragoutante découverte qu'elle va y faire. Pourquoi un puissant vaisseau d'une race inconnue attaquerait une colonie agricole ? Surtout que cet immense vaisseau à la technologie avancée est un navire de croisière pour touristes... 
Bien que courte, l'histoire est haletante et parvient à surprendre de temps en temps. L'équipage du da Vinci est charismatique et semble prometteur. Bien que j'ai truffé cet article de liens entre cette série de romans et l'univers Star Trek en général, la série semble vouloir se diriger vers quelque chose d'accessible à l'image de New Frontier par Peter David. Je me ferais un avis définitif sur la série en lisant le second volume. A suivre donc.       
Star Trek S.C.E. : the belly of the beast, Dean Wesley Smith, Pocket books (08/08/2000), 69 pages

Starfleet Académie : La prise de l'étendard

Aveugle de naissance, Geordi La Forge n'est pas le genre de cadet qu'on se bouscule pour avoir dans son camp lors des compétitions sportives. Pourtant, avec son VISOR - une prothèse -, il voit mieux que la plupart de ses camarades. Nommé capitaine d'une équipe durant un jeu de guerre, arrivera-t-il à saisir sa chance et à s'imposer ? Car s'il échoue aujourd'hui, comment réussira-t-il demain, sur son premier navire ? 

Résumé éditeur

La prise de l'étendard (Capture the flag en vo) est le quatrième et dernier livre titré Starfleet Académie publié par Pocket dans notre beau pays. Ces livres sont consacrés aux récits de jeunesse de l'équipage de Star Trek The Next Generation.
Au-delà d'un besoin de donner à ce blog, un aperçu complet de la série en version française et sans l'excuse d'avoir été écrit par Peter David (voir les articles : Star Trek Starfleet Académie La première aventure de Worf et ses deux suites : Baptême du feu et Mission de survie.), il y a peu de raisons à se lancer dans la lecture de ce livre même pour un trekker comme moi. Présentation rapide de l'auteur et explications.

 John Vornholt est un scénariste américain qui a sévit sur des séries animées pour enfants tels que Dennis la menace, SOS Fantômes et Super Mario Brothers. Oui ça fait un peu peur. Il est aussi acteur de théâtre et dramaturge. On lui doit particulièrement une trentaine de romans Star Trek (pour enfants et adultes) et quelques autres dans l'univers de Buffy ou bien de Babylon 5. 

Comme les autres volumes de la série Starfleet Académie, le livre possède de nombreuses illustrations en noir et blanc. L'artiste de La prise de l'étendard a pour nom Todd Cameron. 
Un professeur qui, quand il ne donne pas de cours, est illustrateur autodidacte, marionnettiste et forgeron (non ce n'est pas une blague !). Si les illustrations des précédents tomes étaient acceptables, ni belles, ni laides, La Prise de l'étendard est un livre moins chanceux. Les illustrations sont hideuses, les personnages semblent danser la gigue ou poser pour des magazines de mode.

Qui dit roman pour adolescents, dit aussi une construction particulière de l'histoire destinée à leurs plaire. La première partie se doit de présenter le personnage, son environnement (toujours un cadre scolaire ou familiale) et ses problèmes (handicape, racisme etc). La seconde révèle les capacités cachées du héros et sa rencontre avec un groupe d'amis aussi disparate qu'attachant. La dernière, bien évidemment, voit le héros triomphé de ses difficultés, remettre sur le droit chemin, son ou, ses antagonistes (qui n'étaient pas si méchants en réalité) et en tirer une leçon de vie qui n'aura de remarquable que son évidence affligeante. La prise de l'étendard suit ce schéma à la lettre.


 Je ne suis pas en train de dire que La prise de l'étendard est une accumulation de poncifs littéraires pour la jeunesse mille fois usités ailleurs, mais presque.  Il n'a probablement pour seul tort de passer après les livres de Peter David. Ses défauts en deviennent alors flagrants. D'un roman pour adolescents (voir enfants) sans saveur, John Vornholt se révèle incapable d'insérer dans son récit une personnalité propre. Le personnage de Geordi Laforge avait pourtant du potentiel et les pistes pour explorer sa jeunesse était nombreuse. Né dans l'espace, noir, aveugle et voulant devenir capitaine de vaisseau. Tout cela est traité dans La prise de l'étendard mais avec tellement de frilosité et de maladresse que cela dessert l'histoire.
Son lieu de naissance et sa couleur de peau est exploré sur une page lorsque Geordi rencontre à  l'académie un néo-pygmée.   Le néo-pygmée est une invention de Vornholt (donc non canon) qui serait une communauté africaine descendante de nos pygmées qui auraient décidé de revenir à la taille de leurs ancêtres via la génétique. Si le concept de descendants refusant d'avoir une taille supérieure à 1m50 au 24ème siècle est farfelue. Le discours que tient le personnage à notre personnage né dans l'espace l'est beaucoup moins. Il refuse simplement l'idée que Geordi puisse considérer l'espace comme sa patrie (il est né dans un vaisseau ou ses parents travaillaient)  et l'encourage à découvrir ses racines africaines.  Ce n'est ni très Star Trek (ou le concept de race/couleur est censé avoir disparu pour ne laisser que celui de la race humaine dans son ensemble), voir un peu raciste. Pour ceux qui se demandent John Vornholt est blanc.
Même chose pour le traitement de sa cécité qui n'est traité que sous l'angle de la peur de perdre sa prothèse. Il est dommage de ne pas avoir montré Geordi vivre sans elle. L'envie du personnage de devenir capitaine est amusante, répétée plusieurs fois dans le récit, mais expliquée vaguement. Au lieu de ça, nous avons une balle au prisonnier à trois ballons, un test dans l'espace avec de la fumée et un jeu de prise de l’étendard entre plusieurs équipes de cadets. Tous des gravures de mode sauf l'équipe de Geordi qui regroupe tous les canards boiteux de sa classe : Une albinos, une maigrichonne (Vulcaine), un nain (Neo-Pygmée), un gros et un lézard métamorphe... Le tout est raconté comme si les cadets avaient 12 ans au lieu de l'age pour intégrer l'académie c'est-à-dire 18 ans.
Vous l'aurez compris lire ce petit livre (heureusement !) est une souffrance masochiste. J'ai ricané doucement à la meilleure amie du héros se révèle être Vulcaine, car après Worf c'est Geordi qui récupère une copine à grandes oreilles qui cite Spock dans le texte. A croire que le citer est un passage obligé.
Si un jour vous voyez ce livre dans l'étalage d'une bouquinerie fuyez ! Il y a eu suffisamment de romans Star Trek édité en France pour que vous évitiez celui-ci.

