Star Trek S.C.E. : Interphase 2

Une histoire en deux parties c'est toujours un peu décevant d'abord parce qu'il faut remettre la main au porte monnaie pour avoir l'histoire complète, mais aussi parce que l'on ne sait pas si la seconde partie tiendra les promesses de la première (voir ici). C'est le problème de la deuxième partie d'Interphase. Les auteurs sont expérimentés, mais n'arrive pas à me faire croire que l'histoire a été prévue en deux volumes depuis le départ. Au contraire même, Interphase semble avoir été charcuté pour faire un second tome et obligé le gentil Trekker, que je suis, à repasser à la caisse. C'est moche et ça risque de se reproduire tout les quatre volumes pour correspondre aux versions compilées. Voir le récapitulatif des quatre premiers volumes ici.
Passons gentiment sur les couvertures médiocres type comics des années 80 (70?), le plaisir de cette série est heureusement ailleurs.
Bien que ces derniers mois j'ai lu avec régularité Star Trek S.C.E. je vais aujourd'hui faire une petite pause pour la reprendre l'année prochaine. 
Sur la couverture de gauche à droite : Sonia Gomez, le Capitaine David Gold et le Docteur Lense.

"With Captain David Gold and an away team trapped on the other side of an interdimensional rift, Lieutenant Commander Kieran Duffy finds himself in command of the U.S.S. da Vinci just as the ship comes under attack by the Tholians. The enemy is armed with a new and improved version of their infamous energy web, and the da Vinci is badly outnumbered, but þeeing the battle means abandoning the captain and the others to an uncertain fate outside this universe. There, marooned aboard a derelict vessel, Gold and his S.C.E. team struggle to keep the madness -- inducing effect of the rift from driving them to suicide and murder before they can find a way to escape the realm of Interphase."

Nous avions laissé l'équipage de l'U.S.S. da Vinci dans une situation critique. Scindé en deux équipes, l'une à bord du Defiant pour préparé le remorquage mené par le capitaine Gold et Sonia et l'autre mené par Kieran Duffy chargé du rayon tracteur à l’extérieur de la faille. Tout cela sous la surveillance d'un vaisseau de l'assemblée Tholienne (ou Tholianne ?). Alors que Duffy commence le remorquage, le vaisseau Tholien les attaque, forçant le da Vinci a se défendre en relâchant le Defiant dans la faille. L’arrêt du rayon tracteur agit conjuguer à l'attraction de la faille agit comme un élastique tendu que l'on relâche. Le Defiant en réaction s'enfonce encore plus dans la faille obligeant Gomez, Gold et les autres à imaginer un plan désespéré pour s'en sortir. 
Près de la sortie de la faille, Duffy n'a aucun mal à se défendre d'un vaisseau Tholien, mais quand les renforts arrive et qu'ils commencent à déployé la fameuse toile énergétique Tholienne (qui retient prisonnier et absorbe l’énergie des vaisseaux), il se retrouve dans la même position difficile que James T. Kirk 70 années plus tôt.  

"You can bet that our next order will be to head home without the Defiant. No one is going to throw away the trust   that diplomats and ambassadors have earned with the Tholians during the Dominion War. Unfortunately, an antique ship and a few engineers will be considered expendable."
Partir et laisser ses amis mourir pour préserver la paix ou bien rester et risquer de provoquer une guerre.

 Dans l'introduction je vous ai dit que ce second volume était décevant et je ne vais pas vous spoiler, vu qu'il existe un livre après celui-ci, en vous disant que tout se termine bien pour l'équipage du da Vinci.
Interphase compte donc deux livres(/ebooks) de 100 pages chacun et l'histoire en elle-même ne tient que sur 150 pages. Le problème de la deuxième partie d'Interphase réside là. Que ce se passe t-il après la page 50 ? la réponse est simple rien. L'équipage se congratule et les huiles de Starfleet font un discours lénifiant. Dayton et Ward en profitent pour placer des références (ambassadeur Worf, Amiral Ross) et un personnage de TOS vient faire un caméo et un petit discours malgré son âge vénérable. je ne dis pas qui. Vous devrez devinez. Donc voilà Interphase tome 2 se termine sur une soirée petits fours de 50 pages qui ne sert qu'a donner à cette deuxième partie la taille voulue pour être publiée.
En un seul volume, Interphase aurait été un bon petit bouquin de détente, en deux c'est un peu l'arnaque. Dommage l'histoire est amusante, avec ce qu'il faut d'humour et de suspense, mais la fin et le prix de l'ensemble vient un peu tout gâché. 

 Interphase part two, Dayton Ward, Kevin Dilmore, Pocket Books (03/2001), 100 pages