Star Trek : Starfleet Corps of Engineers récapitulatif

Je ne le fait pas souvent mais je vous propose avec cet article un petit récapitulatif de la série Star Trek S.C.E. sur ce blog.
En plus des liens obligatoires vers mes articles, je vous propose les couvertures de l'éditions allemande chez l'éditeur Cross Cult qui vient de commencer à publier la série. Vous dire que la jalousie me traverse chaque fois que je compare les couvertures n'est pas bien difficile à comprendre. Douze années séparent ces couvertures. Toutes les images de cet article peuvent être agrandies.
Ci contre se trouve le livre Miracle Workers qui compile les 4 premiers livres de la série pour une somme raisonnable.
Pour la petite histoire, les trois premières couvertures originales de la série ont été réalisés en un seul mois par Keith R.A. Decandido lui même. Pas de budget pour s'offrir un véritable artiste et une date de publication trop proche, l'a obligé à avoir recours au système D. Ce qui explique la qualité douteuse des photo-montages. 



 




 



Star Trek S.C.E. : Interphase 1

Que serait une série Star Trek sans une histoire puisant dans les presque 50 ans d'histoire de la franchise. Avec ce quatrième volume, la série Star Trek S.C.E. propose justement un retour vers le passé glorieux de son plus illustre vaisseau. L'Enterprise de James T. Kirk.
Interphase propose une suite à l'épisode neuf de la saison trois de la série originale : The Tholian Web.
Comme rien n'est vraiment simple. Une suite à ce même épisode a  aussi été proposée par la série télé Enterprise dans un double épisode en 2005 : In a Mirror Darkly (Ep 18 et 19 de la saison 4).
Bien que les événements décrient dans Interphase et le double épisode de Enterprise se contredisent, il est possible que cela ne soit pas vraiment le cas, car il est question de voyage dimensionnel et temporel.
Prenez un cachet pour les maux de tête et je vous explique tout ça dans le deuxième paragraphe de cet article.

More than a century ago, the U.S.S. Defiant ™ disappeared with all hands into an interspatial rift deep in Tholian territory. Now the derelict ship has been seen drifting in and out of ordinary space, and the Tholian authorities have reluctantly agreed to let Starfleet retrieve the Defiant from the rift. Perhaps, at long last, the lost ship can be brought home and its valiant crew paid their final respects.
Captain David Gold and an S.C.E. team from the U.S.S. da Vinci succeed in boarding the Defiant, but their investigation soon uncovers a dangerous secret. For more than a hundred years, an ancient super-weapon has been hidden away within the scarred and lifeless starship, along with evidence of a long-forgotten atrocity -- evidence that could ignite a vast interstellar war! 


Ils sont deux et pourtant je vais vous les présenter très rapidement, car ce sont deux auteurs américains que je risque de lire régulièrement ici. Vous l'aurez compris ce sont deux auteurs de romans Star Trek et surprise travaillant la plupart du temps en duo (non ce n 'est pas ce que vous pensez...).
Dayton Ward est un ancien Marine reconverti dans le développement de logiciels et Kevin Dilmore est journaliste.

<< Scotty could sense himself falling victim to what he dubbed the "Robert Fox Syndrome." It was a term coined by his longtime friend Leornard McCoy and used to describe a longtime desire to launch and insuferable politician from a photon torpedo tube.  >>

Quand l'Enterprise part à la recherche de l'USS Defiant disparu depuis plusieurs semaines (rien à voir avec celui de la série Deep Space 9) dans l'épisode The Tholian Web, l'équipage ignore que celui ci est prisonnier d'une faille spatiale qui absorbe l'énergie des vaisseaux à sa portée. Après une confrontation avec les Tholian, une énième race paranoïaque et isolationniste (c'est eux le truc cubique jaune et rouge sur la couverture). L'Enterprise se voit contraint d'abandonner le Défiant à dériver dans la faille.
C'est à ce moment que commence le petit problème entre Interphase et In a Mirror Darkly.  Interphase est chronologiquement le premier, car il a été écrit en 2001. L’épisode d'Enterprise a été écrit en 2003/2004. La règle implicite de l'univers Star Trek indique que le canon de l'univers sont les séries tv et les films et que sauf mention contraire (comme les romans de jeunesses de Worf) les romans n'en font pas partie.
Star Trek S.C.E. se déroule dans l'avenir de l'univers classique alors que l'épisode d' Enterprise se déroule dans le passé (avant l'époque de Kirk) et dans un autre univers (l'univers miroir). Il vous reste donc a déterminer quelle version vous voulez croire. Le Defiant qui est retourné dans le passé de l'univers miroir est-il le même que celui croisé par Kirk, pourquoi DC a t-il publié un comic racontant un sauvetage de ce même Defiant ? Et surtout est-ce vraiment important de savoir quelle version est canon ou non quand l’éditorial et les personnes chargées de la cohérence d'un univers ne sont pas capable de parler entre eux ou du moins de ne pas se marcher sur les pieds. Il y a bien entendu la possibilité de considérer la faille comme un lien entre plusieurs univers et qu'elle a pour effet secondaire de multiplier le Defiant à plusieurs points dans le temps et les dimensions. Simple, logique et pure théorie de ma part. 
Voilà c’était la première fois ou je vous expliquais une incohérence dans l'univers Star Trek. Rien de méchant pour une franchise ayant cinquante années d'histoire. 