La prise de l'étendard, John Vornholt, Illustrateur Todd Cameron, Collection Pocket Junior, Pocket (01/04/1996), 157 pages.

Star Trek The Next Generation Section 31 : Rogue

Amoral, shrouded in secrecy, answerable to no one, Section 31 operates outside the constraints of either conscience or the law. They are the covert operations arm of Starfleet. Their mission: to protect the Federation at whatever cost.
Six months before their climactic battle against the Borg with the fate of the Earth at stake, Captain Jean-Luc Picard and the crew of the USS-Enterprise face a crisis of a very different kind. A world in turmoil becomes a focal point of conspiracies and betrayal as an unexpected reunion brings startling revelations in its wake. Old friends become bitter enemies, and one young officer reaches a crossroads when he is forced to choose between the greater good of the Federation and the ideals for which it stands...

(Résumé éditeur)

Deuxième volume de la série de romans Star Trek consacrée à la section 31. Cette fameuse organisation secrète aux méthodes amorales travaillant dans l'ombre de la Fédération.
Rogue est un livre se situant à l'époque de la série The Next Generation et se déroulant six mois avant le film First Contact (Imdb). Le livre est écrit à quatre mains par deux auteurs venus des comics Star Trek.
Rogue est l'un de leurs premiers romans. Leurs bibliographies respectives, après ce livre, ne sont composées que de romans Star Trek.

L'empire Romulien est la Fédération se disputent l'amitié d'un monde (et accessoirement ses territoires). Les Chiarosiens (Chiarosan en vo) vivent sur un monde hostile et dans un coin reculé de l'espace (The Geminus Gulf en vo). Un référendum va avoir lieu pour décider si le peuple Chiarosien doit rejoindre l'Empire ou la Fédération.
Jean Luc Picard est chargé de conduire l'ambassadeur Tabor et sa compagne l'Amiral Batanides sur Chiaros IV pour assister au vote. Son autre mission plus délicate est de retrouver la trace d'un vaisseau, le Slayton, qui a disparu dans les environs. L'officier scientifique du Slayton, Correy Zweller, est un ami de Picard et de Batanides. Les trois se sont rencontrés à l'académie de Starfleet. Zweller a fait une carrière scientifique, Batanides est devenue un ponte de Starfleet intelligence (service de renseignements de Starfleet).
Ce qui s'annonçait comme une simple mission diplomatique va pourtant se transformer en bourbier politique aux implications galactiques.
L'arrivée de l'ambassadeur Tabor sur Chiaros IV va provoquer un bain sang sur Chiros IV, le commandant Riker et le conseiller Troi vont être enlevés par des rebelles Chiarosiens et se retrouver mêlés à une histoire d'épuration ethnique. 
Picard est loin d'être dupe, la présence des Romulienssur la planète, la disparition du Slayton et de deux membres de son équipage sont probablement liés. Les rebelles Chiarosiens possèdent des armes conçues par la Fédération et des traces d'ADN de Corey Zweller ont été retrouvés sur le lieu du kidnapping.

"Starfleet knows that mistakes can be made. Are made. They've know it since the beginning. It's why the founders of Starfleet created a secret bureau, an elite group whose job is to provide for the organization's best interests."  (Page 69)

J'avais reproché peu de choses au premier volume de cette série. Le manque de présence active de la Section 31 dans l'intrigue était l'un d'entre elles.  
Rogue est le complet opposé de Cloak sur ce point. Deux agents et une recrue potentielle sont au centre de l'intrigue. L''histoire n'oublie cependant pas les membres de l'équipage de l'Enterprise. Chacun aura un rôle à jouer. Si Beverly Crusher, Troï et Riker font bien acte de présence et possèdent chacun un petit moment de bravoure. C'est Data et Geordy Laforge qui sont le plus mis en avant parmi les personnages réguliers de la série. Jean Luc Picard se réservant, privilège du Capitaine, la plus grande exposition et les meilleures scènes. Le livre fait d'ailleurs, un petit rappel sur son passé turbulent à l'académie et son "accident" avec les Nausicaans. Mangels et Martin parviennent d'ailleurs très bien à représenter le personnage dans toute sa richesse. Un homme d'action, philosophe et incroyablement humain c'est bien le Picard que l'on connait (et qui fiche la honte à un loser comme Kirk...)

