Star Trek S.C.E : Fatal Error

Deuxième volume de la série Star Trek S.C.E qui cette fois voit l'équipage de l'USS da Vinci s’intéresser au dysfonctionnement d'un ordinateur géant régissant la vie d'une planète depuis sa lune.
Des ordinateurs fous et des civilisations décadentes vivant grâce des ordinateurs surpuissant sont une monnaie courante dans Star Trek.
Le plus souvent, un Kirk rageur débarque sur la planète donne quelques coups de pieds sur une boite de métal au hasard en récitant un sermon halluciné sur l'humanité et ses valeurs. L'ordinateur malveillant mourant sous les coups ou se suicidant pour ne pas en entendre plus.
Ce qui est beaucoup moins courant c'est quand l'ordinateur lui-même appelle Starfleet à l'aide et quand la civilisation en question, loin d’être stable, est au bord de la guerre civile.
La couverture de Fatal Error spoilant un des événements du premier volume, je ferais de même en fin d'article. Vous êtes prévenu.

For centuries, the planet Eerlik has had a thriving civilization, completely run, maintained, and administered by a giant sentient computer. But now that computer is breaking down and the desperate inhabitants are helpless to repair the damage. Only the crew of the U.S.S. da Vinci, accompanied by Geordi La Forge, can hope to fix the massive computer before the Eerlikkan society collapses entirely. Their mission grows more dangerous, however, when they discover evidence of sabotage -- and learn firsthand that hostile forces will do whatever it takes to stop Gold and his crew from saving the imperiled planet! 

Keith R.A DeCandido (R.A pour Robert Andreassi) est comme son confrère de The belly of the beast est auteur de nombreuses novélisations et de romans situés dans des univers connus du petit écran : Star Trek, Supernatural, Buffy, Dr Who, CSI, Spiderman et X-Men. 
Il y a de grandes chances qu'il revienne sur ce blog par le biais d'un autre livre. DeCandido est aussi membre d'un groupe de rock/blues/country où il est percussionniste. 

"That's not a hot chocolate, is it ?" came from Kieran's voice behind her.
 "Cause you know what happens when you order hot chocolate."
"Ten years. Kieran. Its been ten years since i spilled hot chocolate on Captain Picard."
"And yet the joke remain funny"
"To you maybe" she said

Il me fallait citer ce dialogue entre les deux tourtereaux de l'équipage parce que non seulement il est drôle et résume assez bien l'ambiance de ce livre. J'ai longtemps hésité avec la petite phrase de Montgomery Scott sur comment on s’occupait des ordinateurs à son époque  (qui est plus ou moins résumé par ma blague sur Kirk en préambule de cet article). Avec ce deuxième livre, il est maintenant facile de comprendre son rôle et comment va se dérouler la série. Montgomery Scott donne à chaque fois la mission à l'équipage du da Vinci (en n'oubliant pas de faire une ou deux blagues), puis le capitaine Gold  et le reste des personnages prend le relais pour la remplir.  J'évacue aussi le rôle de Geordi Laforge dans ce livre qui bien que présent fait de la figuration. Une ou deux lignes de dialogues, un peu d'action en fin de volume et basta. Pas une potiche, mais une guest star de luxe.
Keith DeCandido préfère faire briller ses personnages. 
Si Sonya Gomez vole encore la vedette durant tout le livre, le Bynar 110 obtient quelques moments poignants. Suite à la mort de sa compagne (111), il se retrouve face un choix cornélien. Diminué, il doit selon la coutume de son peuple reprendre une partenaire ( sans en avoir envie) ou bien être traité comme un paria pour le reste de sa vie. 
Domenica Corsi le chef de la sécurité à elle aussi droit à un éclairage sur sa personnalité disons particulière. Contrairement aux autres membres de l'équipage, elle n'est pas une ingénieur. Elle n'est qu'un officier de la sécurité qui avoue que les discussions souvent hautement techniques tenue par l'équipage du da Vinci l'ennuie. Trop sérieuse, ne possédant aucun humour et prompte à donner son avis même quand on ne lui demande pas. Je vois bien le potentiel humoristique du personnage.
Le capitaine David Gold est le quatrième personnage le plus mis en valeur dans Fatal Error et confirme son statut de clone du capitaine Picard enfin si celui-ci avait été marié, avait des enfants et un gout pour les petites phrases bien senties. Le personnage est sympathique, mais pas encore assez éloigné de son trop évident modèle pour marquer. Le reste de l'équipage est bien présent, mais fait de la figuration. Ils seront assurément mis en lumière dans un volume prochain.
Parlons maintenant de l'intrigue qui si elle ne brille pas par des éléments originaux, s'amuse à prendre le lecteur à contrepied. Un massacre de religieux à l'arme blanche, un ordinateur très serviable qui ne se contrôle plus et un peuple antipathique qui a désespérément besoin de l'aide de Starfleet et aussi d'une armée de psychiatres... La réparation de l'ordinateur gigantesque qui occupe le tiers d'une lune obligeant les membres de l'équipe à le visiter de l’intérieur tel un donjon tout en évitant les sécurités automatisées comme autant de pièges.    
Comme le précédent volume, Fatal Error est court, mais s’avère tout de même efficace pour donner au lecteur ce qu'il attend. Un lot d'action, d'humour et de suspens haletant.

Star Trek S.C.E. : Fatal Error, Keith R.A Decandido, Pocket books (13/09/2000), 79 pages