<< Of course, her mind taunted,  reminding her that even in the 24th century, Murphy's law still applied : Whatever can go wrong, will go wrong. >>
Dr Elizabeth Lense dans une situation critique à la fin d'Interphase 1

Interphase 1 est le premier roman de S.C.E. qui fait autant référence à d'autres éléments de l'univers  Star Trek. La personne qui vient donner la mission de récupérer le Défiant à Montgommery Scott n'est autre que l'Amiral Ross (vu dans les séries TNG et DS9). Kieran Duffy se remémore d'une autre mission de sauvetage qui a eu lieu récemment (le vaisseau Voyager de la série du même nom) et du nom de celui qui l'a mené a bien (Reginald Barclay de TNG). Je ne compte pas les multiples références à TOS qui logiquement foisonnent.
Du côté de l'équipage, nous découvrons un autre membre de l'équipage, Fabian Stevens l'officier tactique qui vient tout droit de la série Deep Space Nine. Il a aussi servi à bord du Defiant (pas celui qui est perdu dans la faille, l'autre...). Il est le meilleur ami de l'officier en second Kieran Duffy avec qui il s'entend comme larrons en foire. Ce qui vaudra à mon personnage préféré, l'intraitable Domenica Corsi, de faire les gros yeux à ses deux grands gamins.
Du côté des autres personnages, le Capitaine Gold quitte enfin le fauteuil de capitaine pour explorer le Defiant avec son équipe. On découvre pour l'occasion qu'il est autant un féru d'histoire qu'un fanatique d'énigmes et de mystères. Il s'éloigne enfin un peu plus du modèle de Jean Luc Picard.
Sonia Gomez reste fidèle à elle-même depuis le début de la série, donnant ordres et conseils à qui en a besoin. Je commence à la trouver ennuyeuse, elle est le personnage central de la série et ne semble pas posséder de nuances. Il n'y a que dans ses interactions avec Duffy (pleines de tensions sexuelles et de sous-entendus) qu'elle semble être autre chose qu'un bon petit soldat de Starfleet.
Plus comique, notre spécialiste des relations inter-espèces (il va vraiment falloir que je trouve le bon terme en français...) Carol Abramowitz a enfin quelque chose à faire dans ce volume. Dommage pour elle, car elle doit servir de lien entre l'équipage du Da Vinci et les Tholians paranoïaque ce qui n'est pas une tâche aisée. Les deux scènes où elle intervient sont hilarantes.
Le Docteur Lense de son côté, fait une sortie dans l'espace bien malgré elle et se révèle aussi ronchonne qu'un Dr McCoy. 
L'intrigue est encore un fois classique avec un twist plutôt original. Un vaisseau doit être récupéré par le Da vinci et encore une fois un imprévu va arriver qui va compromettre la mission. Ici, il est question de tension politique entre la Fédération et l'Assemblée Tholianne pouvant mener à une guerre. Tout est expliqué simplement dans Interphase. L'histoire du Defiant, pourquoi il y a un autre vaisseau nommer Defiant sur DS9, et surtout les motivations des antagonistes. C'est finement raconter, et je me suis surpris à comprendre les motivations de ceux-ci. Le mode de vie des Tholians est aussi un peu exploré. Pour une race alienne aperçue trois fois en 50 ans ce n'est pas un mal
Je me répète d'article en article, mais la qualité de la série va en s’améliorant et les personnages sont définitivement attachants.
Je vous donne rendez-vous pour le deuxième volet d'Interphase très bientôt. 

Interphase part one, Dayton Ward, Kevin Dilmore, Pocket Books (02/2001), 103 pages