J'ai dit quelque part sur ce blog, que les romans Star Trek étaient souvent l'occasion de donner à des personnages mineures une chance de briller à nouveau. Une apparition muette dans un épisode de la série tv ? Une ligne de dialogue avant une mort atroce ? Rien n'est trop obscure pour les auteurs trekkiens.
Sean Liam Hawk est l'un d'entre eux. C'est un personnage apparu uniquement dans le film First Contact ou il rencontre la mort d'abord par les Borgs puis par Worf. Dès le prologue de Rogue, Jean Luc Picard se remémore sa mort puis la mission sur Chiaros IV ou Sean s'est illustré. Le travail fait sur l'histoire de Sean Hawk pour ce livre est plutôt intéressante. Il est un des descendants de ceux qui se sont battus pour l'indépendance de mars et il est homosexuel en couple. Son cerveau possède une mémoire eidétique ce qui explique en partie pourquoi la Section 31 cherche à le recruter. L'autre raison c'est qu'il est le pilote de l'Enterprise. Une grande partie du livre de Mangels et Martin est consacré à ses interrogations et ses doutes concernant la section 31 et la politique souvent discutable de Starfleet. Le but étant bien sûr de faire découvrir au lecteur comment la Section parvient à manipuler un honnête membre d'équipage pour qu'il serve les ambitions de l'agence.
Star Trek The Next Generation Section 31 : Rogue vous parait jusqu'à maintenant un bon livre et c'est le cas. Il n'est pas exempt de petits défauts. Une baisse de rythme importante après que Troï et Riker aient regagnés l'Enterprise avec deux invités. Un moment pénible ou le livre répète ce qui est arrivé dans les 150 premières pages. Autre passage pénible, la possession d'un membre de l'équipage. Je ne précise pas qui, mais c'est un habitué de la chose. Elle se déroule lors d'une scène déjà critique et apparait comme une tentative de dramatisation pas forcément nécessaire.
Rogue n'est pas un livre aussi accessible que Cloak, il nécessite d'avoir vu le film First Contact et de connaitre un peu la série Deep Space Nine pour comprendre quelques allusions, mais rien d'insurmontable. Il y a aussi beaucoup de clins d’œil anecdotiques à la série The Next Generation que les fans hardcores apprécieront et qui passeront totalement inaperçu aux autres. 
Le niveau de qualité de cette série est toujours aussi surprenant. Les auteurs arrivent à retranscrire l'ambiance de la série TNG, à ne laisser aucun personnage sur le bord de la route, à inclure beaucoup de nouveautés (personnages, lieu,  situations) et à se démarquer du volume précédent.
Rogue est un parfait mélange d'intrigue politique, d'action et d'exploration de personnalités. Ce qui le classe, pour moi, comme le meilleur de la série pour le moment.

Star Trek The Next Generation Section 31 : Rogue, Andy Mangels, Michael A. Martin, Pocket Book (2001), 362 pages

Un jour à Liévi

Un vaisseau-monde, perdu dans l'immensité du cosmos. Construit pour désengorger la Terre soumise à la surpopulation. Il navigue en cherchant une planète habitable, au gré du hasard.  Bien que structuré et gouverné, un meurtre va y être commis.  Lilou, vingt ans, vit dans cette communauté de l'errance. Touchée de plein fouet par cet acte abject, elle va apprendre à ses dépens qu'il n'existe de repos que dans l'accomplissement de la vengeance. Et que sur cette planète de fer et de rouille comme dans l'Ancien Monde, il ne règne qu'une seule règle : la noirceur de l'âme humaine n’a pas de limites.
Présentation éditeur

En guise de préambule à cet article, je vais dire du mal de la couverture d'un livre. 
Un jour à Liévi doit sa couverture à un imagiste/photographe du nom de Guillaume Serpault (son site). Imagiste ça sonne cool et tendance. Il n'y a qu'a voir ce joli "vaisseau monde" perdu dans cet amas d'étoiles pour comprendre tout le talent de ce monsieur. J’espère que Booxmaker (ouTom Khéfif) n'a pas payé pour cette artistique couverture, car ils risquent d'en avoir besoin pour le procès à venir. Une simple recherche dans Google image à "Vaisseau monde" et une image classique de Star Trek Voyager apparait (voir plus bas dans cet article). Un petit tour dans Photoshop pour assombrir un peu les contours, réduire la taille et faire ressortir les étoiles et voilà une jolie couverture qui n'a pas dû demander trop de temps. Guillaume Serpault est bien mentionné dans cet ebook comme concepteur de la couverture, mais aucune allusion n'est faite à Paramount. 
J'ai bien tenté de contacter Booxmaker et Monsieur Serpault pour savoir s'ils avaient eu l'autorisation de Paramount pour l'utilisation de l'image (oui, je suis naïf...), mais à ce jour, je n'ai eu aucune réponse ni de l'un, ni de l'autre. Une chose est sur les images de la série Voyager ne sont pas libres de droits.    

Star Trek Voyager
Le manque flagrant de place avait poussé plusieurs gouvernements à créer puis envoyer d'immenses vaisseaux-colonies dans l'espace. Ils espéraient ainsi se débarrasser des inutiles et des rebus. Liévi était un de ces vaisseaux.  

Cette nouvelle a été publiée avant le très moyen Whisky Vaudou et pourtant ne partage quasiment aucun des problèmes de la série de Tom Khéfif. Non seulement elle est mieux construite avec une intrigue secondaire intéressante, mais en en plus l'histoire de Lilou est enrichie par de petites anecdotes sur le monde dans lequel elle vit. 
Que ce soit clair le tableau n'est pas tout rose non plus, il n'y a rien de vraiment original dans cette nouvelle. Pour ceux qui ont lu un peu de SF, le récit semblera simpliste. Tom Khéfif a écrit un univers cohérent en moins de 30 pages qui s'il ne brille pas par son originalité à réussi à me tenir jusqu’à la dernière page. Ce qui n'est pas si mal, compte tenu de mes difficultés pour lire Whisky Vaudou. Le récit manque clairement de techno-blabla comme cette tenue de combat utilisée par l’héroïne appelée sans imagination : Exosquelette. La même chose pourra être dite de la description qui est fait de la vie intérieure du vaisseau monde.  
Il n'y a rien de SF dans la carcasse du Liévi, Tom Khéfif à seulement transposé notre mode de vie dans son vaisseau. Le Liévi contient une ville avec ses petites maisons et si quelqu'un s'y fait tuer c'est avec un coupe-papier. En fait, Un jour à Liévi donne l'impression d'éviter de faire dans de l'extravagance que d'habitude permet la Sf . Manque d'imagination de l'auteur ou peur d’effrayer un public éventuel, je n'en sais rien. Alors bien sûr, il y a un poste de pilotage avec ce qu'il faut d'informatique, d'I.A. mais rien de bien folichon ou de jamais vu ailleurs.
L'histoire de Lilou reste touchante même si, elle est, elle aussi sommaire.
Elle veut se venger et c'est ce qu'elle va faire. Ni plus, ni moins. La seconde intrigue fait intervenir un ami du père de Lilou, Jénoua et c'est à cause de lui que je n'ai pas lâché le livre.  Il va fournir à l’héroïne l'armure de combat, mené sa propre enquête et révéler au lecteur la vrai raison du meurtre du père de Lilou.
 Bien meilleur le précédent livre que j'ai lu de Tom Khéfif,  Un jour à Liévi reste un polar sur la vengeance dans un décor de SF superficiel. Il ne mérite pas votre argent, d'abord pour sa couverture volée et ensuite pour sa SF peu inspirée. Il y a du bon dans ce livre, mais c'est trop peu pour justifier que vous mettiez la main dans votre porte-monnaie.

 Un jour à Liévi, Tom Khéfif, Conception couverture Guillaume Serpault, BooxMaker (21/11/2012), 30 pages, 0.99€.

Amarachi Privé 1 : Whisky Vaudou

Wilson Amarachi. Ce détective au goût prononcé pour la dive bouteille est un privé, pas comme les autres, n’hésitant pas à se mouiller pour résoudre les affaires délicates que d’autres n’ont pu mener à leur terme. Des meurtres inexpliqués au sein d’une sombre histoire de vaudou
Cette histoire va confronter notre héros à ses limites en tant qu’enquêteur, mais aussi en tant qu’homme.
Mais saura-t-il faire face aux nombreux retournements qui l’attendent? C’est ce que vous découvrirez dans ce polar sombre et sans concessions.
(Résumé éditeur plein de promesses...)

Un jeune éditeur numérique, un auteur lui aussi à ses débuts et votre serviteur obligé d'écrire toutes les horreurs qui lui traversent l'esprit et les rares gentillesse qui survive dans ce marasme qu'est ce premier volume (gratuit sur toutes les plateformes de livres numériques) d'Amarachi Privé sobrement baptisé Whisky Vaudou.

En guise de présentation de l'auteur je vais le laisser se présenter lui-même avec un extrait de son blog. Oui c'est paresseux de ma part et j'assume complètement ce état.

"Je suis un jeune auteur avec une préférence marquée pour la Science-Fiction et la Fantasy moyenâgeuse. Mais cela ne m’empêche pas de m’essayer à d’autre genres, comme le fantastique ou le thriller/polar. 
Mes influences viennent de Glen Cook, de Roger Zelazny et de Robert Luldlum en particulier, mais je suis aussi très intéressé par des auteurs Français comme Claude Ecken, Laurent Genefort ou encore Jean-Philippe Jaworski."

Voilà pour la présentation de l'auteur maintenant passons maintenant à ce premier tome d'une saga qui comme Passeur d'ombres, Jésus contre Hitler propose un premier livre gratuit dans l'espoir de voir le
lecteur acheter les volumes suivants contre monnaie sonnante et trébuchante. Un petit extrait choisi avec toute la méchante honnêteté qui m'est coutumière

"Une femme d'une trentaine d'années apparut en haut des marches. Sa robe de couleur rouge laissait ses épaules nues et mettait en avant un décolleté plantureux. Sa taille parfaite faisait honneur à sa tenue et ses cheveux châtains détachés se balançait au gré de ses pas. Elle me fixait de ses yeux d'un bleu profond mais vides. "
Madame Robertson veuve éplorée ou bien Jessica Rabbit je ne sais plus...

J'ai déjà dit quelque part sur ce blog que l'on reconnaît un auteur débutant à son besoin de rendre hommage au genre littéraire qu'il écrit. Ce n'est pas un reproche en soit juste une simple constatation. Il peut s'agir de citer des références ou bien de remplir en cahier des charges (comme pour un livre de commande). Whisky Vaudou rentre dans la deuxième catégorie avec son besoin méticuleux de faire défiler les clichés du roman de détective.
Wilson Amarachi est un détective tout ce qu'il y a plus de classique. Alcoolique, machiste, pugnace et résolvant les enquêtes d'une police forcément incompétente et méfiante envers lui. Il fréquente, évidemment, aussi les milieux interlopes de sa ville et quelques amis douteux, mais utiles (avocat, médecin exerçant illégalement...). 
L’enquête dont il est chargé dans Whisky Vaudou est d'une simplicité trompeuse. Un homme blanc est décédé sans violence apparente et son frère Charles de Maxence, ne pense pas qu'il s'agisse d'une mort naturelle. Il lance Amarachi sur la piste des soirées poker auquel participait son frère dans un bar louche du quartier noir de Chicago. Bien vite, Wilson Amarachi va découvrir que Brian de Maxence n'est pas le seul mort à la table de poker. Voilà ça c'est pour le pitch rapide. Je viens de remarquer que je n'ai pas mentionné qu'Amarachi est noir de peau. C'est un élément mineur d'abord parce qu'il est difficile de croire dans le Chicago de carton pâte décrit chichement par Tom Khéfif et parce que la couleur du héros ne rentre pas vraiment en ligne de compte dans le récit. Amarachi se faisant plus insulter ou tabasser pour son activité professionnelle de fouinard professionnel plus que pour sa génétique. 
Whisky Vaudou n'échappe pas non plus à l'habituel twist final qui, vous vous en doutez à l'image de tout le récit, n'est pas très fin. La conclusion expéditive de cette première enquête rajoutant une cerise sur un gâteau déjà un peu fade. 

J'ai promis en préambule de cet article de dire quelques gentillesses et bien c'est maintenant.
Malgré tous ces défauts, Whisky Vaudou se laisse lire. Une lecture rapide de 30 pages qui rappellera des films et des séries tv des années 80 aux habitués du genre polar (Mike Hammer notamment). Je le rappelle ce premier volume est gratuit donc libre-à-vous de le télécharger, de le lire et de venir me dire dans les commentaires que je n'ai rien compris à ce chef-d’œuvre. Ce n'est pas du grand polar juste une petite lecture sans prétention. 
J'ai ressenti l'envie de bien-faire de Tom Khéfif pendant toute la lecture sans que cela se concrétise vraiment dans le récit. Il faudra probablement attendre de lire le second volume pour savoir si l'enthousiasme de l'auteur se révèle enfin dans son travail. Malheureusement pour lui, moi je ferais sûrement l'impasse sur les prochains épisodes de cette série (comme pour Passeur d'ombres).

Ps : les (3) premiers commentaires dithyrambiques que l'on trouve pour cet ebook sur Amazon sont douteux (famille/éditeur de l'auteur ?). Je n'ai bien entendu aucune preuve c'est juste une impression

Amarachi Privé 1 : Whisky Vaudou, Tom Khéfif, BooxMaker (22/04/2013), 45 pages.

Wendigo

Lily Blake est agressée en pleine nuit par deux hommes masqués qui se sont introduits dans sa maison. Ceux-ci kidnappent ses deux enfants. Pendant des semaines, le FBI essaie de les retrouver, mais en vain. En désespoir de cause, Lily a recours aux services d'un détective privé d'origine indienne, John Shooks. Il lui propose de demander à un chaman sioux de faire appel à un esprit de la forêt, le Wendigo, pour les retrouver. Le prix à payer pour ce service est un terrain du côté de Mystery Lake que l'agence immobilière de Lily a l'intention de vendre pour y construire un ensemble résidentiel haut de gamme. Or ces terres appartenaient aux Sioux avant qu'elles leur aient été volées dans les années 1850. Lily est bientôt entraînée dans le monde sanglant et destructeur du Wendigo et apprend au détriment de sa famille qu'il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir et la force d'un esprit... 
 (Résumé Éditeur)


Graham Masterton est un des écrivains qui a fait cauchemarder de plaisir mon adolescence (voir ici), curieusement j'ai arrêté de le lire  en vieillissant. Cet abandon n'était pas, je crois, volontaire. J'ai simplement arrêté de le lire quand Pocket a cessé de publier sa collection Pocket Terreur. Je n'ai jamais lu ses articles pour le magazine Playboy, ni ses guides humoristiques sexy qui ont lancé sa carrière d'écrivain.  Non j'ai fait simplement comme tout le monde, j'ai commencé par de la magie indienne : Manitou (1978) suivi par La vengeance du Manitou (1985) et L'ombre du Manitou (1992). Il y eu aussi Démences et ses fous qui rampent dans les murs (1991), Le miroir de Satan qui rendait hommage au Portrait de Dorian Gray, La nuit des salamandres (1991) et ses humains qui s'immolent par le feu, Vahalla et son héroïne qui tente d'échapper à son mari devenu meurtrier comme dans Shining, Tengu, son démon japonais et sa scène olé olé osée à base de thé brûlant (non je ne détaille pas...). Bref il en a écrit des tas dans le genre de l'horreur.
Il a aussi tenté d'écrire dans d'autres style comme sa série super héroïque Les guerriers de la nuit sauf que le naturel revient très vite au galop chez Masterton et que la série vire à l'horreur plutôt qu'à une simple histoire de collants. Mention très spéciale à "l'introduction" du personnage principal de la série dans les premières pages, complètement folle pour l'époque et qui m'a laissé, malheureusement pour moi, une image mentale indélébile. Les guerriers de la nuit n'ayant pas connu le succès que Masterton espérait, il tente ensuite de faire une série de livre plus grand public. La série des Jim Rook (8 volumes) ou un professeur et ses élèves affrontent, toujours malgré eux, un monstre différent à chaque volume. Pour résumé, Masterton est un bon écrivain qui ne m'a jamais vraiment déçu, ces livres allant toujours du moyen au très bon.  Aujourd'hui pourtant, il va me falloir en chroniquer un mauvais. Wendigo est un de ses livres récents (2009 pour la vf)

<< Elle sortit de son sac à main un petit magnétophone et le posa sur la table basse à coté du livre Star Trek que Sammy était entrain de lire >> (page 163)

Si quelqu'un vous dit un jour que Wendigo est un bon livre et il faudra le gifler de ma part. Les problèmes de ce livre sont tellement nombreux que je vais commencer par le plus facile.  Wendigo à l'air d'être écrit par un romancier débutant pas par un vieux briscard qui a la soixantaine passée. Le vocabulaire est pauvre et ce n'est pas très agréable à lire.
Mon ebook étant en français et reproduisant l'édition Bragelonne de 2009, je soupçonne que la traduction est à mettre en cause plus que Masterton sur ce point. Autre souci, plus subjectif est la forme du récit. Masterton a choisi d'écrire du point de vue de son héroïne et de ne pas se gêner d'une intrigue secondaire. Pour une nouvelle courte, le procédé n'aurait pas poser de problème, mais pour un livre de plus de trois cents pages, le train-train s'installe assez vite. Si les deux premiers point peuvent vous sembler subjectif, après tout vous avez le droit d'aimer les livres simples et mal traduit je ne juge pas, le vrai problème de Wendigo est tailleur... enfin je veux dire... ailleurs.

Lily Blake est l’héroïne de ce roman et c'est sur ses frêles épaules d'agent immobilier que repose la crédibilité du récit. Les mères courages, ça ne manque pas dans la littérature, les femmes fortes non plus. Vahalla, du même auteur, était un bon exemple de femme battante.
Avec Lily, après la page 50, vous vous demanderez si ces enfants ne sont pas mieux sans elle, après la page 150 vous regretterez qu'elle ne soit pas morte à petit feu au début du livre.
Lily est une jeune divorcée, très belle, qui fait tourner les têtes des hommes qu'elle croise. C'est simple, presque tous les hommes de Wendigo lui font du plat (plus ou moins subtilement d'ailleurs).
A l'image d'une mauvaise héroïne de Chick-Lit, elle fait semblant d'être indépendante et demande l'aide masculine qui l'entoure. Pire encore, elle est narcissique et prompte à la victimisation.
Au début du livre, elle explique avoir empêché Jeff de voir ses deux enfants. Pourtant, une centaine de pages plus loin, elle prétend le contraire se rachetant une virginité sur la raison des actions de son mari. Il y a aussi sa rencontre avec ce Shaman Sioux qui va la mettre en contact avec Wendigo qu'elle trouve très beau. C'est simple chaque fois qu'elle va le croiser dans le récit elle se pâme d'admiration. Quand les choses tourneront mal, elle y rajoutera une nuance concédant au lecteur veinard qu'il n'est pas très gentil avec elle. J'ai dit qu'elle était superficielle non ? Vraiment ? Et bien j'aurai dû.
Je n'ose pas parler du sort des hommes dans Wendigo qui ne sont là que pour servir de chair à canon pour le Wendigo ou Lily. John Shooks (noter la ressemblance de nom avec Jim Rook) m'a semblé le seul à posséder une personnalité attachante (un rien calqué sur celle du héros de la série Manitou).
Superficielle, narcissique passe encore pour une héroïne de Chick-Lit féministe c'est le minimum syndical. La seule chose que Lily réussit très bien dans Wendigo et sans l'aide d'un homme, c'est terroriser la mère de son ex-mari âgée de 70 ans. Oui Lily est une femme forte, mais prudente !

<< Mon Dieu, pensa-t-elle, le Wendigo. Il est ici. Le Wendigo est dans la maison. >> (page 107)
Aussi dans le miroir de la salle de bain entrain de te mater prendre ta douche  (non je ne plaisante pas, la scène est dans le livre...)

Pour ne rien vous cacher, j'ai d'abord cru que le livre s'adressait à un lectorat féminin pour finalement me rendre compte que si une femme ne pouvait pas s'identifier à Lily. Shopping, cuisine, hystérie, elle est le portrait de la femme objet superficielle dans toute sa splendeur. Elle n'assume rien, ni ses propos, ni les conséquences de ses actions, ne regrette rien  et qu'importe ce qui arrive tant qu'elle a ses enfants et sa maison (ou sa cuisine vu le temps qu'elle y passe dans la seconde partie du livre).
J'ai dit beaucoup de mal jusqu’à maintenant, il me faut quand même dire que la marque de fabrique de Masterton est bien présente. La mythologie indienne qui a inspiré l'histoire, sa créature effrayante, le gore et les scènes d'attente angoissantes ou l'auteur joue avec nos nerfs.
Le livre se lit rapidement, encore un marque de fabrique de Masterton, mais n'en vaut pas vraiment la peine. Il aurait pu être drôle, il n'est que pénible. Jamais je n'ai sympathisé avec Lily et ses problèmes (pourtant graves), pas parce que je ne suis pas une femme ou une mère, mais parce qu'il m'est difficile de compatir au sort d'un personnage aussi égoïste et cynique. Je ne révèle pas comment le livre se termine, mais la fin confirme bien l'aspect premier degré de l'histoire.
Un conseil éviter ce livre, c'est un des rares mauvais Masterton, très loin de ce qu'il est capable de faire en temps normal.

Wendigo, Graham Masterton, Traduit par François Truchaud, Bragelonne (2009), 334 pages 

Hunter

Dans un futur lointain, des aliens, Les Gans, ont envahi la terre et ses colonies. C'est sur l'une d'entre elle, Goa, que vit, un humain,  Pike. C'est un hunter. Un terme simple qui cache en réalité sa fonction plus sinistre. Un hunter chasse les résistants humains. Il doit tuer ou livrer à ces maitres Gan ceux qu'il poursuit.  Ce soir c'est une jeune femme. Il la suit dans les ruelles sombres de la vieille ville. Dans les vestiges d'une colonie humaine qui n'existe plus. Elle trébuche, se fatigue vite, cela ira vite. C'est une proie facile ce soir.

Will Wheaton est peu le genre de personnalité que tous les internautes connaissent. Il a commencé sa carrière comme enfant acteur dans un petit film Stand By Me (Imdb), puis a connu ses heures de gloire dans une série tv que je ne connais pas du tout. Un truc qui s'appelle Star Trek the next generation (va savoir de quoi ça parle). Comme souvent avec les enfants acteurs, le passage à l'âge adulte (et post Star Trek dans son cas) ne fut pas facile. Il fit quelques apparitions, le temps d'un épisode ou un peu plus, dans des séries comme CSI (Las Vegas), Esprits Criminelles, Numb3rs, Eureka ou bien The Big Bang Theory, mais rien de réellement marquant. Il a aussi prêté sa voix dans de nombreux dessins animés et aussi dans le jeu : GTA San Andreas (ainsi que dans épisodes sur portable de la série). 
Ce qui justifie sa présence sur ce blog est bien sûr sa carrière d'auteur qui se résume principalement à des livres de souvenirs (sa vie, Star Trek...) et à une seule oeuvre de fiction  : Hunter

<< You're Pike. We know who you are, we've been looking for you for a long time. You've hurt a lot of innocent people, and now you're going to die, you Gan-fucking pile of shit >>

Hunter est une lecture courte à peine huit pages. Will Wheaton raconte la confrontation entre un chasseur et sa proie (avec un petit twist pour cette dernière). Avec si peu de pages, Wheaton a à peine le temps de planter son décor et de présenter ses deux protagonistes. Si le sujet principal de l'histoire est réussi et sa conclusion satisfaisante, j'ai eu du mal à ne pas me sentir flouer. L'univers semble fascinant. Une humanité vivant sous le joug d'aliens et s'organisant en cellule de résistance quoi de plus prometteur. Will Wheaton laisse pourtant son lecteur se poser des questions sans vraiment y répondre. 
On ne saura jamais ce que veulent les Gans, on ne parcourra jamais la vieille ville et comment est la nouvelle et c'est bien dommage. Alors, oui il décrit bien son protagoniste comme un salaud pragmatique et un rien sadique (il prend plaisir à traquer et à se souvenir de ses premiers meurtres), mais ça ne m'a pas suffit. Will Wheaton semble avoir abandonné l'idée de faire de la fiction depuis la publication de cette nouvelle pour se consacrer à ses livres autobiographiques (plus profitables surement).  
Hunter ne sera pas le début d'un roman ou d'un recueil de nouvelles et c'est bien triste. Pour moins d'un petit euro reste un investissement abordable et divertissant si vous ne recherchez rien de complexe ou de sophistiqué. Les amateurs de Sf peuvent passer leurs chemins tranquillement.  

Hunter, Will Wheaton, Monolith Press (10/02/2011),  8 pages.

Star Trek Section 31 : Cloak

They are the self-appointed protectors of the Federation. Amoral, shrouded in secrecy, answerable to no one, Section 31 is the mysterious covert operations division of Starfleet, a rogue shadow group committed to safeguarding the Federation at any cost.
Once, in order to preserve the galaxy's fragile balance of power, Captain James T. Kirk carried out a dangerous mission to capture a cloaking device from the Romulan Star Empire. Months later, while investigating a mysterious disaster aboard a Federation starship, Kirk discovers that the same technology he obtained for the sake of peace is being put to sinister purposes. What the crew of the Starship Enterprise uncovers will send shock waves through the quadrant, as Section 31 sets in motion a plan that could bring the major powers of the galaxy to their knees.
NO LAW.
NO CONSCIENCE.
NO STOPPING THEM.

Star Trek est univers utopique, un univers ou l'exploration spatiale est poussée par une volonté de découverte où l'humanité fraternise avec des civilisations extra-terrestre. Une humanité qui ne connait plus la faim ou la pauvreté et qui ne cherche qu'à s'enrichir intellectuellement. Dans l'espace pourtant, l'hostilité existe toujours et malgré les bons sentiments et les grands idéaux des membres de Starfleet, tout le monde n'a pas envie de vivre l'utopie de la fédération. Ça c'était le joli rêve des séries Originale et The Next Generation, car avec l'arrivée de DS9, les choses ont changé. Dans la saison 6, un membre de l'équipage est sur le point d'être recruté par une agence de Starfleet, jusque là inconnue.
 La section 31. A mesure de ses apparences dans la série, on apprend que c'est une agence secrète non reconnue officiellement par Starfleet ou la Fédération. Elle est liée officieusement à Starfleet Command (organisme supervisant science, armée et exploration) et Starfleet intelligence (services secrets). Le but de la section 31 est simple, éliminer les ennemis potentiels de la Fédération avant qu'ils ne frappent. Lavage de cerveaux, assassinats, manipulations en tous genre et génocides ne font pas peur à cette agence. Dans DS9 puis dans Enterprise, la section 31 est l'ennemi venu de l'intérieur de la fédération qui place les héros face à un conflit moral. S'ils peuvent vivre selon les grands idéaux de la Fédération, c'est parce que des hommes, ceux de la Section 31, ont accepté de se salir les mains pour les protéger.
Le concept de la section 31 fut un tel succès chez les fans qu'il fut rétroactivement inclus dans les séries de Kirk et Picard. Un amiral louche dans un épisode de TNG ? C'est un membre de la section 31 ou un allié de celle-ci. Une sorte de rafistolage scénaristique à posteriori plutôt malin qui rajoute un aspect conspirationniste qui manquait à l'univers Star Trek (du côté des humains) 
Star Trek Section 31 : Cloak est le premier volume d'une tétralogie consacrée à cette agence de très (mais alors vraiment de très) basse moralité. Chaque volume raconte une histoire indépendante et est consacré à une série Star Trek particulière. C'est donc avec un grand plaisir que je commence avec un livre se déroulant durant la série originale.

"McCoy looked back at the dead captain and his killer, the chill of his flesh nothing compared with the chill of apprehension that run up his spine. "

L'Enterprise intercepte l'appel de détresse automatique de l'U.S.S. Sphinx. Tous les membres de son équipage sont morts et le vaisseau est laissé, ses propulseurs au maximum, dans une course folle attendant qu'un obstacle ne l’arrête. Un drame en favorisant un autre, l'U.S.S Sphinx se dirige vers une zone habitée de l'espace.  Pour éviter que l'U.S.S Sphinx ne s'écrase sur une planète, Kirk à l'idée de stopper le vaisseau fou à l'aide du rayon tracteur de l'Enterprise. Quelques calculs de Spock et quelques suées de Sulu et Chekov à la navigation plus tard. Le vaisseau est stoppé net. Kirk ordonne de commencer une investigation et prévient Starfleet de sa découverte. Le spectacle qui attend l’équipe charger d’enquêter sur la passerelle du Sphinx est des plus étrange. Le capitaine semble s'être entre-tué avec un de ses ingénieurs alors que le reste de l'équipage est mort de froid suite à l’arrêt volontaire des systèmes de survie.
De retour à bord de l'Enterprise, Uhura informe Kirk que Starfleet a ordonné d’arrêter l’enquête sur l'U.S.S Sphinx. Le vaisseau devra être remorqué jusqu’à la base stellaire M-20 et Kirk remettre tous les indices concernant cette affaire à un groupe d’enquêteurs plus compétents. Kirk prend très mal cette nouvelle et compte bien demander des explications sur place. Spock découvre des traces résiduels d'un système d'occultation Romulien sur la coque du Sphinx.
Dans l'infirmerie, le Dr McCoy est en proie à l'anxiété. Il vient de découvrir qu'il est atteint d'une maladie incurable.

"Sir, I request permission to leave at once for Starbase 23 and speak with the Romulan Commander"
The captain raised his eyebrows. "you think she'll talk to you?"
Spock hesitaded, considering what he knew of her. "I believe it's quite possible."

Stephani Danelle Perry aime l'équipage de l'Entreprise originale cela se sent dans la mise en valeur méthodique de chacun de ses personnages. Les Kirk, Spock et McCoy sont  les stars de ce livre, mais Chekov, Sulu, Uhura, Scotty ainsi que l'infirmière Chapel ont droit à un traitement équivalent aux trois piliers de la série. Chacun à droit à son moment de gloire et son paragraphe de narration à la première personne. C'est suffisamment rare dans les romans Star Trek pour être signalé. Les personnages ont aussi droit à leurs tiques bien connus de tous. Que ce soit les disputes Spock/McCoy, le patriotisme de Chekov, Kirk et sa petite amie jetable ou l'empathie de l'infirmière Chapel. S.D. Perry nous narre une histoire qui aurait pu être dans la série tv originale.
Pour ne rien gâcher et lier son livre au canon Star Trek, Cloak est la suite d'un épisode, curieusement appelé en vf, Le traitre (s 03 Ep 02 : The Enterprise Incident en vo). Cet épisode voyait l'équipage de l'Enterprise en conflit avec les Romuliens pour la possession d'un bouclier d'occultation (Cloaking device en vo). Un épisode surtout resté dans les mémoires pour une scène de drague entre une commandante Romulienne et un Spock habituellement plus réservé. La Commandante Romulienne fait d'ailleurs une apparition dans l'histoire de S.D. Perry pour prendre sa petite revanche sur Spock. Le titre Cloak fait référence au bouclier d'occultation obtenu par la Fédération durant cet épisode, même s'il n'est pas le centre de son intrigue.
Un épisode (de Voyager cette fois)  est lié à ce livre, mais il m'est impossible d'en révéler son titre sans spoiler intégralement (mais alors complètement) la véritable intrigue. Cloak raconte un événement qui est souvent mentionné dans les séries modernes (TNG, DS9 et VOY), mais jamais montrer durant TOS. 
L'ambiance de cette aventure de l'équipage de l'Enterprise est celle d'un roman d'espionnage. Pas ou très peu d'action (Kirk torse nu se battant contre un alien ce sera pour un autre livre...). Une enquête en eaux troubles et quasiment à l'aveuglette ou le véritable ennemi est bien différent de ce que l'équipage imagine. La Section 31 n'est finalement qu'une menace bien présente, mais encore diffuse à l'époque du Capitaine Kirk.
Star Trek Section 31 :  Cloak est une franche réussite dans sa fonction secondaire de madeleine de Proust involontaire qui nous fait revivre la gloire de l'équipage de Kirk. Mieux ce livre pourrait être, s'il était traduit dans notre langue, un parfait point de départ pour ceux qui auraient envie de lire de nouvelles aventures de l'Enterprise. Comme je le mentionne un peu plus haut ce livre est lié au suivant, mais uniquement via son dernier chapitre. La Section 31 n'intervient que très peu dans ce livre, il s'agit pour S.D. Perry de nous montrer les conséquences de son existence plutôt que de la mettre en scène. Un pari réussi, mais un peu décevant si l'on s'attend à un récit réellement centrer sur elle. Cela viendra assurément dans un prochain volume.
  
Star Trek Section 31 :  Cloak, S.D. Perry, Pocket Books, 244 pages